- La manifestation contre le projet de loi d'ouverture du mariage aux couples de même sexe, le 13 janvier 2013 à Paris. REUTERS/Benoît Teissier. -
Il y a quelques mois, j’avais déjà un avis assez favorable sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, même si je m’efforçais d’être pragmatique et mesuré. Je déplorais un certain terrorisme intellectuel à gauche, qui voudrait que l’on embrassât sans concessions le camp du pour, sous peine d’être taxé d’homophobie. Je dénonçais également les outrances verbales des opposants à la loi.
Le temps a passé, tout le monde en a parlé. À la veille des débats parlementaires, le moins que l’on puisse dire, c’est que le débat public a été épuisé. Tout a été dit et redit sur le sujet.
Les opposants comme les soutiens constituent des groupes hétérogènes, qui couvrent chacun l’intégralité du spectre politique. Des opinions se sont infléchies ou au contraire renforcées. La mienne a progressivement évolué.
Il y a encore trois ou quatre ans, j’aurais poussé des cris d’orfraie à la simple évocation d’un tel projet, et j’en ai poussé. Question de religion et d’éducation. Mes parents sont des gens intelligents, cultivés et surdiplômés. Ils ont foulé les cinq continents, rencontré toutes sortes de gens; ça ne les a pourtant jamais empêché de penser et de dire en toute conviction que «les homos devaient brûler en enfer».
Comme d’autres enfants, j’ai pensé comme eux. Sans réfléchir, j’ai dit comme eux. Cela me paraissait normal. Évident.
Puis j’ai grandi, j’ai quitté la maison, j’ai voyagé à mon tour, j’ai rencontré d’autres gens. Homos, hétéros, peu importe, tous avaient pour partage la valeur de tolérance (ce mot d’ailleurs, comme s’il s’agissait d’accepter du bout de l’esprit une chose qui ne quittera jamais tout à fait la marge du naturel) et m’en ont imprégné. Nul n’est parfait ici bas; loin de moi l’idée de blâmer mes parents —eux aussi sont le produit d'une éducation—, mais je sais ce que je ne dirai jamais devant mes enfants par crainte de les voir un jour le répéter.
La position que je tenais il y a quelques mois était sans doute équilibrée, mais c’était une posture, une manière un peu hautaine de se placer au-dessus de la mêlée. Pour avoir grandi dans une famille où une telle loi ne pourrait être évoquée au dîner qu’en des termes acrimonieux, je comprends parfaitement que l’on puisse être contre.
Il faut cependant avoir le courage de ses opinions ; Roselyne Bachelot nous l’a appris au moment du Pacs; Franck Riester, seul député UMP ouvertement pour le projet de loi, nous le montre aujourd’hui. Dans cette bataille, après tout ce que j’ai pu lire, voir et entendre, après l’immense mobilisation du 13 janvier contre la loi menée par Frigide Barjot, j’ai décidé de choisir une fois pour toute mon camp et je ne suis pas le seul.
Je n’entrerai pas particulièrement dans les considérations d’opportunité de la loi. Tous les partisans ont déjà expliqué qu’elle devait se faire, sinon sur la base de l’égalité, du moins d’un point de vue pratique afin de reconnaitre juridiquement des situations de fait et protéger conjoints et enfants.
Tous les opposants en ont fait autant. Je ne prétends pas plus à l’exhaustivité; simplement, je voudrais m’attarder sur un certain nombre de points qui me paraissent à cette heure essentiels.
Pourtant, à l’heure du divorce, de la loi de 1905, de l’IVG, de la peine de mort et a fortiori du Pacs, la société ne semblait pas être prête. Sans doute ne l’était-elle pas, mais qui aujourd’hui pourrait songer contester ces avancées?
