Économie

Le thé, un marché en pleine expansion

Temps de lecture : 2 min

Le marché mondial du thé—deuxième boisson la plus consommée au monde après l'eau— dominé par l'Inde, la Chine, le Sri Lanka, le Kenya et la Turquie, était structurellement en situation de surproduction. Depuis vingt-cinq ans, les cours du thé de bonne qualité se maintenaient, tandis que ceux de moyenne et basse qualité avaient chuté d'environ 35%. Les principaux importateurs de thé sont l'Union européenne (23,3 %, dont la moitié (11,0 %) pour le Royaume-Uni) la Russie (12,9 %), le Pakistan (9,7 %), les États-Unis (7,2 %), le Kenya (4,4 %) le Japon (3,7 %).

Mais en 2007, la tendance à la baisse des cours s'est brutalement inversée et les prix du thé de s'envoler sur les marchés mondiaux, explique La Croix, et les millions de petits producteurs pourraient en bénéficier. Il y a d'abord eu une baisse de la production, en raison de mauvaises conditions climatiques (sécheresse au Kenya, tempête de neige en Chine). Et la consommation a tendance à augmenter dans les pays occidentaux. Les prix ont donc décollé.

Une simple tasse de thé est un mélange complexe de plus de 500 substances actives. Outre les différences liées à la nature du thé, la durée d'infusion, la nature et la température de l'eau entraînent une variabilité extrême de la composition de la boisson.

Les vertus du thé sont de plus en plus appréciés et reconnues. Les principaux composants du thé sont l'eau (environ 75% du thé «sec»), des tanins (environ 4 %), des protéines, des acides aminés (théanine, sérine) des lipides (moins de 1%), des acides organiques (acide quinique, acide oxalique, acide gallique), des sucres (fructose, saccharose, raffinose et stachyose), des vitamines (A, B, C, E, P), des minéraux (potassium, fluor, phosphore, magnésium) et des centaines de substances aromatiques (géraniol) ou aux propriétés pharmacologiques (caféine etc.).

Le marché du thé est un marché à part: le plus souvent, le thé est simplement vendu aux enchères. Héritier de la colonisation britannique, le commerce du thé a longtemps été régenté par les Anglais, et les enchères de Londres faisaient figure de baromètre. Aujourd’hui, les enchères des principaux pays d’exportation se sont imposées, au point que la place de Londres a fermé en 1998.

Mais il est difficile de savoir combien de temps durera cette envolée des cours, notamment à cause des aléas climatiques. Après vingt-cinq ans de baisse, les conditions de vie d’un grand nombre de producteurs sont trop précaires pour qu'ils puissent faire les investissements nécessaires à l’amélioration des rendements et à la qualité du thé produit.

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Image de Une: Plantation de thé/flickr CC

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