Économie

Oubliez les BRICs: voici les «cinq fragiles»

Temps de lecture : 2 min

Derrière la maison dans laquelle a vécu Nelson Mandela dans le bidonville de Soweto le 9 décembre 2013. REUTERS/Kai Pfaffenbach.
Derrière la maison dans laquelle a vécu Nelson Mandela dans le bidonville de Soweto le 9 décembre 2013. REUTERS/Kai Pfaffenbach.

Le groupe des BRICS, qui comprenait originellement le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, est né dans une note d'analyse de Goldman Sachs et a fini par être formalisé par une alliance politique avec l'ajout d'un «s» majuscule pour l'Afrique du sud (South Africa en anglais) malgré le fait qu'il n'a jamais été un groupe politique ou économique ayant beaucoup de sens.

Difficile d'imaginer que les «fragile five» (les «cinq fragiles» en français), la dernière appellation à la mode pour les pays émergents selon Landon Thomas du New York Times, sera accueillie avec le même entrain par ses membres. Comme l'écrivait James K. Lord de Morgan Stanley l'été dernier, la Turquie, le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud et l'Indonésie sont cinq pays dont les monnaies «vont probablement être freinées par une forte inflation, des déficits des comptes courants importants, des perspectives de flux de capitaux difficiles et une croissance potentiellement faible».

La plupart de l'attention s'est focalisée ces dernières semaines sur la Turquie, qui vient juste de doubler ses taux d'intérêts pour essayer de protéger sa monnaie en plein effondrement, dans un contexte de trouble politique et de craintes quant à la baisse de demande de la Chine et des Etats-Unis.

Si vous vous posiez la question, l'économiste qui a inventé le terme BRICs, Jim O'Neill, fait ces derniers temps la publicité des MINTs, qui incluent de manière optimiste la Turquie pour le T.

Joshua Keating

Traduit par G.F.

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