- REUTERS/Ilya Naymushin -
Le débat sur le mariage homosexuel (sur lequel je me suis déjà exprimé) conduit à exacerber le clivage entre la droite et la gauche quant à leurs visions respectives de la société.
En première approximation, c'est une opposition entre une approche conservatrice, qui passe par la défense d'un ordre naturel, et une approche progressiste, selon laquelle la société doit au contraire s'émanciper de ce déterminisme naturel. Elle dépasse largement les seules questions de société comme le mariage pour tous ou l'euthanasie et concerne les différents débats économiques, sociaux et politiques. C'est ce qui rend son analyse particulièrement intéressante.
Le paysage médiatique et le politiquement correct sont à ce point imprégnés par le progressisme que ce débat est censé ne pas faire débat, pour reprendre la formule du regretté Philippe Muray. En effet, il y aurait un sens de l'Histoire, une émancipation progressive de l'Humanité qui quitterait progressivement sa condition naturelle pour s'élever vers le progrès humain, fruit de son génie propre. Le passage de l'ombre à la lumière en quelque sorte. Selon cette vision, les conservateurs sont identifiés aux réactionnaires comme des empêcheurs de réaliser la destinée humaine.
Il s'agit là d'une caricature du conservatisme qu'il convient de dénoncer avec force. Contrairement au réactionnaire, le conservateur ne refuse pas l'idée de progrès humain, mais il croit que ce progrès ne va pas de soi, qu'il n'est pas écrit à l'avance et il est donc enclin à considérer le passé avec humilité et intérêt.
Non pas que le passé serait, par essence, meilleur que le présent, mais parce que ce qui nous parvient du passé aujourd'hui a été sélectionné: les grands auteurs, les grands enseignements historiques, les grandes lois de la science, les grands principes d'organisation sociale. C'est ce passé «sélectionné» qui est digne d'intérêt, qui nous oblige et qui doit nous aider à déceler, au sein de la modernité, ce qui a de la valeur et ce qui n'en a pas.
Incontestablement, il y a donc à droite la défense d'un ordre hérité du passé qui, s'il n'est pas figé, ne peut évoluer que lentement et avec discernement. Le caractère «révolutionnaire» du libéralisme qui s'est imposé à droite depuis les années 1980 est en ce sens un choc trop souvent sous-estimé et qui pourrait à terme constituer un péril.
Reste à savoir si cet ordre que la droite cherche à défendre est issu, ou pas, d'un ordre naturel.
Il y a, c'est incontestable, une partie de la droite pour qui l'ordre social découle de l'ordre naturel qui découle lui-même de l'ordre divin. Cette vision de la société, qui est assez indissociable de la prédominance de la religion catholique en France au cours des décennies et siècles passés, est en déclin progressif malgré certains regains de vigueur comme aujourd'hui avec la mobilisation contre le mariage et l'adoption homosexuels.
En effet, la société continue à se laïciser et le catholicisme lui-même ne cesse d'être gagné par les idées du protestantisme: l'individualisme libéral, hérité des révolutions cartésienne et luthérienne, gagne peu à peu les consciences et exerce son esprit critique chaque jour plus aiguisé contre un ordre du monde prétendument sacré et immuable.
Si les progressistes sont si sûrs de leur fait, c'est parce qu'ils ne savent (ou ne veulent) voir que cette tendance strictement naturaliste dans la droite conservatrice. Ils se complaisent dans ce dialogue de sourds avec des catholiques réactionnaires. Mais il y a une autre façon d'être conservateur, plus subtile et plus féconde.
Il faut pour cela partir du fait que la société est un système complexe, comme peuvent l'être les systèmes naturels étudiés par la thermodynamique, la chimie, la biologie ou encore l'écologie. Par système complexe il faut comprendre système composé de multiples entités imbriquées avec des interactions et des rétroactions permanentes entre les différentes échelles.
