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Les chiens sont vraiment les meilleurs pour détecter les cancers de la prostate

Julien Jégo, mis à jour le 20.05.2014 à 14 h 14

Bo + Mac by PremierOctobre | Licence CC by FlickR

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Une étude de l'Istituto Clinico Humanitas de Milan, dévoilée le 18 mai lors des rencontres annuelles de l'Association Américaine d'Urologie et rapportée par Bloomberg, montre que les chiens sont vraiment plus efficaces que les scientifiques pour détecter les cancers de la prostate. Les chercheurs italiens ont démontré que les chiens ont pu répérer, grâce à leur odorat, ce type de cancer dans 98% des cas contre 80% pour le test classique de PSA (Prostate Specific Antigen) utilisé par les cancérologues. 

Le caractère inédit de cette étude est que l'échantillon de personnes analysées est le plus important pour une étude sur l'efficacité de nos amis canins dans le dépistage du cancer. Le groupe «reniflé» était composé de 667 personnes. En France, le docteur Olivier Cussenot, avait dès 2008, envisagé le dépistage de ce type de cancer par les chiens comme une innovation possible. A l'époque, les résultats n'avaient pas montré une réelle différence avec le test du PSA et l'expérience ne portait que sur une quarantaine de personnes. Mais en 2011, de multiples rapports avaient prouvé que l'odorat des chiens était supérieur aux scientifiques sur les tests de dépistage du cancer de la vessie, des poumons ou encore des intestins

Pour la dernière expérience, les chercheurs italiens ont soumis les 677 échantillons d'urines du groupe aux truffes de deux chiens, une partie de ce groupe étant diagnostiqué comme sain et l'autre présentant des risques de tumeur cancéreuses ou étant atteint d'un cancer métastasé. Les chiens ont visé juste dans la majorité des cas. Grâce à leur système olfactif, quatre fois plus développé que le nôtre, ils sont parvenus à détecter des composés organiques volatils émis par les tumeurs. 

Cette étude pose une nouvelle fois la question d'une utilisation du chien renifleur au sein des hôpitaux. Une alternative que certains, comme les chercheurs de Milan, jugent idéale.

«Cette méthode est reproductible, peu coûteuse et n'est pas invasive pour les patients et les chiens», déclare Gian Luigi Taverna, auteur de l'étude, à Bloomberg. Beaucoup vont dans le même sens comme la fondation InSitu qui milite pour leur présence dans les hôpitaux. A grand renfort de vidéo, ils démontrent leur efficacité.

Les résultats probants de l'étude italienne donne un nouveau coup d'accélérateur à cette pratique. Même si on peine toujours à savoir exactement ce qui les alertent. Les Américains et les Scandinaves, eux, travaillent toujours sur un nez électronique capable de remplacer nos amis poilus par des robots.

Julien Jégo
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Journaliste
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