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Alain Madelin a fait des enfants. Ces jours-ci, ils écument tous les plateaux télés en portant haut les idéaux reaganiens du père.
D’un côté, les plus modérés, qui voudraient faire de la France l’Allemagne, comme Philippe Manière ou Agnès Verdier-Molinié.
De l’autre, les plus zélés, qui voudraient en faire l’Angleterre de Margaret Thatcher: j’ai nommé Gaspard Koenig, Charles Beigbeder ou encore Arnaud Dassier. Ces derniers sont d’ailleurs tous cadres du Parti libéral démocrate.
Car oui, il y a un parti libéral en France. Mazette!
Il est le seul en France à avoir assuré Mitt Romney de son soutien public, ce qui est déjà assez surprenant pour être signalé. On comprend donc qu’il aimerait voir sa doctrine appliquée en France, et celle-ci tient un mot: moins d’État.
Premier crédo des libéraux: l’État doit maigrir. Ils veulent définitivement tourner la page de l’État-Providence et on peut les comprendre.
L’Etat français peut-il encore sérieusement, en 2012, avec la dégradation complète de tous les paramètres économiques, se gérer ainsi qu’il le fait? Car il est dispendieux, et pas besoin d’être de gauche ou de droite pour s’en rendre compte. Du reste, les exemples de son irrationalité sont si nombreux que l’on a quelque mal à n’en prendre que deux.
La France est l'un des pays au monde où la pression fiscale est la plus lourde. La charge fiscale totale du pays correspond à 42,8% de son PIB. En Europe, seul le Danemark (48,2%), la Suède (47,1%), la Belgique (44,3%) et la Finlande (43,1%) font «mieux».
Cela n’est pas vraiment un problème en soi. Cependant, la fiscalité française est au mieux tortueuse, au pire inexplicable.
Que penser quand on voit que les PME ont à s’acquitter d’un taux mirifique de 34,33% d’impôt sur les sociétés, qui pousse de nombreux patrons à céder leur entreprise (souvent à des groupes étrangers) et décourage fortement les primo-investisseurs? Et ceci quand les entreprises du CAC 40, elles, ne subissent en moyenne qu’un poids fiscal de 8%!
Que dire du maintien de l’ISF, impôt démagogique par excellence, dont il est notoire qu’il coûte à l’Etat bien plus qu’il ne lui rapporte, et dont le mode de calcul, qui ne prend pas en compte le niveau réel de revenus mais la valeur globale du patrimoine, étrangle les propriétaires modestes de biens immobiliers onéreux et les oblige souvent à s’en séparer, concourant ainsi activement à la gentrification de certains territoires.
Ne parlons même pas des taxes sur les successions, des niches fiscales pour les retraités, de la fameuse taxe à 75% (certes retoquée, pour l'instant, par le Conseil constitutionnel) et de tout le reste…
La pilule est d’autant plus amère que cette fiscalité est supposée financer un modèle social poussif (qui devrait, à mon avis, davantage rechercher l’égalité que l’égalitarisme) et des grands projets dont on peine parfois à percevoir l’intérêt économique, quand ils ne sont pas tout simplement farfelus, ou notoirement ruineux.
Certains ont choisi de ne plus se poser ces questions. Ou, du moins, d’aller se les poser à Néchin voire à Moscou. Il faudrait sans doute dire, sans cautionner leur choix, que si des familles entières choisissent l’exil fiscal, ce n’est pas forcément qu’elles en ont assez de payer leurs impôts, mais plutôt qu’elles n’en peuvent plus de voir leurs impôts utilisés n’importe comment. Ce qui nous amène directement au deuxième point.
On peut également s’interroger sur le maintien d’une fonction publique aux proportions ahurissantes, quand l’État n’a plus le premier euro pour y faire face et se voyait d’ailleurs contraint, il y a deux ans, d’emprunter 930 millions d’euros sur les marchés financiers pour pouvoir rémunérer ses agents.
Un rapport de la Cour des comptes de 2009 estimait que la France comptait environ 5,3 millions de fonctionnaires (soit 20,4% de l’emploi total). Entre 1980 et 2008, leur nombre a progressé de 36%: 1,4 millions de fonctionnaires en plus!
Indéniablement, il faut alléger. Il faut en revanche savoir où et comment. Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, c’est bien. Décider de ne pas remplacer un policier, un médecin ou un enseignant qui part à la retraite, c’est le début du drame.
Particulièrement visée donc, on l’aura compris, la fonction publique territoriale, somptuaire et redondante, qui embauche à tour de bras quand la fonction publique d’État tente, elle, de se serrer la ceinture, et qui est à mon avis pour beaucoup dans la perte de peps de «nos vieilles terres préfectorales».
L’État peut et doit tenter d’endiguer les excès des élus locaux en les forçant à revoir leurs politiques budgétaires, sous peine de sanctions financières. La libre-administration aveugle des collectivités ne se justifie par rien, et n’a décidément que trop duré (cela passera peut-être aussi par la suppression pure et simple de l’échelon départemental, mais cela est un tout autre débat).
