- Crowded Street / villes via Flickr CC License By -
L’équation un film + un hashtag = une prise de conscience a encore frappé ces jours-ci sur Twitter. Le film: Femme de la rue, d’une étudiante bruxelloise, Sofie Peeters.
En caméra cachée, elle se promène simplement dans les rues de Bruxelles et fait entendre (enfin?) les commentaires que certains hommes portent sur elle, en tant que femme, en tant qu’objet.
La réaction immédiate sur Twitter a donc été la création d’un hashtag, #harcèlementderue, ayant pour but de libérer la parole des femmes qui subissent, quotidiennement, ces pressions de la part d’inconnus à peine croisés dans la rue.
De là ont découlé un certain nombre de remarques et questions qui m’ont donné envie de réagir, plus d’un an après mon précédent article sur le même sujet.
La prise de conscience a donc eu lieu ces deux derniers jours, chez les hommes comme chez les femmes: le harcèlement de rue, c’est constamment, peu importe le physique des femmes, peu importe l’origine des hommes, peu importe l’endroit.
Après, on retrouve (évidemment) des invariants: on dit ici harcèlement de rue, mais harcèlement dans les lieux publics serait tout aussi juste —on ajoute ainsi les transports en commun, ce qui n’est pas négligeable.
Parler de harcèlement «de rue» porte la première question de la rue. Le Larousse dit «Voie publique, aménagée dans une agglomération». Espace public entre deux lieux privés: une rue. Lieu de passage: une rue.
Le harcèlement de rue est assez particulier, en ce sens qu’il est très diffus. Il est assez rare de croiser dix fois dans la même journée la même personne qui nous harcèle: c’est un harcèlement-marathon, cela se passe comme si tous les hommes qui harcèlent une même femme en une journée se passent le relais.
Le harcèlement de rue, c’est un inconnu que tu croises, que tu ne reverras plus jamais, mais qui t’a déjà proposé de tirer un coup, puis t’a insultée quand tu l’as ignoré ou que tu as refusé. Si certain-e-s s’évertuent à lire ici une sorte de «flatterie» envers les femmes, mon argument en réponse sera tout simplement qu’ils ont complètement intériorisé les normes dans lesquelles nous sommes socialisés dès notre plus jeune âge.
Parmi les nombreux commentaires lus sur Twitter, une interrogation m’a interpelée: parler des causes du harcèlement de rue, est-ce possible sans sombrer dans le racisme (ethnique ou social)? Le film de Peeters montre principalement des hommes «d’origine étrangère» dans un quartier «populaire». Est-ce à dire qu’il n’y a que les étrangers et les pauvres qui harcèlent dans la rue?
Première piste que je souhaite apporter, déformation d’étudiante en sciences humaines oblige: il est impossible d’apporter des réponses à cette question tant qu’aucune étude sociologique ou anthropologique ne sera menée. Tant qu’on ne dispose pas de solide pour s’exprimer, cela reste du «on dit», de l’empirisme bas de gamme, du «j’ai vécu donc je conclus»: bref, du parfait matériau pour construire et consolider des préjugés.
Notons en outre que parler de l’ethnique, en France, même en 2012, revêt un caractère un peu extra-terrestre: comme si passer par le filtre ethnique supposait nécessairement des a priori stigmatisants. Les chercheurs français ont longtemps nié le critère de l’ethnicité, fondant de force, dans les discours, ce qui semblait différent dans le mythe de l’Unité nationale, restant par là même fidèle à son Histoire: l’unité nationale (une seule langue, une seule mythologie commune, une seule école) est chère aux cœurs des Français depuis au moins la Révolution.
Depuis les années 1980, les minorités locales (Bretons, Basques, Corses…) commencent timidement à être reconnues, ouvrant sans doute la porte (un jour) à une plus grande tolérance envers les différences culturelles.
En ce qui concerne l’ethnique et les violences faites aux femmes, une chose est remarquable: l’autre est toujours pointé du doigt, dénoncé comme l’origine du mal. Les violences conjugales? Une affaire d’hommes «d’origine étrangère» et de «classes populaires»! Le viol? Une affaire d’hommes «d’origine étrangère» et de «classes populaires»!
Pour argumenter cela, souvent on peut trouver les exemples du fameux voile (encore des «étrangers», n’est-ce pas) ou de l’excision. Cela tend à prouver, pour certaines personnes, l’essence «violente» des hommes d’origine étrangère.
Pourquoi alors viser les «classes populaires»? Question d’habitus, a envie de répondre la bourdieusienne qui sommeille en moi, ajoutant qu’il s’agit également d’un «racisme vertueux». Il arrive pourtant que des personnes appartenant aux groupes supposés dominés (origine étrangère) marient plusieurs capitaux (culturel, social, économique), qui leur permettent de passer inaperçues dans les classes dominantes ici (à peu près).
