- Puits d'exploration de gaz de schiste en Pologne, en 2010. REUTERS/Kacper Pempe -
Les gaz de schistes continuent de faire débat en France et au niveau européen. En France, il n'y a pas une semaine sans que le sujet fasse l'objet de unes dans les médias. J'ai pour ma part eu le sentiment d'une propagande organisée exploitant la détresse économique, promettant la lune, l'indépendance énergétique, et les étoiles, de l'argent à flots pour tous. Même Michel Rocard voit dans les gaz de schiste un cadeau des dieux, s'associant ainsi dans le verbe et l'esprit à Louis Gallois, son rapport et ses promesses babyloniennes.
Au niveau européen, c'est avec les débats sur les gaz de schiste que l'on peut mesurer combien la perspective d'intérêts économiques de court terme fait tourner les têtes. Le dérèglement climatique? La protection de la ressource en eau? Les micros-séismes? Les impacts sont minimisés pour ne pas dire volontairement ignorés.
Pourtant, de nombreux documents officiels mettent en lumière les risques sanitaires et environnementaux liés à l'exploitation des gaz et huiles de schiste.
En 2011 déjà, un rapport officiel du Parlement européen concluait que nos cadres législatifs européen et nationaux n'étaient pas adaptés pour faire face aux nombreux impacts inévitables et avérés de la fracturation hydraulique sur l'eau, les sols, l'air et l'environnement en général... sur la base des premières analyses et leçons tirées des Etats-Unis. Depuis, ces conclusions ont été confortées et ce notamment par des études rendues publiques par la Commission européenne en septembre dernier.
Les pro-gaz de schiste n’ont de cesse de brandir le «rêve américain des gaz de schiste», soi-disant source de gains financiers et des emplois.
Mais l'Europe n'est pas les Etats-Unis. Nous n'avons pas les mêmes contraintes de densité de population, les mêmes exigences de sécurité, de préservation de la santé de la ressource en eau ou de nos sols. Les microséismes en France, pour ne parler que d'elle, avec ses 58 réacteurs nucléaires, n'auront pas les mêmes incidences...
Invoquer un pseudo-modèle américain ne devrait nous servir qu'à tirer les leçons de leur expérience: épisodes sismiques, nappes phréatiques polluées... Je suis allée en Pennsylvanie, et je n'ai pas aimé ce que j'y ai vu et entendu: des puits qui laissent s'échapper des gaz et des produits chimiques dans les nappes phréatiques. On ne peut plus rien cultiver, les paysages sont dévastés.
On entend dire que les industriels travailleraient sur le remplacement des produits chimiques, la technologie des forages, une fracturation sans eau avec du gaz propane, du dioxyde de carbone, une stimulation électrique et autres.
Laissons les Etats-Unis développer et expérimenter des technologies alternatives à la fracturation hydraulique. Pendant ce temps, nous miserons sur les énergies renouvelables, sur les économies d'énergies, l'efficacité énergétique, c'est-à-dire sur un futur durable et sûr. Ne cédons pas à la paresse de l'intelligence... et à la désinformation.
Au niveau européen, le débat est loin d'être clos. Les deux résolutions votées fin novembre en plénière sont des étapes et elles ont eu le mérite de révéler clairement les lignes de partage entre eurodéputés.
Je regrette à ce titre que l'amendement déposé par les écologistes, appelant à un moratoire européen sur la fracturation hydraulique, n'ait pas trouvé de majorité lors des votes. Mais je me réjouis que plusieurs articles témoignant d’un a priori favorable à cette exploitation aient également été supprimés, et que priment deux principes qui nous tiennent particulièrement à cœur: le principe de précaution et le principe «pollueur-payeur», qui ont été actés.
Le Parlement européen a donc envoyé un message clair à la Commission européenne, aux Etats membres et à leurs citoyens: nous ne pouvons exploiter cette énergie fossile sans prendre de précautions, et celles-ci ne sont pas réunies aujourd'hui.
Les commissaires à l'Energie et à l'Environnement se sont engagés à présenter en 2013 une proposition de cadre réglementaire fondé sur une consultation publique et des analyses de risques.
J'espère que cette mise en perspective des risques avérés et des bénéfices attendus permettra à certains Etats membres de reconsidérer leur engagement dans la course effrénée et avide aux gaz de schiste et qu'elle confortera des Etats comme la France ou la Bulgarie dans leur décision d'interdire la fracturation hydraulique.