Ceci dit, on peut aussi se réjouir de l’existence de nombreux services publics. De pouvoir, par exemple, bénéficier de transports publics relativement fiables et abordables (quiconque se plaindrait par exemple du métro parisien ne s’est manifestement jamais frotté au métro de Londres, hors de prix et particulièrement calamiteux).
Ou de pouvoir accéder à un enseignement supérieur de très grande qualité à des tarifs raisonnables. Le sieur Charles Beigbeder plaide d’ailleurs pour une augmentation «massive» des droits d’inscriptions à l’université, que les étudiants devraient en grande part financer.
Pas de panique, mes semblables, nous resterons pour la plupart ce que nous sommes : des étudiants paupérisés et précaires. On pourra simplement se vanter d’avoir désormais un emprunt bancaire de 15.000 euros sur le dos…
Deuxième crédo des libéraux: l’État doit cesser d’intervenir dans l’économie. Une revendication qui peut prêter à sourire dans un pays qui a un secteur public aussi étendu que celui de la France, qu’il faudrait donc liquider jusqu’à la dernière action, pour le plus grand bonheur de Bruxelles.
Évidemment, il faudrait du même élan s’atteler à «dérèglementer» l’économie. Qui a pu échapper à la main invisible d’Adam Smith? Pour les libéraux, cette théorie fait quasiment office de religion: il ne sert à rien de règlementer l’économie, car le cordonnier ou le boucher auront toujours à cœur de fournir le meilleur de leurs services pour s’attirer les bonnes grâces du consommateur, maintenant ainsi la qualité de l’offre.
Cette théorie part malheureusement d’un postulat de départ totalement erroné: elle présuppose que le commerçant est par nature un être bien intentionné. Pourtant, le bon monsieur Smith n’était pas encore né qu’au Moyen-Âge, il fallait déjà empêcher les taverniers de couper leurs barriques de vin à l’eau pour s’assurer des coûts d’achat moindres et des marges de profits conséquentes, au nez et à la barbe des poivrots du royaume.
C’est d’ailleurs au pays du reaganisme que l’on a, dès le 19ème siècle, ressenti le besoin de réguler un tant soit peut l’économie avec le Sherman Act de 1890, la fameuse loi anti-trust qui a cassé les monopoles des grandes entreprises.
On avait remarqué, en effet, que quand une entreprise est en situation de monopole sur un marché, elle a tendance à augmenter ses prix. Plus grave, elle se livre à la prédation économique, en éliminant ou en rachetant toutes les entreprises qui voudraient exercer dans le même secteur.
Le marché se résume donc à elle, et parce qu’elle n’est pas pressée par la concurrence, les innovations ralentissent. Cette mentalité n’a pas encore totalement disparu, preuve en est les condamnations dont Microsoft a régulièrement fait l’objet par les juridictions européennes pour avoir abusé de sa position dominante.
Les libéraux prônent les investissements, la prise de risque, mais rien de cela ne serait possible sans les règlementations qu’ils dénoncent tant.
D’ailleurs, penser que le marché peut et doit se réguler seul pouvait encore passer pour une gentille lubie en 1980. En 2012, après les subprimes, après Lehman Brothers, après Goldman Sachs et ses semblables, qui n’ont pas hésité à spéculer sur les dettes souveraines de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne (et de la France), c’est tout simplement un discours irresponsable et criminel.
La régulation économique ne doit donc pas faire figure d’exception, elle doit être la règle. D’autant que les consommateurs (vous et moi) sont les premiers à être impactés par les comportements voyous des acteurs économiques, juste après les travailleurs, avec la généralisation (pis, la normalisation!) des licenciements boursiers.
Car l’interventionnisme économique a aussi un aspect humaniste. Rappelons qu’aux États-Unis, c’est grâce à la Clause de commerce de la Constitution (qui permet au Congrès de légiférer sur tout ce qui touche au commerce extérieur et au commerce interétatique) que l’on a pu interdire la ségrégation raciale dans les lieux commerciaux qui reçoivent du public.
Cette Clause de commerce a été, en creux, au coeur d'un des principaux évènements de l'actualité politique américaine l'an dernier: la validation par la Cour suprême, le 28 juin 2012, de l'«Affordable Care Act» (de son petit nom «Obamacare»), la loi emblématique de la première présidence Obama, qui a créé une assurance maladie universelle, la première du genre aux États-Unis, une sorte de New Deal du 21ème siècle (un «big fucking deal», dixit le vice-président Joe Biden).
