Culture

Internet nuit-il vraiment aux petites librairies?

Temps de lecture : 2 min

Librairie La Hune à Saint-Germain-des-près © C. Pudlowski
Librairie La Hune à Saint-Germain-des-près © C. Pudlowski

Contrairement à ce que l'on pense souvent, ce n'est pas aux petites librairies indépendantes que le commerce de livres en ligne (Amazon notamment), nuit le plus, mais aux grandes chaînes.

Du moins aux Etats-Unis.

Un graphique présenté par la journaliste et éditrice Jane Friedman montre que, depuis 2010, tandis que la part de livres vendus sur Internet est passée d'environ 25% à environ 44%, la part des librairies indépendantes a en fait progressé. Elle est passée de 2,4% à 3,7%. La part qui a considérablement diminué est celle des grandes chaînes (Barnes and Nobles par exemple; ce sont les équivalents de la Fnac). Cette part-là est passée de 31,5% à 18,7%.

Ces chiffres ne vont que de 2010 à 2012 et sont à prendre avec précautions: le fait que la chaîne Borders se soit effondrée peut considérablement altérer ces chiffres et créer une anomalie par exemple, précise le site Teleread.

Néanmoins, ils vont dans le sens de ce que l'on a aussi constaté en France: les très grandes difficultés des chaînes telles que Virgin, Chapitre et la Fnac. Tandis que dans une étude réalisée pour le Syndicat de la Librairie française entre 2005 et 2012, remis en 2013, et faisant état de la situation critique du secteur, on pouvait lire:

«Malgré tout, la librairie survit. Les défaillances sont compensées par la création de nouvelles boutiques, permettant le maintien d’un réseau dense de magasins.»

Et comme nous le rappelions sur Slate en 2013, selon ce même syndicat il y a à peu près 200 fermetures par an pour autant de reprises ou de création: «Ce chiffre est stable pour le moment.»

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