- Le glacier argentin Perito Moreno Marcos Brindicci / Reuters -
Hier c’était le réchauffement climatique dont l’homme serait responsable par ses émissions incontrôlées de CO2. C’était Copenhague, la panique mondiale et le tintamarre médiatique de la part de journalistes exaltés car ils se retrouvaient face à une peur millénariste.
Aujourd’hui les lampions se sont éteints. On ne parle plus de Copenhague, ni de Kyoto. Les régulations sur les émissions de CO2 sont une à une oubliées. La Maison Blanche n’a plus de conseiller climatique, les réunions de l’ONU sur le contrôle des émissions de CO2 font long feu les unes après les autres. La Cour suprême des Etats-Unis elle-même, dans une déclaration historique, vient de déclarer que le scénario classique du Global Warming (réchauffement climatique) créé par l’homme n’était pas démontré. Et de recommander la lecture des articles de Freeman Dyson, l’un des physiciens les plus respectés au monde et des climatolo-sceptiques les plus convaincus.
Au grand désespoir des scientifiques dont la notoriété s’est bâtie à moindres frais sur la mode du Global Warming, le sujet est en train de passer de mode. Car le climat est toujours à l’ordre du jour. Et il y a du nouveau!
Faisant suite aux travaux de plusieurs équipes notamment celle du Hollandais de Jager, des spécialistes du soleil travaillant avec la Nasa nous annoncent aujourd’hui qu’il faut peut-être s’attendre à entrer dans un petit âge glaciaire analogue à celui qui a prévalu de Louis XIV à Napoléon. Cette prédiction est fondée sur trois types d’observations indépendantes dont la plus spectaculaire est une diminution de 30% du champ magnétique du soleil.
Ces observations semblent indiquer une diminution de l’activité solaire et donc de l’intensité du rayonnement qu’il envoie et qui constitue l’éclairement de notre planète. C’est ce rayonnement qui sur Terre est source de tout: la vie, le cycle hydrologique, le climat etc. Dans le passé, depuis la découverte par Galilée des taches solaires, on a étudié les fluctuations de l’activité du soleil et découvert que ces fluctuations étaient liées aux variations du climat. On a des enregistrements historiques de ces liens entre activité solaire et climat. Aussi les affirmations des spécialistes de physique spatiale et d’astronomie solaire concernant le climat futur doivent-elles être considérées avec attention.
Naturellement, les médias français qui, pour des raisons difficiles à comprendre, se sont entichés du réchauffement climatique avec la culpabilité de l’homme, sans doute une résurgence du pêché originel, n’en parlent pas, laissant ce soin aux médias anglo-saxons. Du côté de la physique des hautes énergies, il y a aussi du nouveau: l’hypothèse selon laquelle le rayonnement cosmique galactique modulerait la nucléation des nuages et serait donc un facteur essentiel du climat semble confirmée par les expériences effectuées dans les accélérateurs de particules. Comme l’impact de ce rayonnement cosmique galactique sur la Terre est modulé par l’activité solaire, les deux types de travaux sont complémentaires et mettent en vedette le rôle primordial du soleil. On attend une publication imminente du groupe CLOUD du CERN de Genève.
On va ainsi bientôt avoir deux communautés scientifiques très puissantes: celle de la physique spatiale et celle de la physique des hautes énergies qui ensemble vont s’opposer à celle des climatologues. Le match promet!
Vous me direz que si, après un demi-siècle de recherches, de disputes violentes entre scientifiques, de sensibilisation des plus grands responsables politiques de la planète pour agir sur le climat, on découvre que la cause ultime du temps qu’il fait est le soleil, il ne faudra pas s’étonner de recevoir des sarcasmes de M. tout le monde! Si après tant d’études, tant de milliards dépensés, tant d’instruments et de satellites construits les scientifiques découvrent que la cause du climat c’est le soleil, il y a lieu de s’interroger sur leur sagacité et leur utilité!