Celle-ci a constitué le point d’orgue d’une lutte acharnée qui oppose l’administration démocrate, plutôt interventionniste tendance Roosevelt, à une frange du Parti républicain devenue franchement anti-Etat, le Tea Party. Ce dernier a combattu «Obamacare» bec et ongles, notamment en saisissant la Cour suprême, afin qu'elle se prononce sur sa constitutionnalité: celle-ci étant plutôt à droite, avec cinq juges conservateurs sur neuf, elle espérait qu’elle abattrait la loi sans scrupules.
Sauf que la Cour, à la surprise générale, a décidé de sauver la loi: évidemment, les quatre juges libéraux ont voté pour, mais, plus surprenant, le président de la Cour, le très conservateur John Roberts, a décidé de voter avec eux, arguant que si la loi n'entrait pas dans le champ de la Clause de commerce, elle était valide au regard de la compétence fiscale accordée au Congrès.
Au-delà du dispositif juridique de la décision, la Cour n’a pas agi sans arrière-pensées. Elle a d’abord signifié au Tea Party qu’il ne servait à rien d’essayer de lui faire trancher des questions politiques, surtout quand elles sont aussi clivantes. Elle a ensuite pris acte de l’imminence de l’élection présidentielle et a choisi de laisser le peuple décider lui-même quelle politique il voulait voir appliquer: l’interventionnisme soft d’Obama/Biden ou le laisser-faire total de Romney/Ryan.
Le verdict a été sans appel. La majorité des Américains veut un gouvernement plus puissant et une économie davantage régulée.
C’est pour ne pas avoir compris cela que les Républicains ont échoué et échoueront encore en 2016 s’ils continuent de se reposer sur le Tea Party. C’est dans le pays même du free will et du free business que le peuple a décidé la mort de l’héritage reaganien. Paix à son âme.
En conséquence, paix aussi à celle aussi de nos libéraux français, qui, manifestement, sont déjà morts politiquement avant même d’avoir réellement vécus.
Yann Solle
Si l'effondrement final de l'utopie communiste n'a surpris que les esprits obtusément doctrinaires, il est étonnant que les principaux dogmes libéraux semblent demeurer pertinents pour nombre d'économistes : la main miraculeuse (autant qu'invisible) qui régule les flux de matière et de monnaie, la transparence des marchés, le comportement rationnel des agents économiques, le succès comme sanction de l'utilité sociale, le pouvoir de l'actionnaire dans les sociétés anonymes mondialisées, et autres articles de foi…
Certains croient même en la véracité des statistiques économiques chinoises…
" Combattre la récession exige de maintenir le pouvoir d'achat, en particulier des nécessiteux qui dépenseront leur argent. L'effet est assuré, mais on répugne à cette solution assimilée à de la compassion inefficace. Or, ce qui est inefficace, ce sont les mesures profitant aux cadres supérieurs. Ces catégories socialement influentes bénéficieront souvent d'avantages financiers sous forme d'allègement d'impôts. En l'absence de besoins, ces sommes ne seront pas forcément dépensées. On refuse aux nécessiteux l'argent qu'ils dépenseraient sûrement ; on accorde aux riches un revenu qu'ils risquent d'épargner. "
(J.K Galbraith, "Les mensonges de l'économie" Ed Grasset & Fasquelle 2004. Chp Le mot de la fin)
Vous y allez un peu fort en parlant de discours criminel. On ne peut accuser le liberalisme d'etre responsable de la crise financiere alors que les banques ont été largement encouragees a ne pas se remettre en question justement a cause de l'intervention des etats.
Qu'aurait il du se passer avec la main invisble ? JP morgan, goldman sachs, credit agricole, BNP etc... Ces établissement auraient tous du disparaitre. Tel est le principe de la main invisble. L'actionnaire ruiné par les faceties d'un PDG trop groumand est plus prudent la fois suivante.
LA c'est facile, om prend tous les risques et tous les benefices et quand vient la tempete, l'etat eponge les dettes sans aucunes contreparties.. Quelle meilleure incitaion a continuer ?
Bien sur il ne fallait pas laisser couler ces banques sous peine d'un cout encore plus important pour les etats mais quand ces établissements seraient en faillite faute d'intervention, l'etat devrait en devenir proprietaire puisque c'est lui qui paye. Quand cela va mieux il revend ensuite ces banques et engrange un benefice pour le bien de la collectivité qui a pris un risque en renflouant.
Qu'avons nous fait ? on les a sauve en leur pretant de l'argent sans rien en echange...oui mais avec des interets quand meme... Aucune lecon n'a eté apprise et ca va evidemment recommencer. Pourquoi se gener ?
Le bien-fondé de l'article est certain, cependant la démonstration est très mauvaise, mélangeant pêle-mêle contexte français et américain, démonstration arithmétique et convictions politiques.
