- Centrale nucléaire du Tricastin / Sebastien Nogier / REUTERS -
Dans une tribune intitulée «Réussir la transition énergétique» publiée dans le Monde, François Hollande a tenté de clore une séquence politique qui lui était particulièrement défavorable sur la sortie du nucléaire. Mais loin de se hisser au-dessus de la mêlée, le candidat socialiste a produit sur ce sujet complexe un texte simpliste et approximatif qu’il convient de contester point par point.
François Hollande dit qu’il tire les conséquences de la catastrophe de Fukushima en voulant sortir du tout-nucléaire pour la production électrique, présentant comme évident qu’une catastrophe naturelle au Japon doit avoir des conséquences sur le mix électrique français.
Or, en toute logique, soit l’on considère, comme le font les «alliés» écologistes du PS, que le nucléaire est un feu prométhéen que l’humanité ne parviendra jamais à maîtriser et qu’il est nécessaire d’en sortir complètement, soit l’on considère qu’il faut réexaminer la sûreté de nos réacteurs au regard des catastrophes naturelles qui sont susceptibles de se produire sur notre territoire.
C’est cette deuxième approche, fondée sur des audits très poussés menés par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a été retenue par le gouvernement français. En choisissant un entre-deux dont il est coutumier, François Hollande cumule tous les désavantages: il souhaite imposer à la collectivité un coût gigantesque sans pour autant satisfaire la stratégie des anti-nucléaires.
Plus grave, le candidat socialiste assène des vérités éminemment contestables, comme le fait que le parc nucléaire français arrivera en fin de vie d’ici 15 ans et que la centrale de Fessenheim, la plus ancienne, devra être fermée au cours du prochain quinquennat.
Il convient de signaler que les centrales nucléaires américaines, qui sont de la même technologie que les françaises, ont vu leur durée de vie prolongée de 40 à 60 ans et peut-être même 80 ans. La centrale de Beaver Valley, copie quasi conforme de Fessenheim, détient une licence permettant son exploitation jusque 60 ans.
Il faut surtout rappeler qu’une centrale nucléaire n’est pas assimilable à un bien périssable: la pérennité d’une telle installation dépend de la maintenance et des investissements réalisés sur toute sa durée de vie. Au vu des résultats publics de la surveillance effectuée par l’ASN, il est ainsi totalement arbitraire de déclarer que Fessenheim serait une centrale moins sûre que les autres qu’il faudrait fermer en priorité.
La technique n’est pas la seule lacune du candidat Hollande: sa vision économique est également erronée. Il semble faire de la sortie phasée mais forcée du nucléaire, c’est-à-dire de l’arrêt de réacteurs en bon état de fonctionnement, la condition du développement des énergies renouvelables et de l’essor d’une filière industrielle française.
Un tel raisonnement a été dénoncé en son temps par Frédéric Bastiat dans son pamphlet Ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. Il y stigmatise ceux qui considèrent que les briseurs de vitres contribuent au développement économique:
«Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres?»
Il faut reprendre aujourd’hui le flambeau de l’économiste français pour affirmer qu’on ne transformera jamais un «mal» (la fermeture anticipée d’une unité de production en état de fonctionnement) par un «bien» (la création d’emplois pour remplacer ladite unité). Loin de s’opposer, les industries nucléaires et renouvelables sont complémentaires pour répondre à la demande future d’électricité par des moyens décarbonés.
Inconsistance technique, économique mais aussi industrielle quand le candidat Hollande affirme que l’industrie nucléaire sera renforcée en raison des nombreuses opérations de démantèlement à mener ou qu’elle pourra facilement se reconvertir dans le secteur des énergies renouvelables.
Cette approche relève d’un profond mépris pour les décennies de connaissances et de capital humain accumulés au sein de la filière nucléaire française. On ne bâtira pas une nouvelle politique industrielle en commençant par détruire un de nos rares avantages comparatifs, mais en conciliant ces deux industries pour faire de la France le champion mondial des énergies décarbonées.
Pour accompagner ce retrait du nucléaire, le candidat socialiste propose de développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, semblant ignorer qu’il s’agit d’une politique déjà poursuivie par la majorité actuelle, accélérée depuis le Grenelle de l’environnement.
