Économie

Aude de Thuin: Osons oser!

Temps de lecture : 2 min

C’est parce que nous rêvons, imaginons, pensons d’autres possibles que notre monde change, que ce qui relevait de l’utopie devient réalité.

«L’homme descend du songe», a joliment dit le psychologue Alain Delourme.

Oui, c’est parce que nous rêvons, imaginons, pensons d’autres possibles que notre monde change, que ce qui relevait de l’utopie devient réalité.

Pourtant, aujourd’hui en France, nous baissons les bras, refusons de prendre des risques, privilégions l’immobilisme au saut dans l’avenir. Face au défaitisme général, aux «à quoi bon?», aux «c’est fichu d’avance», il me semble urgent de mettre les projecteurs sur ceux et celles en France qui regardent devant eux, ont osé ou osent aller au bout de leurs projets, au bout de leur rêves, et inventent notre futur.

Malgré la sinistrose ambiante, des entrepreneurs, des médecins, des artisans, des artistes osent croire en leurs rêves et se battent pour leur donner vie. Leur succès est parfois à la mesure de leur audace, comme le prouve The Artist. Qui en effet aurait pu penser qu’un film muet, en noir et blanc, de surcroît français, remporterait les plus prestigieuses récompenses du 7e art dont les si prisés Oscars et Golden Globes?

La France a de la ressource, voire du génie, quand elle se souvient qu’«impossible n’est pas français». Pour donner l’envie et la confiance aux jeunes, ce slogan devrait être placardé dans les écoles. Impossible n’est pas français, non par pêché d’orgueil, mais parce que nous croyons en nos idéaux, en nos compétences, en nos spécificités. Parce que nous osons être nous-mêmes. Oser, c’est croire en soi, vaincre sa peur, dépasser les présupposés, surmonter les difficultés, repousser les limites… Oser, c’est le premier pas vers le succès, c’est prendre son destin en main et sa place dans le monde.

Oser, c’est ce que je n’ai cessé de faire toute ma vie. D’autodidacte provinciale, je suis devenue une entrepreneure connue et reconnue pour ses innovations qui ont fait date. Hier, c’était le Women’s Forum, version féminine du Forum de Davos; aujourd’hui, c’est Osons La France, qui se veut «le forum de tous les possibles». En dehors de toute obédience politique, il valorisera les nombreuses initiatives françaises notamment en matière d’Internet et donnera la parole aux jeunes car ils sont les porteurs de demain.

Quittons le statut de victime ou d’assisté que nous affectionnons tant en France, relevons les manches, osons être nous, osons être français, Osons la France.

Aude de Thuin


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