Les fonctionnaires trop nombreux ? Rapport fonctionnaires / habitants :
- 1980 : 3 900 000 ÷ 53 731 387 = 0.0725
- 2008 : 5 300 000 ÷ 62 130 519 = 0.0853
En gros, on est passé de 7 fonctionnaires pour 100 habitants à 8 fonctionnaires pour 100 habitants. Ce n'est pas énorme. Ce qui n'est pas non plus calculé, c'est quel est l'apport de ce 8e fonctionnaire sur la croissance française (bien que l'indicateur soit critiquable) ? L'histoire économique prouve que plus un pays est développé et plus la part de l'investissement public dans le PIB est forte.
Ainsi, parlons des amalgames que l'auteur ne maîtrise visiblement pas (car beaucoup moins référencés) sur l'importance des fonctionnaires territoriaux au détriment des fonctionnaires d'État. Prendre pour point de comparaison 1980 est un danger car c'est à cette date là que la France s'est décentralisée. Ce qui implique (attention lapalissade) une augmentation du nombre de fonctionnaires. Incroyable !
D'autre part, si je partage justement le point de vue de l'auteur sur les projets pharamineux (et inutiles ?), on voit bien que seul la surveillance locale est à même de corriger les effets des technocrates parisiens... Et c'est plutôt une pensée libérale que d'affirmer ça. Or, les fonctionnaires locaux sont aujourd'hui mieux formés. Et les collectivités locales sont (attention, là aussi ça risque de vous surprendre) beaucoup mieux gérés dans leur ensemble que les comptes de l'État (principe de surveillance des dépenses, avec obligation de thésauriser une partie pour rembourser les investissements).
Au contraire, les administrations centralisées sont gangrénées par des sangsues privées qui se servent sur la bête : consultants privés payés rubis sur l'ongle (Capgemini, etc.), pratique de pantouflage, conflits d'intérêts flagrants, salaires trop élevés des dirigeants. Les problèmes sont bien de ce côté là.
Je m'étonne enfin que l'article vante les mérites du système de transport parisien (certes plutôt de bonne qualité) et non les défauts catastrophiques des infrastructures non entretenues aux USA (paradis des libéraux), où le manque d'investissement et d'entretien auraient un coût estimé de 3 000 000 000 (trois mille milliards). En comparaison : l'Europe et même la Chine investisse beaucoup plus. C'était d'ailleurs le sens du discours de l'Union de M. Obama en 2011.
à bon entendeur
A M.MARTIN
Merci pour votre approche...
Le rapport fonctionnaires/habitants est fort intéressant.
Si ce rapport n'avait pas changé on aurait du avoir 4.500.000 fonctionnaires au lieu de 5.300.000, en 2008. Cela aurait indiqué une productivité inchangée....
Donc l'extension de l'informatique associée à internet est un frein formidable à l'accroissement de la productivité des fonctionnaires !! Qui peut croire cela ?
Merci d'avoir démontré la moindre performance de la fonction publique quand sa croissance devient démesurée.
J'ai beau être en France depuis longtemps, je suis encore surpris par l'esprit français. Le thème véritable de cet article ne devrait pas être la contre-argumentation des discours libéraux mais de se demander pourquoi une fraction si minoritaire de l'opinion a si facilement accès aux médias. Ceux-ci ne sont qu'un instrument de propagande au service du conformisme des riches. Cet étouffement du débat nous laissera totalement dépourvu de solution de rechange lorsque la politique actuelle nous aura mené à la catstrophe.
Vous caricaturez un peu trop le libéralisme, c'est dommage l'article aurait pu être plus intéressant.
Pourquoi la réglementation serait-elle si nécessaire ? La tromperie sur la marchandise n'est pas la meilleure stratégie commerciale. Et les taverniers ont du se rendre compte dès le moyen-âge que rajouter de l'eau dans le vin rapportait surtout des clients à la taverne d'à côté. Quand à la discussion sur les trusts et les monopoles, les gouvernements socio-démocrates lui trouvent pourtant énormément de vertue. C'est sûrement plus complexe que cela en tout cas.
De même sous-entendre que les théories "ultra" ou "néo" libérales portent l'entière responsabilité des crises de ces dernières années est un peu léger. Quid de la politique monétaire des E-U dans les années 2000, de la déductibilité des intérêts hypothécaires , ou de l'obligation pour les institutions de crédits de prêter aux plus démunis, et donc aux moins solvables, afin qu'ils puissent accéder à la propriété ? Tout cela n'était pas très libéral mais bien étatique et a certainement contribué (d'autres diraient directement provoqué) la crise que l'on traverse encore aujourd'hui.
Et je ne vois pas en quoi le fait que les Etats-Unis aient mis en place un système de santé étatisé plus ambitieux que le précédent enterre le libéralisme. Il n'est d'ailleurs pas universel, 5% des Américains n'auront toujours pas d'assurance maladie. Les Etats-Unis même si on aime bien penser le contraire, n'est pas un pays libéral, en tout cas pas plus que la France n'est un pays socialiste.
Bref, pour finir je vais être aussi nuancé que vous : après 40 ans d'échecs en France, ne pas vouloir en finir avec le dirigisme économique c'est tout simplement un discours irresponsable et criminel.
