Les guerres et révoltes de l'année 2021 en images
Politique / Monde

Les guerres et révoltes de l'année 2021 en images

Coup d'État sanglant en Birmanie, séries d'affrontements entre Israël et la Palestine, massacres au Tigré... l'année 2021 a été marquée par plusieurs conflits armés, souvent soldés par des bilans humains dramatiques. Une année de luttes et de soulèvements également, avec plus ou moins de réussite. Tour d'horizon des images de ces guerres et révoltes qui ont fait l'année 2021.

Les images avaient fait le tour du monde. Le 6 janvier 2021, le président sortant Donald Trump refuse de reconnaître sa défaite et appelle ses soutiens à manifester devant le Congrès, qui s'apprêtait à entériner la victoire du Démocrate Joe Biden. Mais la manifestation s'emballe et les partisans de Trump partent à l'assaut du Capitole. Bilan: cinq morts côté manifestants. Le 13 janvier 2021, des membres de la Garde nationale se reposent dans l'enceinte du pouvoir législatif à Washington, avant un vote prévu à la Chambre pour destituer le président américain Donald Trump pour «incitation à l'insurrection». Il devient le premier président de l'histoire des États-Unis mis deux fois en accusation par la Chambre des représentants.
Brendan Smialowski / AFP

Les images avaient fait le tour du monde. Le 6 janvier 2021, le président sortant Donald Trump refuse de reconnaître sa défaite et appelle ses soutiens à manifester devant le Congrès, qui s'apprêtait à entériner la victoire du Démocrate Joe Biden. Mais la manifestation s'emballe et les partisans de Trump partent à l'assaut du Capitole. Bilan: cinq morts côté manifestants. Le 13 janvier 2021, des membres de la Garde nationale se reposent dans l'enceinte du pouvoir législatif à Washington, avant un vote prévu à la Chambre pour destituer le président américain Donald Trump pour «incitation à l'insurrection». Il devient le premier président de l'histoire des États-Unis mis deux fois en accusation par la Chambre des représentants.

Au Nigeria, 2021 aura été marquée par les nombreux enlèvements d'écoliers et écolières par des hommes armés. La guerre contre ces groupes criminels s'enlise et les kidnappings de masse avec demande de rançons sont devenus le quotidien de ce pays le plus peuplé d'Afrique. Humaira Mustapha, dont les deux filles ont été kidnappées par un gang à la Government Girls Secondary School, pleure chez elle, le lendemain de l'enlèvement de plus de 300 écolières à Jangebe, un village de l'État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, le 27 février 2021.
Kola Sulaimon / AFP

Au Nigeria, 2021 aura été marquée par les nombreux enlèvements d'écoliers et écolières par des hommes armés. La guerre contre ces groupes criminels s'enlise et les kidnappings de masse avec demande de rançons sont devenus le quotidien de ce pays le plus peuplé d'Afrique. Humaira Mustapha, dont les deux filles ont été kidnappées par un gang à la Government Girls Secondary School, pleure chez elle, le lendemain de l'enlèvement de plus de 300 écolières à Jangebe, un village de l'État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, le 27 février 2021.

Un homme est assis devant une maison détruite dans le village de Kok-Terek, près de la frontière kirghize-tadjik, à environ 1.000 kilomètres de Bichkek, le 5 mai 2021. Quelques jours plus tôt, des échanges de tirs avaient eu lieu entre les deux ex-Républiques soviétiques, notamment en raison d'un vieux différend frontalier et de la question de l'accès à l'eau. Les violences, qui se sont calmées après un cessez-le-feu annoncé le 30 avril, ont fait plus de cinquante morts, ce qui en fait l'incident le plus grave entre Bichkek et Douchanbé depuis que le Kirghizistan et le Tadjikistan ont déclaré leur indépendance en 1991.
Yacheslav Oseledko / AFP

Un homme est assis devant une maison détruite dans le village de Kok-Terek, près de la frontière kirghize-tadjik, à environ 1.000 kilomètres de Bichkek, le 5 mai 2021. Quelques jours plus tôt, des échanges de tirs avaient eu lieu entre les deux ex-Républiques soviétiques, notamment en raison d'un vieux différend frontalier et de la question de l'accès à l'eau. Les violences, qui se sont calmées après un cessez-le-feu annoncé le 30 avril, ont fait plus de cinquante morts, ce qui en fait l'incident le plus grave entre Bichkek et Douchanbé depuis que le Kirghizistan et le Tadjikistan ont déclaré leur indépendance en 1991.

