- Des manifestants anti-aéroport face aux forces de l'ordre, le 17 octobre 2012. REUTERS/Stephane Mahe -
C'est un nouvel aéroport vendu pour supporter la stratégie de développement économique du Grand Ouest de la France pour les 30 années à venir, alors que la région dispose déjà de l’aéroport Nantes-Atlantique.
Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) fait l'objet d'oppositions légitimes citoyennes et politiques depuis son origine. Celles-ci, au regard des évènements récents, sont allées en se renforçant ces dernières semaines, mettant en cause la crédibilité politique du nouveau gouvernement.
Après son élection, François Hollande avait promis de ne pas procéder aux expropriations ni de commencer les travaux tant qu’il subsisterait des voies de recours juridiques. Le 16 octobre dernier, des expulsions ont été entamées sur le site, dans des conditions plus que contestables, notamment sur la méthode. Dans le quotidien Libération, le président PS de la région Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette, justifiait l’usage de la force publique, avec plus ou moins de mauvaise foi, par l'épuisement des voies de recours contre le projet de Notre-Dame-des-Landes.
Or, il reste des voies de recours. Devant les juridictions françaises pour contester notamment la légalité de l'autorisation au titre de la loi sur l'eau. Devant la juridiction européenne pour non respect du droit européen. La Commission des Pétitions du Parlement européen (dont je suis membre) a été saisie le 24 octobre dernier pour violation de plusieurs directives européennes.
Les arguments juridiques de l'Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de NDDL (ACIPA) et du Collectif des Elus doutant de la pertinence de l'aéroport de NDDL (CéDpa) sont solides: non respect de la directive sur l'évaluation des incidences sur l'environnement, de la directive cadre sur l'eau, des directives dites «Oiseaux» et «Habitats»...
Le droit européen, généralement âprement négocié par les Etats membres au Conseil, avant d'être voté par le Parlement européen, comprend certaines dispositions très claires. Des règles et dispositions dont l'Etat français s'est peut-être cru exempté, mais que le Parlement européen ne manquera pas de lui rappeler afin que dans les plus brefs délais il renonce à cette aberration économique, sociale et environnementale s'il ne veut pas encourir une condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne et alourdir la charge que fait peser cet aéroport sur les citoyens français.
C’est le cas de la directive sur l’évaluation des incidences sur l’environnement (EIE), applicable pour tous les projets d’infrastructures dont l’impact sur l’environnement est potentiellement important. Elle prévoit que le public doit, en amont à la prise de décision, avoir «la possibilité d'exprimer son avis avant que le projet ne soit entamé» sur «toutes les options alternatives envisageables» (Directive 85/337, article 6), selon des procédures de consultation appropriées.
L’étude d’impact effectuée par les autorités françaises pour l'aéroport de NDDL n'aborde pas plus la question des solutions de substitution au projet retenu que les raisons de leur exclusion. Les impacts environnementaux et les enjeux économiques, sources potentielles de conflits d’intérêts, sont manifestes. Mais, rien dans le dossier ne permet d'évaluer pourquoi les objectifs de la région en termes de transport aérien ne pourraient pas être réglés par l’extension de l’aéroport Nantes-Atlantique existant?
Alors que la région Pays-de la-Loire a perdu 11.000 ha de terres agricoles entre 2000 et 2006, Notre-Dame-des-Landes présente des sols de forte qualité agronomique menacés par l’emprise de l’aéroport qui imperméabiliserait les sols, favorisant le risque d’inondations dans la zone, fragilisant la préservation de la ressource en eau et de la biodiversité.
La «Zone d’aménagement différée» (ZAD), renommée «Zone à défendre» par les opposants locaux, est composée à 98% de zones humides. Cette zone hydrologique d’importance est qualifiée de «Château d’eau de la Loire-Atlantique». Le document de référence qu'est le schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau Loire-Bretagne (SDAGE) –en application de la directive cadre sur l'eau (DCE)– prévoit explicitement que tout projet alternatif comportant un meilleur bilan environnemental doit conduire au refus du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Encore faudrait-il que soient présentées des alternatives au projet qui, comme dit précédemment, sont absentes du dossier...