On pourrait prendre la température d’un patient toute la journée, il viendra bien un moment où l’on sera obligé de lui administrer de quoi tempérer sa fièvre. Les pouvoirs publics doivent savoir impulser et décider. Comme le Général de Gaulle disait: «On peut toujours décider; l’intendance suivra» —ainsi, je dis qu’on peut légiférer et le peuple s’y fera.
Le gouvernement ne doit pas céder à la pression de la rue. D’ailleurs, le précédent gouvernement ne se vantait-il pas d’être resté «droit dans ses bottes» lors des manifestations contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy? Pourquoi l’UMP s’attendrait-elle à ce que le gouvernement Ayrault refuse de faire montre de la même force de caractère? En Vème République, le gouvernement n’est pas limité par la volonté du peuple; il l’est par le droit uniquement.
Certes, la Garde des sceaux, Christiane Taubira, a écarté cette idée saugrenue dont la constitutionnalité paraît plus que douteuse, mais certaines demandes politiquement motivées savent creuser bien profond leur sillon en raison de leur grossière démagogie.
D'abord, il est risible de voir les responsables UMP réclamer avec véhémence le référendum qu'ils ont eux-même repoussé d'un revers de manche lors d'une réforme d'égale importance, celle des retraites.
Ensuite, on sait tous que lors d’un référendum de ce type, on ne répond que rarement à la question posée. En France plus qu’ailleurs, le référendum prend souvent des allures de plébiscite électoral.
Le peuple pourrait fort bien, par pur mécontentement à l’endroit de la politique actuelle du président de la République, voter non, en guise de sanction. Laquelle serait d’autant plus cinglante qu’il s’agit d’une mesure-phare du quinquennat.
C’est ce qui motive la droite, qui espère sans doute rejouer la démission du Général de Gaulle —qui choisit de partir après le référendum raté de 1969, quoique rien ne l’y obligeât constitutionnellement. Il ne faudrait pas trop se fier aux sondages apparemment engageants pour le «oui»; ce ne sont que des sondages, justement.
Notons enfin que le Conseil constitutionnel a déjà décidé qu’il appartient au seul législateur de définir les conditions du mariage. La droite, dont on aurait pu espérer une plus grande déférence vis-à-vis des institutions, demande qu’on les bafoue; elle veut priver le Parlement de sa légitimité à légiférer.
En démocratie représentative, la République passe par le Parlement. Je suis loin de nourrir une sympathie particulière pour François Hollande et son équipe, mais la droite se livre ici à une tentative de dévoiement de la démocratie que je réprouve fortement. Il y a des règles; il faut savoir s’y tenir.
Les commentaires haineux et homophobes partout distillés m’ont profondément indigné. Les manifestants du 13 janvier s’en sont donné à cœur joie. Certes, ce ne fut plus du niveau de «Les pédés au bûcher», mais on disait tout de même que «L’homosexualité relevait d’un désordre», que le projet allait transformer les hommes et femmes en «singes» et qu’il fallait dire très fermement «Non à l’OGM humain» (un florilège ici). Si chacun est libre de ses opinions, le climat que certains opposants ont installé est lui particulièrement nauséabond.
Certains élus de droite ont une part de responsabilité dans la libération de cette parole homophobe et elle a des conséquences réelles. Il ne faudrait pas croire qu’on puisse employer à longueur de journées une certaine rhétorique sans que cela ne marque durement la société.
Je discutais il y a quelques jours avec un jeune militant UDI, qui me racontait comment, dans son coin de Sarthe, l’insécurité grandit jour après jour pour les homosexuels. C’est dans leur banalité que ses descriptions ont été le plus glaçantes.
Le nombre d'agressions physiques homophobes a littéralement explosé. L’insulte fuse plus librement: on se donne du «Sale pédale» et du «Grosse gouine dégueulasse» sans même y penser.