L'année 2021 a aussi été le théâtre de violents affrontements entre Israël et la bande de Gaza, les plus meurtriers depuis des années. Le point de départ de ce regain de tensions: des affrontements entre les manifestants palestiniens et les policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est. Dix jours de violences ont suivi, marqués entre autres par l'envoi de plus de 4.300 roquettes du Hamas et du Jihad  islamique en Palestine vers Israël. Des tirs d'une rare intensité contre l'État hébreu, lequel, grâce à son bouclier antimissile, a intercepté près de 90% des projectiles, comme ici, le 14 mai 2021. De son côté, Israël a pilonné Gaza avec des tirs d'artillerie et des frappes aériennes, faisant au total 232 morts, dont 65 enfants. Côté israélien, on dénombre 12 morts, dont un enfant de 6 ans. 
Anas Baba / AFP

L'année 2021 a aussi été le théâtre de violents affrontements entre Israël et la bande de Gaza, les plus meurtriers depuis des années. Le point de départ de ce regain de tensions: des affrontements entre les manifestants palestiniens et les policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est. Dix jours de violences ont suivi, marqués entre autres par l'envoi de plus de 4.300 roquettes du Hamas et du Jihad  islamique en Palestine vers Israël. Des tirs d'une rare intensité contre l'État hébreu, lequel, grâce à son bouclier antimissile, a intercepté près de 90% des projectiles, comme ici, le 14 mai 2021. De son côté, Israël a pilonné Gaza avec des tirs d'artillerie et des frappes aériennes, faisant au total 232 morts, dont 65 enfants. Côté israélien, on dénombre 12 morts, dont un enfant de 6 ans. 

Près d'un an après le début des hostilités qui sévissent dans le pays, la province du Tigré, dans le Nord de l'Éthiopie, s'enlise dans une guerre civile à l'issue encore incertaine. Le peuple est la première victime de ce conflit qui oppose principalement les forces du gouvernement d'Addis-Abeba au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Au moins 400.000 personnes souffrent de conditions de vie proches de la famine dans le Nord, et plus de 2 millions d'Éthiopiens ont été contraints de quitter leur foyer. Exécutions illégales, tortures et viols sont également commis par les deux parties, qui n'hésitent pas non plus à bombarder les civils, comme cette jeune Éthiopienne, blessée par des frappes aériennes à Togoga, un village situé à environ 20 kilomètres à l'ouest de Mekele, la capitale du Tigré. Aujourd'hui, le conflit reprend de plus belle, et les insurgés prépareraient une attaque pour prendre le contrôle d'Addis-Abeba. 
Yasuyoshi Chiba / AFP

Près d'un an après le début des hostilités qui sévissent dans le pays, la province du Tigré, dans le Nord de l'Éthiopie, s'enlise dans une guerre civile à l'issue encore incertaine. Le peuple est la première victime de ce conflit qui oppose principalement les forces du gouvernement d'Addis-Abeba au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Au moins 400.000 personnes souffrent de conditions de vie proches de la famine dans le Nord, et plus de 2 millions d'Éthiopiens ont été contraints de quitter leur foyer. Exécutions illégales, tortures et viols sont également commis par les deux parties, qui n'hésitent pas non plus à bombarder les civils, comme cette jeune Éthiopienne, blessée par des frappes aériennes à Togoga, un village situé à environ 20 kilomètres à l'ouest de Mekele, la capitale du Tigré. Aujourd'hui, le conflit reprend de plus belle, et les insurgés prépareraient une attaque pour prendre le contrôle d'Addis-Abeba. 

Au Soudan voisin, la situation n'est pas plus stable. Alors qu'une transition politique était en cours après que le peuple avait chassé Omar el-Bechir en 2019, mettant un terme à trente ans de pouvoir dictatorial, un coup d'État militaire déclenché par l'armée soudanaise a été organisé fin octobre 2021. Les manifestations s'enchaînent depuis dans le pays, principalement à Khartoum, et sont souvent réprimées dans le sang. 
Achraf Shazly / AFP

Au Soudan voisin, la situation n'est pas plus stable. Alors qu'une transition politique était en cours après que le peuple avait chassé Omar el-Bechir en 2019, mettant un terme à trente ans de pouvoir dictatorial, un coup d'État militaire déclenché par l'armée soudanaise a été organisé fin octobre 2021. Les manifestations s'enchaînent depuis dans le pays, principalement à Khartoum, et sont souvent réprimées dans le sang. 

C'est l'un des événements de l'année: le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan au mois d'août dernier. Un retour accéléré par le départ des troupes américaines, ainsi que par l'effondrement de l'armée du gouvernement et du pays. Les talibans ont repris les rênes vingt ans après avoir été chassés par les forces américaines qui avaient alors mis fin à leur régime fondamentaliste, marqué par la discrimination envers les femmes, l'irrespect des droits humains et l'application d'une interprétation rigoriste de l'islam. Ici, un membre des talibans assis à l'intérieur de la prison de Pul-e-Charkhi, à Kaboul, le 16 septembre 2021, avant que les lieux soient vidés à la suite de l'ouverture des portes par les islamistes au moment où ils ont pris la capitale.
Bulent Kilic / AFP

C'est l'un des événements de l'année: le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan au mois d'août dernier. Un retour accéléré par le départ des troupes américaines, ainsi que par l'effondrement de l'armée du gouvernement et du pays. Les talibans ont repris les rênes vingt ans après avoir été chassés par les forces américaines qui avaient alors mis fin à leur régime fondamentaliste, marqué par la discrimination envers les femmes, l'irrespect des droits humains et l'application d'une interprétation rigoriste de l'islam. Ici, un membre des talibans assis à l'intérieur de la prison de Pul-e-Charkhi, à Kaboul, le 16 septembre 2021, avant que les lieux soient vidés à la suite de l'ouverture des portes par les islamistes au moment où ils ont pris la capitale.

