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Taxer Google? C'est l'idée développée par une partie de la presse française et européenne en quête de financement.
Ce lundi 29 octobre, le patron de Google, Eric Schmidt, est à Paris pour rencontrer François Hollande.
Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, était l'invitée ce lundi matin de la matinale de France Inter. «Le moteur de recherche doit-il payer l'équivalent d'un droit d'auteur aux journaux dont il met en avant les contenus?» lui demande Bruno Duvic.
Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de... par franceinter
«C'est la crise de la presse dont on parle. La presse va mal. Le lectorat s'affaiblit, le lectorat papier s'affaiblit. Pourtant les gens ont toujours envie et s'informent beaucoup. Ils vont chercher ces informations sur Internet, et notamment à travers des moteurs de recherche qui génèrent une grande partie de leur publicité grâce à l'orientation qu'ils font vers des sites de journaux. Donc, là aussi, c'est normal que ces grands sites agrégateurs de contenus, ces moteurs de recherche participent au financement de la presse, puisqu'ils font circuler sur leur réseau des liens vers des sites de presse.»
François Hollande serait également favorable à cette taxe, selon Le Figaro.
Nous publions la tribune écrite notamment par Johan Hufnagel, rédacteur en chef de Slate.fr, parue ce week-end dans le quotidien Libération dans le cadre d'un dossier sur la «taxe Google». Pour un point de vue opposé à celui-ci, vous pouvez également lire la tribune de Philippe Jannet «Oui, Google capte la valeur créée».
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Les éditeurs de presse français contre l’ogre américain Google. La France et ses génies contre le softpower (pouvoir de persuasion) américain. En fait, une manipulation très réussie de l’opinion et du gouvernement qui ne correspond en rien à la réalité. Elle vise juste à prolonger artificiellement des modèles économiques à bout de souffle et des groupes de médias détenus pour la plupart par des géants du capitalisme, français cette fois, de Dassault à Niel en passant par Arnault, Rothschild, Pinault et Perdriel.
Ainsi, l’Association de la presse d’Information politique et générale (IPG), qui regroupe tout ce que Paris compte de dirigeants de la presse papier, voudrait taxer la firme californienne et ses 138 millions d’euros de chiffre d’affaires en France en 2011.
Dans un projet de loi remis au gouvernement, Nathalie Collin, coprésidente du groupe Perdriel (Le Nouvel Obs notamment), envisage de réformer le droit d’auteur pour créer un droit voisin sur l’indexation des contenus en étendant le Code de la propriété intellectuelle aux articles de presse publiés en ligne. Concrètement, le moteur de recherche devrait rémunérer les éditeurs de presse pour chaque mise en avant de leur contenu sur son service Google Actualités, voire sur Google tout court.
L’IPG n’hésite pas à évoquer une «mission d’intérêt général du référencement», ou, quand Google menace de ne plus référencer les sites de presse français comme il l’avait fait avec les éditeurs belges, une «censure».
Or, taxer Google de cette manière est une idée absurde. Ces éditeurs pointent la situation de monopole du moteur et lui collent un quasi-procès d’abus de position dominante. C’est presque exact.
La qualité du moteur, l’absence de concurrent et la méconnaissance de l’Internet par la plupart de nos concitoyens ont laissé à Google un boulevard dans lequel il s’est engouffré. Aujourd’hui, il représente plus de 90% des recherches sur Internet en France. Mais en 2012, le moteur de recherche est de plus en plus concurrencé par les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter pour accéder à l’information. Et là où Google était souvent vu comme LE point d’entrée à l’Internet, il doit désormais compter aussi avec les portables et les tablettes.
La mauvaise foi des patrons de presse français est de plus déconcertante. Vouloir taper la plus grande régie publicitaire du monde au portefeuille peut se comprendre. La presse est en crise et certains des milliardaires qui possèdent les titres les plus en vue dans ce combat feront tout pour ne pas avoir à investir pour la sauver. Il faut donc trouver des solutions pour survivre, d’autant que les lecteurs boudent les kiosques et que les aides de l’Etat –500 millions d’euros par an comme le rappelait le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil)– devraient servir à autre chose qu’à remplir des caisses de journaux incapables de se transformer et de s’adapter au monde tel qu’il est.
