Jean-Michel Frodon

Jean-Michel Frodon

875 articles

Critique de cinéma, notamment pour Le Monde, Jean-Michel Frodon a dirigé les Cahiers du Cinéma. Il anime le blog Projection publique qui reprend ses articles de Slate, et collabore régulièrement avec la revue espagnole Caiman, le site chinois cinephilia.net et l'émission «Affinités Culturelles» le samedi de 6h à 7h sur France Culture. Auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma, il est également enseignant à l'Ecole des Arts politiques de Sciences Po et à l'université de St Andrews (Ecosse).

«L'Ombre des femmes»: l’instinct absolu de cinéma de Philippe Garrel

«L'Ombre des femmes»: l’instinct absolu de cinéma de Philippe Garrel

Ç’aurait pu être un canevas de boulevard mais le synopsis d’abord si simple du dernier film de Philippe Garrel ne cesse de s’enrichir à chaque scène, chaque cadre, chaque réplique.

Cannes 2015: «Mountains May Depart» et «The Assassin», nos Palmes d'or

Cannes 2015: «Mountains May Depart» et «The Assassin», nos Palmes d'or

En conclusion de ce 68e Festival de Cannes, voici, pour le plaisir du jeu et le goût de partager ses choix, un palmarès personnel, sans grande croyance qu’il ressemblera à celui qu’annonceront, ce dimanche 24 mai au soir, les frères Coen et leur...

Cannes 2015: dernier survol avant atterrissage dans les palmes

Cannes 2015: dernier survol avant atterrissage dans les palmes

Bref retour sur cette 68e édition du Festival et sur quelques-unes de ses figures marquantes, de l'animal au fantôme.

Films français: rendez-vous dans un désert très habité

Films français: rendez-vous dans un désert très habité

«Love» de Gaspard Noé, «Dheepan» de Jacques Audiard, «Valley of Love» de Guillaume Nicloux.

«The Assassin»: une écriture cinématographique à couper le souffle

«The Assassin»: une écriture cinématographique à couper le souffle

Une pure merveille visuelle (et sonore), une sorte d’offrande aux sens et à l’imagination comme il n’en advient pas souvent dans une vie de spectateur.

«Mountains May Depart»: la montagne cannoise a bougé

«Mountains May Depart»: la montagne cannoise a bougé

Le nouveau film de Jia Zhang-ke commence comme un conte contemporain, prenant en charge de manière à la fois stylisée et très physiquement inscrite dans une réalité matérielle les gigantesques mutations de son pays.

Films français à Cannes: du cinéma d’enfants gâtés

Films français à Cannes: du cinéma d’enfants gâtés

Premier bilan mitigé du cinéma français en lice sur la Croisette: quelques grands films et découvertes mais surtout des longs métrages qui font preuve d’une paresse rembourrée par les moyens conséquents dont ils disposent.

Cannes 2015: voyages au centre de l'humain

Cannes 2015: voyages au centre de l'humain

Trois films («Plus fort que les bombes», «De l'ombre il y a» et «Cemetery of Splendour»), chacun à leur manière, explorent des mondes hybrides pourtant ancrés dans le réel.

À Cannes, la parole est d'or

À Cannes, la parole est d'or

Les prises de parole sur la Croisette, qu'il s'agisse de l'intervention du Premier ministre ou de rencontres entre des réalisateurs et le commissaire européen chargé de l’économie numérique, ne sont ni du baratin ni sans importance.

«Le Fils de Saul», «Ni le ciel, ni la terre»: le bouclier d’Athéna

«Le Fils de Saul», «Ni le ciel, ni la terre»: le bouclier d’Athéna

Bien qu’extrêmement différents, les deux films les plus prometteurs de ces deux derniers jours ont en commun d’inventer des réponses de cinéma comme moyen de prendre en charge l’horreur

«Trois souvenirs de ma jeunesse», le film qui éclipse tous les autres

«Trois souvenirs de ma jeunesse», le film qui éclipse tous les autres

Ce n'est plus une romance, c'est un cosmos. Il vaut à Arnaud Desplechin le César de meilleur réalisateur.

Cannes, terre de contraste: quand «Mad Max: Fury Road» fait écho à «An» et «Notre petite sœur»

Cannes, terre de contraste: quand «Mad Max: Fury Road» fait écho à «An» et «Notre petite sœur»

Les effets de montage des projections du Festival font se parler des films aussi différents que possible les uns des autres: un film d'action américain et deux films japonais d'une extrême délicatesse.

«L’Ombre des femmes»: filmer comme on respire

«L’Ombre des femmes»: filmer comme on respire

Philippe Garrel met en scène comme il respire, dans une sorte de mouvement naturel qui paraît naître d’une situation, d’un visage, d’une émotion.