On peut en plus remarquer une certaine «occidentalisation» chez certaines personnes, dans les loisirs, les traditions réaménagées, les choix de scolarité, l'absence d'accent... qui est alors interprétée comme un bon pas vers la «civilisation». Alors est-ce vraiment le fait d’hommes d’origine étrangère issus des quartiers populaires, ou est-ce une stigmatisation nécessaire pour éviter de se remettre en question?
— Une fois la question posée, je laisse néanmoins la porte ouverte à une réponse positive: il est tout de même possible que ce soit effectivement le fait d’hommes d’origine étrangère et de modeste condition. En ce cas, la question du pourquoi devra se poser nécessairement: comment ces mécanismes se mettent-ils en place? Des récurrences s’observent-elles dans tous les pays où des personnes de mêmes origines sont installés? Est-ce une question d’«intégration», de «culture», d’ «éducation»?
Il n’est pas ici question de faire preuve d’angélisme et de blâmer les institutions responsables de l’intégration des migrants en France ou en Belgique. Comment le font remarquer Éric Macé et Nacira Guénif-Souilamas, dans Les Féministes et le garçon arabe, cela peut être un retournement identitaire: intériorisant le rôle dans lequel on (la société, les médias, les voisins) les enferme, ils le jouent parfaitement.
Ainsi, tant qu’on ne dit pas «Tous les Noirs/Arabes/mecs de banlieue» agissent ainsi, ce n’est pas du racisme, c’est un constat. Et ce n’est pas parce que la personne est bronzée qu’il ne faut pas la dénoncer. Par contre, il est également contre-productif de ne s’attarder que sur ces personnes: cela permet de mettre un pudique voile sur ce que les autres hommes font aussi subir aux femmes.
Bien sûr, ce ne sont pas tous les hommes, mais le harcèlement de rue, comme toutes les violences faites aux femmes (et il faut le répéter jusqu’à la lie), ne connaît ni groupe social, ni critère économique, ni origine ethnique. Cela peut toucher n’importe quelle femme, par n’importe quel homme, n’importe où, à n’importe quel moment: voilà la joie de vivre dans une société sexiste (ne le niez pas).
Le harcèlement de rue est d’ailleurs, avec le viol, un des fruits les plus parfaits, les plus aboutis, de cette société sexiste. D’un côté les filles sont socialisées, dès leur plus jeune âge, à se comporter en princesses, à attendre le prince charmant («attendre» est ici un mot-clé), à bien se tenir, bien s’habiller, ne pas attirer le regard, parfois encore à servir les hommes, s’effacer pour eux.
Les filles sont socialisées aux jeux d’intérieur alors que les garçons sont invités à découvrir le monde extérieur, à faire du sport, à se salir, à être libre entièrement de leur corps. Le corps de la fille ne lui appartient déjà plus: afin de la protégér du grand méchant loup, les parents et l’école lui apprennent à se vêtir, à ne pas sortir tard non accompagnée, à ne pas trop boire.
Les garçons, eux, on ne leur apprend ni à se protéger (à l’exception du «N’accepte pas de bonbons des inconnus»), ni à agir de manière non dangereuse. Autorisés à être libres. Et ce, oui oui, indifféremment selon les groupes sociaux, ethniques, économiques.
Évidemment, aucune règle n’est immuable et surtout aucune fatalité ne plane sur nos têtes: dans tout cela on trouvera toujours des exceptions, des arrangements. Il ne faut pas ici chercher l’histoire individuelle mais le tempérament global de la société. Société qui, finalement, donne la rue comme territoire aux hommes.
Alors, est-ce étonnant que les femmes, qui viennent envahir ce territoire, se fassent harceler? Et alors, si on te demande une pipe dans la rue, qu’est-ce que tu y faisais, toute seule, avec un pantalon (UN PANTALON!!), et ton regard de salope! Tu l’as bien mérité!
Comme avec le viol, on retrouve encore cette culpabilisation des femmes, au détriment de celle des hommes: la finalité de l’histoire, c’est que les jupes, les débardeurs, le maquillage, les cheveux, les sourires, tout … disparaisse. Que d’ailleurs les femmes ne sortent plus de chez elles, tiens! Cela me rappelle une histoire relatée par Virginie Despentes dans King Kong Théorie:
«Été 2005, Philadelphie, je suis en face de Camille Paglia, on fait une interview pour un documentaire. Je hoche la tête avec enthousiasme en écoutant ce qu’elle dit. “Dans les années 60, sur les campus, les filles étaient enfermées dans les dortoirs à dix heures du soir, alors que les garçons faisaient ce qu’ils voulaient. Nous avons demandé “pourquoi cette différence de traitement?” on nous a expliqué “parce que le monde est dangereux, vous risquez de vous faire violer”, nous avons répondu “alors donnez-nous le droit de risquer d’être violées.»