Mais si Google est en position dominante, à qui la faute? Combien de formations pour journalistes s’intitulent «écrire pour Google», combien de missions confiées aux experts du SEO (Search Engine Optimization, techniques d’optimisation pour les moteurs de recherche), et à quel prix, dans le seul but d’être plus gros que le voisin? Donner accès à son contenu, via Google, en respectant certaines des règles du moteur n’est pas honteux. Après tout, si les lecteurs l’utilisent comme un kiosque, il serait stupide de refuser d’aller à leur rencontre. A ce petit jeu, nos confrères de l’Obs, du Huffington Post, du Figaro ne sont pas les plus mauvais. Bien au contraire. Vouloir reprendre un jour ce qu’on a donné la veille s’apparente à de la pure mauvaise foi.
Alors oui, c’est vrai, Google gagne indirectement de l’argent avec le contenu des éditeurs. Il ne le vole pas. Si le moteur s’est rendu célèbre pour son slogan «don’t be evil», il n’est pas non plus la version immatérielle du Bisounours.
Google gagne de l’argent en nous offrant des services gratuits qu’il monnaye par ailleurs. S’ils sont pertinents pour les utilisateurs, c’est parce qu’ils lui fournissent aussi du contenu. En échange, Google «range», indexe des milliards de pages en espérant que cela réponde à nos attentes de lecteurs/utilisateurs. Et pour mieux vendre sa publicité.
Les promoteurs de cette loi semblent croire que l’Internet que Google indexe, c’est eux. Or Internet, et Google, n’ont pas besoin du contenu produit par la presse pour survivre (mais la presse a aussi besoin d’être trouvée pour survivre).
Les milliers d’articles d’informations référencés par le moteur ne sont qu’une infime portion des contenus du Web, lui-même infime portion d’Internet: combien de blogs, combien de tweets, de fils de discussion dans les forums, pour un article de presse? Combien de sites d’informations ne sont pas issus de la presse papier? Quid des sites des radios, des télévisions, des sites étrangers? Et la plupart des sites de médias agrègent du contenu trouvé sur Internet pour augmenter leur trafic, et par là même leurs revenus publicitaires.
Créer une nouvelle usine à gaz juridique et fiscale ne réglera aucun des problèmes auxquels la presse, française ou pas, est confrontée.
Le réflexe pavlovien de la presse installée d’aller quémander encore et toujours à l’Etat des subsides pour survivre est une fausse solution et ne répond à aucun des enjeux auxquels nous sommes confrontés à l’ère d’Internet.
La presse française ferait mieux, plutôt que de souligner encore sa terrible dépendance à l’égard du pouvoir politique, d’utiliser ses talents de lobbying pour réclamer une véritable réforme de la fiscalité sur les multinationales. Et d’investir réellement et massivement dans une vraie modernisation et la naissance de nouveaux modèles. Sinon, c’est le destin de la sidérurgie qui la guette.
Christophe Carron (journaliste), Johan Hufnagel (rédacteur en chef, cofondateur de Slate.fr) et Guillaume Ledit (journaliste et cofondateur d’Owni.fr)
Est-ce que je peux demander que Pagesjaunes.fr me verse une taxe, alors qu'il affiche gratuitement les coordonnées de ma boîte ce qui m'amène des clients ?!
C'est vouloir le beurre et l'argent du beurre. La presse a perdu la tête.
D'un autre côté, Google y gagne. L'information se monnaie souvent, c'est même la matière première de Google, qui gagne de l'argent dessus.
Si j'achète du bois pour faire des meubles, je paie le bois. Pourquoi Google ne paierait pas sa matière première, alors qu'elle a coûtée pour être produite (salaires, serveurs...) ?
Bref, je ne suis pas tranchée sur la question.
"D'un autre côté, Google y gagne. L'information se monnaie souvent, c'est même la matière première de Google, qui gagne de l'argent dessus.