Mais il faut rappeler que de telles politiques sont complexes à mettre en œuvre et que derrière l’apparent bon sens de François Hollande proposant d’isoler davantage les logements se cachent une multitude de problèmes économiques et techniques: l’isolation par l’extérieur coûte très cher pour les particuliers, même avec des dispositifs incitatifs comme l’éco-prêt à taux zéro. Les travaux d’efficacité énergétique dans les copropriétés sont très difficiles à enclencher, et les ménages en situation de précarité énergétique n’ont pas les capacités de trésorerie pour réaliser les investissements nécessaires. La loi Grenelle 2 est une boîte à outils pour débloquer tous ces freins (crédit d’impôt, écoPTZ, certificats d’économies d’énergie, programme Habiter Mieux…).
La politique énergétique prônée par François Hollande est révélatrice de ces synthèses bancales dont l’ancien premier secrétaire du PS a le secret. Masquée derrière un bon sens apparent, on y retrouve une accumulation d’incohérences techniques, économiques et industrielles qui conduiraient, de fait, à renchérir le coût de l'électricité et à abandonner notre indépendance énergétique.
Hervé Mariton
Sauf que, aussi, une technologie qui produit des déchets ultra-dangereux pendant des centaines de milliers d'années, pour la satisfaction des besoins de 3 ou 4 générations,n'est pas moralement acceptable.
Sauf que, ces fameux déchets, vous savez pertinemment que dans 100, 200 ou 300 ans, nous aurons oublié où ils sont pour certains d'entre-eux... Aujourd'hui, on arrive à oublier ou à perdre les relevés de champs de mines posés il y a 30 ou 40 ans, ou les stocks de déchets d'usines chimiques enterrés il y a 20 ans, ainsi que le souvenir de décharges désaffectées depuis 20 ans...
D'autant que dans 200 ou 500 ans, le France ne sera peut-être, elle aussi, qu'un souvenir intégré dans un ensemble plus vaste ou désintégré.
Bref, vos arguments sont simplement libéraux (ce n'est pas un gros mot) et passéistes, car le nucléaire n'est pas une solution d'avenir : il faut s'engager sur la voie de la sortie du nucléaire, de manière ordonnée, en permettant à la recherche de travailler sur des solutions alternatives, de la même manière que pour l'automobile à pétrole, pour laquelle nous avons pris bien trop de retard.
L'expérience prouve que quand on donne aux scientifiques les moyens et l'envie, on fait des sauts technologiques rapides : il y a 120 ans, le premier avion décollait sur 100 mètres à 3 mètres du sol. 60 ans après, nous étions dans l'espace.
Plus nous attendrons pour sortir de l'impasse nucléaire ou de l'automobile à carburant fossile, plus nous nous enferrerons dans l'impasse, et plus ça coûtera cher in fine, pour avoir voulu garder une rente de situation sur quelques années.
Vous regardez à 15 ans, quand il faut voir à 200 ans.
Votre propos est une vision à 200 ans, qui affirme que les chercheurs vont trouver LES solutions. Et donc pourront sauver le monde... mais votre affirmation, n'est qu'une hypothèse, une prophétie!
Soyons factuels: QUAND trouveront-ils? dans 10, 20, 30 ans ou jamais. Si elles existent, QUAND pourrons nous industrialiser ces solutions? Pas avant 30 ans ou 60ans. Combien cela coutera? 1 euro, 1000 milliards?
Bref, vous pensez vraiment que des états et des foyers déjà en faillite vont faire cet effort?
L'autre paradoxe, c'est qu'une sortie du nucléaire ferait la part belle à l'ultra libéralisme que vous condamnez.
Si l'on abandonne le nucléaire, alors il faudra investir massivement dans les énergies fossiles (gaspillé en 15 ans), éoliennes ou solaires. Or ces deux dernières sources étant tellement marginales, onéreuses et rares, que l'énergie deviendra un luxe réservé aux pays très riches ou à ceux qui auront conservé le nucléaire.
Déjà, vous devriez lire en dessous : je ne suis apparemment pas le seul à soutenir une position décridibilisée à vos yeux...
Et en ce qui concerne la sortie du nucléaire, que je n'envisage certainement pas de manière brûtale, je ne vois pas en quoi elle ferait plus la part à l'ultra libéralisme : ne serait-ce que parce que l'Etat peut très bien initier, gérer et contrôler la production et la distribution de l'électricité (comme il continue de le faire avec une tarification dirigée, un prix de rachat fixé, des incitations fiscales ou une société à capitaux publiques, tel Areva...).