Est-ce que le harcèlement de rue est une fatalité? Est-ce que tous les hommes, partout…? Eh bien non: selon les époques, selon les endroits du monde, les femmes sont plus ou moins prises en compte. Et on l’a toutes vécu: lors d’une escapade à l’étranger, découvrir l’étrange silence (ou le brouhaha, au contraire) quand on se promène dans la rue: oui, il arrive que, dans des grandes villes, même dans les quartiers «populaires», même face à des hommes «d’origine étrangère», on ne se fasse pas traiter comme un bout de viande.
Ah oui: le respect, ça existe. Et surtout: ça s’apprend. Alors que le législateur s’empare de la question pour faire une loi: oui, merci! Parce que c’est par la reconnaissance que l’on passera pour déculpabiliser et se réapproprier l’espace public.
Stéphanie Khoury
Cette tribune a d'abord été publiée sur Regardailleurs.fr
Faites un tour sur Twitter avec #GayEtFier...
L'analyse sociologique et ethnique serait intéressante également....
Là c'est pas "t'es bonne" ou autre, c'est plutôt "On va vous buter" "Hitler me manque..."
Il y a encore quelques semaines un gay s'est fait tabassé par un "Ami" à qui il a fait des avances... Et personnes n'en a parlé à part la presse spécialisée... Au même moment un juif tabassé a, lui, fait la une de la presse.
Tout à fait d'accord, je rajoute juste à votre commentaire que la façon de voir la femme est souvent en accord avec celle de voir l'homme gay, de sorte que l'évolution des moeurs actuelles en matière d'homosexualité s'est faite conjointement avec celle en matière de femmes donc ce que vous dites n'est pas du tout surprenant d'un point de vue historique
Insulter quelqu'un est d'ores et déjà interdit par la loi, de fait il me semble que le législateur ne peut pas faire grand chose de plus. Peut être est-il possible d'interdire aux gens de s'adresser la parole dans les lieux publics?
A mon sens, le véritable problème ne réside pas dans le caractère soi-disant sexiste de notre société (Pourquoi me serait-il interdit de le nier? Certes notre société est encore marquée par le patriarcat mais les femmes n'ont probablement jamais été aussi libre). En effet ces hommes qui se permettent de harceler ainsi des femmes dans la rue ne sont pas l'expression d'un "machisme ordinaire" mais bien plutôt d'une éducation plus qu’approximative pour ne pas dire inexistante.
Pardonnez moi mais tout ceci n'est qu'un verbiage très commun pour tenter de noyer le poisson. C'est exaspérant, à force, cette façon de toujours renvoyer dos à dos des choses, sociétés, religions, moeurs différentes voire opposées.
La société française n'a eu de cesse, depuis 50 ans et plus que de prôner l'égalité des sexes sans pour autant nier la galanterie. Ces deux notions signifient respect des femmes. Certes tout n'a pas été parfait mais il y a 20 ans une femme allait partout sans se faire agresser même verbalement. Très rarement, disons. Aujourd'hui c'est systématique et surtout le fait des jeunes (pas toujours si jeunes) maghrébins et des gamins sous influence (oui, l'"incivilité" est contagieuse). Marre qu'on refuse cette évidence.
Vous ne pouvez nier que les sociétés maghrébines rurales (par exemple mais surtout) ont des valeurs différentes notamment sur la place de la femme, la pudeur, les enfants, la famille etc. Parlons de sociétés VRAIMENT machistes (comme la Sicile des années 50 sur le fameux poster). Si on ajoute l'acculturation de ces gamins le plus souvent livrés à eux mêmes, leur amertume (pauvres, "victimes" du racisme ou de l'islamophobie, blablabla), la permissivité ambigue de la société française à leur égard et, le discours de beaucoup d'imams, on arrive à des gens qui ne respectent pas les femmes (ni la société française en génral) parce que, selon LEURS critères de pudeurs bien pratiques, ce sont des putes, symbole d'une société qui les "opprime", selon le discours officiel de nos sociologues et de nos politiques. Et sur lesquelles on DOIT se venger.
Cela ne veut pas dire que les "gaulois" ne peuvent pas se comporter mal ni en violeur mais qu'on général et le plus souvent ils se comportent mieux. Comme il y a des Maghrébins (beaucoup) éduqués et respectueux, évidemment. Et ne dites pas les "étrangers" car cela n'est le fait des touristes japonais ou espagnol, ni des immigrés chinois, indiens, iraniens (donc musulmans) ou libanais. Rien de raciste à le constater. Renvoyer tout le monde dos à dos est contre-productif contre presque toujours avec les mièvres, lâches et hypocrites discours anti-racistes.
Maghrébins, "gaulois", étrangers (de tous les horizons)... J'ai subi comme toutes les femmes des attaques verbales ou physiques de personnes de TOUT horizon... Ravalez votre racisme ordinaire, questionnez les femmes de votre entourage et affrontez la réalité : le seul point commun c'est que ce sont tous des hommes.