Si j'achète du bois pour faire des meubles, je paie le bois. Pourquoi Google ne paierait pas sa matière première, alors qu'elle a coûtée pour être produite (salaires, serveurs...) ?
Bref, je ne suis pas tranchée sur la question"
l'exemple est d'une mauvaise fois...
pour corriger, ce serait plutôt ceci :
vous demander à un propriétaire terrien si vous pouvez vous balader sur ses bois pour ramasser les branches mortes,il accepte, lui, en temps de crise, après coup, découvre qu'on peut gagner de l'argent en vendant du bois, il accepte toujours que vous alliez sur son terrain gratuitement pour l'aider à entretenir son terrain en le débarrassant des branches mortes, mais vous devez en retour le payer au m³ que vous avez ramassé. en attendant , il n'attends pas pour louer son terrain qui vaut plus cher puisqu'entretenu et vous menace de vous faire arrêter par les flics parce que vous refusez de payer pour le bois alors que lui trouve naturel que vous veniez gratuitement débroussailler son terrain gratuitement .
ma femme tiens un blog sur les sdf et le social, elle a déjà reçu des mail de soit-disant avocats lui demandant de payer une taxe aux journaux dont dépend les auteurs , les articles qu'elle reprend sont toujours sourcés et le plus souvent retravaillés (elle corrige ce qui est faux, montre où est la désinformation).
voila 2 cas où je peux avancer ceci :
les journalistes font tous partis d'un lobby mafieux soutenu quelles que soit les conséquences par nos gouvernements actuels.
En voila encore une bonne!
En France nous sommes vraiment les champion du ridicule et du manque de réalisme. Le gouvernement, veut- il faire comme les chinois et interdire Google en France, si ce dernier refuserait de passer par la caisse ou ne se conformerait pas à la volonté de Mlle Filippetti et de M.Hollande?
Qui sortirai plus pénalisé de l'affaire? La France n'a pas de pétrole, presque plus d'industrie, une importance militaire de moins en moins grande,mais elle a toujours de bonnes idées pour essayer de pirater le porte-monnaie d'autrui et faire pouffer de rire à l'étranger.
Quand à la presse française, tellement modéré, tellement conformiste, tellement lèche-cul et cireuse de pompes de la bien-pensance, esclave de ses argentiers mondialistes, que veut-elle?
A la place de continuer à faire le tapin, il faudrait peut-être sortir du nombrilisme franco-français et parigot-centré, arrêter le messianisme à la française qui consiste à encenser aveuglement le modèle
politique et sociétal en vigueur dans ce pays, sans tenir compte des échecs, limites et faillites qu'il engendre.
Messieurs les journaleux, si vous voulez être lu, rendez vous intéressants. Osez la controverse, soyez indépendant! Sortez des sentier battus! Faites de la réelle investigation avec de vrais révélations (exit le "ce que vouliez toujours savoir sur les francs-maçons")! Prenez des positions radicales et indéfendables de temps à autres! Amenez des idées nouvelles! Quittez Paris en dehors des vacances pour vous rendre compte qu'il existe autre chose! Critiquez le système! Agrandissez votre horizon politique! Soyez opportuniste et pas dogmatique! Soyez proche des gens et de leur soucis,sans être condescendant,ni les prendre pour des imbéciles! Appelez un chat, un chat (et non un chien issus de la félinité), bref, faites de l'information, de la vrai et non la bouillie politiquement correcte.
Alors vous deviendrez libre et intéressant à lire et n'aurez plus besoin de taxer tout le monde pour survivre en esclavage.
La situation de la presse écrite française est sans relation avec le moteur de recherche Google. En quoi, l'idée de cette taxe pour subvenir au x besoins des journaux papiers est un emplâtre sur une jambe de bois.
Mais par ailleurs, il n'est pas interdit, pour des gouvernants réactifs et créatifs, ne s'opposer fermement à la position dominante de Google et faire payer au moteur de recherche des amendes dissuasives tant qu'il sera détenteur de 90% de part de marché.
Dans les année 1890, les américains avaient créé une loi anti-trust. Aux Etats-Unis ces grands groupes en position dominante payent d'énormes amendes. Pourquoi pas en France.
