Jean-Michel Frodon

Jean-Michel Frodon

875 articles

Critique de cinéma, notamment pour Le Monde, Jean-Michel Frodon a dirigé les Cahiers du Cinéma. Il anime le blog Projection publique qui reprend ses articles de Slate, et collabore régulièrement avec la revue espagnole Caiman, le site chinois cinephilia.net et l'émission «Affinités Culturelles» le samedi de 6h à 7h sur France Culture. Auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma, il est également enseignant à l'Ecole des Arts politiques de Sciences Po et à l'université de St Andrews (Ecosse).

Quel film montrer après Charlie?

Quel film montrer après Charlie?

Une réponse possible, la seule qui paraisse relativement adéquate, en phase avec le présent et attentive à l’avenir, vient du passé. Il s’agit du film «Le Destin», réalisé en 1997 par le cinéaste égyptien Youssef «Jo» Chahine.

La fréquentation des salles de cinéma est excellente. Mais pour quels films?

La fréquentation des salles de cinéma est excellente. Mais pour quels films?

Les responsables de la politique culturelle auraient tort de se satisfaire des seules statistiques, qui ne prennent pas en compte quels films ont été vus, et par qui.

«Fidelio, l’odysée d’Alice» de Lucie Borleteau: le cinéma par vibrations

«Fidelio, l’odysée d’Alice» de Lucie Borleteau: le cinéma par vibrations

Ce premier film a la malchance de sortir en toute fin d'année, mais c'est l'un des très bons films français de 2014 et dont la comédienne Ariane Labed a une très remarquable présence.

«Eau argentée», poétique de la terreur

«Eau argentée», poétique de la terreur

Exilé de Syrie en 2011, Ossama Mohammed a entrepris un travail de cinéaste à partir d’éléments apportés avec lui, d’enregistrements postés sur YouTube puis d’une correspondance avec une jeune réalisatrice de Homs assiégée, Wiam Simav Bedirxan, livrant ainsi une terrifiante mise à l’épreuve des puissances paradoxales des images.

«Timbuktu»: la danse de la folie

«Timbuktu»: la danse de la folie

Abderrahmane Sissako fait le récit mythologique d'une ville assaillie par la brutalité et l’absurdité du mal, et raconte la violence de l'invasion du djihadisme.

Pourquoi un film réalisé par un Français représente la Chine aux Oscars?

Pourquoi un film réalisé par un Français représente la Chine aux Oscars?

Ce qui est un camouflet pour les réalisateurs chinois.

«White God», et un chien vivant après elle

«White God», et un chien vivant après elle

Un chien qui court dans la ville, c’est beau. Du moins lorsque c’est Kornél Mundruczó qui le filme. 

«Mateo Falcone», ou comment un des meilleurs romanciers de l'année en a aussi signé un des plus beaux films

«Mateo Falcone», ou comment un des meilleurs romanciers de l'année en a aussi signé un des plus beaux films

Eric Vuillard réussit de manière remarquable son passage à la mise en scène.

«Interstellar» ressemble à un engin spatiotemporel mal construit, qui ne décollerait jamais

«Interstellar» ressemble à un engin spatiotemporel mal construit, qui ne décollerait jamais

Le réalisateur croit à la possibilité d’un cinéma ultra-spectaculaire qui peut faire place à une réflexion complexe. Mais ici il a échoué.

«Fidaï», une histoire de famille

«Fidaï», une histoire de famille

Le film de Damien Ounouri invoque des évènements d'il y a cinquante ans pour nous montrer en quoi ils nous concernent encore aujourd'hui.

Fleur Pellerin est dans une logique qui enterre l'idée même d'un ministère de la Culture

Fleur Pellerin est dans une logique qui enterre l'idée même d'un ministère de la Culture

La ministre loue les algorithmes et veut que l'on travaille pour donner aux «consommateurs» ce qu'ils attendent. L'inverse d'une politique culturelle, faite pour ouvrir sur ailleurs.

«Magic in the Moonlight»: la quintessence du cinéma de Woody Allen

«Magic in the Moonlight»: la quintessence du cinéma de Woody Allen

Une charmante et pas du tout prétentieuse comédie sentimentale, servie pas des acteurs, des décors et des accessoires aussi impeccables que les rebondissements de l’intrigue.

«Bande de filles»: cela s'appelle la jeunesse

«Bande de filles»: cela s'appelle la jeunesse

Des lascardes qui flanquent le souk dans le métro mais pas que.