Ces systèmes échappent assez largement à l'analyse réductionniste cartésienne qui nous permet de comprendre les systèmes simples: impossible de décomposer un problème compliqué en plusieurs problèmes simples ou d'aboutir à une interprétation causale univoque. Ces systèmes partagent entre eux des caractéristiques communes comme une capacité spontanée d'évolution dans le temps, une lutte permanente contre l'entropie ou encore l'émergence de propriétés au niveau macroscopique qui ne sont pas «souhaitées» au niveau microscopique.
Dès lors que la société partage ces caractéristiques avec des systèmes naturels complexes, il est légitime que des modes d'analyse communs soient utilisés. La droite est donc parfaitement fondée à se référer à l'ordre naturel et à mettre en exergue des analogies entre ordre social et ordre naturel, sans que cela ne la range du côté réactionnaire pour autant.
Il s'agit simplement de reconnaître que la complexité du monde appelle la politique à une bonne dose d'humilité et que l'observation de systèmes complexes, fussent-ils naturels, pour résoudre des problèmes similaires (auto-organisation, échanges avec l'extérieur, transmission de l'information...) est digne d'intérêt.
Une telle approche n'a rien à voir avec des doctrines dangereuses comme celle du darwinisme social, qui s'appuient le plus souvent sur une profonde méconnaissance de la théorie de l'évolution et réduisent l'être humain à sa composante biologique, mettant de côté les composantes culturelles et sociales.
Car s'il y a bien une spécificité des systèmes complexes sociaux, c'est que leurs constituants de base, les individus, sont doués de libre-arbitre. On peut même penser que la liberté joue sur le plan politique le rôle que le hasard joue dans les systèmes naturels : il est cet élément perturbateur qui vient faire évoluer l'ordre existant, cette irruption créatrice du présent dans le passé.
C'est donc l'alliance de l'ordre et de la liberté, par analogie avec les systèmes complexes naturels, qui doit être à la base de la doctrine de la droite. Cette approche consiste à refuser une dichotomie de la droite en une composante conservatrice et une composante libérale qui ne mène à rien.
En effet, l'ordre sans la liberté, c'est le risque de l'autoritarisme, de la fermeture et de la stagnation, tandis que la liberté sans l'ordre c'est le risque de l'anarchie, de l'absence totale de régulation ou de l'individualisme triomphant.
Ordre et liberté forment donc un couple dialectique pour la droite, qui joue un rôle similaire au couple égalité/progrès pour la gauche. Ces deux visions de la société sont légitimes: il n'y a pas l'ombre d'un côté et la lumière de l'autre.
Vincent Le Biez
En fait, l'auteur est plutôt social-démocrate.
Votre approche est intéressante mais elle aboutit à une conclusion déconcertante :Ordre /liberté pour la droite, Égalité/progrès pour la gauche.Mais ces couples ne s'opposent nullement.
Ils même sont fortement articulés parce qu'il ne peut y avoir d'ordre durable sans égalité, ni de progrès sans liberté.
La fracture pourrait résider dans un désaccord sur la définition des mots: L'ordre par la justice pour la droite, par la réglementation pour la gauche. Liberté des personnes pour la droite; liberté des individus pour la gauche.Égalité en droit des personnes pour la droite, égalité administrative des individus pour la gauche. Progrès résultant de l'exercice des libertés pour la droite; progrès résultant de la réglementation pour la gauche.
Bonjour
J'ai lu avec intérêt votre article, étant toujours à l'écoute d'idées qui divergent des miennes. Si je résume bien, ça donne ceci :
- Derrière le mariage pour tous et le clivage gauche-droite qu'il accentue, il y a deux visions du monde qui s'opposent : l'une qui croit au destin tout puissant de l'humanité à s'extraire de sa fange, l'autre qui prône l'humilité face à la complexité du monde et s'appuie sur l'héritage bienfaisant du passé.
- La 2nde catégorie, celle s'appuyant sur un héritage, ne serait donc pas composée uniquement de dévot pour qui l'ordre naturel et/ou divin prévaudrait, mais aussi de sages, qui souhaites agir avec prudence face à la complexité du monde.