D'autres moteurs de recherche existent et ne sont pas plus mauvais. Le réflexe Google est pavlovien et correspond bien à cette fin de civilisation.
Article très réaliste , qui change de la mauvaise fois avec lequel est traité le sujet dans la presse papier ...
De plus comme le suggère Eric Lanlord dans le commentaire précédent , pourquoi ne pas demander aux pages jaunes de rémunérer les pme et et pmi qui se battent pour survivre et doivent en plus payer les pages jaunes sous peine de ne pas être référencé du tout ?
Ca commence a bien faire ces régimes de faveurs , pensées pour quelques privilégiés ...
Google, comme la plupart des multinationales américaines, ne paye aucune taxes (double Irish Deutsh sandwich).
La presse trouve ça normal, les Français trouvent ça normal.
Pendant ce temps nos entreprises triment.
Et alors ?
TV5Monde et France24 font aussi une partie de leur beurre grâce aux connexions de francophones installés hors de France. Est-ce qu'on demande à France24/FranceTV de payer une taxe en Côte d'Ivoire, au Mali ou au Québec ?
Les sites de vente style Rue du commerce ou Pixmania vendent bien en Suisse ou en Belgique. Est-ce qu'on leur fait payer des taxes en Suisse, au Luxembourg ou en Belgique ? Ça m'étonnerait.
Google est une entreprise américaine qui paie ses taxes au fisc américain, en fonction de dispositions légales qui lui permettent, comme Apple, Microsoft et d'autres, de faire échapper une bonne partie de ses bénéfices aux taxes américaines. Il lui suffit, ce que beaucoup d'entreprises US ont fait, de s'installer en Irlande. Il y a eu un reportage aux infos sur ce sujet il y a quelques mois. Je ne vois pas pourquoi ça chagrine les Français. Ou la presse française. Ou vous. Total a exactement le même fonctionnement: s'engouffrer dans les brèches laissées par les lois. La disproportion entre le bénéfice mondial de Total et les taxes payées au fisc français fait régulièrement du bruit.
Je ne vois pas non plus en quoi la réussite de Google a un lien avec le fait que nos entreprises triment. Exalead aurait eu la position que Google a, je pense qu'ils se seraient aussi délocalisés. Il aurait alors été légitime, quoiqu'idiot à mon sens, de pousser des cris d'orfraie.
Vous croyez que si Google disparaissait, nos PME s'en porteraient mieux ? Ou que PSA se mettrait à avoir le même prestige que Audi ou Volkswagen ? Mais j'imagine que vous croyez que nos entreprises sont les seules au monde à "trimer".
Bref, si on voulait pouvoir taxer des vaches à lait comme Google, il nous suffisait de faire en sorte qu'une telle vache à lait émerge dans ce pays. Vous croyez vraiment qu'un Google, Facebook ou Yahoo au plus haut de sa gloire serait né en France et y aurait grandi comme ces entreprises ont pu le faire aux USA ? Laissez-moi rire…
La presse qui pousse pour cette taxe serait encore moins visible s'il n'y avait pas Google. Et si Google ne les indexait plus, ce que j'aurais déjà commencé à faire si j'étais eux dès le début de ce binz, le perdant ne sera pas Google, ça semble évident. Qu'ils commencent déjà par nous dire quelle est la proportion de leurs visiteurs qui ne viennent pas par Google et on rigolera.
Je reconnais que ce n'est pas ce problème de taxe qui va changer les fondamentaux de notre économie, hélas.
Cependant, si Amazon ou Mc Donald ne payent pas d’impôts sur leurs bénéfices en France alors la FNAC ou le kebab du coin ne devraient pas non plus.