«La Tête haute», une juge et une cinéaste aux côtés de la vie

«La Tête haute», une juge et une cinéaste aux côtés de la vie

L'une des forces de ce film, c'est la performance du jeune Rod Paradot, qui tient la distance face à Catherine Deneuve, Benoît Magimel ou Sara Forestier. Parce qu'il est doué, mais aussi parce la réalisatrice, Emmanuelle Bercot, le filme comme la juge le suit: en faisant tout pour lui sans sacrifier aux rigueurs de la mise en scène ou de la loi.

«Les Terrasses»: la grande image d'Alger

«Les Terrasses»: la grande image d'Alger

Le dernier film de Merzak Allouache est un huis clos au grand air qui met le spectateur en position de témoin et non de voyeur.

Cinéma: la révolution dans le rétro

Cinéma: la révolution dans le rétro

Deux films sortis mercredi 29 avril, «On est vivants» et «Howard Zinn», témoignent, à rebours de leur projet, des impasses nostalgiques et dogmatiques d’une extrême gauche incapable de se réinventer.

Il y a trop de films français à Cannes

Il y a trop de films français à Cannes

Le tiers du programme est hexagonal. Ce qui menace Cannes de perdre son titre de «plus grand festival du monde».

«Le Dos rouge», une toile au rythme élévateur

«Le Dos rouge», une toile au rythme élévateur

Dans son dernier film, Antoine Barraud joue, plus en musicien que chef d'orchestre, avec de grands modèles sur le thème de la monstruosité et de la peinture.

La Turquie et la Corée du Sud ne sont pas aussi libres que vous croyez

La Turquie et la Corée du Sud ne sont pas aussi libres que vous croyez

A quelques mois d’intervalle, deux des plus grands festivals du monde, celui de Busan en Corée du Sud et celui d’Istanbul en Turquie, viennent de connaître de graves affaires de censure, qui témoignent d’un raidissement inédits de régimes pourtant considérés comme démocratiques.

«Taxi Téhéran»: un huis clos en mouvement, ouvert à l’infini

«Taxi Téhéran»: un huis clos en mouvement, ouvert à l’infini

Le cinéaste Jafar Pahani a de nouveau bravé l'interdiction de réaliser des films. Il offre, depuis l'habitacle d'un taxi, un voyage entre tragique et comique dans la société urbaine iranienne.

«Histoire de Judas», fulgurant éloge de la parole libre

«Histoire de Judas», fulgurant éloge de la parole libre

Rabah Ameur-Zaïmèche fait de Jésus un révolutionnaire opposé non seulement à l’ordre de son époque, mais d’emblée à l’Eglise qui se construira en son nom.

Les dons de Manoel de Oliveira

Les dons de Manoel de Oliveira

Sa longévité n'impressionne que ceux qui n'ont pas vu ses oeuvres. Les autres se souviendront d'un poète de la mise en scène, amoureux des mots et des corps, détenteur d'un savoir mystérieux qui faisait de ses films des miracles.

«Le Challat de Tunis»: ni menteur, ni moqueur, vrai

«Le Challat de Tunis»: ni menteur, ni moqueur, vrai

Ce petit bijou d’humour noir et de lucidité critique confirme qu’il se passe des choses nouvelles et réjouissantes dans le cinéma au Maghreb.

«Journal d’une femme de chambre»: un film guerrier et dangereux

«Journal d’une femme de chambre»: un film guerrier et dangereux

Dans «Journal d’une femme de chambre», film extraordinairement brutal, Benoît Jacquot invente sa propre manière de malmener les usages de la narration filmée. Il recourt à une énergie par rupture, étonnante et puissante ressource de cinéma.

«La Sapienza»: vers la lumière, par les sommets, et les sourires

«La Sapienza»: vers la lumière, par les sommets, et les sourires

Eugène Green invente une manière de filmer qui cherche à rompre de manière extrême avec les modèles dominants de narration, de monstration, et même de prononciation.

«Le Président», fable de tous les temps et de tous les lieux

«Le Président», fable de tous les temps et de tous les lieux

Le film de Mohsen Makhmalbaf raconte l'histoire d'un pays en marche contre son dictateur, et l'archaïsme de la violence. Et puise une partie de sa force dans le fait d’être l’œuvre de quelqu’un qui a lui-même expérimenté un processus révolutionnaire aux suites calamiteuses, en Iran.