- Enfin vous concluez que fort heureusement, le coté conservateur de la société est compensé par la liberté individuelle, pour empêcher notre monde de sombrer dans le moyen-âge. Bref, il existe un raisonnement de droite mature et non infantilisant, qui n'a pas à rougir face à celui de la gauche.
Bon, soit.
Pourtant je n'arrive pas à différencier ces deux visions que vous avez de la droite. Car ces sages, qui abordent les questions du monde en toute humilité, que font-ils finalement ?
Face à ce qu'ils jugent trop complexe, ils prônent une humilité tournée vers une vérité héritée. En quoi est-ce différent du comportement réactionnaire catholique (ou de tout autre socle traditionaliste, naturellement), qui prônera l'humilité face au divin ? La notion d'un héritage naturel ? En quoi diffère-t-il de l'héritage laissé aux hommes par Dieu ?
Le fait de retirer la croix catholique d'un raisonnement conservateur n'en fait pas pour autant un raisonnement plus éclairé. Un héritage reste un héritage, et une société traditionaliste s'appuie exclusivement sur cela.
Peut-être la droite me surprendra un jour, lorsqu'elle prônera plutôt que l'homme doit s'extraire de son état de Nature pour tendre vers celui de Culture, avec les implications que cela suppose en matière d'idéologie.
Merci de cette tribune ou l'on apprend sur la pensee de droite de maniere non caricaturale.
En particulier le caractere revolutionaire du liberalisme est surprenant pour quelqu'un qui est ne dedans. Au final c'est vrai que l'alliance droite / liberalisme ne va pas necessairement de soi.
L'analogie avec les systemes complexes est interessante mais je crains qu'il ne soit pas encore possible de lui faire dire grand chose sur le sujet de l'article. Pour etre honnete j'etais tres heureux de ma lecture jusqu'a cette phrase:
"Car s'il y a bien une spécificité des systèmes complexes sociaux, c'est que leurs constituants de base, les individus, sont doués de libre-arbitre."
Les systemes complexes sociaux sont embryonaires en science et il est faux de dire qu'il sont tous bases sur le libre arbitre. Pour etre honnete je n'en ai jamais vu un seul base sur le libre abitre tant cette notion est difficile a modeliser en equations. Si on se refere aux autres domaines d'application des systemes complexes (chimie, biologie etc) une hypothese tres repandue est l'interchangeabilite des individus. Ceci est clairement oppose a l'idee de specialisation par le libre arbitre.
Bref cette assertion douteuse et assenee comme une verite fait de cet article non pas un argumentaire raisonne mais plutot une vision personelle (pas ininteressante d'ailleurs).
ORDRE ET LIBERTE...
« Ordre et liberté forment donc un couple dialectique pour la droite, qui joue un rôle similaire au couple égalité/progrès pour la gauche. Ces deux visions de la société sont légitimes : il n'y a pas l'ombre d'un côté et la lumière de l'autre. »
Ces deux visions « légitimes » : vont-elles, l'une après l'autre, légitimer encore longtemps les erreurs et les crimes qui en sont la conséquence « naturelle » ?
Tout le monde sait ce qui se cache derrière chacune de ces visions prétextées : une imposture toujours plus grande, puisqu'il y a un axe qui avance dans le temps, avec des armes toujours plus perfectionnées, contre l'humain, contre le fait humain, et qui se sert toujours de l'une ou l'autre pour dissocier, violer, souiller l'unité qui fonde chacune de ces visions, non exclusivement.
Ainsi ce qui, hier, était un idéal, devient un crime, et inversement. Le résultat n'est pas la prise de conscience positive de l'impossibilité d'un choix catégorique, mais le sentiment d'une destruction programmée, quel que soit le choix, donc la peur la plus pure.