Notre priorité est et devra rester de garantir une protection élevée de la santé humaine et de l’environnement en Europe. Notre vision politique pour l'énergie est une stratégie gagnante à long terme pour l'économie et l'environnement –durable et renouvelable.
Alors mon message à Arnaud Montebourg est le suivant: le redressement, c'est regarder vers le haut (éolien, solaire) pas de continuer à s'enfoncer dans les profondeurs des schistes. Mieux vaut produire des énergies renouvelables que de continuer à les importer de Chine ou d'ailleurs.
Sandrine Bélier
EELV veut nous faire croire que la transition énergétique nous permettra de disposer d'une énergie électrique propre et inépuisable. Mais EELV omet sciemment de nous donner les bonnes informations sur les ENR.
A) Les défauts des éoliennes
- elles défigurent les paysages et réduisent les surfaces cultivables
- leur fonctionnement est intermittent et imprévisible
- la puissance fournie est fluctuante : elle est nulle pour V (vitesse du vent) inférieure à 5 m/s, soit 18 km/h.
Elle augmente continûment pour 5 m/s
- "Elles défigurent le paysage" Les gouts et les couleurs... Personnellement je les trouve bien plus belles que les cheminées d'une centrale nucléaire, ou pour sortir du contexte énergétique, bien plus esthétiques que les zones commerciales qui fleurissent depuis des années à la périphérie des villes en empiétant sur les terres agricoles qui vous semble si cher.
A ce sujet, une éolienne de 3MW occupe une surface au sol de 28m2 (soit moins de 10m2/MW...je vous défis de trouver mieux).
- "Fonctionnement intermittent", certes c'est pourquoi il convient d'en déployer en de nombreux endroits. La décentralisation de l'énergie éolienne est d'ailleurs une de ces forces.
- "La puissance fournie est fluctuante": Oui, c'est une évidence, et cela rejoins le point précédent.
"elle est nulle pour V (vitesse du vent) inférieure à 5 m/s, soit 18 km/h." Là on est plus d'accord. La gamme des éoliennes proposées par l'entreprise pour laquelle je travaille commence à produire à partir d'un vent soufflant à 2m/s (7km/h) et attends sa puissance nominale (maximum) pour un vent soufflant à 11m/s (40km/h).
Je dois avouer qu'en voyant que votre première argument concerne une considération esthétique, je m'attendais à ce que le reste de votre "développement" soit remplie de l’imprécision caractéristique du discours des opposants à l'énergie éolienne...
Je n'affirme pas que l'éolien doit supplanter à lui seul le nucléaire... Mais il est indéniable pour moi, qu'il doit être la pierre angulaire du mixe énergétique qui doit être mis en place pour nous libérer de l'énergie de l'atome et des autres énergies dites fossiles.
Je suis entouré d'éoliennes et elles font partie du paysage. Si quelque chose le défigure ce sont plutôt les fils électriques et du téléphone dans les rues et le long des routes.
Chaque éolienne ne prend que quelques mètres carrés au sol et la surface sous les pales est cultivé.
La météo est une science déjà ancienne et qui permet désormais de prévoir le vent avec plusieurs jours d'avance. Vous devriez suive le Vendée Globe.
Il existe de bonnes solutions pour compenser le fonctionnement intermittent. La mise en réseau au niveau européen, le "pompage turbinage", la production de gaz par électrolyse.
5m/s, soit 18 km/h, sont atteint assez rapidement à hauteur de pales.
Précisions pour Nagrom :
Puisque vous n'aimez pas l'imprécision, vous admettrez sans difficulté que si par "énergie décentralisée" vous sous-entendez, comme on le fait généralement (parce que ça fait énergie sympathique), qu'il s'agit d'une énergie consommée localement sur son lieu de production, chaque portion du territoire devenant autonome, alors l'énergie éolienne est la moins décentralisée de toute les énergies. En effet les zones correctement ventées sont bien délimitées, et éloignées des zones de consommation ; et du fait même de l'intermittence que vous évoquez, il faut transporter l'électricité produite sur des milliers de km pour pallier les défaillances, la majorité du temps, des éoliennes. L'éolien n'est décentralisé qu'au sens ou contrairement à une centrale classique qui produit beaucoup sur une surface restreinte, il faut ici couvrir le territoire entier pour récupérer quelque chose de significatif.