Dix ans après l'insurrection de la population et de l'opposition syrienne contre le président Bachar el-Assad, réprimée dans le sang, la Syrie est totalement anéantie. Aujourd'hui, les combats sont devenus plus rares dans ce pays ravagé par la guerre civile, qui a fait plus de 600.000 morts et 12 millions de déplacés depuis 2011, dont cet enfant qui a dû fuir le village de Latamné, au nord d'Hama. Il travaille désormais avec sa famille à la vente de ferraille, dont des obus qui n'ont pas explosé.
Aaref Watad / AFP

Dix ans après l'insurrection de la population et de l'opposition syrienne contre le président Bachar el-Assad, réprimée dans le sang, la Syrie est totalement anéantie. Aujourd'hui, les combats sont devenus plus rares dans ce pays ravagé par la guerre civile, qui a fait plus de 600.000 morts et 12 millions de déplacés depuis 2011, dont cet enfant qui a dû fuir le village de Latamné, au nord d'Hama. Il travaille désormais avec sa famille à la vente de ferraille, dont des obus qui n'ont pas explosé.

La Birmanie a sombré dans le chaos depuis un putsch orchestré le 1er février, qui a mis fin à une parenthèse démocratique de dix ans. Depuis, la guerre civile détruit le pays et frappe toute la population birmane, qui tente de lutter malgré la sanglante répression. Au total, près de 1.250 civils ont été tués et plus de 7.000 ont été mis en détention. L'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une ONG locale, rapporte des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires. Cette photo, prise le 8 mars 2021, montre une religieuse suppliant la police de ne pas blesser les manifestants à Myitkyina, dans l'État kachin du Myanmar. 
Document / Myitkyina News Journal / AFP

La Birmanie a sombré dans le chaos depuis un putsch orchestré le 1er février, qui a mis fin à une parenthèse démocratique de dix ans. Depuis, la guerre civile détruit le pays et frappe toute la population birmane, qui tente de lutter malgré la sanglante répression. Au total, près de 1.250 civils ont été tués et plus de 7.000 ont été mis en détention. L'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une ONG locale, rapporte des cas de tortures, de viols et d'exécutions extra-judiciaires. Cette photo, prise le 8 mars 2021, montre une religieuse suppliant la police de ne pas blesser les manifestants à Myitkyina, dans l'État kachin du Myanmar. 

Le 4 août, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Beyrouth pour rendre hommage aux victimes de l'explosion du port, survenue un an plus tôt. Les manifestants réclament que justice soit faite face à cette catastrophe, alors que le Liban est en lambeaux, enfoncé dans une terrible crise économique et plongé dans une impasse politique qui le paralyse. 
Kameel Rayer / AFP  

Le 4 août, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Beyrouth pour rendre hommage aux victimes de l'explosion du port, survenue un an plus tôt. Les manifestants réclament que justice soit faite face à cette catastrophe, alors que le Liban est en lambeaux, enfoncé dans une terrible crise économique et plongé dans une impasse politique qui le paralyse. 

Certains soulèvements du peuple aboutissent parfois. En Inde, le Premier ministre Narendra Modi a décidé d'abroger des lois de réforme agricole après un an de manifestations massives d'agriculteurs en colère dans tout le pays. Ces lois mettaient à la merci des grands groupes agroalimentaires les petits paysans indiens, qui s'étaient ainsi lancés dans un grand mouvement de révolte, le plus long qu'ait connu le pays depuis son indépendance. À Singhu, le 19 novembre 2021, les manifestants fêtent leur victoire.
Xavier Galiana / AFP

Certains soulèvements du peuple aboutissent parfois. En Inde, le Premier ministre Narendra Modi a décidé d'abroger des lois de réforme agricole après un an de manifestations massives d'agriculteurs en colère dans tout le pays. Ces lois mettaient à la merci des grands groupes agroalimentaires les petits paysans indiens, qui s'étaient ainsi lancés dans un grand mouvement de révolte, le plus long qu'ait connu le pays depuis son indépendance. À Singhu, le 19 novembre 2021, les manifestants fêtent leur victoire.

En cette fin d'année, le spectre d'une escalade des tensions entre la Russie et l'Ukraine resurgit. Environ 175.000 soldats russes ont été déployés à la frontière qui sépare les deux pays, selon la presse américaine, alors que les combats perdurent dans la région du Donbass depuis sept ans. Un militaire ukrainien monte la garde sur la ligne de front avec les séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, dans la région de Donetsk, soutenue par la Russie, le 12 avril.
STR / AFP

En cette fin d'année, le spectre d'une escalade des tensions entre la Russie et l'Ukraine resurgit. Environ 175.000 soldats russes ont été déployés à la frontière qui sépare les deux pays, selon la presse américaine, alors que les combats perdurent dans la région du Donbass depuis sept ans. Un militaire ukrainien monte la garde sur la ligne de front avec les séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, dans la région de Donetsk, soutenue par la Russie, le 12 avril.

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