Le débat lui-même, comme la réconciliation elle-même, de ce qui a été intentionnellement déconstruit, ne fera que confirmer la perte. La perte de confiance d'abord, après celle de l'innocence, dans et de ce que la nature humaine comportait de non humainement déterminé, donc de culturellement acquis, et dont tout le monde se moque, et que tous pleurent une fois sa perte "apparue".
La construction de la contradiction, d'un côté comme de l'autre, ne pouvait avoir pour conséquence que la destruction de toute unité de fait, au sens dit collectif comme au sens dit personnel, et donc de tout sens humain de ces sens : l'avenir est depuis trop longtemps à l'inhumain pour l'ombre d'une possibilité d'un véritable un retour à soi, comme à l'autre. Il n'y aura malheureusement pas de reconstruction avant la fin de cette destruction programmée : on ne réconcilie pas des contraires par une démonstration intellectuelle, si juste soit-elle.
Pour croire nous n'avons plus que le recours des preuves : elles seront celles de la réciproque et mutuelle, négativement "conjointes", inanité, toxicité et trahison de la réalité la plus simple et évidente de notre humaine condition, par chacun de ces deux impossibles choix. On a fissuré l'atome, on fissure l'humain, les conséquences sont « naturelles ».
Il n'y a pas de couple dialectique : qu'est-ce qu'un « couple » ? Une unité supérieure ou une hypothèse basse ?
Véritablement, il n'y a ni ombre ni lumière. Il n'y a que faits et lois naturels, et conséquences. Hors de ceci, aucune de ces deux vision n'a de légitimité à être légitime : elles ne sont que sociales, trop humaines...partielles, non suffisantes, catastrophiques, suicidaires. Au profit de qui, sinon de plus rien d'humain ?
Il y a dix mille ans que l'humanité a modifié l'ordre naturel à son profit en inventant l'agriculture et l'élevage. Se référer aujourd'hui à un ordre naturel est tout simplement absurde. C'est un retour masqué à la révélation religieuse.
sans rire! vous vivez dans une communauté de gauchiste? des gens de droite favorable aux mariage gay on en trouve à droite et plus que vous ne le pensez. et, vous trouverez des opposants aux mariages gay chez des gens de gauche.... et votre délire sur le protestantisme est fabuleux. des protestants à la manif contre le mariage pour tous il y en avait légion. encore une fois, sur ce sujet, on a le droit a des poncifs et des redites fondés sur la vision personnelle. la réalité est que la (les) droite(s) ont considérablement changées. et que la gauche en est encore à ses habituelles critiques.
L'humain n'est pas naturel, aussi étrange que cela puisse paraitre. Nous étions naturels jusqu'au moment où nous nous sommes dotés de technologie, c'est à dire jusqu'à la découverte première, l'agriculture. A partir de ce moment-là nous avons œuvré à ne plus nous adapter à notre environnement, mais à adapter l'environnement à nous. Ensuite nous nous sommes attachés à nous transformer nous-mêmes, nos propres corps physiques, selon notre convenance, et non plus comme la nature nous l'a procuré. Et finalement, ce sont nos esprits que nous avons désadaptés de notre environnement pour l'adapter à nos souhaits. L'homosexualité est un penchant s'inscrivant directement dans cette dernière tendance. Il y a une nuée d'autres exemples possibles.
Je qualifierai donc aujourd'hui l'homme de surnaturel, en ce sens qu'il dépasse les lois de la nature, et les réécrit. Aucune autre espèce ne fait ça. Prôner la vertu de l'ordre naturel est donc illusoire ; car si on part dans cette direction, Dieu non plus n'existe pas dans la nature ; c'est une invention humaine, un prémisse visant à rassurer sur les phénomènes alors inexplicables, et à essayer de donner un sens à ce qui n'en a pas.
Si nous étions encore sous l'ordre naturel, nous errerions sans but en toute anarchie, nous entretuant pour de la nourriture. Au lieu de cela j'ai reçu mon premier tiers payant des impôts, ce qui n'est pas exactement un évènement que je dois à mère Nature.
