Une honte d'enfant peut-elle disparaître?

©Muglück

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De tous les articles sur la rentrée des classes que l'on voit passer chaque année, les plus intemporels sont peut-être ceux qui concernent le stress. Encore ce mois de septembre, une étude Ipsos notait que la rentrée serait synonyme de d'angoisses pour un tiers des enfants et 43% des collégiens. Il y a l'obsession de réussir, les craintes liées aux diplômes, qui surviennent de plus en plus tôt chez les écoliers, et chez les parents qui transmettent leurs inquiétudes. Mais il y a aussi la peur de ne pas réussir à se conformer aux institutions, de sortir du lot, de se faire remarquer, d'être différent, mal intégré: de ne pas être dans la norme. 

Je crois que l’une des choses terriblement angoissantes à l'école, et malgré l'immensité des plaisirs et des excitations qu'elle peut procurer, c'est son côté normatif. La plupart des enfants craignent de ne pas être comme les autres. Qu'il s'agisse de regarder les mêmes YouTubeurs, de ne pas avoir regardé les bonnes séries pendant l'été, de ne pas être à jour sur les jouets, les vêtements, les accessoires qu'il faut avoir. Et l'institution renforce ces craintes, fait d'un mouton noir celui ou celle qui sort du lot.

L’école vous impose un rapport au monde, à votre corps, à la société, à votre milieu social, à l’intelligence, des milliers de petites règles parfois suppliciantes. Et des millions d’enfants vivent avec de micro tortures quotidiennes dont ils devront plus tard se défaire.

C’est l’une de ses petites tortures que raconte l’histoire d’aujourd’hui, qui est aussi une histoire d’amour filial, d’ascenseur social.

Un épisode d'Alexandre Mognol:

Charlotte Pudlowski
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