Article très intéressant qui contrebalance la majorité des commentaires circulant sur la toile. Plutôt que de freiner le changement par des taxes, on ferait mieux de taxer quelques idées à l'étranger pour s'en inspirer. Mais c'est pas très français, pays qui a inventé la Révolution, et ne s'en est jamais vraiment remis au niveau des chevilles. La fronde de Google illustre une évolution des relations de pouvoir entre le monde économique et les états qui me paraît intéressante. J'en profite au passage pour montrer qu'on peut faire de la pub autrement qu'avec Google...
http://www.actudumoyenage.fr/2012/10/le-roi-est-mort-vive-google.html
-Combien de journaux en ligne utilisent le service de publicité de google ?
Plutôt que de payer une commission à google il pourraient créer leurs propre régie de pub ?
-Combien de page sont vue via google ? Et les journaux sont loins d'être les plus dépendants vu que par définition on les consulte tous les jours (Alors que par exemple : Une recherche genre "changer cartouche imprimante HP 1234" est unique et donc les sites fournissant ce genre d'info dépendent des moteurs de recherche
Si les journaux n'étaient pas content d'être référencé par google, il suffit de l'indiquer à google.
Après, il ne me parrait pas absurde que les services google vendus à des sociétés Françaises (Pub, Webmail pro) soient taxé en France et pas dans un paradis fiscal.
Il ne me parrait pas non plus absurde d'avoir une taxe pour financer la création sur internet, mais wikipédia me parrait aussi légitime à en bénéficier que les auteurs de films et les journalistes.
je serais curieuse de savoir combien de journalistes travaillent sans Google. Cet outil de recherche (qui a beaucoup de concurrents tout aussi pertinents mais le panurgisme ambiant ne remet pas souvent en cause les leaders) leur permet de faire à peu près leur boulot sans bouger de leur fauteuil (sauf quelques uns "vrais" grands reporters qui sauvent l'espèce).
Si en plus les patrons de presse sans bouger le petit doigt pouvaient récupérer une partie des revenus de Google, la boucle serait bouclée...
@EricLanlord : et encore, personne ne relève que lesdits clients vous téléphonent et FranceTélécom encaisse au passage !...est-ce qu'ils vous reversent des royalties ?
C'est un bon article que j'aurais aimé lire plus tôt... J'aurais pu le trouver grâce au moteur de recherche Google peut-être.
Arrêtons les financements forcés ! Comment peut on encore penser que ce mode financement à un sens ?
Des achats pour les contenus sans obligations, des consommateurs libres qui choisissent ce qu'ils veulent financer.
je partage l'idée de mauvaise foie parce que même les patrons de ces sites de médias peuvent facilement avec une petite ligne de code pas plus longue que "robots: disallow" (disallow voulant dire interdire en anglais)
interdire au robots de Google d'indexer leurs contenus .Google n'indexe que les contenus ouverts.On peut même autoriser Google et interdire son concurrent Bing et vice-versa.Je partage aussi l'idée que Google n'a plus le monopole du relais de l'information sur le web depuis l'apparition des réseaux sociaux.Sans "$oo$le" je n'aurais peut être jamais découvert Slate.fr.Personnellement je rémunérerais bien Google pour me l'avoir fait découvrir.....
Incroyable qu'Hollande tombe dans le panneau, sans parler de Filippetti. Très très décevant. On a l'impression de retomber sous Sarkozy. Comment un secteur ( La Presse ) peut-il envisager son avenir sur la création d'une taxe ( d'une rente ) ? C'est ça l'entrepreneuriat français ? A quel moment ils décident de produire, avant de recevoir des recettes... Louis XIV, le clergé, une petite rente, tranquille... Un droit d'auteur sur les news ? mais vous la payez vous l'information quand vous la prenez dans la vie auprès des gens, et le plus souvent quand ils ont un problème, puisque sinon vous n'en parleriez pas, n'est-ce pas ? Vous la payez, vous, cette information à ces gens ? Ce sont eux pourtant les vrais AUTEURS de ces news. On croit rêver. Et leur chiffre d'affaire, vous l'avez vu ? Juste deux : PRISMA MEDIA ( Géo, Ca m'interresse, Femme actuelle, télé loisir...) 465.845.300 Euros en 2010 juste pour la partie française. SOCIETE DU FIGARO : 342.823.800 Euros en 2010.