Je lis dans votre propos qu'il faut chercher dans le passé pour établir le présent. Le problème c'est que le passé n'existe plus, et n'a été possible que sous certaines conditions qui ne sont plus remplies dans le présent. Y puiser les actions à mener dans le présent conduit donc, au mieux, à ralentir le progrès, au pire à le stopper. Vous évoquez vous-même les systèmes complexes à analyser pour établir les actions à mener dans le présent ; je ne conteste pas le fait que les situations soient complexes, mais le fait d'essayer de résoudre cette complexité en s'inspirant du passé ne peut produire de bons résultats.
Quand au libre-arbitre, s'il vous parait aller de soi, ce n'est absolument pas le cas, et pour une raison simple : il est fortement limité par une loi qui déclare : "On fait toujours le meilleur choix à un instant T". En effet qui, connaissant deux choix, choisirait volontairement celui jugé le moins bon par rapport à l'autre ? Nul ne le peut, car même en optant pour le mauvais choix, on partirait du principe que le mauvais choix est le meilleur à nos yeux, dans une perspective pessimiste / destructrice. D'autre part le libre-arbitre est en réalité déterminé par des préférences dont nous n'avons pas forcément conscience. Il est aussi fortement limité par la réalité elle-même (par exemple on ne peut vivre en ayant choisi de le faire sans jamais se nourrir, ou sans jamais respirer). Rajoutez à cela les choix que l'on fait carrément pour nous (société, ordre, langage, etc) et votre libre-arbitre parait sérieusement écorné sinon très hypothétique.
Son influence sur la politique est par conséquent remise en cause. Un individu dont la famille aurait été massacrée sous ses yeux par Bachar el Assad pourrait-il faire le libre choix le soutenir activement ? Le libre-arbitre s'arrête aux portes de la réalité. Il n'existe ni déterminisme ni choix, ni destin, ni sens ; seulement certaines tendances nous inscrivant dans certaines démarches faisant évoluer la société, ou pas, selon le résultat de l'opposition des tendances. L'homosexuel estime pour lui-même que son homosexualité le mènera vers davantage de bien-être que tout autre forme de sexualité. Se basant sur cela il milite pour que son droit soit reconnu et se heurte de fait à ceux qui ont des idées contraires. Le résultat n'est qu'un rapport de force, rien de plus.
Le libéralisme place par dessus tout le droit naturel, celui qui découle de la nature de l'homme, théorisé par Hobbes. Droit de propriété et droit à la sécurité sont des exemples de droits naturels.
La marxisme est à l'opposé de cette vision, et cherche à s'en extraire en replaçant l'homme dans son contexte social (existence de classes antagonistes) : l'homme tel qu'il devrait/devra être et non pas tel qu'il est.
On retrouve encore aujourd'hui cette opposition, qui transcende les courant droite/gauche.
Pour les artficialistes, dont le transhumanisme est le dernier avatar, l'homme est un produit de la nature, et donc ses créations sont naturelles, par procuration en quelque sorte.
L'ordre naturel est une notion assez vague, modulable selon le point de vue de l'observateur. Stricto sensu il ne désignerait que les mécanismes biologiques résultant de la sélection naturelle. Dans un sens plus large, tout ce qui respecterait de justes équilibres (définis par l'homme et dans son intérêt) entre les êtres vivants.
"En effet, l'ordre sans la liberté, c'est le risque de l'autoritarisme, de la fermeture et de la stagnation, tandis que la liberté sans l'ordre c'est le risque de l'anarchie, de l'absence totale de régulation ou de l'individualisme triomphant."
J'ai toujours du mal avec les personnes qui se disent journaliste et qui utilise le mot "anarchie" à tord et à travers ! L'Anarchie est une théorie, un mode de vie, une philosophie qui prône la liberté. Mais une liberté bénéfique (non pas chaotique comme le laisse entendre cette article). Pour l'anarchiste, l'ordre nait de la liberté !!