A ceci s'ajoute la violation des principes concernant les mesures compensatoires obligatoires, faute de pouvoir éviter ou réduire les dommages sur la préservation de la ressource en eau. D'une part, l’entreprise Vinci s'obstine à ne vouloir compenser la destruction des zones humides qu’après la livraison des travaux, ce qui est contraire au principe de la compensation préalable, d'autre part, l'enquête publique d’août 2012 a révélé un manque de surfaces compensables par le projet. Les pétitionnaires démontrent que les mesures compensatoires prévues par le constructeur sont largement insuffisantes et qu’un bilan écologique neutre du projet est inatteignable.
Le projet d'aéroport porte atteinte au respect des objectifs des réglementations Natura 2000, pilier de la protection environnementale en Europe. Des habitats remarquables et des espèces protégées menacées d'extinction (ex: le Fluteau nageant) sont mis en péril par le projet. Les procédures de demandes de dérogations de destructions d'espèces protégées sont indéfendables...
Enfin, d'un point de vue économique, le projet est évalué à plus de 556 millions d’euros, et les aides publiques accordées aux promoteurs du projet sont de 245 millions, soit 44% du budget. La Commission européenne a rappelé que les gestionnaires d’aéroport doivent supporter le coût de construction et que l’attribution d’aides publiques pour les infrastructures, en l'espèce notamment, est de nature à porter atteinte au droit européen de la concurrence.
Tous les éléments sont bel et bien réunis, pour que la forte mobilisation citoyenne (qui se manifestera notamment ce week-end) demandant l'abandon d'un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes soit assurée d'être relayée au Parlement européen, en Commission des pétitions et entendue par la Commission européenne.
Je m'y engage. Je m'engage pour que ce dossier ne prenne pas le chemin annoncé d'un Notre-«Drame»-des-Landes, que cesse la violence des revendications et des réactions, que cesse la potentielle violence qui sera portée à un territoire qui mérite d'être préservé. Des lois sont votées par des parlements, elles doivent être respectées et appliquées par les exécutifs et rappelées, le cas échéant, par ledit pouvoir législatif voire par le pouvoir judiciaire... Et, malheureusement, si ce n'est pas dans un ultime sursaut de raison que le gouvernement renonce à ce projet, c'est l'Union européenne qui le rappellera à la raison par la voie juridique à respecter ses obligations législatives.
Sandrine Bélier
C' est ce qui a toujours fonctionné jusqu' à présent.
Sauf que de plus en plus de voix s' élèvent contre le béton.
Le socialisme beafsteak, industrialisateur, promettait travail et valeurs bourgeoises pour tous.
Sauf que le "Tous sous le Ciel" de cette manière là demandera plus de planètes que disponibles.
Malthus ou St Jean et ses Quatre Chevaliers? Charibe ou Sylla? Peste ou coléra? Gauche ou Droite?
Et si on se mettait au développement durable, vivre avec moins, moins de tout et de tous?
Je sais que c’est ennuyeux et casse-pieds de demander mais est-ce qu’un journaliste quelque part pourrait prendre le soin (chiffres et plans des lieux à l’appui) de nous donner les arguments pour (je suppose quand même qu’il y en a) et contre (on n’entend que des coups de gueule) cet aeroport?
Ou est-ce qu’on doit se fier aux émotions paysannes qui rodent au sein de chaque Français dès qu’on entend que quelques douzaines de paysans vont être délogés ?
La France se décentralise. C’est bien. Est-ce que l’aéroport actuel est trop petit pour les gros porteurs, trop régional ? Est-ce le nouvel serait trop grand, trop cher ?
Un projet financé 50% par le privé peut-il être si farfelu quand les investisseurs dépendront sur les revenus générés pour récupérer leur mise ?