Et en ce qui concerne la recherche d'énergies alternatives (qui n'a pas à se limiter au solaire, à l'éolien, au géothermique, mais qui les maîtrise déjà), nous n'avons tout simplement pas le choix : sortir du carburant fossile n'est même plus une option et crise ou pas crise, il faut le faire et on ne peut que regretter le manque de conscience écologique (et économique) de nos politiques mais aussi des consommateurs.
Pour le nucléaire c'est pareil : l'uranium, que nous ne possédons pas sur notre sol comme bien expliqué plus bas, n'est pas davantage inépuisable, coûte de plus en plus cher (y compris en prises d'otages). En sortir non plus, n'est plus une option.
Il a néanmoins raison sur un point : le curieux entre-deux de Hollande est totalement absurde. Le nucléaire est si dangereux (pour la vie mais aussi pour la démocratie) qu'il faut l'arrêter totalement. Et VITE !
Le prochain Fukushima sera probablement en France. Les antinucléaires sauront alors trouver Hervé Mariton pour l'envoyer "gérer" SA catastrophe, dans la centrale accidentée et non dans son bureau de notable.
Le choix du nucleaire dans les annees 70 pouvait se justifier a l epoque. Il y avait certes des inconnues mais on pouvait penser qu on arriverait a les maitriser. Pres de 50 ans plus tard, on est toujours pas capable de gerer les dechets. On doit certes continuer la recherche mais perseverer dans la production d electricite de facon industrielle sans savoir quoi faire des residus (qui sont dangereux pour des milliers d annees, on peut pas simplement les laisser dans une decharge !) est une erreur
Sur un plan purement industriel & economique, continuer a investir dans une technologie dont personne ne veut est debile! Il faut voir les choses en face. On ne vendra plus d EPR, grace a Fukushima plus aucune population n en veut a cote de chez elle. C est un nouveau concorde (ou rafale pour prendre un exemple plus recent). On se plaint que l industrie francaise se fait tailler des croupiere par les allemands mais on fait tout pour ! Savez vous M Mariton que l Allemagne est un leader dans industrie eolienne ou solaire ? Pourtant on ne peut pas dire que l allemagne est un pays particulierement ensoleille. Mais contrairement a nous, ils ne brassent pas du vent (subvention pendant 3 ans sur le solaire puis plus rien). Ils ont une politique sur 20 ans ... Maintenant ils investissent sur les smart grid et les moyen de stocakge de l electricite et d ici 10 ans on se demandera pourquoi l industrie francaise est encore a la traine dans se domaine et nous acheterons du "made in germany"
Quant a l argument de la prolongation de la duree de l exploitation des centrales nucleaires, je suppose que vous savez qu il est motive uniquement par un calcul financier (centrales deja amorties -> chaque annee supplementaire = pur benefice). Vous avez fait des etudes d ingenieur. On a du theoriquement vous apprendre comme moi, que lors d un projet vous dimentionnez tout en fonction de la duree de vie du produit (en prenant une marge de securite quand meme ;-) ).
On peut certes remplacer des pieces (quoique je vois mal comment remplacer la cuve ou le beton autour du coeur, c est hautement radiocatif -> personne ne peut y acceder a part des robots, ca couterai une fortune. D autres pieces ne peuvent plus etre trouvee de nos jour: par exemple toute l electronique/informatique des centrale. C est tellement vieux que plus peronne ne doit produire de si vieux composants) mais il n empeche que vous augmentez le risque de panne. C est un peu comme une vieille voiture. Elle a beau etre bien entretenue, vous avez plus de risque de tomber en panne
PS: Mme Merkel a un doctorat de physique. La plupart de nos policiens n ont aucune competence technique (Sarkozy avocat, Flamby Enarque, on a meme un ministre de l education nationale incapable de faire une regle de trois ...)
l'illustration proposée par l'article sous la légende "Centrale nucléaire du Tricastin / Sebastien Nogier / REUTERS" est en fait l'usine Eurodiff Georges Besse 1 (usine d'enrichissement du combustible).