D'autre part vous évoquez le fameux "foisonnement" ("déploiement en de nombreux endroits") n'est pas avéré dans les faits, et ne constitue donc pas une solution à l'intermittence. Je vous invite à consulter le graphique qui apparaît vers la fin de l'article que vous trouverez ici : http://www.manicore.com/documentation/eolien.html. Des chercheurs ont compilé la production éolienne sur plusieurs mois en Europe et la conclusion est claire : soit toute l'Europe produit en même temps, et alors on en a trop, soit toute l'Europe ne produit rien...
arrêter vos mensonges. dès qu'un projet éolien est prêt les opposants ce sont les verts. les exemples sont nombreux.
Ah bon? Si les exemples sont nombreux vous devriez être en mesure de nous en donner au moins un...J'avoue être curieux sur le coup!
vous avez entièrement raison. officiellement jamais. pour vérifier mon propos, je vous invite a trainer lors des manifs anti installation d'une ou plusieurs éoliennes.
là, vous tomberez sur des "militants" qui vous expliqueront que c'est fait en dépit du bon sens (ce qui est peut être vrai) et que ce n'est que pour la capitalisme, où pour cautionner le nucléaire, etc..
bien sur ils ne représentent pas leurs parties, mais ces activistes se réclament de la vraie écologie.
La géothermie provoque aussi des micro séismes et personne ne parle de ceux là (pourtant présent sous Paris intramuros)... d'un autre côté les micro-séismes sont moins important que le tremblement dû au passage d'un camion/un train/un métro...
De plus les interdictions des écolos (nucléaire, éolien, marémotrices,...) font que le charbon (la pire des énergies) a le vent en poupe et n'a jamais été autant consommé aujourd'hui!
il n'esxiste aucune energie propre et renouvelable. Elles ont toutes un cout écologique. Cette personne est une farceuse.
Certainement ! On devrait parler d'énergies venant du soleil et non stockées par la nature ou stockées à courte échéances comme dans le bois.
Mais il est probable que le soleil renouvellera ses bienfaits pendant encore quelques millions d'années ce qui s'approche de l'éternité.
Le cout écologique de la captation de l'énergie photovoltaïque est très important. Par KW produit je crois qu'il est bien pire qu'on veut nous faire croire. De la même manière celui de l'hydro électricité et probablement pire que tout. Le barrage d'Assouan est ni plus ni moins en train d'asphyxier la méditerranée en ne lui fournissant plus ses légendaires limons, source de vie multi-millénaires. Rajoutons aussi que ces gigantesques barrages chinois, qui se nourrissent des eaux de fonte des glaces au Tibet, représente, à mes yeux, une menace bien pire que les centrale nucléaires. Si celui des Trois Gorges venait à rompre, lors pare exemple d'un tremblement de terre comme celui qui a eut lieu récemment, c'est en dizaines de million de morts noyés qu'il faudrait compter les victimes. Donc, les choses ne sont pas simple. De plus quid du Réchauffement Climatique ? La BBC annonce les plus grand frimas depuis un siècle. Avec une démographie de 6 et bientôt 9 milliard d'individus sur la planète, comment peut on fournir de l'énergie pour tout le monde ?
Atomcraft, Yah Bitte !
...pour la simple et bonne raison que le seul moyen de savoir est d'y aller.
Pour le moment on ne sait ni la quantité de gaz en place, ni la structure des sous-sols qui permettrait de qualifier le risque.
Quand à savoir si c'est écologique de consommer du gaz de schiste... C'est de l'hypocrisie caractérisée dans la mesure où le marché de l'énergie est mondial, on en consomme déjà de manière direct et indirect!
La question n'est pas de savoir ce que l'on consomme, elle est de savoir ce que l'on consommera et donc dans quoi on investit.
Les gazes de schistes sont une énergie fossile.
Le débat devrait s’arrêter la mais il y'a toujours des gens pour défendre l'indéfendable. Quand nos voisins asiatiques se mettent a l'éolien pour la chine ou carrément a la fusion nucléaire pour la Corée du sud.. . Nous on reprend une technique de texan pour dynamiter les sols. Décalage ? Oui et on s'étonne que le savoir faire prend du retard.
Merci, les défenseurs des énergies fossiles !
Vous serez comptent de rouler en gros 4x4 quand le monde sera un désert.. . ; )
Tout cela n'est qu'illusion. L'éolien est fluent, il faut une source d'énergie réactive ou du stockage pour assurer la production. Le stockage est déjà saturé en France avec les STEP, et aucune solution technique à base d'hydrogène ou de méthane ne tient la route dès qu'on commence à parler sécurité, cout et rendement (28% !!!). Et qu'on ne nous parle pas de construire des vastes retenues sur les zones côtières, les destructions d'habitats sensibles seraient gigantesques sans parler des conflits d'usages déjà très présent dans ces zones.
