Culture

Le 67e Festival de Cannes sacre «Sommeil d'hiver» de Nuri Bilge Ceylan

Temps de lecture : 2 min

Pour la grande dernière du président Gilles Jacob, le jury du 67e Festival, présidé par la réalisatrice Jane Campion, a remis sa distinction suprême au réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan. Il s'agit de la deuxième Palme d'or turque après Yol, de Yilmaz Guney, en 1982.

Palme d'or: Sommeil d'hiver de Nuri Bilge Ceylan
Le réalisateur turc est un grand habitué de la cérémonie de clôture de Cannes: il y avait déjà décroché deux fois le Grand Prix (Uzak en 2003 et Il était une fois en Anatolie en 2011) et une fois le prix de la mise en scène (Les Trois singes en 2008).

Grand Prix: La Meraviglie de Alice Rohrwacher
Il s'agit du deuxième film de fiction de cette jeune réalisatrice de 32 ans, qui y a mis en scène sa soeur Alba, vue dans La Solitude des nombres derniers ou La Belle endormie.

Prix de la mise en scène: Foxcatcher de Bennett Miller
Le réalisateur avait été nommé pour l'Oscar du meilleur réalisateur pour son premier film de fiction, Capote (2005).

Prix du jury, ex aequo: Mommy de Xavier Dolan et Adieu au langage de Jean-Luc Godard
Trait d'union entre les générations pour ce prix qui associe le plus jeune réalisateur de la compétition et le plus âgé. Le premier n'avait jamais présenté de film en sélection officielle avant cette année, le second n'avait jamais été primé à Cannes.
A lire: «Le cinéma de feu de Xavier Dolan» et «Godard, un chien dans un jeu de Cannes»

Meilleur scénario: Oleg Negin et Andreï Zviaguintsev pour Leviathan de Andreï Zviaguintsev
Le réalisateur russe avait déjà remporté un Prix spécial du jury en 2011 pour Elena.

Meilleure actrice: Julianne Moore pour Maps to the Stars de David Cronenberg
Après le même prix à Venise en 2002 (Loin du paradis de Todd Haynes) et à Berlin en 2003 (The Hours de Stephen Daldry), l'actrice réalise le triplé des grands festivals.

Meilleur acteur: Timothy Spall pour Mr. Turner de Mike Leigh
C'est la troisième fois qu'un interprète de Mike Leigh est récompensé à Cannes, après David Thewlis pour Naked en 1993 et Brenda Blethyn pour Secrets et mensonges en 1996, également lauréat de la Palme d'or et dans lequel jouait Timothy Spall.

Caméra d'or: Party Girl, de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis
A lire: «Party Girl, Bande de filles, FLA (Faire: l'amour): ouvertures françaises et énervées»

Palme d'or du court-métrage: Leidi, de Simon Mesa Soto

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