Culture

Le réalisateur Pierre Schoendoerffer est mort

Temps de lecture : 2 min

Pierre Schoendoerffer à la Cinémathèque française en 2007 sur Wikipédia / License by
Pierre Schoendoerffer à la Cinémathèque française en 2007 sur Wikipédia / License by

Il ne s’était jamais vraiment remis de la guerre, celle d’Indochine. Pierre Schoendoerffer, réalisateur, écrivain, la racontait oeuvre après oeuvre, avec sa caméra ou par écrit. C’est elle qui reste et lui qui meurt. Il s'est éteint le 14 mars à l'hôpital militaire Percy de Clamart, à 6 heures du matin, à 83 ans, entouré de ses proches, à l'hôpital militaire Percy, de Clamart où il avait été transféré il y a quelques jours après une intervention chirurgicale.

Schoendoerffer était parti pour l'Indochine en 1952: après avoir appris l'existence d'un service cinématographique des armées. Devenu caporal-chef et caméraman, il est fait prisonnier à l'issue de la bataille de Dien Bien-Phu.

La guerre reste dans son roman La 317e section, autobiographique, dans L’Adieu au roi, prix Interallié, dans Le Crabe Tambour (prix du Grand roman de l’Académie Française). Elle reste aussi dans ses films: La section Anderson, oscarsié, L'honneur d'un capitaine sur d'Algérie avec Jacques Perrin, Nicole Garcia, Georges Wilson, Charles Denner et Claude Jade. Une oeuvre ancrée dans son époque.

Pierre Schoendoerffer «fut confronté, jeune, à une Histoire s'écrivant dans le sang et la violence et dont il voulut restituer, par l'écriture et l'image en mouvement, une ébauche de vérité», écrit Le Monde, qui poursuit:

«Le cinéma de Schoendoerffer devient le mausolée des rêves français d'une grandeur défunte et fantasmatique. Il aura mis en scène, non sans mélancolie, des perdants de l'Histoire qui sont aussi des figures que le cinéma français a, la plupart du temps, dédaignées.»

La guerre d’Indochine, sa prolongation avec la guerre du Vietnam, celle d’Algérie. Après avoir été blessé et prisonnier à Diên Biên Phu, puis libéré, après avoir été grand reporter pour Match, et Life, il avait délaissé le journalisme en 1956 pour se consacrer à la littérature et au cinéma.Et en marquera l'Histoire. Le Point souligne:

«Plus ou moins directement, Francis Ford Coppola dans Apocalypse Now et Oliver Stone dans Platoon feront référence à leur cousin français, dont ils reconnaissent la maestria.»

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