«Hacker» de Michael Mann, ou à quoi mène le calcul binaire

«Hacker» de Michael Mann, ou à quoi mène le calcul binaire

Le talent du cinéaste américain parvient à générer des émotions et des vibrations à partir d'une esthétique numérique privilégiant le vernis sur la profondeur et le lisse sur l’aspérité, mais ni cela ni le brio de la construction dramatique ne comblent la question restée béante des enjeux.

«Révolution Zendj», immense poème hanté

«Révolution Zendj», immense poème hanté

Le film de Tariq Teguia brûle au présent des révoltes et des atrocités contemporaines, mais dans le recadrage permanent d’une histoire longue comme une légende.

«Inherent Vice»: un film aussi drogué que ses personnages

«Inherent Vice»: un film aussi drogué que ses personnages

Simultanément, et avec un délibéré manque de cohérence, les situations et une partie des répliques miment et caricaturent le cinéma noir classique, avec privé désabusé, femme fatale allumeuse, manigance des notables et flic teigneux.

«Citizenfour»: filmer la réalité, c'est faire du cinéma

«Citizenfour»: filmer la réalité, c'est faire du cinéma

Laura Poitras a été le témoin privilégié d'une histoire extraordinaire, celle d'Edward Snowden et de ses révélations sur les agissements de la NSA. En prenant le temps, elle construit un récit qui fait place au doute, à l’attente, à la complexité et à l’inconnu.

«Birdman»: l'illusion de la complexité

«Birdman»: l'illusion de la complexité

Le film d'Iñarritu n'a pas grand chose à dire, il se pare seulement des plumes d’une réflexion. Ce qui en fait un choix parfait pour les Oscars.

«American Sniper»: Clint Eastwood, un oeil fermé

«American Sniper»: Clint Eastwood, un oeil fermé

Le réalisateur de «Mystic River» ou «Un monde parfait» n'a pas toujours revendiqué un manichéisme absolu... Mais la visée de son nouveau film, «American Sniper» est aussi linéaire et rectiligne que les tirs de son personnage central.

«Les Merveilles»: la réinvention d'une liberté de filmer

«Les Merveilles»: la réinvention d'une liberté de filmer

La réalisatrice, Alice Rohrwacher, est l'une des figures majeures d’un jeune cinéma italien non formaté.

«Taxi» de Jafar Panahi, premier événement de la Berlinale

«Taxi» de Jafar Panahi, premier événement de la Berlinale

Le film occupe d’ores et déjà une place singulière dans la sélection, et c’est aussi le seul dont il est assuré que son réalisateur n’assistera pas à la projection officielle, encore sous le coup d’une interdiction de quitter l’Iran.

«Les jours venus»: Romain Goupil, même pas vieux

«Les jours venus»: Romain Goupil, même pas vieux

Le réalisateur a plus de 60 ans mais, dans sa façon de raconter un peu de ses angoisses, de ses espoirs, de ses doutes à coup de grandes embardées dans son parcours personnel, son cinéma est tout sauf assis.

«The Day the Clown Cried», le film invisible et magnifique de Jerry Lewis sur la Shoah

«The Day the Clown Cried», le film invisible et magnifique de Jerry Lewis sur la Shoah

Ne croyez pas ceux qui ont pu dire que ce film était horriblement mauvais et parfaitement inadmissible: Jerry Lewis s'inscrit dans la lignée de Chaplin et Lubitsch avec un film qui affronte les aspects les plus sombres de la barbarie moderne avec les moyens de la comédie. Et s'il dérange tant, c'est notamment parce qu'il n’est ni sérieux et sentimental comme sont supposés être les films sur l'Holocauste, ni drôle comme se doivent de l'être les films de Jerry Lewis.

La vraie-fausse histoire du «film d’Hitchcock sur les camps de concentration»

La vraie-fausse histoire du «film d’Hitchcock sur les camps de concentration»

Qui a tourné ces six bobines? Quel fut le rôle du réalisateur britannique?

Pourquoi Amazon se lance dans la production de films par le cinéma indépendant

Pourquoi Amazon se lance dans la production de films par le cinéma indépendant

On s'est focalisé sur la façon dont l'entreprise de Jeff Bezos pouvait bouleverser la chronologie des médias, mais ce n'est pas là l'essentiel.

«Timbuktu» est un film trop intelligent et complexe pour une époque binaire

«Timbuktu» est un film trop intelligent et complexe pour une époque binaire

La décision du maire UMP de Villiers-sur-Marne d’en interdire puis repousser la projection est aussi absurde que tristement prévisible.

«Wild», «Loin des hommes»: la nature n’est pas un personnage

«Wild», «Loin des hommes»: la nature n’est pas un personnage

Cette semaine sortent deux films où la nature occupe une place essentielle. Mais pas la même.

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