La centrale EDF du tricastin est, elle, de l'autre côté de la route le long du canal (et les aéroréfrigérants ne sont pas ceux du CNPE du Tricastin qui est refroidit directement par l'eau du canal) ( http://maps.google.fr/maps?q=centrale+nucl%C3%A9aire&hl=fr&ie=UTF8&ll=44.329006,4.727297&spn=0.013953,0.020685&sll=44.329251,4.727318&sspn=0.013953,0.020685&vpsrc=6&t=h&radius=0.61&hq=centrale+nucl%C3%A9aire&z=16 )
imaginez Mr Martion que vous achetiez un magnifique terrain en bordure d'une forêt, vous y faite construire une maison. Vos enfants jouent dans le jardin, c'est le bonheur .. Et puis un jour vous vous apercevez que la peau de leurs bras et leurs jambes porte des plaques de rougeurs. Rougeurs qui deviennent brulures, puis des plaies , finalement leurs doigts et doigts de pieds vont tomber, un Cancer généralisé va les faire mourir dans la souffrance. Tout cela parce que le terrain que vous avez acheté est radioactif, contaminé par des déchets enterrés 2 km sous votre maison, il y a 250 ans dont on a perdu la trace. Le confort des gens des siècles derniers vient de tuer les êtres les plus chers de votre vie. Comment vous sentez vous ? vous trouvez ça normal ? La durée de vie du plutonium est de 373 000 ans ...
il est tellement simple et facile de dire qu'il n'est pas raisonnable d'envisager la sortie du Nucléaire. il est tellement simple de rester immobile.
Le plutonium est un combustible nucléaire, pas un déchet.
-Le nucléaire ne nous offre aucune indépendance énergetique, A votre avis pourquoi AREVA a elle du personnel au niger malgré les risques d'enlevement.De ce point de vue là on est tout aussi indépendant qu'avec du pétrole.
-Le problème du nucléaire, c'est le même que celui du pétrole, la ressource (exploitable) n'est pas infinie, et gouverner c'est prévoir donc developper des énérgies renouvelable est une nécéssité pour éviter une crise autour de 2050
-Le nucléaire est une énérgie centraliste, c'est d'ailleurs pour ça que ça marche en France et pas en Suisse ou en Allemagne. une grosse centrale alimente un vaste territoire., alors que le solaire ou le vent ce sont des petites centrales à vocation locale.
-Le nucléaire c'est une grosse société, le renouvelable c'est des pleins de PME, pourquoi croyez vous que l'allemagne exporte ? Un ingénieur au chomage peut se lancer dans le solaire/éolien dans son garage, par contre dans le nucléaire c'est impossible.
-Le nucléaire entraine des abbérations : Premièrement le chaufage électrique c'est à dire chauffer de l'eau pour faire de l'électricité qui se perd dans des cables, pour chaufer une maison. Corrolaire, des maisons absolument pas isolée (Allez voir en Allemagne vous y découvrerez qu'avoir 0.5cm de jour sous une fenêtre n'est pas normal)
Donc oui, il faut d'urgence augmenter les tarifs de l'électricité (d'ailleur EDF le réclame) et réduire la part du nucléaire pour augmenter celle des énergies renouvelable.
-Le problème du nucléaire, c'est le même que celui du pétrole, la ressource (exploitable) n'est pas infinie Faux, avec l'uranium marin, les RNR et le thorium ont a des milliers d'années de réserve, sans parler de la fusion a plus long terme.
-Le nucléaire est une énérgie centraliste, c'est d'ailleurs pour ça que ça marche en France et pas en Suisse ou en Allemagne. Les grosses centrales au charbon allemande ne sont pas centralisé?
-Le nucléaire c'est une grosse société C'est des PME les ENR? Vous êtes naïfs.
-Le nucléaire entraine des aberrations : Avec des pompes à chaleur l'électricité est plus efficace qu'une combustion. Ensuite les maisons mal isolée datent d'avant le choc pétrolier et donc d'avant la construction du parc nucléaire. Les propriétaires sont libre d'isoler leurs logements.
Le choix nucléaire nous apporte l'indépendance ? Nous dépendons des sources minières en amont et nous avons bafoué bien des valeurs républicaines pour préserver ces approvisionnement, en soutenant des régimes "amis" très peu recommandables. Nous dépendons aussi de la bonne gestion des centrales. Dois-je vous remettre en mémoire la facilité avec laquelle des promeneurs de chez Greenpeace se sont installés sur une coupole nucléaire française ? Comment être indépendant quand les déchets engagent 100 générations après nous ?