«Le Sel de la terre» de Wim Wenders: une ode aux clichés

«Le Sel de la terre» de Wim Wenders: une ode aux clichés

Le réalisateur de «Paris Texas» se penche sur le travail du photographe Sebastião Salgado dans un documentaire où il délaisse ses questionnements éthiques sur l'image.

Comment Netflix veut faire sortir les films des salles de cinéma

Comment Netflix veut faire sortir les films des salles de cinéma

Et bouleverser ainsi la définition même d'un film.

«Gone Girl» ou le pessimisme politique de David Fincher

«Gone Girl» ou le pessimisme politique de David Fincher

Ce film est un génial thriller qui satisfait le spectateur grâce à une tension permanente, mais ne vous trompez pas, il dénote une vision d’un total pessimisme politique, celle d’une impossibilité de vivre en commun.

«Still the Water»: Les dieux meurent aussi

«Still the Water»: Les dieux meurent aussi

Avec son film, Kawase livre un grand poème à l’unicité du monde.

«Saint Laurent», le style, la marque, la star, le gouffre

«Saint Laurent», le style, la marque, la star, le gouffre

Le dernier film de Bertrand Bonello n’est pas une biographie filmée, mais l’histoire d’une époque bien particulière racontée sous un angle bien particulier.

«Trois coeurs»: du conte amoureux à la chronique de la vie de province

«Trois coeurs»: du conte amoureux à la chronique de la vie de province

Benoît Jacquot raconte un désordre amoureux dans une grande mise en scène avec Charlotte Gainsbourg, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve et Benoît Poelvoorde.

«L’Institutrice» de Nadav Lapid, éloge de l’intranquillité

«L’Institutrice» de Nadav Lapid, éloge de l’intranquillité

Ce film témoigne de l'élan des puissances secrètes de la poésie, et de combien son absence dans un monde avide et névrosé engendre de misère.

Venise: on a vu des films à la Mostra, du cinéma à la Biennale

Venise: on a vu des films à la Mostra, du cinéma à la Biennale

Un bref passage (de quatre jours) ne permet pas de porter un jugement sur l’ensemble d’une édition qui dure le triple et présente, toutes sections confondues, quelque 180 films. Mais les 16 titres rencontrés au Lido durant cette 71e édition de la...

«Party Girl», un regard au bout de la fête

«Party Girl», un regard au bout de la fête

Le film du jeune trio qui a remporté la Caméra d'or à Cannes vient à la fois d’un cinéma qui porte un intérêt sincère aux pauvres, façon «La Bête humaine», et des Cassavetes les plus chauds.

«Sils Maria», la beauté de l'Éternel retour selon Assayas

«Sils Maria», la beauté de l'Éternel retour selon Assayas

Porté par trois actrices exceptionnelles, le cinéaste livre un film hanté par le passage du temps mais qui s'avance avec une liberté et une fluidité sidérantes.

«En Chine, le sentiment d’être surveillé est omniprésent, sans qu’on sache forcément où sont les limites» (Vivian Qu, réalisatrice de «Trap Street»)

«En Chine, le sentiment d’être surveillé est omniprésent, sans qu’on sache forcément où sont les limites» (Vivian Qu, réalisatrice de «Trap Street»)

Entretien avec la productrice de «Black Coal» qui livre avec son premier film comme réalisatrice une peinture à la fois subtile et très transgressive sur les formes modernes du contrôle dans la Chine actuelle.

Pourquoi «Lucy» est le premier bon film de Luc Besson depuis «Jeanne d'Arc»

Pourquoi «Lucy» est le premier bon film de Luc Besson depuis «Jeanne d'Arc»

Qu’est-ce qu’un «BFdLB»? Un film énergique, spectaculaire et finalement touchant qui raconte toujours la même histoire: la construction d’une héroïne. Cette fois-ci, il fait incarner à Scarlett Johansson une fulgurante héroïne cérébrale, la plus ambitieuse qu'il ait jamais créée.

«Ana Arabia»: un labyrinthe pour la paix

«Ana Arabia»: un labyrinthe pour la paix

Amos Gitaï utilise une prouesse technique, son film est un unique plan-séquence d'1h20, pour nous livrer une vigoureuse affirmation politique: sous ce ciel unique, il n’y a qu’une terre à habiter par tous.