La seule parade, me couper les cheveux à la garçonne... Qu'on ne vienne pas me parler d'évolution des moeurs!
@ AmandineGrimbert,
Bonjour,
Vous pouvez aussi changer de sexe.Votre commentaire me hérisse le poil.
Je suis navré, mais il est vrai que dans la plupart (je me permets de généraliser comme vous le faite ;) ) des cas de harcelement urbain, on retrouve plus ou moins les même archétypes.
De plus qui n'ont pas peur de grand chose, même sortir avec votre girlfriend et la coller de pres ne suffit pas forcement à garantir une ballade sans problème.
Arrêtez de vous renvoyer la faute, en tant que femme, moi et mes amies avons reçu des avances plus ou moins appuyés d'hommes de toute catégorie sociale et ethnique alors certes, comme c'est dit dans cet article, certains hommes (pas tous! j'insiste) issus d'ethnies notamment africaines ont des tendances à faire des avances poussées qui sont dues à l'éducation mais il faut arrêter cette attitude lâche de l'homme qui dit "c'est pas moi, c'est l'autre". A un moment, il faut admettre sa part de responsabilité et/ou celle de ses congénères. C'est un travail qu'ont à faire TOUS les hommes mais aussi les femmes pour éviter ces démonstrations ostentatoires et quotidiennes de misogynie!
"dès leur plus jeune âge, à se comporter en princesses, à attendre le prince charmant («attendre» est ici un mot-clé), à bien se tenir, bien s’habiller, ne pas attirer le regard, parfois encore à servir les hommes, s’effacer pour eux."
vous êtes sorti de votre grotte, rencontrer de vrai gens pour écrire ca? cet éducation date des années 60, tout comme votre référence a l'enfance de Camille Paglia... très utile pour parler d'un problème beaucoup plus récent.
mesdames, utilisez les armes de vos adversaires, abordez les hommes dans la rue!
En lisant cet article je n'ai pu m'empêcher de faire un parallèle avec la Grande Bretagne où les filles se baladent perchés sur des talons de 15cm, des micros robes (sans pull l'hiver, la bière tient chaud!) sans qu'aucun homme ne profère des insultes à leur encontre... Le décalage entre la France et l'Angleterre est assez fort sur cette question pourtant on est juste à côté. Je crois que le respect qui se dégage entre hommes et femmes ainsi que cette grande liberté est aussi beaucoup lié au respect entre les différentes communautés de la société anglaise.
Bien sur je fais une analyse en 2scd et je doute que mon argument soit l'unique explication à cette différence mais dans le contexte de l'article, ça me semble pouvoir être un bon point de départ.
Par contre, je pense que les activités pour garçons et pour filles ont un peu évolués aujourd'hui et que la différence "jeux de filles" vs "jeux de garçons" dans l'éducation n'est plus aussi marquée.
Etant issue de la génération fin des années 90-début 2000, je peux dire qu'il y a eu évolution mais que ce discours tient toujours pour vérité
Je ne peux rien affirmer sur l'Angleterre mais je ne pense pas qu'outre-Manche, le nombre d'agressions faites aux femmes soit si moindre mais si vous avez des infos, faites tourner :)
Non, la situation en Angleterre n'est pas nécessairement plus glorieuse qu'en France ou en Belgique. Un sondage réalisé à Londres démontre que les Londoniennes sont elles aussi victimes de harcèlement dans les lieux publics (cf. article en ligne du Guardian: http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2012/may/25/four-10-women-sexually-harassed?intcmp=239 )
Texte décousu. On a un peu du mal à saisir votre propos.
Un problème complexe nécessite une analyse complexe. Enfoncer des portes ouvertes ne suffit pas.
"Tant qu’on ne dispose pas de solide pour s’exprimer, cela reste du «on dit», de l’empirisme bas de gamme, du «j’ai vécu donc je conclus»: bref, du parfait matériau pour construire et consolider des préjugés."
Nous devons beaucoup d’avancées scientifiques majeures à ce qui fut tout d'abord de modestes observations empiriques.
S'exprimer est sain. Je préfère qu'on parle mal d'un problème plutôt que l'on en parle pas. Voyez, je vous lis.
"Bien sûr, ce ne sont pas tous les hommes, mais (...) Cela peut toucher n’importe quelle femme, par n’importe quel homme, n’importe où, à n’importe quel moment"
Donc ce sont bien tous les hommes. Tous les hommes sont des coupables en puissance. Parce qu'ils sont des hommes.
"L'Autre" comme origine du mal : c'est un des intertitres de ce papier. On est en plein dedans. "L'Autre", c'est l'homme.