Le choix du nucléaire protègerait le prix de notre électricité ? Il faut pour cela faire le choix bien commode d'oublier le prix passé de construction et le prix à venir de la démolition des centrales françaises, habilement gommé du prix de revient de notre consommation actuelle. Même en reconduisant nos centrales de 10 ans, comment comptez vous financer la prochaine génération EPR ? Par la dette je suppose, comme dans les années 70. Encore de l'indépendance...
Assez de dogmes, assez de solutions pharaoniques au frais du contribuable, il est temps de réfléchir. Et n'oubliez pas de proposer votre commune pour l'installation d'un site de stockage des combustibles, vos électeurs jugeront.
MO
Un reseau electrique se divise en trois "couches", une premiere couche, alimente par des centrales au charbon ou a l uranium, assure l'alimentation de base du reseau. Ces centrales sont les plus couteuses en terme d investissement mais produisent en tres grande quantite, a un cout unitaire faible. Leur mode de fonctionnement les oblige a fonctionner en quasi permanence, les couts de demarrage/arret etant prohibitifs. A l heure actuelle, ce sont les deux seuls solutions technologiquement viables et suffisamment fiables pour assurer la continuite dans l'alimentation electrique.
La deuxieme "couche" se constitue de generateurs de plus petite capacite, turbines a gaz ou centrales hydroelectriques (suffisamment previsibles), plus souples dans leur utilisation, permettant de faire face aux pices de consommation (le chauffage electrique en hiver par exemple). Ces centrales sont demarrees lorsque le cout marginal de production a court terme devient inferieur au prix de l electricite sur le reseau, permettant ainsi a ces generateurs de fonctionner en evitant les pertes.
La troisieme couche se constitue des generateurs dits renouvelables (eoliens, solaire). Ces generateurs, de plus faible capacite, dependent des conditions meteo, ils contribuent a l alimenter le reseau et font baisser le prix de l electricite ponctuellement ( ce qui est bien pour le portefeuille de M. tout le monde), lorsqu il y a beaucoup de vent, ou que le soleil brille.
Voila en resume les options possibles pour le mix energetique.
Il faut maintenant noter que plus on s eleve dans les couches, plus le cout par MWh augmente. Le prix de revient du MWh dans une centrale au gaz est sans commune mesure plus eleve que celui d une centrale au charbon, et au dela de son cout, la technologie n est pas suffisamment fiable pour assurer l alimentation de base. Inutile de s etendre sur l hydroelectricite, tout ce qui est exploitable l est deja, et nos besoins vont croissant, c est sans doute l'une des meilleures energies, mais nos ressources sont limitees. Quand au renouvelable, cela reste une solution d appoint, tres prometteuse certes, mais une solution d appoint.
La vraie question a laquelle il faut repondre est donc la suivante: par quoi remplace t on le nucleaire? La seule option viable ( sans renoncer a notre confort) est le charbon. Donc preferez vous savoir des dechets radioactifs enterres a 300 m de profondeur, ou respirer du monoxide de souffre?
Renoncer au nucleaire? ce serait comme si l homme de cro magnon avait renonce au feu apres avoir fait bruler sa foret par accident. Les politiques jouent sur nos peurs pour se trouver des arguments electoraux, eludant totalement le fond du debat et sona spect technique.
Enfin, pour les amateurs de science fiction, on peut toujours parier sur ca: http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_solaire_orbitale
Ca laisse reveur, mais on se fournit comment les 50 prochaines annees?
J’ai lu dans les commentaires que le combustible nucléaire ne coûte que 5 % ! Et bien d’autres informations encore. Ce n’est pas en ayant dépensé des centaines de milliards sur une filière qu’il faille persévérer si d’autres solutions moins coûteuses, plus respectueuses de l’environnement existeraient.
En cela, j’y trouverais une réelle force et courage politiques.
Puis je rappeler aux nombreuses personnes trop concernées, que c’est l’avenir des générations qui devrait être les préoccupations d’aujourd’hui.