À quoi fallait-il s’attendre? Après tout l’exemple vient d'en haut: quand un élu de la Nation s’autorise à prétendre, à la tribune de l’Assemblée nationale, que les enfants élevés par les familles homoparentales sont des terroristes et des assassins de masse en puissance, s’imagine-t-on une seule seconde ce que peuvent se dire Raoul et André au café du coin de la rue? Il faudra du temps pour réparer des consciences abîmées par ce déferlement sordide.
Il faut dire également que cette loi n’abîmera pas plus le mariage qu’il ne l’est déjà. Probablement, dans cinq ans, un couple homosexuel marié sur deux aura divorcé. Comme les autres.
Là où certains voient le droit d’un enfant à avoir un père et une mère, je vois d’abord et simplement le droit d’un enfant à avoir des parents. De nombreux enfants aujourd’hui ont un père et une mère, certes, mais nul parent digne de ce nom. Est-ce à dire qu’il n’y a pas (ou qu’il n’y aura pas) d’abandon, de laxisme, de violences, d’abus sexuels ou d’infanticides dans les familles homoparentales? Non. La nature humaine étant ainsi faite qu’il y a en chacun de nous le meilleur et le pire, il y en aura sans doute. Comme dans les autres.
Les parents homosexuels contribuent (et contribueront) eux aussi à alimenter la fabrique du crétin qu’est devenue l’Éducation nationale. Ils élèvent (ou élèveront) sans doute leurs enfants comme on les élève aujourd’hui, dans le culte doltoïen de l’Enfant-roi; ils leur offriront un ordinateur ou un portable deux fois trop tôt, leur passeront tous leurs caprices. Ou ils leur donneront une éducation stricte et attachée à certaines valeurs. Leurs enfants deviendront de petits ingrats insolents ou des jeunes filles et jeunes hommes bien. Certains seront homosexuels, d’autres ne le seront pas. Comme les autres.
Bref, les familles homoparentales ne font (ou ne feront) ni mieux ni pire que les autres. Elles font (ou feront), c’est tout.
Et puis que quelqu’un nous parle un peu d’amour! Nous ne sommes plus, grâce au ciel, à l’époque où l’on vendait fille dotée contre fief et prestige, pour qu’elle allât s’atteler à la production d’héritiers mâles; où l’on réglait des conflits personnels en mariant ses enfants.
L’on ne se marie plus guère aujourd’hui que parce que l’on s’aime (d'un amour que l'on choisira ensuite de partager ou non avec des enfants), ou pour d’autres raisons moins avouables, mais en tout cas parce qu’on l’aura choisi. Du reste, nombreux sont les homosexuels qui ne le choisiront pas. Alors oublions les missels, les images d’Épinal et célébrons l’amour, le bonheur et, surtout, le choix. Que les parlementaires, maintenant, s'expriment.
Yann Solle
Le climat homophobe actuel me répugne et je me sens particulièrement rejeté dans mon propre pays.
Je vous cite : "[...] les familles homoparentales ne font (ou ne feront) ni mieux ni pire que les autres. Elles font (ou feront), c’est tout.[...]"
Si seulement les opposants pouvaient comprendre cette phrase ! J'aimerai que ceux qui se disent contre le projet de loi mais non homophobes luttent avec le même acharnement contre la maltraitance, l'abandon et le mal-être d'enfants que la vie n'a pas épargnés...
"Je déplorais un certain terrorisme intellectuel à gauche … mes parents sont des gens intelligents, cultivés et surdiplômés … ça ne les a pourtant jamais empêché de penser et de dire en toute conviction que «les homos devaient brûler en enfer» ... vos parents ont du parfois souffrir de racisme, ça ne les a jamais amenés à se poser des questions que d'autres n'envisagent pas ? Que penseraient-ils si les Noirs de France devaient affronter mille débats haineux pour savoir s'ils doivent jouir des mêmes droits que les autres citoyens ? Seraient-ils indulgents avec les homosexuels racistes ?
Il est temps que tout cela cesse. En tous cas bravo pour votre cheminement et vous écrivez bien, permettez-moi de vous le dire.