Tout le monde est tombé dans le panneau, désinformation (normal, c'est la presse...), erreur de jugement (normal ce sont les ministres des gouvernements interchangeables de notre très âgée Vème république), grand méchant loup Google, petits moutons, les groupes de presse, avec leurs couloirs encombrés d'ex journalistes logés en placards dorés... Toute les données sont réunies pour un méga battage de beurre ! et une bonne sauce aux aigreurs. C'est triste, et la presse ne s'en sentira pas mieux..
Vous n'envisagez la question des droits voisins que sous l'angle de la taxe, de la fiscalité et de l'assistance à structure en danger.Envisagez la sous l'angle économique production consommation...et la pertinence d'une nouvelle répartition n'est pas si sotte.
Je suis d'accord avec votre analyse.
D'autant que ces mêmes patron de presse sont aussi des patrons de banques, les mêmes qui ont perdu des sommes colossales en spéculant contre nous et ont bénéficié d'aides tout aussi colossales venant de nous pendant que nous subissions les plans de rigueur.
Ou est l'erreur ?
Si Google s'enrichit avec les têtes d'articles, la presse s'enrichit avec les redirections que Google permet.
Google devrait demander une taxe pour chaque redirection.
Sauf qu'il y a en France un "meta" phénomène que tous le monde s'acharne a passer sous silence : la médiocrité intellectuelle (et donc leur incompétence professionnelle) de nos élites.
Deux raisons : l'arrogance qui empêche de voir ses erreurs.
Mais elle fait partie des "matières" enseignées dans les grandes écoles !
Un diplôme n'est rien d'autre que l'expression matérielle de l'adéquation (égalité) entre une structure mentale collective (celle de l'école) et une structure mentale individuelle (l'élève). A priori aucun rapport avec l'intelligence qui elle est capable de voir ses erreur.
La seconde tient à la manière des matières enseignées basées sur des hypothèses appartenant au passé, sans autoriser d'ouverture ou de l'imagination.
Difficilement compatible avec la situation actuelle.
Revenons a Google et aux TIC. Depuis plus de 40 ans les "élites" françaises, patrons, hauts fonctionnaires, politiques, issus pour la plupart de ces écoles ratent consciencieusement toutes les grandes innovations TIC dont la plupart sont nées en France. Un exemple dramatique en est le HUD (Gilbert Klopfstein).
Il n'y avait pas de raisons qu'il ne ratent pas celui-la.
La presse française est condamnée du fait de ses propres agissement et de l'incapacité des donneurs d'ordre a conceptualiser une situation nouvelles impliquant des solutions nouvelles.
Et ils sont en train d'en rater un beaucoup plus gros.
Il y a un énorme défi qui concerne aussi la presse, celui de la mobilité.
Et un enjeu majeur est en train de prendre forme sous nos yeux celui des interfaces comportementaux (dispositif permettant de réaliser toutes les fonctionnalité mobiles sans manipulation).
A part Dominique Wolton qui a compris ?
Né en France il va aller se développer ailleurs.
Ce qui arrive à la presse n'est qu'un amusement et il se pourrait bien que la venue de Mr. Schmidt en France et ses velléités de négocier ne soit que la fumée destinée a cacher l'objectif.
En tant que gros lecteur d'infos "internet", je ne comprends pas vraiment.
En effet, les premières infos que je lis sont souvent des agrégats de news amassées sur des portails. L'info est souvent courte (brève AFP à peine traitée, à peine matinée d'un soupçon de moralité bien pensante, copiée/collée d'articles similaires (même angle d'approche, même syntaxe, même point de vue), en un mot comme en cent (commençant ?) : nulle. Qui plus est, le portail qui me la fournit est truffé de pubs qui s'affichent automatiquement. C'est gratuit, donc je m'en accommode.
Si ensuite le sujet m'intéresse, je vais chercher des choses plus traitées, mais il faut reconnaître qu'alors cette info devient souvent payante, et il faut s'abonner. Et pourquoi pas ?!
