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Qui décide des assassinats d'Etat américains?

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REUTERS/POOL New
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La semaine dernière, les assassinats par drones interposés de deux djihadistes américains menés par la CIA ont soulevé de nombreuses questions dans l’opinion publique américaine, notamment celle-ci: Qui décide de quand le gouvernement américain a le droit de tuer l’un de ses propres citoyens à l’étranger sans procès?

Reuters est allé chercher la réponse et rapporte que la décision de qui figurera sur la fameuse «kill list» américaine est prise par un panel gouvernemental secret au sein du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. A quel point ce groupe est-il secret? Il n’y a aucune trace publique de son existence ou de son action.

La Maison Blanche n’a voulu répondre à aucune question autour du processus qui amène le gouvernement à mettre des Américains sur la liste, mais un législateur chevronné en a donné une idée vague à des journalistes un peu plus tôt dans la semaine.

Le processus «passe par le Conseil de sécurité national, puis le président, mais c’est le Conseil national de sécurité qui fait l’enquête, ils ont des avocats, ils passent en revue, ils regardent la situation, s’il y a des informations de l’armée, et nous faisons aussi attention à respecter les lois internationales» a expliqué le représentant Dutch Ruppersberger, qui est le démocrate le plus haut gradé à siéger à la commission du renseignement de la Chambre des représentants.

Des membres du gouvernement, anciens et actuels, ont donné une idée plus précise du processus sous réserve d’anonymat à Reuters:

Ils ont précisé que des recommandations de cibles sont réalisées par un comité de membres de rang intermédiaire du Conseil de sécurité nationale (CSN) et des agences fédérales. Leurs recommandations sont ensuite en envoyées au panel des «principaux» du CSN, composé des chefs de cabinet et des chefs de section du renseignement pour validation. Selon eux, le panel des «principaux» peut avoir une composition différente en fonction des différents sujets opérationnels.

Le Président est informé de la décision du panel, mais son approbation n’est pas toujours nécessaire, un protocole censé «protéger» le président selon un responsable de haut niveau.

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