Est-ce que le chômage est si absent dans la région qu’un investissement de cet ordre est sans intérêt ?
Cette semaine il y avait devant ma fenêtre à Paris une grande manifestation de bobos, tenue par les écolos (c’est logique peut-être), par le Front de Gauche (c’est logique ?) et une bande de ce type de manifestants qui manifestent contre n’importe quoi.
J’ai posé mes questions. Tout le monde s’en foutait ou était incapable de répondre. Ce qui comptait c’était de manifester !
On devrait être rassuré peut-être. La France peut toujours s’offrir le luxe d’une bonne manifestation, crise ou pas crise !
C'est rigolo, je lisais votre commentaire, je me disais : "en voilà un ou une qui pose les bonnes questions" (parce que je me pose les mêmes). Puis je me suis demandé "Qui est donc cet(te) intervenant(e) ?".
Ben voilà, toujours d'accord avec vous ! :)
Oui, oui, oui !!!!!
Peter, on n'est pas toujours d'accord, mais là j'applaudis des trois mains ! (c'est mon coté mutant)
Ça fait longtemps que j'entends parler de ce projet, et que je ne connais que les mauvais arguments contre. Pas les bons.
J'ai souvenir d'avoir lu il y a longtemps sur le Monde une analyse détaillée (Slate, un peu de recherche ??) sur le sujet, et mon ressenti final était que ce projet, même s'il n'est pas aberrant, semble couteux politiquement pour pas un gain pas évident - sauf pour Ayrault qui y joue une part de sa crédibilité locale.
Maintenant, j'aimerai vraiment que Slate tente une "explication" (mode Helmut Perchu si ils veulent) éclairante.
Parce que les militants "non je ne veux pas, même si je ne sais pas pourquoi..." , c'est pas idéal non plus.
je peux pas repondre a tout mais au moins sur 2 points:
"Un projet financé 50% par le privé peut-il être si farfelu quand les investisseurs dépendront sur les revenus générés pour récupérer leur mise ?"
Vinci n est pas stupide. Ils sont sur de gagner soit parce que l aeroport est une reussite soit parce que les couts sont retransmis au public (genre guarantie de recette minimum, si elle n est pas atteinte, c est le contribuable qui paie)
-chomage. Ce type de construction va probablement plus creer de chomage que le reduire. Relises Bastiat (economise du XIX mais il ne dit pas que des conneries. "ce qui se voit et ne se voit pas"). Dans ce cas, on voit l emploi cree par l aeroport mais on ne voit pas les destructions d emplois dues a l augmentation d impots causée par cet aeroport deficitaire
Si vous voulez une illustration concrete, voyez l espagne actuellement. Ils se sont lance a fond dans le beton et maintenant ils ont un tas de constructions (dont au moins un aeroport) qui ne sert a rien
Sinon il est pas tres difficile de savoir qu un aeroport international a nantes va etre un echec. Aucune companie va faire un hub a nantes! Air france en a deja 2 (CDG+Schipol) et aucun aeroport existant dans l ouest va fermer (ni rennes ni l actuel de Nantes pour cause d EADS)
tout à fait d'accord ...
si on ajoute que les anti sont souvent de vilains menteurs ou des aveugles...
des anti consumméristes qui consomment, des anticapitalistes râlant su le taux du livret A, des antinucléaire râlant sur le prix de l’électricité..et bien sur des anti aéroports qui prennent l'avion...des anti-productivité mais pour les 32 heures par semaine...
"si on ajoute que les anti sont souvent de vilains menteurs ou des aveugles...
des anti consumméristes qui consomment"
Négationnisme.
Il n'y a rien d'anti consumériste ou d'anti aéroportS à être contre UN aéroport, L'Ayraultport.
