Culture

Le plagiat du grand rabbin Gilles Berheim

Temps de lecture : 2 min

Le grand rabbin de France Gilles Bernheim à l'Elysee à Paris, le 16 décembre 2011. REUTERS/Charles Platiau
Le grand rabbin de France Gilles Bernheim à l'Elysee à Paris, le 16 décembre 2011. REUTERS/Charles Platiau

Evidemment, cette semaine, quel que soit l'aveu, il aura du mal à surpasser ceux de Jérôme Cahuzac, «dévasté par le remords». Mais enfin le même jour que l'ancien ministre, le grand rabbin Bernheim, un peu plus tard dans la soirée, reconnaissait que des passages de son livre Quarante méditations juives n'étaient pas de lui.

En effet, l'ouvrage publié chez Stock en 2011, est tissé de plagiats, déploraient dès le mois de mars les blogs Strass de la philosophie et Archéologie du «copier-coller». L'auteur de ce dernier, Jean-Noël Darde, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à Paris 8 évoquait récemment dans L'Express:

«Les étranges similitudes entre la 26e méditation de Gilles Bernheim et des réponses de Jean-François Lyotard à Élisabeth Weber publiées dans Questions au judaïsme (DdB), un livre édité en 1996. Quatre pages –de l'exégèse hassidique pointue– sont pratiquement identiques, à une phrase d'introduction près.»

Et puis finalement, après des dénégations, Gilles Bernheim a avoué. Jean-Noël Darde reprend sa déclaration sur son blog:

«Pour le livre Quarante méditations juives, je me suis appuyé, par manque de temps, sur un étudiant dont je tairai le nom et à qui j’ai confié des travaux de recherche et de rédaction. (...)
Ce fut une terrible erreur. Ma confiance a été trahie. Les plagiats démasqués sur Internet sont avérés. Il y aurait, dans ce livre, d’autres plagiats qui n’ont pas été identifiés à ce stade.
J’ai été trompé. Pour autant, je suis responsable.»
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