L'éolien doit donc s'appuyer sur du gaz, comme c'est le cas dans tout les pays riches en éolien (Danemark, Allemagne, Espagne). Chaque MW de puissance éolienne installé s'appuie sur la même puissance installé en gaz, qui fonctionne quand l'éolien est insuffisant, c'est à dire 75 à 80% du temps. L'Allemagne en retard aussi bien sur les lignes THT, l'illusion du stockage et le gaz voit ainsi son parc éolien devenir de moins en moins efficace et accumuler les pertes:
http://www.laviedesreseaux.fr/Informez-vous/Actualite/Eolien-hausse-des-pertes-d-energie-en-Allemagne
Si on veut se passer de gaz (de schiste ou russe) seul le biogaz peut assurer l'amortissement de la fluence. Hors ce potentiel bien réel n'est absolument pas capable remplacer plus de quelques réacteurs nucléaires :
http://www.caussade-semences.fr/File/DOC_BIOGAZ.pdf
Calculé à la louche d'après les données de ce document, il faut compter 500 000ha de maïs biomasse pour remplacer un EPR. Au vu de l'amour entre le maïs et les écologistes, je doute que cette approche utilitariste soit choisis, même l'Allemagne essaye d'introduire un peu de diversité, non sans mal:
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69763.htm
Une fois de plus la filière ENR est mise en danger par un discours naïf et éloigné de la réalité, qui se traduira in fine par un retour de bâton très douloureux pour ceux qui s'y investissent, comme ce fût le cas avec le solaire. Un peu de réalise ne fait pas de mal, il est tout à fait possible de sortir de l'économie carboné sans dérapage économique, à condition de ne pas être borné: le nucléaire reste indispensable.
Tant que les écologistes continueront à rêvasser plutôt que d'apprendre à se servir d'une feuille de tableur Excel, on continuera à lire ce genre de propos fort poétiques, mais totalement déconnectés des réalités industrielles et financières.
Les besoins en énergie d'une société moderne sont à la fois colossaux et permanents. Et ils continueront de croître avec la population, même si nous faisons par ailleurs de gros efforts d'optimisation. C'est pour cela que la montée en puissance des énergies renouvelables sera lente, très lente, et certainement pas à la hauteur des enjeux.
Pour vivre, nous continuerons donc de devoir importer massivement de l'énergie fossile. La question est: avec quoi la paierons-nous? Notre économie est durablement en berne, et le reste du monde ne va certainement pas continuer éternellement à nous prêter de quoi acheter du pétrole, du gaz, de l'uranium... ou même des panneaux solaires chinois!
Alors non, le gaz de schiste ne représente pas une solution durable, mais il représente tout de même une solution.
L'éolien et le solaire comme alternative au gaz de schiste? A peu près autant que la bougie est une alternative au chauffage central.
Les seules énergies renouvelables ayant un potentiel énergétique comparable sont les usines marémotrices et la géothermie profonde. Quant à l'effet sur la balance des paiements, de solution, il n'y en a point.
En l'occurrence, ce n'est pas la solution, qui est en l'air, c'est la tête..
... Et l'avenir des Verts est en Grèce !
Vous avez mille fois raison Mme Bélier : laissons donc les Américains développer leurs ressources leur assurant une énergie à faible coût, et donc développement économique et vie confortable, et de notre côté engageons-nous résolument dans la perte de compétitivité, le rationnement et le déclin.
"... Et l'avenir des Verts est en Grèce !" Mais oui! Car les Grecs ont découvert le soleil (enfin). Ici nous en avons quelques 325 jours par an et c'est gratuit!
Ou presque. Je viens de faire équiper ma maison (à mes frais et sans avantage fiscal) de panels solaires qui produisent tellement de l'électricité que je puisse en vend à DEI (l'EDF grec).
Je ne paie plus mon électricité. Elle me paie.
Par ailleurs j'ai appris que si le Sahara était couvert à 33% par des panneaux solaires il fournirait assez de l'électricité pour le monde entier!
Sans doute les chameaux protesteraient.
Cordialement,
"Ou presque. Je viens de faire équiper ma maison (à mes frais et sans avantage fiscal) de panels solaires qui produisent tellement de l'électricité que je puisse en vend à DEI (l'EDF grec).