Merci pour cet article . Plusieurs études sociologiques ont démontré l'absence des femmes dans la ville, l'inexistence des activités extra scolaires pour les filles de plus de onze ans . Les activités associatives se déclinent autour du foot, du rugby, de l'informatique et d'espace de skate entr'autres ou les jeunes filles NE SONT PAS LES BIENVENUES . Elles restent à la maison, par peur de se retrouver isolées dans un club. La ville finit par être considérer par les femmes comme un lieu dangereux que l'on traverse rapidement avec une boule dans le ventre. Il faut beaucoup de détermination et de courage aux très jeunes femmes pour s'imposer au sein d'un club , masculin à 99 % . Beaucoup d'associations sont la plupart pourtant subventionnées par l' état et sont censées promouvoir les jeunes .Triste de savoir que le mot " jeune" en France s'écrit uniquement au masculin. Triste de savoir que depuis mon adolescence dans les années 80, rien n'a changé. Il faut imposer des quotas dans les assos pour faire évoluer les mentalités car aujourd'hui comme hier, les garçons squattent l'espace, TOUT l'espace. Avec la complicité de leurs parents et des responsables associatifs.
Je suis un homme, et toutes les fois où j'ai été emmerdé dans la rue ou dans les transports en commun c'était pas des arabes, des noirs ou des roms. Mais sans doute suis-je une anomalie statistique selon la formule des bien-pensants. A bon entendeur.
Très bon article, bien construit, bien écrit? et qui remet bien les idées en place.
Il est effectivement trop facile d'accuser les Maghrébins et les Noirs d'un comportement bel et bien MASCULIN. Quand je dis masculin, cela ne veut pas dire que cela concerne TOUS les hommes. Cela concerne CERTAINS hommes mais ceux-ci se retrouvent dans toutes les ethnies et dans toutes les classes sociales.
Quelle jeune fille, habituée du métro parisien, n'a jamais reçu des propositions explicites de la part d'hommes bien sous tout rapport, style cadre sup marié avec enfants ? J'ai un souvenir très précis en tête qui s'est déroulé à La Défense et l'homme en question était bien blanc comme il faut.
Quelle femme ne s'est jamais faite insulter pour avoir refusé de boire un verre, dans la rue ou même dans un bar ? Ca m'est arrivé au Monte Cristo sur les Champs Elysées, un endroit que je ne fréquente guère mais où je me trouvais dans le cadre d'un dîner d'équipe. Un jeune homme bien bourge m'a abordée pour me proposer un verre (il voulait m'imposer la même boisson que lui sans même me demander mon avis) et quand je lui ai poliment dit non, il m'a traitée de lesbienne - pour lui, c'était l'insulte suprême, apparemment.
Qu'il y ait des différences culturelles dans les rapports hommes/femmes, c'est incontestable. Que les hommes issus de certaines cultures soient plus dragueurs que d'autres, on est d'accord. Mais quand il s'agit d'insulter une femme parce qu'elle refuse des avances, aucune ethnie n'a le monopole. Réveillez-vous un peu.
Cette séparation des sexes attribuant à chacun un territoire - la maison pour la femme et le dehors pour l'homme - est universelle. Ainsi, je ne pense pas qu'une quelconque loi changera quoique ce soit. Et personnellement, je ne me vois pas porter plainte parce qu'un quidam m'a traitée de p***. En revanche, il y a un véritable travail d'éducation à faire. Un travail de longue haleine. C'est pourquoi il faut se poser les bonnes questions, ce que fait exactement cet article.
Ma théorie est que ce gars adore se comporter comme un porc tout court, dès qu'il le peut, avec qui il veut.
Il répand du "salope" et du "toi, je te baiserais bien" tout comme il assène de l' "espèce d'enculé, va" lorsqu'un passant lui refuse une cigarette. Lorsqu'on lui rappelle que lui et ses potes seraient sympas de faire la queue avec leurs chips et sodas au lieu d'enjamber direct vers la caisse. Ou lorsque la Terre entière commet l'erreur d'oublier que tout territoire est d'abord le sien.
Ce que je veux dire, c'est qu'aussi blessantes et injurieuses ces paroles soient-elles à l'égard des femmes, ceux qui les profèrent entretiennent souvent un rapport d'intimidation et d'affrontement avec l'espace public. Les scories misogynes sont loin d'être leurs seuls faits d'armes.
Il me semble que déplorer cette idée communément admise, comme quoi toute femme traitée ainsi devra s'y résoudre, cf. "certains mecs sont comme ça, et toi t'es une nana seule dans la rue, tu vois, c'est facile de te prendre pour cible", doit s'inscrire au même titre que déplorer notre capitulation devant l'incivilité ordinaire.
Que de longueurs et de blabla dans cet article, pardi, mais allez donc à la rencontre des jeunes femmes qui subissent ces vexations... Vous verrez bien ce qu'elle vous en disent du type de personnage qui les aborde.