Encore une fois beaucoup de désinformation dans ce dossier qui décidément en amène beaucoup... l'accord de mai dernier, comme l'engagement de François Hollande soutenu par les associations, ne concernait pas les squatters mais seulement les agriculteurs. Qui n'ont d'ailleurs toujours pas été expulsés. Soyons précis!
avec NDDL, Nantes aura 2 aeroports, puisque le nouveau ne remplacera pas l'ancien, dont NOUS continuerons de payer l'entretien.
avec NDDL, le concessionnaire est certain de gagner de l'argent, au dos du contribuable s'il le faut... un bel exemple des nombreux partenariat public/privé où l'on mutualise les pertes et privatise les bénéfices...
Par contre, depuis que je suis enfant ( j'ai 50 ans) je sais qu'il y aura un aeroport à NDDL... m'étonnant d'ailleurs à chaque fois que des importants investissements étaient effectués ( encore recemment) sur Nantes Atlantique
Par contre, en l'absence d'une piste est-ouest, à priori possible mais jamais étudié sérieusement comme une alternative, les avions survolent la ville avant d’atterrir à Nantes Atlantique.
@Peter Wright
Je ne suis pas journaliste, mais l'un des meilleurs arguments contre, si l'on met de côté le réchauffement climatique qui ne plaide pas en faveur du développement du transport aérien, c'est très certainement l'absence totale de démocratie dans ce dossier. Un tel projet doit en priorité répondre à une demande des citoyens pour le bien de la société. Or l'on s'aperçoit que la motivation principale de la construction de ce nouvel aéroport, c'est qu'il va libérer du foncier à proximité de Nantes et que certains se frottent déjà les mains à l'idée de probables opérations immobilières juteuses.
Et tout cela n'est possible que si l'aéroport déménage à NDdL, au frais du contribuable. Sans oublier que le contribuable devra abonder une seconde fois pour construire les infrastructures routières qui desserviront l'aéroport.
Pour tout ce qui concerne l'aspect technique et aérien, il apparaît que l'actuel aéroport peut tout à fait répondre aux exigences de développement du trafic souhaité par les acteurs du secteur. Voir à ce propos cette vidéo forte instructive : http://urlink.fr/5yk
Notons que ce développement mériterait un débat car on est vraiment là en présence d'un choix de société. Choix de société qui ne peut être arbitré que par des hommes politiques à l'abri des intérêts économiques. CE QUI N'EST PAS LE CAS AUJOURD'HUI et cela ne le sera jamais tant que la sphère économique dictera aux politiques leur conduite, à l'encontre des intérêts des citoyens.
@dutch30 : il semble que je vais avoir à attendre les arguments en faveur de cet aéroport - en ce qui vous concerne du moins.
Parlons en attendant démocratie : il me semble bien que cette question a été évoqué spécifiquement par le Président Hollande lors de sa campagne. Une élection présidentielle (il y avait aussi des élections régionales et municipales) compte moins qu'une bonne manifestation?
Question concernant l'immobilier : si les terres libérées à Nantes pouvaient servir à contruire des HLM changeriez-vous d'opinion? Je ne pense pas. Pourtant il y a 3 million de mal logés en France qui vont certainement applaudir votre lutte.
Encore une fois, obligé de soutenir Peter face à Mr Dutch30...
Si on écoutait la majorité (démocratique) des français, on aurait toujours la peine de mort, et la ratonnade serait légale...
Des élus locaux élus sont pour ce projet, et ces même élus sont régulièrement réélus... n'est-ce pas un satisfecit démocratique suffisant ?
J'avoue avoir du mal à comprendre pourquoi on n'agrandit pas l'aéroport existant, mais perso, j'élis des gars pour faire ce boulot à ma place... alors une fois élu, je ne vais pas crier au déni de démocratie pour une minorité protestataire...
Des arguments et des faits, SVP !
Ne pas oublier que ce projet est avant tout une aberration économique (enfin pas pour Vinci certes) : Le trafic aérien va --baisser-- dans les années à venir(déjà plus ou moins le cas). Et pour des raisons très banales : la crise actuelle est avant tout un monstrueux choc pétrolier, celui du pic, maximum de flux, de débit, de production mondiale de pétrole.