Je ne paie plus mon électricité. Elle me paie."
Bref, on vous subventionne en rachetant votre électricité largement au-dessus du prix du marché. Vous pouvez dire merci à vos concitoyens qui subventionnent votre installation par un renchérissement de leurs factures.
A part ca, l'énergie solaire est intéressante en soi, elle est juste non-compétitive pour le moment...
Un papier "vert" ne peut pas vraiment être objectif; donc une seule solution, étudier et tester des techniques moins polluantes,soit une solution de bon sens, avant de se prononcer en connaissance de cause!
Mais peut-être Ms Bélier a une solution magique pour gérer la décroissance énergétique dans un monde qui n'a connu que la croissance; je doute toutefois qu'elle fasse un succès en proposant de telles mesures.
Si le monde veut une planète intacte et propre il va de soi que toute industrie basée sur l' extraction est par définition à éliminer. A moins de pouvoir remplacer les matières premières dans un délai de une ou deux générations, quod non.
Si le monde veut une énergie durable il faudra produire ces machines grâce aux techniques de recyclage et les faire tourner ... avec des combustibles durables produites par des machines ... et ici se situe le premier problème.
Ensuite il y a les coûts de production. Il va de soi qu' il s' agit de full costing en intégrant les coûts micro propres à l' entreprise pour sa production et les coûts externes dûs aux effets secondaires non souhaités mais inhérents à la production.
Ces coûts sont également présents dans l' isolation et doivent donc également être intégrés. Pas de subsides, pas d' aides, pas d' interventions étatiques.
Ce ne sera que sur base de ces données que se pourront établir des choix politiques, probablement pas parfaits mais plus transparents que la façon dont cela se passe aurjourd' hui .
Je croyais que les pronucléaires avaient le souci du climat. Ne nous serinent-ils pas depuis dix ans sur l'avantage environnemental de leur chère technologie grâce à la moindre émission de CO2 ?
Le fameux European Pressurized Reactor (EPR) devait coûter 3,3 milliards. Il coûtera 8,5 milliards selon les dernières estimations, ce qui a fait fuir l’italien Enel, qui était le seul partenaire d’EDF dans ce projet et qui demande aujourd’hui à être remboursé. ""L'EPR de Flamanville n'est pas le bon moyen pour fournir de l'énergie à un prix adapté" a déclaré Anthony Parsons, directeur commercial d'Enel France. Un investissement de 8,5 milliards, cela correspond à un prix de revient de 105 euros le MWh selon Per Lekander, analyste chez UBS, un prix confirmé par de nombreux experts. Alors que les projets EPR ont échoué aux Emirats-Arabes-Unis et aux USA et que l’EPR finlandais fait l’objet d’un contentieux (qui va payer la lourde facture additionnelle liée aux retards sur ce chantier, les français ou les finlandais ?), EDF tente actuellement de négocier en Grande-Bretagne un tarif d’achat garanti de 100 euros par MWh afin que les deux EPR que le groupe souhaite construire chez nos voisins d’outre-Manche puisse être économiquement viables.
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L’éolien peut-il remplacer un EPR ? L’éolien, en France, c’est un prix de revient de 60 à 80 euros par MWh (le tarif d’achat garanti est fixé par la Loi à 84 euros), soit 25 à 45 euros de moins que le MWh EPR. Mais l’éolien peut-il, comme l’EPR, délivrer de l’électricité en base, sans intermittence ? A quel prix ? Et pour quel bilan CO2 ? L’EPR a une puissance de 1,6 GW et il délivrera en moyenne environ 1,4 GW. Pour délivrer cette puissance avec l’éolien, il faut installer un parc de 6,6 GW si l’on retient l’hypothèse d’un facteur de capacité moyen de 21,3% (observé en France en 2011). Ces 6,6 GW répartis sur plusieurs régions françaises permettraient de bénéficier de l’effet de foisonnement (smoothing effect). 1000 communes (sur les 36 568) installant chacune deux éoliennes de 3,3 MW et le compte est bon. Le foisonnement n’est cependant pas suffisant : il faut disposer d’un système tampon pour compenser les fluctuations autour de la moyenne de 1,4 GW si l’on souhaite délivrer une puissance constante.
