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La défense nous concerne tous, par Hervé Mariton

Hervé Mariton, mis à jour le 10.04.2012 à 14 h 34

Le 6 mai prochain, les Français vont désigner le chef des armées de notre pays. Négliger la défense, ce serait mettre les Français en danger, ce serait prendre des risques inconsidérés, ce serait la démonstration que l’on ignore le monde et ses réalités.

Nicolas Sarkozy, en janvier 2012 à l'école navale de Lanveoc-Poulmic. REUTERS/Fred Tanneau/Pool

Nicolas Sarkozy, en janvier 2012 à l'école navale de Lanveoc-Poulmic. REUTERS/Fred Tanneau/Pool

Alors que nous sommes, à l’instant où j’écris ces lignes, loin de conflits majeurs en cours –deux générations n’ont pas vécu la guerre, le territoire de l’Union européenne connaît la paix–, il n’en demeure pas moins que la défense n’est pas un «produit de luxe».

La défense de la France, ce n’est pas non plus une coquetterie, un divertissement ou encore un gaspillage. C’est, au quotidien, la sécurité et l’avenir de chaque Français. Elle prend place dans notre projet «de protéger et préparer l’avenir des enfants de France». Il serait grave et irresponsable d’attendre qu’ait lieu un drame d’une puissance extraordinaire et peut être inimaginable aujourd’hui, à l’image du 11 septembre 2001, pour en prendre conscience. 

Parce que la France est respectée dans le monde et parce qu’elle est capable de se défendre en toute indépendance, les Français ne craignent pas la guerre. Il faut le dire et en tirer des conséquences. Désarmer notre pays, se rendre vulnérable, ce serait s’exposer davantage aux risques et aux conflits d’un monde qui évolue à une vitesse fulgurante.

Notre défense concerne donc tous les Français.

Pour cette raison, et contrairement à la démarche de François Hollande qui consiste à réunir à Paris et sur invitation une poignée d’experts et de lobbyistes, nous avons décidé d’organiser «les 24 heures de la défense nationale» ce mardi 10 avril. 

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Partout en France, avec Jean-François Copé, nous avons invité les élus de la majorité à mobiliser nos compatriotes sur les questions de défense. Dans chaque commune de France, se trouvent des anciens combattants qui ont servi la France. Dans chaque région de France, se trouvent des entreprises qui travaillent en relation avec le secteur de la défense et créent des centaines de milliers d’emplois. Partout sur le territoire, dans les bases militaires, des femmes et des hommes sont prêts à agir pour défendre le territoire national, nos enfants et nos familles. Partout sur le territoire, la gendarmerie veille à notre sécurité.

Pour ces raisons mais aussi parce qu’il nous semble important de rappeler aux Français que, le 6 mai prochain, ils vont désigner le chef des armées de notre pays, nous nous adressons au peuple de France, à tous les Français, sans exception.

François Hollande a d’ores et déjà annoncé que le budget de la défense serait sacrifié. En effet, il indique que pour financer 8.000 des 13.000 postes annuels qu’il souhaite créer dans la fonction publique (éducation, justice, police et pôle emploi), il trouverait les ressources du côté de suppression supplémentaire de postes au ministère de la Défense. Je souligne qu’aujourd’hui les ressources dégagées par les suppressions de postes au ministère de la Défense (270 millions d’euros par an), qui doivent prendre fin en 2014, sont intégralement réinvesties au profit de la condition des personnels, des équipements et de la préparation des forces. On ne peut pas en disposer deux fois.

Que Monsieur Hollande le dise avec plus de clarté à tous les Français et qu’il explique ce que cela signifie! Qu’il le dise avec plus de franchise aux militaires mais également aux salariés et aux familles des salariés des entreprises qui travaillent dans le secteur de la défense, de la sécurité, de l’aéronautique ou encore du spatial!

J’ajoute qu’à l’époque où l’Europe connaissait une période de croissance, à la fin des années 1990, la majorité socialiste de l’époque diminuait le budget de la Défense. Vous imaginez le sort que Monsieur Hollande peut réserver à la défense en temps de crise! Ne prenons pas ce risque. 

Je veux le dire sans détour, et je le dis parce que j’aime profondément la France: négliger la défense, ce serait mettre les Français en danger, ce serait prendre des risques inconsidérés, ce serait la démonstration que l’on ignore le monde et ses réalités. Négliger la défense, ce serait négliger la France et l’avenir des enfants de France. Négliger la défense, ce serait renoncer à une France forte. Négliger de la défense, faire de son budget une variable d’ajustement, ce serait renoncer à une France forte. Nicolas Sarkozy n’y renoncera jamais.

Hervé Mariton

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