Les salles de cinéma ne vont pas mourir

Les salles de cinéma ne vont pas mourir

Même Christopher Nolan explique pourquoi elles restent rentables financièrement.

«L’Homme qu’on aimait trop»: l'histoire d'une femme qui ne fut pas assez libre

«L’Homme qu’on aimait trop»: l'histoire d'une femme qui ne fut pas assez libre

Dans l'affaire Maurice Agnelet, c'est surtout la figure d'Agnès Le Roux qu'explore André Téchiné, sa recherche de liberté et la façon dont sa résistance entraîna sa disparition.

La télé fait rigoler les auteurs du cinéma français

La télé fait rigoler les auteurs du cinéma français

Arnaud Desplechin («La Forêt») et Bruno Dumont («P'tit Quinquin») viennent de signer pour la télévision deux œuvres d'un comique débridé, dont on regrettera juste qu'elles ne puissent pas aussi être vues en salles.

«Black Coal», une fleur vénéneuse née du séisme chinois

«Black Coal», une fleur vénéneuse née du séisme chinois

Chorégraphie tendue, violente et sexuelle hantée par toutes les angoisses d'une société, le troisième film de Diao Yinan, Ours d'or à Berlin, est d'une rare intensité.

«Bird People», ou quand un film ouvre ses ailes

«Bird People», ou quand un film ouvre ses ailes

Le nouveau film de Pascale Ferran tresse pendant près d’une heure le fil de deux solitudes avant de s'envoler pour inventer quelque chose de rarement vu dans le cinéma français récent.

Le cinéma, témoin contradictoire d'une Chine bouleversée depuis Tian'anmen

Le cinéma, témoin contradictoire d'une Chine bouleversée depuis Tian'anmen

La transformation radicale de la place du pays sur la carte mondiale a été accompagnée, en partie annoncée et largement racontée par ses films.

Un palmarès bancal pour un 67e Festival de Cannes bouillonnant d'énergie

Un palmarès bancal pour un 67e Festival de Cannes bouillonnant d'énergie

Palme étouffante, Prix du jury gadget... Hormis le Grand Prix au réjouissant et imparfait «Les Merveilles», de la jeune Italienne Alice Rohrwacher, aucun des prix décernés par le jury présidé par Jane Campion ne paraît vraiment cohérent.

«Sils Maria»: Olivier Assayas, par-delà les nuages

«Sils Maria»: Olivier Assayas, par-delà les nuages

Le seizième film du réalisateur français a conclu la compétition sur une note vertigineuse, une des plus hautes de ce Festival.

Le cinéma de feu de Xavier Dolan, le cinéma de plâtre de Loach et Zhang

Le cinéma de feu de Xavier Dolan, le cinéma de plâtre de Loach et Zhang

Le film du jeune cinéaste québécois réunit une énergie, un amour pour ses personnages et une passion pour ce qui leur arrive comme on en voit rarement.

Godard, un chien dans le jeu de Cannes

Godard, un chien dans le jeu de Cannes

Derrière l’excitation médiatique et festivalière, on trouve un film, «Adieu au langage», en 3D mais aussi en relief. Et dont un plan vaudrait au chercheur Godard un Prix Nobel de cinéma, s'il existait.

«Still the Water» et «Deux jours, une nuit»: le Festival de Cannes touché par la grâce

«Still the Water» et «Deux jours, une nuit»: le Festival de Cannes touché par la grâce

CANNES 2014, JOUR 5 ...

«Deux jours, une nuit», le Capital selon les frères Dardenne

«Deux jours, une nuit», le Capital selon les frères Dardenne

Avec ce portrait social très incarné qui offre un grand rôle supplémentaire à Marion Cotillard, les cinéastes belges livrent un nouveau moment fort, le 8e, d'une œuvre extraordinairement cohérente.

Cinéma français: le trop fidèle miroir cannois

Cinéma français: le trop fidèle miroir cannois

Les différentes sélections de cette édition font la part très belle aux films français. Si le Festival s’en fait le reflet trop exclusif, il courra le risque de se marginaliser au regard de la diversité des cinémas du monde.

«The Homesman» et «Jauja»: Lisandro Alonso dans une autre dimension que Tommy Lee Jones

«The Homesman» et «Jauja»: Lisandro Alonso dans une autre dimension que Tommy Lee Jones

CANNES 2014, JOUR 5 ...

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