Si les (ultra) libéraux sont si nombreux dans nos tubes cathodiques, je ne relève même pas certains commentateurs les pensant omniprésents, il est surprenant que l'auteur soit si mal informer sur la théorie libéral.
Il ignore d'abord tout du théoriste fondateur de l'économie: Smith, puisqu'il tourne en épingle le concept de main invisible, dont il n'a apparemment entendu que le nom, de manière a faire penser au spectateur qu'elle nécessite une quelconque gentillesse.
Quand Smith parle de main invisible, il entend "Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme."
Cette théorie de la main invisible est la justification de toutes doctrines voulant l'économie de marché des plus libérales jusqu'aux plus interventionnistes, de Rothbard à Keynes, il est aberrant de voir qu'une proposition si évidente fasse débat, voir fasse quasi unanimité contre elle dans un pays supposé moderne comme la France. Dans un article de qualité, et au fait des débats modernes des sciences économiques, l'auteur nous aurait parlé d’asymétrie de l'information, voir de thèmes plus anciens comme le piège a liquidité de Keynes, autant de thèmes qui permettent de placer des exceptions dans l’efficacité de la main invisible et de justifier l'intervention de l'état de manière tout a fait cohérente, mais il a choisit de vider l'expression de main invisible de son sens et de porter comme conclusion que l'intervention doit être la règle.
il ignore ensuite les théories libérales modernes. Il est étonnant, si ces libéraux sont si omniprésent, qu'il n'aborde pas l'explication libéral de la crise des subprimes. Il y en en effet une explication a chaque phase de la crise. Certains états fédérés créer une inflation artificiel des prix de l'immobiliers en créant des réglementations de plus en plus contraignante sur les constructibilité des terrains et la construction, cette fameuse "planification du territoire" que nous connaissons biens en France, qui a fait s’envoler les prix du logement dans des villes dont la population stagne comme San Francisco tandis que cette "planification" et cette flambé épargne des villes a très forte croissance démographique (Atlanta, Houston). La banque centrale américaine finance cette bulle par des taux d’intérêt ridiculement bas, tandis que deux banques crées par l'état américain, au statut toujours semi publique: fani mae et fredi mac, permettent, sous direction et à la demande de l'état américain, a des foyer pauvres, écarté du logement par la flambé des prix, de s'endetter plus que raisonnable pour accéder a la propriété. Cette explication libéral est censuré ou ignoré par l'auteur, pour lui il est évident pour tout le monde que la crise est du à la spéculation, terme qu'il ne prend même pas le temps de définir par ailleurs.
de même, il passe a coté d'un évènement majeur de la campagne américaine, l'aventure de Paul lors des primaires républicaines. car contrairement a ce que déclare l'auteur la crise a plutôt ravivé les courant libéraux aux états unis, ou plutôt a créer un clivage dans la société américaine, la ou les politiques économiques de bush et Clinton pourrait être désignés comme centristes (aux états unis): "aides" à l’accès a la propriété suscités, baisse d’impôt pour les classes moyennes, non équilibres des budgets, politiques de taux directeurs bas... les années post crise aura été marqué par une vive division, 99% vs tea party, Ronmey vs Obama (encore que Ronmey puisse être considéré comme appartenant a la ligne centriste sus mentionné), et par un réveil des idées libertariennes, avec l'essor tout relatif du parti libertarien et la rocambolesque campagne des primaires républicaines et de son candidat déçu Ron Paul
Un coétudiant d'assas, qui aurait aimé avoir plus de 3000caractères, cordialement.
Bonjour remirouziers,
"Certains états fédérés créer une inflation artificiel des prix de l'immobiliers en créant des réglementations de plus en plus contraignante sur les constructibilité des terrains et la construction, cette fameuse "planification du territoire" que nous connaissons biens en France, qui a fait s’envoler les prix du logement dans des villes dont la population stagne comme San Francisco tandis que cette "planification" et cette flambé épargne des villes a très forte croissance démographique (Atlanta, Houston). La banque centrale américaine finance cette bulle par des taux d’intérêt ridiculement bas"
Au début ce n'est pas une bulle. Les spéculateurs ont raison de penser au début que là où on a pas le droit de construire la valeur d'échange (marchande) de l'immobilier ne peut qu'augmenter.
"tandis que deux banques crées par l'état américain, au statut toujours semi publique: fani mae et fredi mac, permettent, sous direction et à la demande de l'état américain, a des foyer pauvres, écarté du logement par la flambé des prix, de s'endetter plus que raisonnable pour accéder a la propriété."
Il n'y a aucun endettement raisonnable qui permette à tous d'accéder au logement quand on a pas le droit de construire assez de logements pour tous.