Les prédictions fluctuent avec les époques. Dans les années 1970, on devait craindre un refroidissement ou un hiver nucléaire; dans les années 1990-2000 l’alarme c’était le réchauffement; va-t-on rebasculer vers la mode du refroidissement futur?
Ayant été fustigé, dénoncé, injurié, calomnié pour avoir osé dire et écrire que je ne crois pas aux prédictions climatiques du Giec pas plus que je ne crois aux prédictions économiques, on pourrait penser que la nouvelle thèse qui, je n’en doute pas, va progressivement devenir la mode dominante, entraînerait chez moi une adhésion amusée. Même pas.
Mon point de vue ne change pas. Ayant été amené à travailler sur les systèmes complexes naturels et à réfléchir sur leur logique, je continue à penser que le climat comme l’économie, comme la genèse du champ magnétique terrestre ou la turbulence est un système chaotique qui est imprédictible à long terme.
Je crois aussi comme je l’ai écrit depuis quinze ans que l’homme s’adaptera aux changements climatiques comme il a su le faire depuis son émergence sur Terre, il y a 4 millions d’années! Comme l’écrit si bien Jean-Claude Carrière «le futur est imprédictible justement parce que c’est le futur!»
Claude Allègre
Le fait que l'activité solaire ait un impact sur le climat terrestre ne signifie pas que le CO2 n'en a pas lui aussi. Donc je ne vois pas en quoi cela remet en cause la lutte contre les émissions de CO2. Il ne faudrait pas que l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère surcompense la baisse d'activité du soleil !
Après il est vrai qu'il ne faut pas se concentrer uniquement sur le CO2, puisque si le rayonnement solaire baisse, nous devons anticiper l'évolution de nos systèmes énergétiques car le rendement des panneaux solaire baissera et les plantes qui servent à nous nourrir et à fabriquer des agrocarburants seront moins vigoureuses.
Ensuite, sur la comparaison entre climatologie et économie, vous vous trompez : les fluctuations du soleil et les mouvements des planètes peuvent être difficiles à prévoir ou sont aléatoires, mais ils ne dépendent pas de l'homme ! L'économie est une science humaine, la prévision est difficile , mais les évolutions dépendent de l'Homme : le phénomène de mondialisation a été mis en oeuvre grâce à des traités internationaux (GATT), le prix de l'immobilier dépend de la démographie et des croyances des gens (quand ils pensent que ça va monter il achètent cher et vice-versa), les conséquences de la crise des subprimes étaient prévisibles pour ceux qui avaient mis le nez dans les bricolages des grandes banques : c'est humain. On aurait pu éviter la crise des subprimes, mais pas la période glaciaire de Louis XIV à Napoléon ! Votre comparaison est inadaptée, elle obscurci le problème plus qu'elle ne l'éclaire.
veuillez m'expliquer en quoi la diminution de l'activite solaire nous sort de la m... dans laquelle on s'est mise. Alors d'accord ca risque de compenser a l'echelle de la decennie l'augmentation antropique du gaz a effet de serre (idee que persone ne refute: Allegre lui meme l'a signe a l'issue du debat a l'academie des sciences). Mais que se passera-t-il apres ce petit age glaciere? Ca sera deux fois pire, non seulement on n'aura pas diminue la quantite de gaz a effet de serre mais en plus le soleil sera dans un periode d'intensification de son activite. La courbe de rechaufement global ira encore plus vite!!! Bref argumenter sur les effets d'un forcage periodique, de periode decennale, a propos d'un phenomene long terme est juste completement inutile.
Je cite l'auteur: "On va ainsi bientôt avoir deux communautés scientifiques très puissantes: celle de la physique spatiale et celle de la physique des hautes énergies qui ensemble vont s’opposer à celle des climatologues. Le match promet!" Voila comment Allegre voit la science, une bataille de chappelle... C'est pathetique. Je vous rappelle que la decouverte de la verite et la comprehension de la realite sont vraiment plus importante qu'une petite bataille humaine (dont Allegre, geochimiste sans aucun talent en climatologie, est un grand participant).