Je voudrais adresser ces quelques mots a l'auteur de cet article qui a fait preuve d'une grande finesse d'analyse intellectuelle. Je le remercie d'autant plus que tres peu de discours ont ete prononce avec autant de distinction quant a l'articulation des arguments. Je pense que vous avez synthetise avec justesse un principe evident qui existe dans toutes les cultures: le droit a etre different. A travers cette soit-disante problematique du mariage pour tous (qui devient un point focal dans la societe francaise maintenant mais qui ne le sera pas plus tard!), la difficulte persistante d'accepter 'l'autre' comme son egal semble une marque de fabrique francaise: j'oserai dire du 'Made in France' pour le cas!
A avoir ecoute et lu les arguments (en etaient-ils vraiment?) contre cette proposition de loi, je suis toujours effaree de voir l'attitude dogmatique et retrograde de ceux et celles qui se disent les garants d'un modele familial et social (i.e. un pere, une mere) qu'au nom de la Societe, nous devrions tous proteger. Si ce modele familial est le leur , au nom de quel droit doit on le generaliser pour tous et toutes? A trop regarder par-dessus son epaule et a pleurer sur la nostalgie d'hier, je crains que les changements du modele societal et familial de notre vie moderne leur aient echappe!
Bouger le curseur du droit au mariage pour tous sur celui du 'droit a l'enfant' comme base d'arguments contre cette loi revele une mystification intellectuelle de premiere. Mais le 'droit a l'enfant' (si fortement reclame!) ne vaut il pas tout autant pour ceux et celles qui se battent pour de meilleures conditions de vie, d'emploi, de logement, de tolerance envers leur identite culturelle?
Nos jugements et arbitrages sont largement le produit d'idees et de valeurs filtrees par l'education que nous recevons, comme le demontre tres justement l'auteur. Le titre de l'article est subtil et fin: car en effet, si nul n'est sense ignorer la loi, et bien, nul n'est sense ignorer a s'eduquer, a s'elever et a questionner les idees recues.
Encore merci pour cet article, et ayons confiance: le temps revelera que cette nouvelle disposition etait juste et aura eleve les mentalites vers le haut.
Dr. Sylvie Bernard-Patel (UK)
(Sociology in Racial Studies and Ethnicity)
Trop Subjectif et sentimentaliste pour convaincre.
Cet argumentaire manque cruellement d'éléments factuels.
Quelles conséquences législatives par exemple?
Parce que, qu'adviendra-t-il lorsque: la filiation biologique sera dissolue par ce texte, quoique on pense elle est la seule a limiter de manière indiscutable et objective le nombre de parents pour un enfant à 2 . Alors comment légitimement limiter les prétendants à la parentalité d'un enfant?
Ou cas inverse sur quel élément objectif pourrions nous déterminer qui sont les parents d'un enfant sans cette filiation biologique.
Cela révèle un manque d'anticipation sur les répercutions dans quelques générations.
J'attends des arguments, pas une posture faussement altruiste, ni un manque de cohérence,et une vision à long terme. Au plaisir de vous lire, cordialement.
Mais il n'y a déjà pas de filiation biologique en France. Juste une filiation maternelle avec présomption de parentalité pour le mari si la mère est mariée. Toutes les questions que vous posez ne ce posent t'elle pas déjà pour les enfants adoptés ou nés sous X ?
Il est amusant que dans ce débat on se sente obligé de montrer sa tolérance pour être audible.
Une remarque la peine de mort sera peut être rétablie ... je fais pas rite des gens qui se disent démocrates et qui souhaitent avant tout que le peuple décide de ses lois en espérant juste qu'il le fasse en toute connaissance de cause.
Comme la peine de mort , le mariage homosexuel fait plus partie du symbole qu'autre chose d'ailleurs. Comme la peine de mort, le cadre légal ne garantit pas le changement de comportement des gens vis à vis des relations homosexuelles. Rien n’empêche l'homophobie de croître, il suffit par exemple d'un réveil religieux.