Or, justement aujourd’hui cet avenir est compromis et ce en cause le réchauffement de notre planète. Il suffit de consulter les rapports des organismes internationaux, et se faire sa propre opinion sur le sujet. 2 degrés de hausse semblent être le minimum auquel nous puissions espérer. Une hausse signifie ressources alimentaires en forte diminution en rendement, des catastrophes naturelles de plus grandes amplitudes, des conflits sociaux etc. … le tout exacerber par la cause numéro 1 de cet état de fait : notre besoin en énergie, pour satisfaire une population toujours grandissantes, et des transports énergivores, et donc des conflits encore plus grands pour avoir accès aux sources d’énergies disponibles
Alors se caler sur du nucléaire actuel et les positions très approximatives à son sujet est un grave contresens et une erreur politique, au sens d’une nation et de l’histoire j’entends.En cela c est un vrai faux sens !
Le combustible nucléaire en l’état, comme le pétrole, est tout aussi épuisable. Allez voir les différents rapports des agences mondiales de l’énergie = 40 ans. Passons encore sur ce détail.
Dire que les déchets ne sont in fine pas si graves, car gérables est relativement grave. La cour des comptes en 2003 elle-même reconnait qu’il n y a pas de solutions pour les déchets hautement radioactifs, et des études pour un stockage profond relèvent un cout prévisionnel de 14 à 30 milliards d’euros ! Autant dire que personne ne sait vraiment.
Dire qu’aujourd’hui des méthodes X ou y existent ou peuvent exister pour améliorer la filière, le combustible ou ses déchets est vain et ne concerne tout au plus qu’un vœu pieux. Faire de la recherche coute extrêmement cher, les pays n’y consacrent plus de budget fautes de ressources. ITER et autres ne fonctionnent pas et des physiciens prix Nobel comme le français Charpak en disait qu’il fallait arrêter ce programme, gouffre financier, et inutilisable.
Enfin, annoncer des chiffres tel 5 % que représenterait le combustible est faux. Primo, tout dépend du prix de référence que l’on prend pour le KWh nucléaire. Or à ce sujet, personne ne sera d’accord vu qu’une bonne partie est subventionnée, opaque,et que nombreuses provisions sont sous estimées (comme le démantèlement par exemple). En revanche, une personne objective pourrait dire que si le KWh coûte 0.04 comme on le prétend, le combustible représenterait 20 % (coût de production de l’uranium naturel, enrichissement, fabrication par rapport aux besoins et consommation des réacteurs).
Donc au final, le vrai bon sens devrait être de se demander : comment faire un choix plus judicieux énergétique qui créerait des emplois (la filière MOX extrêmement coûteuse et dangereuse représente 6000 emplois) ,serait plus sûr et moins nocif pour l’environnement, tout en préservant les générations futures, et ce en utilisant au mieux de l’argent public ? Cela devrait etre du bon sens politique !
- et puis il y a ce sur quoi le monde est d'accord : le peu de pollution et l'absence d'accidents par rapport au charbon, et l'économie par rapport au coût COMPLET de l'éolien et du solaire : prix du kilowatt plus celui du réseau électrique à restructurer, voir l'exemple allemand, plus celui les centrales à gaz pour compenser l'irrégularité Pour ces énergies renouvelables,attention aux conditions locales : si on parle du prix du solaire en Californie, il ne faut pas oublier qu'il bénéficie de deux fois plus d'ensoleillement, de la proximité des consommateurs et du très bas prix du gaz texan pour les centrales complémentaires (alors qu'en France on doit l'emporter de manière coûteuse et politiquement risquée de la Russie, de l'Algérie, du Qatar etc.)
- enfin le grand argument des Verts est que l'on peut se passer du nucléaire en faisant des économies d'énergie, alors qu'en fait il faut de toute façon en faire, nucléaire ou pas, et que l'on en fait d'ailleurs continûment dans les pays développés. N'oublions pas que dans une grande partie du monde, l'Inde, la Chine, les autres pays pauvres et la plupart des pays producteurs, on subventionne massivement la consommation d'énergie fossile. Un écologiste sachant calculer commencerait par faire campagne pour que cette énergie soit vendue à son vrai prix. L'économie de ressources non renouvelables et la diminution des pollutions serait de loin plus massive que pour toute autre action, et cet écologiste aurait l'appui des économistes et des gestionnaires au lieu de les braquer.
Mais les dogmatiques ne vont pas dans cette direction car elle ne permet pas de critiquer le système économique occidental.
Yves Montenay, ancien responsable d'une entreprise locale devenue internationale de gestion de l'énergie, et qui a généré à elle seule beaucoup plus d'économies d'énergie que beaucoup d'expériences actuelles.