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Le patron d'Al-Jazeera a-t-il démissionné à cause de Wikileaks?

Temps de lecture : 2 min

Wadah Khanfar, REUTERS/Fadi Al-Assaad
Wadah Khanfar, REUTERS/Fadi Al-Assaad

Wikileaks a-t-il coûté son poste au directeur general d’Al-Jazeera, Wadah Khanfar? Huit ans après avoir pris la direction du réseau télévisé qatari, un câble diplomatique de Wikileaks, daté de 2010, indique qu’il était en contact direct avec les services secrets américains qui pourraient avoir eu un droit de regard sur le contenu éditorial jugé trop critique à l’égard des autorités américaines. Une révélation sur laquelle revient le Monde, à partir de l'annonce de sa démission, en étayant un historique tumultueux entre Wadah Khanfar et la dynastie régnante des Al-Thani sur l'orientation éditoriale de la chaîne télévisée, qui a vu sa notoriété exploser à travers le monde lors des révolutions arabes au début de l'année 2011.

Pour autant, un communiqué d’Al-Jazeera, relayé par le Washington Post, indique que Wadah Khanfar avait exprimé son souhait de quitter la chaîne depuis juillet, et son remplacement par le cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, membre de la famille régnante, avait été décidé il y a un mois «pour assurer une douce transition».

Quant à Wadah Khanfar, il a réfuté avoir imposé son propre agenda:

«Al-Jazeera a gagné la confiance de son audience en prêchant la vérité face au pouvoir et en canalisant les aspirations des peuples à la dignité et la liberté (…) On nous faisait confiance pour notre objectivité et pour être la voix des sans-voix.»

Le mystère reste entier, et cela divertit le principal intéressé qui se dit «amusé sur toutes les rumeurs autour de sa démission» sur son compte Twitter.

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