Au demeurant, pourquoi les médias mettent ils en ligne des articles si ce n'est pour qu'on les lise ? Ils n'ont qu'à continuer à les diffuser sur papier, et faire le pari que ce sera suffisamment intéressant pour qu'on l'achète, non ? Apparemment, il n'y a pas l'adéquation espérée! On doit se rendre à l'évidence : ou bien le lecteur est trop idiot pour comprendre l'intérêt du papier, ou bien le média est trop idiot pour faire des articles susceptibles de plaire au lectorat...
Problème 1 : GOOGLE DOIT IL PAYER LE CONTENU QU'IL RÉFÉRENCE.
NON. Ce serait comme si Télérama devait payer les chaines pour annoncer leurs programmes. De plus la presse ramasse déjà des subventions obscènes de la part de l'état.
Problème 2: GOOGLE DOIT IL PAYER DES IMPÔTS DANS LES PAYS OU SES CONTENUS ET SERVICES SONT CONSOMMÉS.
OUI. Il semble que Google, et bien d'autres géants de l'internet, qui sont délocalisés dans des pays de l'UE à la fiscalité avantageuse, et aussi dans des paradis fiscaux, on mis en place un ensemble de sociétés écrans en cascade qui leur permettent de rapatrier leur revenus sans payer les mêmes impôts que leurs concurrents locaux. La loi Européenne est claire. Pour la TVA elle est due dans le pays ou le service est consommé. Pour les autres impôts, qui doivent rester raisonnables, nous devrions considérer un système de taxe Européenne unique ( je suis un fédéraliste enragé).
Je suis les débats sur cette matière depuis août, date à laquelle un projet de loi est passé en Allemagne, la première "Lex Google".
Mais un point du débat n'est JAMAIS évoqué. Je suis étudiant en 4e année de droit et, au départ, il m'apparaissait évident que cette initiative était née d'une extension ou de la création d'un droit de propriété intellectuelle.
Dans le projet de proposition de loi soumis par l'IPG, cette idée est présente! c'en est même le fondement: créer un droit voisin du droit d'auteur (comme le droit des interprètes par exemple) pour les auteurs de presse en ligne.
De ce point de vue, il ne me parait absolument pas aberrant de faire payer à Google une redevance, que tous les articles de presse nomment "taxe".
Quand on passe une chanson à la radio, la radio rémunère les auteurs, interprètes et compositeurs de ladite chanson. Et c'est normal.
Alors sans prendre parti quand à ce qui est "bon" ou "mauvais", je trouve normal la naissance de ce débat : les journalistes n'ont ils pas droit d'être rémunérés lorsqu'on utilise ou lorsqu'on cite leurs travaux?
Il existe la liberté de courte citation, permettant à quiconque de citer une oeuvre littéraire et artistique. La vraie question de ce débat serait donc de se demander si Google se contente de citer les journalistes, ou de plagier leurs articles...
Le billet d'un professionnel "pure player" publié quelques jours avant le votre. Quelques similitudes… : http://blog.mktlines.com/referencement-la-presse-veut-se-farcir-google-1579/
Si quelqu'un me pose la question, il existe des solutions techniques, PUR MODELE, pour répondre aux attentes des groupes de presse, conserver et garantir un positionnement leader de leurs titres (H1) dans GG & GGNews sur des requêtes correspondantes, le tout sans que GG puisse indexer la totalité du contenu et tout en garantissant un revenu "on demand" de la part de l'utilisateur.
Franchement :
- 2 mois de négo avec les acteurs presse
- 6 à 8 mois de dev
Je garanti à la presse de démultiplier ses revenus sans commune mesure !!!
Je garanti à la presse de sortir toujours dans les premiers résultats sans que le contenu soit accessible à l'internaute
Je garanti à la presse un trafic payant "on demand" démultiplié (hors régie pub).
Bon, en revanche, faut innover ! :)) Allo ya quelqu'un ?
MDR !
PS : Ce modèle pourrait devenir phare sur la planète info… ;)
Wan
il est tellement simple de supprimer la quasi totalité de la pub sur internet et comme je ne comprend pas pourquoi la grande majorité des internautes ne bloque ce matraquage permanent et insupportable je m’étonne que ce problème existe???