Etant donne les enormes enjeux de cette polemique humaine (puisque personne ne nie les faits scientifiques), ni plus ni moins que la protection de la Vie (un augmentation de 4deg de la temperature globale aurait des effets devastateurs sur la bio-diversite), je trouve que les opportunistes comme ce que semble etre Allegre sont vraiment nocifs.
Monsieur Allegre, prendre en otage la planete entiere et les generations futures pour obtenir un porte feuille ministeriel n'est pas digne d'un humain. Vous n'etes qu'un politicien!
PS: pour tous ceux qui ont des questions a caractere scientifique n'hesitez pas a faire un tour sur http://www.skepticalscience.com/ ou ils resument, rassemblent et debattent les publications scientifiques pour repondre aux climato-sceptique.
Cette ambiance de fin de monde me convenait bien, d'autant qu'il pesait sur mes épaules un sentiment de culpabilité. Enfin "sur mes épaules", surtout sur celles de mes congénères qui ont bien plus pêché que moi.
Et puis cette menace imminente de naufrage climatique m’insufflait presque une raison de vivre. Notre prise de conscience collective n'est-elle pas magnifique? Comment le socialiste que vous êtes ose-t-il briser un si bel élan?
Non vraiment, vous me décevez bien.
En réponse aux précédents messages: Il ne s'agit pas de croire ou non au réchauffement (qui est bien factuel) mais de croire aux possibilités de prédiction du climat. Et il semble être démontré que ce réchauffement ne serait en rien d'origine humaine.
A partir de là, pourquoi s'exiter sur les émissions de CO2 si cela n'a pas d'impact?
Des questions qui me turlupinent:
Au fait, il était où ce CO2 avant d'être absorbé par les plantes au carbonifère et qu'on libère aujourd'hui par combustion du pétrole?
Comment lutte-t'on contre un gigantesque glacier qui viendrait recouvrir l'Europe du Nord? Adieu l'Islande, les îles britanniques, Paris? Et bien on s'adaptera en se déplaçant je pense.
NB: Bien vu d'avoir pris en exemple le glacier Périto Moreno qui est resté stable pendant cette période de réchauffement.
Un climato-septique de la première heure.
Un des principe de la science c'est que celui qui émet une conclusion, théorie etc. doit en apporter la démonstration. (et ne pas demander aux autres scientiques de prouver que cette théorie soit vraie ou fausse).
Amicalement.
1) J'ai bien le droit de me poser la question pour savoir ou était ce CO2 avant d'être absorbé par les plantes aux carbonifère avant qu'il ne soit transformé en pétrole...
2) A vous inquiéter du réchauffement et des conséquences d'une montée des eaux, pourquoi n'aurai-je pas droit de me poser d'autres questions sur l'inverse: Un refroidissement, une nouvelle période glacière comme celle laissées par les glaciers dans les montagnes.
Si votre réponse garde le même ton sans apporter plus d'exclaircissement à vos affirmations, ne prenez pas la peine d'écrire...
Cela dit, qu'il y ait réchauffement climatique ou pas, que les écologistes soient de grands paranos/manipulateurs/fous dangeureux (mettez tous les adjectifs que vous avez utilisé, j'en ai oublié), peu importe j'ai envie de dire, laissons ce débat aux scientifiques.
Personnellement, je trouve bien que la société s'interroge sur les impacts de nos productions, sur la façon dont elle peut optimiser ses ressources, d'avoir une réflexion sur notre mode de consommation. Des recherches se font dans les nouvelles énergies, la gestion des déchets, la consommation énergétique... Une nouvelle économie est peut-être en train d'apparaitre. Bien sûr il y aura des excès.
Mais, au final, ce qu'il ressort de cette peur du réchauffement n'est il pas positif ?