Bien sûr que ce ne sont pas TOUS les hommes d'"origines étrangères" qui sont des "insulteurs de femmes patentés" mais de là à devoir attendre une étude sociologique approfondie...
Ouvrez un peu les yeux et surtout les oreilles, ce que vous dites reviens à dire que la France des années 30 n'était pas antisémite parce qu'aucun étude n'avais été faite. Était-ce là la réalité ?
« racisme (ethnique ou social) » ? Tient ! Voilà un emploi et une combinaison bien étrange…
« comment ces mécanismes se mettent-ils en place? ». S’il est question des « populations d’origines étrangères » la réponse serait à trouver du côté d’Hugues Lagrange qui rappelle parfaitement bien le bouleversement subit par certaines populations lors de ce que l’on pourrait qualifier d’un transfère culturel autoritaire. La plupart de ces populations étant situées dans des pays hors Europe, dans des ères culturellement différentes (voir ici, Samuel Huntington), l’Afrique du Nord en tête. Pour autant, comme vous le rappelez bien, « il est impossible d’apporter des réponses à cette question tant qu’aucune étude sociologique ou anthropologique ne sera menée », c’est pourquoi à vos propos du début : « le harcèlement de rue, c’est constamment, peu importe le physique des femmes, peu importe l’origine des hommes, peu importe l’endroit » ; je répondrais naturellement : Cela mérite étude !
Par ailleurs, affirmé que : « Depuis les années 1980, les minorités locales (Bretons, Basques, Corses…) commencent timidement à être reconnues, ouvrant sans doute la porte (un jour) à une plus grande tolérance envers les différences culturelles », implique de préciser ce que l’on entend par « culture ». Selon moi, il n’y a pas – ou plus – de différence(s) culturelle(s) entre des Bretons et des Vendéens, ou des Bourguignons (la Révolution a bien fait son œuvre !).
« L’aboutissement d’une société sexiste » ? Je ne pense pas qu’il ait fallu attendre la rencontre de populations culturellement divergentes pour dresser un tel constat. Déjà le rapport à la femme a subi une évolution sans pareil par rapport à ce qu’il était à l’époque de nos arrières grands-parents et de nos grands-parents, il faut dire que l’on était parti de loin. Pour autant, le chemin n’est pas fini, et les « agressions » verbales ne sont qu’une partie, malheureusement trop peu visible et bien trop banalisée, d’une société phalocentré. La transformation de la « secrétaire » en « assistante de direction » n’aura pas suffis à faire évoluer les mentalités, prenons la publicité à témoin où sans cesse la femme est exhibée dans des postures qui suggèrent sont « objet-ité ».
Il y aurait long à dire encore, comme sur le poste précédent de BHappy qui fait jouer la concurrence des groupes sociaux minoritaires dans le concours pour la reconnaissance de celui qui est le "plus victime".
Toutefois, comme le souligne Pierre-Etienne, le législateur peut difficilement intervenir: trop de contrôle sociétal tue la société ! Le sujet remet quand même au goût du jour l'éternelle problématique: Peut-on légiférer pour faire évoluer les mentalités?
Ce message peut être vu comme une surenchère d'un groupe minoritaire, allons, pourquoi pas, mais limiter mon intervention à cela me semble exagéré.
Je vais donc développer mon propos.
Selon moi ces deux éléments sont intimement liés (le harcèlement des femmes et le harcèlement des gays - hommes surtout, par un groupe ethnique que je nommerai les "wesh wesh").
Voilà pourquoi :
Le "gay" leur fait affreusement peur car ils ne supportent pas qu'un homme puisse leur faire "subir" ce qu'ils font aux femmes. Il leur est intolérable de pouvoir être "maté" de la même façon qu'une femme, cela les mettrais dans la position d'une femme, leur victime.
Les messages que j'ai pu lire lors de l'événement d'hier sur Twitter (#gayetfier) étaient très orientés sur leur peur d'une "agression" de leur anatomie arrière : ils ne veulent pas "faire la femme"
Tant qu'ils considéreront la femme comme un "sous-homme", il en sera de même donc pour les gays.
A la base, il y a une situation sociologique que (presque) tout le monde connaît et comprend, et puis, il y a la tentative un peu hypocrite de l'auteur de l'article et des quelques commentatrices (et commentateurs) de créer un petit rideau de fumée et de joyeusement pratiquer l'amalgame.
Pour celles (et ceux) qui n'auraient vraiment pas compris : il existe un système de société matriarcal méditéranéen qui est construit sur la valeur centrale de la jeune femme qui arrive vierge au mariage.
Les jeunes-filles qui l'acceptent, ou veulent le faire croire, portent sur la tête une pièce de tissu qui est l'équivalent (un peu moins fiable tout de même) qu'un certificat rédigé par un gynécologue assermenté.
Les jeunes gens qui, refusant les professions manuelles ou peu qualifiées, sont au chômage, et ne voient donc pas la perspective du mariage avant un âge très avancé, montrent bien évidemment les signes d'une importante frustration sexuelle.