Toutefois, il me semble encore qu'on oublie de parler du mariage et que l'on se contente d'orienter le débat vers l’égalité des droits..
La vraie question c'est le mariage. On pourrait dire les mariages puisqu'il en existe encore deux!
Pour moi c'est un contrat qui garantit que la progéniture à venir sera élevée par deux personnes et donc légitime.Il est si culturellement lié au fait de faire des gosses que ça rend le mariage homosexuel quelque peu dérisoire. La légitimation des enfants est la raison pour laquelle le l'union est officialisée donc que l'on considère que ça regarde "les autres"...
je pense que les homosexuels peuvent élever des enfants ça va de soi...en fait on pourrait dire que la différence vient aussi dans le choix de la dentition du sexe, pour moi c'est l'activité qui a rapport à la reproduction et accessoirement c'est le genre.
Si il y avait un référendum...ben je lirais la proposition mais je ne suis pas certain que je voterais pour ...ça n'a rien à voir avec l'homophobie mais avec l’éducation et ma vision culturelle du mariage qui se concilie mal avec le mariage de deux hommes et de deux femmes.
Le mariage civile a totalement perdu son lien avec la progéniture à venir. En 2000 40% des enfants étaient nés hors mariage. http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_actualite_scientifique/deux_enfants_sur_cinq_naissent_hors_mariage/
Et même lorsqu'il y a eu mariage, entre divorces et séparations les parents seuls comme les familles recomposées ne laissent plus beaucoup de place à un mariage dont la fonction ne serait que de garantir que "la progéniture à venir sera élevée par deux personnes et donc légitime." Heureusement qu'aujourd'hui la notion de légitimité ne passe plus par l'union civile. Et d'ailleurs parmi ceux qui continuent à se marier civilement, combien le font pour les enfants à venir, et combien le font pour la fête qui accompagne généralement cet évènement?
Trop Subjectif et sentimentaliste pour convaincre.
Cet argumentaire manque cruellement d'éléments factuels.
Quelles conséquences législatives par exemple?
Parce que, qu'adviendra-t-il lorsque: la filiation biologique sera dissolue par ce texte, quoique on pense elle est la seule a limiter de manière indiscutable et objective le nombre de parents pour un enfant à 2 . Alors comment légitimement limiter les prétendants à la parentalité d'un enfant?
Ou cas inverse sur quel élément objectif pourrions nous déterminer qui sont les parents d'un enfant sans cette filiation biologique.
Cela révèle un manque d'anticipation sur les répercutions dans quelques générations.
J'attends des arguments, pas une posture faussement altruiste, ni un manque de cohérence,et une vision à long terme. Au plaisir de vous lire, cordialement.
Au départ "j'étais plutôt favorable".
Pour finir " je suis complètement d'accord". Quelle nouvelle !!
Le gros câble de la propagande est bien là :on fait miroiter la motivation d'un changement d'opinion... pour mieux confirmer l'opinion mise en balance.
C'est un procédé médiocre qui ne grandit personne
Si vous cherchez des intégristes haineux, vous en trouverez autant chez Civitas qu'au sein de l'inter-LGBT, qui sont très contents de s'être trouvés afin que chacun puisse justifier son discours extrémiste en réponse à l'extrémisme de l'autre bord. Dire que l'amour est du côté des partisans et que la haine est du côté des opposants est un aveuglement.
Ceci étant posé, il convient de s'intéresser à ce qui se passe dans les pays qui ont légalisé le mariage gay et/ou l'accès à la parentalité pour les couples homosexuels. Au Brésil, une union à trois vient d'être officialisée. Car à partir du moment où on supprime le critère du genre dans le mariage, on n'a plus vraiment de raison garder le critère du nombre, surtout si le seul argument invoqué est l'amour.