"Cette explication libéral est censuré ou ignoré par l'auteur, pour lui il est évident pour tout le monde que la crise est du à la spéculation"
Et pourtant, si. L'éclatement de la bulle est bel et bien dû aux spéculateurs qui ont crûs que les arbres pouvaient monter jusqu'au ciel, qu'il suffisait de bloquer la construction pour que l'immobilier puisse grimper indéfiniment sans création de monnaie suffisante. A supposer qu'ils n'aient pas été de mèche avec les spéculateurs, ceux qui ont pondu les normes d'urbanisme malthusiennes ne sont responsables que du gonflement initial de la bulle, pas de son éclatement final au moment où les ménages se sont retrouvés incapables de rembourser leurs emprunts immobiliers.
Les spéculateurs ont bel et bien prêté de l'argent au N+1ème ménage le plus pauvre alors qu'ils savaient que seuls N logements étaient autorisés par les autorités locales.
Cordialement
Cordialement
Il faut donc distinguer deux crises.
D'une part la crise du logement, dont la responsabilité incombe entièrement aux politiques qui imposent les normes d'urbanisme malthusiennes.
D'autre part la crise financière née de l'éclatement de la bulle des subprimes, dont la responsabilité est partagée entre les politiques qui imposent les restrictions d'urbanisme et les spéculateurs qui ont voulu exploiter la détresse des ménages les plus pauvres victimes de ces restrictions, en leur proposant des crédits qu'ils ne pourront pas rembourser.
Il est exact que les spéculateurs se sont bien gardé de spéculer sur la détresse des victimes de la pénurie de logements là où il ne peut pas y avoir de pénurie car on a le droit de construire librement (exemples d'Atlanta et de Houston que vous citez)
Le paradoxe que vous soulevez est facile à résoudre. C'est parce qu'à San Francisco on ne peut plus rien construire que l'immobilier atteint des sommets et que la population décline. C'est parce qu'à Atlanta et Houston on peut construire librement que l'immobilier reste raisonnable et que la population peut augmenter.
A propos de crise, avez-vous remarqué que les médias considèrent qu'il y a crise uniquement quand la Bourse perd des points ?
Pour eux crise économique = crise financière. Ils refusent de parler de crise tant que la Bourse se porte bien, même si le peuple est en train de crever pendant ce temps là.
C'est ainsi que pour les économistes libéraux et les médias la crise actuelle a débuté en 2008 et est presque déjà terminée. Alors qu'en réalité le peuple français est confronté à une terrible crise qui a débuté en 1974 et qui est encore très loin d'être terminée.
Cordialement
Avez-vous déjà lu ne serait-ce qu'un livre d'un auteur libéral ? Hayek, Von Mises, Rothbard, Friedman ou plus proche de la France, Bastiat ?
"Cette théorie part malheureusement d’un postulat de départ totalement erroné: elle présuppose que le commerçant est par nature un être bien intentionné. Pourtant, le bon monsieur Smith n’était pas encore né qu’au Moyen-Âge, il fallait déjà empêcher les taverniers de couper leurs barriques de vin à l’eau pour s’assurer des coûts d’achat moindres et des marges de profits conséquentes, au nez et à la barbe des poivrots du royaume."
Non justement vous n'avez pas compris. C'est aux consommateurs de définir s'ils sont prêt à payer cher un vin coupé à l'eau. S'ils sont heureux avec ce vin, tant mieux pour eux et tant mieux pour le tavernier qui gagne plus d'argent.
Si tous les taverniers coupe le vin à l'eau alors il y aura forcément un type plus malin qui va vendre au même prix voir moins cher un vin non coupé. C'est ce qu'on appelle la concurrence.
Sinon, tous les libéraux ne sont pas minarchistes. Les anarcho-capitalistes ne veulent pas d'un Etat.
Enfin si vous voulez le point de vue d'un libéral sur Reagan : http://mises.ca/posts/articles/the-myths-of-reaganomics/
A Leoorich
Aucun système construit par un esprit humain ne peut être parfait.
La régulation du marché par la concurrence ne peut être parfaite, mais cette imperfection ne peut justifier de jeter le marché aux orties.
Lorsque vous écrivez " c'est aux consommateurs de définir s'ils sont prêts à payer cher un vin coupé à l'eau", vous oubliez que les consommateurs sont, bien entendu, privés de cette information.
Les consommateurs sont fondés à penser que le verre de vin commandé ne contient que du vin.La concurrence n' a de sens que pour des produits comparables et ce n'est pas par le jeu de la concurrence qu'on va déterminer quel vin est coupé à l'eau.
Il faudra donc bien qu'un tiers vérifie que les vins proposés au marché ne soient pas coupés d'eau.
C'est une régulation du marché et un droit du consommateur.