Le but du système est de canaliser cette tension, en la déviant vers une extrême ferveur religieuse. Celà marche chez un certain nombre (un nombre certain ?) d'entre eux...
En même temps, nous avons aussi une communauté d'Afrique équatoriale ( en Belgique, ce sont des chrétiens de l'ancien Congo belge) où les jeunes adolescentes se promènent l'été en mini-short et la poitrine exposée par un débardeur rétréci au lavage.
Il est rare, mais j'ai vu, des jeunes hommes de la première communauté qui avaient apparemment entrepris une liaison amoureuse avec une jeune-fille de la seconde... (Roméo et Juliette ?)
Et puis, il y a cette demoiselle à qui un monsieur, dans un bar, a osé proposer de prendre un verre...
C'est la seule éducation, ou plutôt son absence, qui est en cause ici. Le harcèlement de rue est intimement lié à la vulgarité de la personne qui le pratique. Des individus sans gène et inadaptés à la vie en société, des marginaux sans avenir incapables de développer leur intelligence.
Rassurez-vous, les hommes n'ont pas le monopole dans ce domaine. Il existe tout aussi bien, mais dans une moindre proportion, des femmes d'une grossièreté sans nom, qui vous tutoient et vous apostrophent sans vous connaitre, qui font semblant de ne pas comprendre quand ça les arrange, qui se permettent de faire des réflexions désobligeantes par simple plaisir d'être désobligeantes, etc.
Maintenant, est-ce que ça a un rapport avec le fait d'être arabe ou d'être blanc ? Pas tellement. J'ai connu des arabes d'une politesse rare et des blancs d'une lamentable médiocrité. Il y a de toute façon un moyen très simple de les repérer : à l'accent qu'ils prennent et au vocabulaire qu'ils emploient. On a tendance à penser que l'accent "racaille" (le "wesh wesh") est invariablement lié aux populations arabes. C'est totalement faux. Aussi arabe soit-il, un arabe né en France est tout à fait capable de s'exprimer dans un français parfait. Encore faut-il le vouloir. Aucun arabe bien éduqué en France n'adopte cet accent ridicule. Il en va de même pour les blancs. CQFD.
PS : Je suis tout à fait d'accord. Chacun choisi sa personnalité et sa propre façon de communiquer, quelque soit son lieu de naissance - ça culture d'origine.
Rien que le titre révèle d'où et de qui vient le problème. L'imposture étant qu'il ne faudrait pas en tenir compte.
Bon article dans son ensemble.
Certains veulent voir dans le problème du harcèlement de rue un facteur "origine". En tant que victime de ce harcèlement de rue, j'ai pu être abordée de manière insultante par des hommes de toutes les possibles couleurs, et ce, dans de nombreux pays. Ce serait, à mon avis, une erreur de traiter le problème du harcèlement sous l'angle d'une population issue de l'immigration. Même si les hommes de ces populations immigrés peuvent être concernés, ils sont bien loin d'être les seuls.
Comme Larrynautik, j'aurais tendance à dire que le problème du harcèlement de rue est bien plus un problème d'éducation. Le sexe reste un sujet tabou dans de nombreuses familles (religieuses ou pas). A l'école, le sujet est à peine effleuré. L'idée de la femme que peuvent se faire certains jeunes ne se base alors que sur leur environnement immédiat. C'est à dire, en bref, sur des publicités de femmes dénudées à tous les coins de rue qui présentent la femme en tant qu'objet. On ne peut pas s'étonner que, par la suite, ils insultent les femmes dans la rue si l'image qu'ils en ont se réduit à cette femme-objet. Cet aspect est d'ailleurs souligné dans le film de Sofie Peeters. Je pense que le harcèlement de rue exige un débat plus axé sur l'image de la femme représentée dans la société occidentale et au delà. C'est un premier pas d'avoir l'égalité entre les hommes et les femmes garantie par la loi, c'en est un autre de voir comment cette égalité s'exprime dans les faits. La situation des femmes est dramatique dans de trop nombreux pays.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Certes, l'image de la femme dans la pub n'est pas très reluisante, mais 1/ elle s'est améliorée et 2/ elle n'a pas empêché l'évolution de la mentalité des hommes français. Le problème se situe en France vraiment au niveau de l'éducation et du cadre de vie.
Beaucoup de personnes ont tendance à penser que les personnes originaires d'Afrique, en particulier du Maghreb, sont plus enclines à insulter les femmes et à leur faire des propositions indécentes pour la simple raison que dans les pays musulmans, la femme est mal considérée. Pour beaucoup encore, si une femme porte une mini-jupe (ou autre tenue autre que le total look couvert), c'est une p*te. Cette mentalité existe probablement encore en France, même chez les moins de 40 ans, mais la proportion n'est pas la même.