Pour ce qui concerne la PMA et la GPA, sa légalisation pour les couples homosexuels a
je passe sur mes parents ont dit que etc....
mais sur les arguments. je suis favorable au marriage ou à une union civile, et à l'adoption et contre la PMA.
1)la société n'est pas prête... il suffit de regarder la manif des antis pour se rendre compte que si une partie, urbaine, y est prête, cela ne représente en rien la société toute entière.
2) le mariage c'est de l'intime, du personnel. tout à chacun à sa vision sur le mariage. il est d'ailleurs étonnant que les gens qui ne se veulent pas se marier, expliquent à d'autres pour qui c'est un acte important, qu'ils sont dans le faux. de ce fait il n'y a pas de vérité sur le mariage, mais un point de vue. un réferundum(et Dieu sait que je ne suis pas un fan du duo république et referundum) ne serait pas complétement idiot.
3) les actes homophobes augmentent.... cela ne veut pas dire qu'en officialisant les unions des homosexuels, ces actes vont diminuer. non seulement c'est de la prédiction façon Mme Irma, mais en plus le PACS a prouvé tout le contraire.
4) les familles homoparentales ne feront pas pire..... non, mais elles feront de manière artificielle. pour l'enfant il faudra donc gérer l'idée d'avoir des parents homo, d'être adopté, et parfois issu d'une pma. il n'est pas illégitime de s'inquiéter, peut être à tort, des problèmes futurs des enfants. bien sur, des adoptions se passent bien, bien sur les enfants issus de la pma s'épanouissent, reste que ces situations posent parfois des problèmes dans les familles. je ne dis pas que du coup cela sera pire avec des parents homos, mais que mécaniquement les cas problématiques seront plus nombreux.
je ne pense pas que l'on puisse justifier le mariage gay avec des arguments de normalisation. la seule raison est que ces familles existent, parfois elles ont des enfants, et que le vide juridique autour de l'homoparentalité est plus problématique que le mariage gay.
Les manifestants de la "Manif pour tous" n'ont absolument rien contre les homosexuels, d'ailleurs de nombreux homosexuels ont manifesté le 13 janvier.
Ils défendent "le droit des enfants" plutôt que "le droit à l'enfant". Ils défendent une institution qui existe depuis de 2000 ans, la famille.
Ils ont manifesté de manière paisible, joyeuse, bon enfant, respectueuse.
Pouquoi les caricaturer et les traiter de conservateurs, reac, sectaires, catho... ?
Ils posent des questions légitimes. Pourquoi refuser de les entendre, de débattre, d'organiser un référendum ?
"Moi président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie, et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens."
Sans entrer dans les considerations liées à cette loi, Il me semble que personne n'a la faculté pour prétendre que le débat est épuisé. Il semblerait que vous etes bien place pour savoir qu'un débat est inépuisable.
En l'affirmant vous prenez place volontairement au dessus de la mêlée.
Ensuite votre texte est purement corporatiste en vous situant du côté de la represantation nationale. On ne peut être noir et blanc, un coup dénigrer le parlement et un autre lui demander de trancher.
Sur ce point, vous n'etes pas sans savoir que la France est une démocratie dont le pouvoir appartient au peuple qui l'exerce par la voie du référendum autant qu'il le veut et par la voie du parlement ( le référendum est donc une voie alternative). Notre constitution admet egalement un référendum d'initiative populaire-parlementaire. Disons partagé.
Sans entrer dans le debat relatif à la loi, nous aurons l'occasion de le poursuivre le debat, votre texte renie les bases populaires de notre démocratie.
Enfin, vous savez très bien que le Conseil constitutionnel est un organe politique qui n'osera sous aucun prétexte se discréditer sur des sujets de société. Il n'en a pas le pouvoir.
avec des parents comme ça, on se dit que vous avez de la chance d'être si tolérant et ouvert !