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/
Je fais un copier de mon analyse que j'ai mit sur un autre blog :
Ce projet de NDDL dans les années 60 est avant tout un grand projet d'aménagement du territoire, de créer des aéroports ailleurs qu'à Paris notamment et d'équilibrer le développement des différentes régions françaises.
Aujourd'hui on ne parle plus d'aménagement du territoire mais simplement de transfert de l'actuel aéroport (faux puisque l'actuel aéroport de Nantes devra rester ouvert pour l'usine Airbus, on oublie aussi cet histoire de créer de la place pour l'urbanisation), de saturation (faux, des aéroports du même niveau arrivent à traiter beaucoup plus de passagers ailleurs en Europe) et dernier point la sécurité (Si il faut déménager tous les aéroports à proximité des villes et ou les avions survolent les villes, comme Toulouse, Paris, Londres..., sa promet, de plus à Nantes il existe une solution, c'est de changer les phases d'approche pour éviter au maximum le survol de la ville).
On ne parle plus des vrais enjeux, c'est à dire pour moi, l'aménagement du territoire. Et c'est bien sur ce sujet là que NDDL ne passe pas. Plutôt que de concentrer sur cet aéroport un maximum de traffic on a laissé construire dans l'Ouest des aéroports partout. Brest a un aéroport pour gros porteurs qui peut encore acceuillir plus de lignes, Angers a un aéroport neuf (certe pas un truc immense) mais qui est déjà sous exploité, Le Mans un peu plus loin c'est pas brillant, idem pour Rennes qui pourraient acceuillir beaucoup plus de passagers... Ensuite la concurrence avec le TGV. Et les aéroports parisiens, via le TGV, sont une vrai concurrence, et même si on peut regretter le centralisme parisien, il n'est pas prévu de lâcher des lignes à Paris pour les mettre à Nantes (Reims Watry, aéroport neuf à 150 km de paris fonctionne au ralenti malgré que quand on l'a construit il devait capter du traffic aux aéroports parisiens, aujourd'hui les aéroports parisiens sont gérés par une société côtée, Aéroport de Paris, on peut le regretter mais on parle de clients et de rentabilité à Paris, pas d'envoyer du traffic en province).
Et c'est là que l'on voit le manque de finalisation dans le projet de NDDL. Outre la concurrence des aéroports parisiens : Des pistes de 2900/3000m (source site Internet aéroprot du Grand Ouest) trop juste pour acceuillir des A380, aucune connexion TGV de prévu à court terme (pourtant faut pas les faire dans 20 ans), rien de concret sur une vrai liaison en rail Rennes - Nantes via NDDL (d'ou l'intérêts des bretons a allez directement à Paris, la LGV Rennes-Paris/Orly mettra les Rennais à moins de 2H d'Orly), rien concernant l'accés routier via un deuxième pont sur la Loire (vu les bouchons sur le périph de Nantes), rien de concret pour la liaison Tram Train du centre de Nantes à NDDL (les différentes collectivités n'ont pas encore finalisé cet élément essentiel, notamment qui paye Ville, CG44 ou Région, faut le faire en même temps que l'aéroport, pas dans 20 ans). Et pour finir il n'est prévu aucune fermeture d'aéroport dans le secteur.
Au final ce projet est indéfendable devant l'opinion publique par M. Ayrault, car ce projet n'est pas local, un aéroport international concerne tous les français : Alors que l'on envisage l'arrêt du canal Seine Nord (qui permettrait d'améliorer les liaisons entre la région parisienne et le Nord de la France/Belgique), que de nombreux travaux sur les lignes RER en banlieue parisenne piétinnent voir ne sont toujours pas fait... et que l'on augemente les impôts... ce projet, par son manque d'arguements concrets et objectifs, ne passera jamais dans l'opinion publique.