" Un rapport de la Cour des comptes de 2009 estimait que la France comptait environ 5,3 millions de fonctionnaires (soit 20,4% de l’emploi total). Entre 1980 et 2008, leur nombre a progressé de 36%: 1,4 millions de fonctionnaires en plus! "
=> Connerie. La population française a augmenté de 20% dans la même période, passant de moins de 55 millions à plus de 65 millions. le nombre de fonctionnaire à logiquement suivi ( plus d'enfants donc plus de profs, plus de médecins, etc. ). l'augmentation "réelle" du nombre de fonctionnaire est de l'ordre de +13%, c'est peu quand on se rends compte de l'évolution de la société ( chômage multiplié par 3, vieillissement de la population et explosion des retraités, etc... )
Par ailleurs, autre connerie, considérer qu'il y a "trop de fonctionnaire et trop d'impôts" vient d'un raisonnement d'obtus : un fonctionnaire PRODUIT de la richesse. Tout fonctionnaire inexistant devrait être remplacé par un salarié du privé équivalent : un prof ( gratuit pour les parents ) par un autre profs ( écoles privées payantes ), un médecin ( CHU ) par un médecin ( clinique ), etc.
le financement serait différent ( passage de l'impôt à un achat privé ), mais équivalent.
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Cela dit, OUI on a une fiscalité lourde mais surtout très complexe, oui on a des systèmes excessivement redondants en France ( communes, communautés, territoires, pays, départements, régions, préfectures, sous préfectures... ), et cela fait 20 ans que des politiques lucides veulent les réformer ( cf. rapport Balladur ), mais ils sont prisonniers de connards d'élus ( qui votent les lois et protègent avant tout leurs propres intérêts ) et d'abrutis d'électeurs ( néophobes par principe )
Mais la redondance des systèmes a un intérêt, ce que vous confirmera n'importe quel ingénieur, informaticien ou logisticien : si un système commet une erreur ou s'effondre, un autre système peut prendre le relais pour compenser ( je pense notamment aux cas des communautés et des préfectures )
Article typique des mass médias Français:
un universitaire dont la scolarité est subventionnée par l'Etat (donc mes impots) s'exprime dans un site d'information subventionné par l'Etat et nous explique...tenez-vous bien, que plus d'Etat est la solution !!
Quel courage, quel sens du sacrifice, quelle abnégation !
En çà au moins F.Bastiat avait raison : l'Etat c'est cette grande illusion dans laquelle tout le monde s'fforece de vivre au dépend de tout le monde..
Quand au commentaire affirmant qu'un fonctionnaire crée de la richesse...merci pour cette bonne tranche de rigolade ! J'en ais encore les larmes aux yeux.. Commentaire certainement rédigé par qq'un ayant effectué toute sa scolarité dans le public et travaillant peut-être même dans le public ou dans un emploi protégé par l'Etat j'imagine...
Tous fonctionnaire est une charge nette pour le reste des citoyens CONtribuables. Penser le contraire c'est méconnaitre les règles de bases de l'économie (ce qui est "normal" si vous avez effectué votre scolarité en France)
Cdlt
Bonjour Marcus9999
"un universitaire dont la scolarité est subventionnée par l'État (donc mes impôts) s'exprime dans un site d'information subventionné par l'État et nous explique...tenez-vous bien, que plus d'État est la solution !!"
Vous êtes sûr que Slate est subventionné par l'État ? Remarquez, vu le nombre d'entreprises privées subventionnées par l'État, à commencer par les exploitations agricoles, on comprend pourquoi le budget de la France est en déficit.
"Quand au commentaire affirmant qu'un fonctionnaire crée de la richesse..."
Enfin, Monsieur, le fonctionnaire fait ce que sa hiérarchie lui demande, exactement comme l'employé du privé. Si son chef lui demande de détruire de la richesse (armée, police, services d'urbanisme...) le fonctionnaire détruit de la richesse. Si son chef lui demande de créer de la richesse (instituteurs, infirmières...) le fonctionnaire crée de la richesse.
"Tout fonctionnaire est une charge nette pour le reste des citoyens CONtribuables. Penser le contraire c'est méconnaitre les règles de bases de l'économie (ce qui est "normal" si vous avez effectué votre scolarité en France)"
Les règles de base de l'économie restant discutées par les économistes, vous m'accorderez que les règles de base de la comptabilité, elles, sont incontestées.
Allez dire à votre comptable qu'il doit imputer vos dépenses d'éducation sur un compte de charge dans votre budget uniquement si votre enfant est scolarisé dans le public, et que s'il est scolarisé dans le privé il faut imputer vos dépense d'éducation sur un compte de produit : votre comptable vous regardera d'un air atterré et vous répondra que le fanatisme idéologique ultralibéral vous a fait perdre la raison.
Cordialement
Cdlt
On a compris qu'il ne fallait pas bon être libéral! Ceci dit je m'amuserai toujours de voir que l'on souligne avec un certain dégoût le fait d'avoir soutenu Romney, quand certains hommes politiques "à gauche de la gauche" témoignent leur sympathie à Chavez et Castro. Mais là n'est pas le sujet...
Je ne suis pas libéral au sens strict du terme, mais j'émets cependant quelques réserves sur votre tribune.