(je blague)
et du coup on se dit que finalement, des enfants même élevés par un couple de même sexe ont des chances de s'en sortir
(nouvelle blague, toujours d'aussi bon goût)
plus sérieusement, j'ai de vieux et bon amis homosexuels, j'étais à la manifestation du 13 et je n'ai à aucun moment été témoin de dérive ou slogan homophobe ... ce qui ne signifie pas qu'il n'y en a pas eu, ne soyons pas stupides ; mais les messages de madame Tellenne - Barjot, toute barjote qu'elle soit, étaient claiment anti homophobes et ça a bien fonctionné
mais mes amis homosexuels envisagent d'aller à la manifestation pro projet de loi tout en étant contre le mariage, au titre le la lutte contre l'homophobie ! comme quoi la manipulation a bien fonctionné !
je crois quant à moi que la société évolue favorablement, que les homosexuels y sont de mieux en mieux, tout simplement parce que de plus en plus de gens s'aperçoivent que leur frère / soeur, neveu / nièce, cousin, collègue, etc a cette orientation sexuelle et qu'ils continuent de les aimer comme avant ; je crois que ce que certains considérent actuellement comme de l'homophobie est en fait de l'agacement contre les intégristes homosexuels, et que comme toujours en matière d'intégrisme (c'est d'ailleurs en partie fait pour ça), c'est le groupe social dans sa totalité qui reçoit l'irritation et pour partie la colère, ce qui contribue à renforcer le pouvoir des intégristes, etc.
à bas l'intégrisme, y compris homosexuel !
Vos parents étaient homophobes et vous venez de découvrir le vaste monde et l'importance des valeurs de respect et de tolérance inscrites dans la déclaration des droits de l'homme... bravo, excellent
Vous êtes prêt à apporter votre pierre à l'amélioration de la société, encore bravo !
- Encore un petit effort et quelques années de recul, et vous allez découvrir que l'organisation d'une société se bâtit autour de la recherche de l'intérêt général et du respect des plus faibles (les 1ers concernés, les enfants), plutôt qu'en fonction des cas particuliers et des lobbys.
- Vous qui avez eu la chance de prononcer les mots : "papa" et "maman", que répondrez-vous quand ils seront en âge de demander : "il est où, c'était qui, mon vrai papa (ma vraie maman)?" RÉPONSE : "circulez, la loi a jugé bon d'organiser cela autrement !" ...
Bonjour, je voudrais répondre personnellement à M. Solle qui a écrit cet article. Vous dites, Monsieur, que vous avez beaucoup réfléchi pour prendre votre position en la matière. Il me semble que vous n'avez pas assez réfléchi, malgré tout....Vous n'avez pas compris que la plupart des gens qui sont contre ne sont pas "contre le mariage des homosexuels" mais contre la PMA et la GPA qui seront la conséquence de l'acceptation du mariage des gens du même sexe. Je ne sais pas si vous avez regardé des témoignages de "mères porteuses" dans certains reportages mais, pour moi, c'est affolant ; je suis une femme et je trouve affolant de penser qu'une femme puisse mettre au monde un enfant qu'elle dit ne pas vouloir, ne pas regarder ; évidemment s'il en était ainsi, elle ne pourrait plus le donner... Mais qu'elles femmes sont elles ? Juste pour assouvir le DESIR d'enfant, v
Je continue mon commentaire qui est parti avant que je le veuille !
Je disais que le DESIR d'enfant est un désir égoïste ; on doit accepter de ne pas pouvoir tout posséder dans la vie.
Pour terminer, j'ajouterai que je déplore beaucoup que dans la manifestation et dans les opposants il y ait des cathos intégristes ; ils sont de la pire espèce, j'en conviens. Pour ma part, il y a bien longtemps que je ne sais plus où est mon missel ! Vous voyez, moi aussi, j'ai le courage de faire part de mes opinions. Bien cordialement, une française qui a les pieds su terre.