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C’est possible en reliant par un câble sous-marin HVDC (Courant Continu Haute Tension) de 1,4 GW la France à la Norvège, pays sculpté par l’érosion glaciaire qui est un énorme château d’eau de 84 000 GWh, ce qui correspond à la moitié du réservoir hydro de l’Europe. Il est en effet très rare (moins de 8% du temps sur une année selon les données RTE) que le facteur de capacité éolien soit le double de la moyenne annuelle. Quand la production du parc est supérieure à la moyenne, alors l’électricité en excès peut être exportée vers la Norvège, qui diminue alors sa production hydroélectrique pour compenser, ce qui permet d’économiser l’eau accumulée dans les lacs de barrages qui sont dès à présent en place. Et quand la production éolienne est inférieure à la moyenne, voir proche de zéro (ce qui est très rare, selon RTE le facteur de capacité de l’éolien est 90% du temps supérieur à 6% en France), alors l’hydro norvégien peut compenser le déficit. Au final, le parc éolien hydro-assisté peut délivrer de manière constante 1,4 GW au réseau électrique français, tout comme l’EPR de Flamanville.
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L’Allemagne et la Norvège viennent de signer il y a quelques jours un accord pour la construction d’une ligne HVDC sous-marine de 1,4 GW entre les deux pays (500 km), pour un coût d’1,8 milliards d’euros. Ce projet, et les autres lignes qui suivront, sont essentiels pour que l’Allemagne puisse se libérer du nucléaire dès 2020 grâce aux renouvelables tout en réduisant ses émissions de CO2, objectif que s’est fixé notre voisin. Les Pays-bas sont dès aujourd’hui reliés à la Norvège par le câble NorNed 1 (560 km). C’est également le cas du Danemark, pays modèle pour toute l’Europe en matière de symbiose hydro-
Et si l'avenir était à la méthanisation, comme cela a été expérimenté en 1865 à Nogent-Le-Rotrou, et a permis l'éclairage d'Alençon l'année suivante? Cette expérience est relatée dans le petit livre "Le gaz de chistr" de Gilles de Janzé. On y trouve une terrifiante autant qu'interminable note de bas de page qui recense tous les composants chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique.
Une préface implorant qu'on laisse vivre tranquillement les habitants de l'intérieur de la terre est (apocryphement) signée Jules Vernes. Quant à l'autre préface, signée de Bouvard et Pécuchet, elle est encore plus douteuse.
Pour les arbres.
En quoi l'arrêt de recherches sur les techniques d'exploitation des gaz de schiste est-il nécessaire pour poursuivre le développement des énergies "dites" renouvelables?
La question des énergies est aussi pour les consommateurs la question du prix à payer.
En quoi la poursuite du rêve d'Iter de maîtriser sur terre l’énergie du soleil doit-elle empêcher la recherche d'amélioration de la filière nucléaire?
Le plus choquant dans la décision d'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim, c'est que c'est une décision basée sur un méprisable marchandage électorale entre les PS et les verts.
La question de l'énergie est prise en otage par des politiciens qui en font leur fond de commerce et le plus grand service à leur rendre c'est d'engager la polémique alors que le sujet doit être éclairé par les scientifiques, les économistes, les industriels pour nourrir un débat démocratique sans anathème.
EELV veut nous faire croire que la transition énergétique nous permettra de disposer d'une énergie électrique propre et inépuisable. Mais EELV omet sciemment de nous donner les bonnes informations sur les ENR.
A) Les défauts des éoliennes
- elles défigurent les paysages et réduisent les surfaces cultivables
- leur fonctionnement est intermittent et imprévisible
- la puissance fournie est fluctuante : elle est nulle pour V (vitesse du vent) inférieure à 5 m/s, soit 18 km/h.
Elle augmente continûment pour 5 m/s
EELV veut nous faire croire que la transition énergétique nous permettra de disposer d'une énergie électrique propre et inépuisable. Mais EELV omet sciemment de nous donner les bonnes informations sur les ENR. Quelques défauts des éoliennes
Elles défigurent les paysages et réduisent les surfaces cultivables.
Leur fonctionnement est intermittent et imprévisible. La puissance fournie est fluctuante : elle est nulle pour V (vitesse du vent) inférieure à 5 m/s, soit 18 km/h. Elle augmente continûment pour 5 m/s
Il ne faut surtout pas toucher au gaz de schiste en France.
Pas pour des raisons écologiques, mais pour des raisons de survie de ce pays.
Cette manne financière empêcherait toute possibilité de réformes du pays, de l'Etat, de son administration pléthorique et improductive ainsi que du pouvoir quasi illimité et despotique que détiennent nos "élus"..