Je pense qu'il est hypocrite de nier le fait que l'éducation reçue par certains (l'idée que la femme bien doit être pure, etc.) entraîne ce type de comportement dans un cadre particulier. C'est même contre-productif car pour trouver des solutions, il faut trouver LES raisons (car il n'y en a pas qu'une seule - les populations blanches ne sont pas exemptes de ce type de comportement ; je rappelle tout de même qu'il y a une centaine d'année, l'opinion publique sur la tenue vestimentaire des femmes en France n'était guère différente - et tout aussi ridicule et hinteuse).
A Toulon, je ne me suis jamais faite insulter. Draguée, oui, mais jamais insulter. Pourtant, la population d'origine maghrébine et d'immigration récente y est fortement représentée. Toulon est une ville calme, plutôt mixte, où les femmes s'habillent toute l'année en jupe/débardeur/robe/etc. C'est ce que je voulais dire par cadre de vie. Ici, il n'y a pas tant de "cités" que ça, la population se croise toute la journée sans qu'il n'y ait de véritable schisme (enfin, ne croyez pas que c'est le bonheur, mais c'est pas la cata!). Si vous voyez que tout le monde s'habille comme il veut, y compris des femmes issues de l'immigration, cela joue beaucoup sur votre manière de penser et/ou d'élever vos enfants.
Moi, je suis belge et nous, on a même pas interprété ce film comme vous les français. A chaque fois, il y a un fait divers, on le détourne pour attaquer de toutes les armes les étrangers et les français de confession musulmane. C'est vraiment lamentable dans cette France qui devient de plus en plus raciste.Où sont passé les oeuvres des années lumières? Lisez!!! au lieu de regarder TF1 sous critiquer et sans analyser. Quelle honte pour vous, vous n'avez plus rien à faire.
Voyager au maghrèb et vous aller voir même la bas la société a beaucoup changer, vous juger les maghrébins par une petite minorité qui vit en France et ensuite vous généraliser. Je pense que Hitler est de retour, bientôt.
Ne pas faire le lien entre ces comportements et les problemes d un Islam intolerant se repandant depuis ces 30 dernieres années, c est nier l evidence. Depuis, ces idees se sont repandu dans toute la population. Il y a d autres facteurs qui font prosperer ses idees.
Ensuite il faut en avoir du souffle pour ecrire une chose comme ca: " Cela peut toucher n’importe quelle femme, par n’importe quel homme, n’importe où, à n’importe quel moment: voilà la joie de vivre dans une société sexiste"
Je decrypte: Tous les hommes sont des criminels et les femmes des victimes. En tout cas je suis d accord avec vous sur un point, c est pas facile de vivre dans une societe sexiste et je prefererais 100 fois me faire traiter de salope que de criminel.
Au passage je vous conseillerais de relire King Kong Theorie car VD ne victimise pas les femmes, elle.
'Société qui, finalement, donne la rue comme territoire aux hommes.' Toutes les personnes qui sont allez en journee en ville (en dehors de l ete et des weekend) trouvera cette phrase particulierement fausse.
Le terme harcèlement est impropre puisqu'il ne s'agit pas d'agissements répétés d'une même personne sauf à ce qu'elle poursuive la demoiselle ou la dame pendant un long moment.
Art. 222-33 du codé pénal– I. – Le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.
Il s'agit simplement d'incivilités ou d'injures qui rendent la vie aussi agréable qu'un clochard qui pue ou une brute avinée qui monte dans un rame de métro.
Malheureusement, il n'y a pas grand chose que le code pénal puisse faire de plus que ce qui existe.
C'est avant tout affaire d'éducation. Vaste programme s'il fallait mettre tous les goujats en prison...
Reste une seule solution, brûler un cierge pour que les gens soient moins cons.
des Français dit de souche que certains qualifient de gaulois(que ne diront ont si pour d'autres ethnies il était utilisé de tel sobriquet?) peuvent harceler les femmes.... même le patron du FMI.
dire cela est à la fois juste et parfaitement malhonnete. ce qui est montré dans ce sujet, n'est pas l'agression faite à une femme, c'est sa banalité. ce qui doit nous amener à réfléchir, c'est que sur 30 mètres de parcours(je n'utiliserait volontairement pas le mot trottoir) une jeune femme puisse être interpellée de la sorte aussi fréquemment et aussi violemment. dans cette vulgarité ordinaire il y a une volonté de domination/rabaissement.
dire que les occidentaux en sont capables est vrai, mais la communauté maghrébine élève ce comportement au niveau du mode de vie. certains me traiteront de raciste, diront que je fait des amalgames, mais combien de maghrébin s'oppose à cela?
pour mémoire, est né en France un mouvement appelé NI PUTE/NI SOUMISE. est ce donc les 2 seuls etats que la france est capable d'offrir au femmes du XXI ème siècle?