Quand vous écrivez que la pression fiscale n'est pas un problème en soi en comparant la France à la Scandinavie, vous oubliez de préciser que la situation de ces pays n'est pas comparable: ils ont un modèle social différent mais surtout ils sont en meilleure santé économique: le chômage y est faible et le niveau de vie élevé, ce qui rend les impôts plus facilement acceptables; car ce sont les foyers fiscaux modestes qui souffrent le plus de l'impôt.
Sur la fonction publique, je vous rejoins à peu près sur la nécessité de préserver les services publics d'Etat (même si certains ministères sortent injustement indemnes de la RGPP, cf les créations de postes dans l'Education Nationale), comme sur votre constat sur la fonction publique territoriale pléthorique et à l'utilité discutable.
En revanche, je ne vous suis pas sur les universités. Si les étudiants actuels sont "paupérisés et précaires", c'est aussi à cause du système actuel. Les universités anglo-saxonnes pratiquent une sélection injuste (l'argent), mais assurent un emploi à ceux qui en sortent diplômés. Les universités françaises ne pratiquent aucune sélection, mais sortent des cohortes de jeunes bardés de diplômes ne correspondant pas aux besoins du monde du travail. Avec un master II en poche, faut-il mieux avoir un prêt de 15000€ à rembourser et un emploi payé 3000€/mois (système anglo-saxon) ou (presque) pas de prêt à rembourser mais avec un emploi à 1500€ par mois pour lequel on est surdiplômé (système français)?
Quant à votre dithyrambe sur l'administration Obama, elle est à mon avis un peu simpliste. Le Massachusetts avait initié la protection sociale pour tous sous l'administration du gouverneur Romney (comme quoi...) et le système mis en place par Obama a été autant critiqué par les Républicains que par son propre camp pour ses insuffisances et ses faiblesses. Les classes moyennes et même les catégories les plus modestes de l'électorat américain n'ont pas soutenu Obama II comme ils soutenaient Obama I, preuve d'une certaine défiance et d'une victoire par défaut quand la première élection avait réellement suscité l'espoir.
Enfin, conclure que "la majorité des Américains veut un gouvernement plus puissant et une économie davantage régulée" témoigne d'une certaine incompréhension des résultats de la Présidentielle et de la culture américaine en général. Quant à votre quasi-certitude de la victoire démocrate en 2016, cela relève plus du médium que de l'analyse politique.
A mon humble avis, votre analyse se perd dans un manichéisme franchouillard visant à démontrer désespérément que l'interventionnisme de l'Etat "c'est bien" alors que le libéralisme "c'est mal", et qu'il y a un "sens de l'Histoire" qui nous amène inexorablement vers une "interventionnisme soft", en gros vers un système français.
L'avantage d'une telle lecture, c'est que cela nous dispense de toute réforme structurelle profonde et potentiellement déplaisante, mais aussi de tout effort d'introspection; puisqu'à ce jeu là, la France aurait eu raison toute seule et avant tout le monde. La dernière fois que l'on a eu la certitude d'avoir raison avant tout le monde, c'était lors du lancement du minitel; on a vu le résultat!
L'économie est un phénomène global or la théorie libérale ne prend pas en compte les coût sociétaux et environnementaux induits par les activités productives, c'est pourquoi elle est extrêmement insuffisante dans une perspective de gestion d'intérêts collectifs, ceux de l'Etat, d'une région, d'une commune, etc.
De plus, la théorie libérale a été élaborée à une époque où aucune entreprise privée (responsable seulement devant ses actionnaires) ne pouvait rivaliser avec l'Etat qui, lui, est responsable d'intérêts publics. Or, depuis déjà bien des années, les plus grandes entreprises privées industrielles et financières sont en situation de faire prévaloir leurs intérêts égoïstes au détriment de ceux des citoyens.
Il est donc parfaitement légitime de considérer d'un même regard sceptique l'échec catastrophique des économies dirigées et les dérives aberrantes des économies non régulées, ou insuffisamment régulées…
Je ne vois que des étatistes de tout bord
L'Etat doit subir une cure d'amaigrissement, c'est du simple bon sens.
Le nombre de fonctionnaires aurait dû baisser sensiblement avec l'automatisation: il a augmenté de façon irresponsable.
Les agences gouvernementales multiples sont un gaspillage formidable.
Les collectivités locales sont des structures qui dépensent sans vraiment compter et avec un contrôle tout relatif.
Les politiques sont essentiellement des fonctionnaires n'ayant ni la formation ni l'expérience du management.
La France voudrait assurer un modèle social proche de celui des pays du Nord avec le laxisme et les gaspillages présents chez ceuxdu "Club Med", ce qui le pousse à un grand écart dangereux.
Mais comparer les situations américaines et françaises est délicat: aux USA, Hollande serait taxé de communiste et en France le Tea-Party serait perçu à la droite du Front National!