Le vin est-il bon ou mauvais pour la santé?
La colère gronde dans les milieux viticoles français. La même semaine, le vin a fait l'objet de deux attaques sévères. La première à l'Assemblée nationale avec l'examen de la loi de Roselyne Bachelot baptisée « hôpital, patients, santé et territoires » (HPST). Un article du texte prévoit d'interdire d'offrir gratuitement des boissons alcooliques dans un but promotionnel. Les dégustations au château, dans les caves et dans les foires aux vins sont menacées.
Deuxième problème sérieux pour les viticulteurs, la publication d'un rapport de l'institut national du cancer (Inca) selon lequel le premier verre d'alcool augmente le risque de cancer. Cette étude jette un doute sur une précédente qui affirmait qu'un verre de vin rouge par jour permettait de réduire le risque de maladie cardio-vasculaire.
« Il faut que cesse l'acharnement contre le vin ! » déclare la FNSEA et les Jeunes agriculteurs. Les producteurs de vins soulignent que la consommation de vin a été divisée par deux en France en cinquante ans alors que le nombre de cancers a plus que doublé. Les adversaires de l'alcool rejettent ses arguments en expliquant que dans le même temps l'espérance de vie a fortement augmenté.
Mis à jour le 22/02/2009 à 10h07

























Bonjour,
les bienfaits du vin rouge sont beaucoup médiatisés, mais il ne faut pas oublier que ce qui est protecteur dans le vin rouge est un polyphénol appelé resvératol, que l'on trouve aussi dans le chocolat noir, le raisin (ben oui...), les cacahuètes. Donc pas besoin de prendre du vin pour en bénéficier. D'une façon générale, les bons éléments du vin existent ailleurs dans l'alimentaion. Inutile donc de vanter le vin alors qu'il fait tant de dégats.
Les campagnes promotionnelles avec dégustation gratuite m'ont toujours étonnée : elles manquent singulièrement de pédagogie ! Je déguste, tu dégustes, nous dégustons, et ... on achète ! C'est tout ce qui compte.
Amicalement
Agnès
Article sur le vin rouge :
http://www.doutagogo.com/article-6018297.html
Je m'aperçois que dans votre article il n'y a aucun lien avec l'étude originale de l'INCa. Le voici (ou peut télécharger le pdf) :
http://www.e-cancer.fr/v1/index.php?option=com_redaction&task=voiritemfo&Itemid=348&id=1827&lang=1&vers=1
Agnès
http://doutagogo.com
En ce moment, le vin déguste ... Loi Bachelot - HPST -, rapport de l'Institut national du cancer, mécontentement des producteurs ... Cela commence à déborder sérieusement ! Sans vouloir se cacher derrière une feuille de vigne ou examiner la situation à travers un verre vide, chacun doit être en mesure de se forger sa propre opinion et d'adopter une position dite raisonnable ... Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, le vin reste étroitement lié à l'épicurisme ... A votre santé !
Le fait de vivre est dangereux. La seule respiration entraîne l'oxydation du corps...
;-)
"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible", de plus les accidents de la vie en amputent le cours : le travail tue, les déplacements tuent, les loisirs tuent, etc. Chaque société doit trouver un équilibre entre l'impossible inaction absolue et l'éradication des facteurs essentiels de mort prématurée. Outre sa dimension économique (éminente), la question du vin est tiraillée entre 2 feux.
1- L'alcool. L'alcool sous 2 aspects essentiels : l'alcoolisme addictif qui relève de la médecine et la consommation même minime d'alcool croisée avec l'exercice d'une activité potentiellement dangereuse (mener un véhicule, manier des outils, conduire une machine-outil...), qui relève de la responsabilité individuelle.
2- Le vin. Le vin sous un double aspect lui-aussi : pilier des civilisations chrétienne côté religion, gallo-romaine côté civil et produit hédoniste qui - en particulier - porte la renommée du savoir-faire français aux 4 coins du monde.
La tendance "hygiéniste" contemporaine nie absolument cette belle réalité ; à ce niveau la discussion est encore possible. Mais, contre-sens majeur - à mon sens - elle substitue à la responsabilité individuelle un encadrement sociéto-moraliste débilitant.
J'aime le vin, je privilégie le vin de Bourgogne (pour une double raison : mon éducation gustative et ma passion pour une population vigneronne "vraie") et je déteste le ni-ni ambiant - ni responsable ni coupable, que je vis comme une pure démagogie, enfourchée par les élites politiques, de gauche (Evin) comme de droite (Bertrand, Bachelot).
A titre d'exemple, il n'y a pas en France de population plus suivie - médicalement, socialement, médiatiquement, familialement... que les femmes enceintes. Tout conduit à une absolue proscription de l'alcool. Eh bien non, il a encore fallu que des radicaux de l'avenue de Ségur proposent de coller une étiquette d'alerte sur les bouteilles. D'un côté le vin dans toutes ses dimensions gustatives et culturelles, de l'autre quelques femmes irresponsables et bornées : nivellement par le cul de basse fosse !
A partir de là, on peut multiplier les études d'une chapelle ou d'une autre, bidonnées ou rigoureuses, l'alternative n'est pas technique, c'est un choix de société. Veut-on une société adulte et responsable ou demeurée et infantile ?
Je remercie infiniment tous les censeurs, professeurs, écologistes, cancérologues et autres partisans d'une société aseptisée, uniformisée, de s'intéresser avec tant de circonspection à mon inestimable petite santé. Si j'ai bien suivi le cheminement de leurs travaux, indubitablement nécessaires, il me faut donc désormais m'isoler dans une espèce d'univers stérile d'où l'horizon ne saurait se deviner au-delà des panneaux d'interdiction, de précaution ou d'avertissement dont ils balisent l'espace qui se restreint inexorablement, à venir m'étouffer.
Ce qu'ils ignorent ces thuriféraires de l'ennui, c'est qu'outre le fait que je me moque de leurs conseils autant qu'un dinosaure pouvait le faire de la venue d'une météorite ou d'un changement climatique, je préfère encore mourir, comme c'est tout à fait probable selon ce qu'on constate depuis l'avènement de la vie sur terre, avec le sentiment d'avoir existé comme bon me semble et non m'être recroquevillé dans une bulle comme un mollusque au moindre danger.
Tout tue, même l'eau selon la dose. Alors, le reste...
http://www.patrickpike.fr
Si le hachisch et autres plantes hallucinogènes faisaient partie de "notre patrimoine", nous aurions la même levée de boucliers des producteurs et consommateurs. Une chose est sure, c’est que l’alcool sous toutes ses formes a fait et continue de faire des millions de victimes à travers le monde. Cela va des populations indigènes décimées, aux enfants handicapés, aux morts d’innocents sur les routes, aux drames dans les familles, aux dégénérescences de la descendance humaine, aux cancéreux qu’il faut soigner, etc.…
Je suis encore tombé ce matin, sur un panneau publicitaire, pas très loin d’un lycée, pour un vin au goût de fruit. Est-ce normal, sachant que ce type de d’alcool s’adresse d’abord aux jeunes ? L’addiction commence souvent quand on est jeune et les alcooliers l’ont bien compris.
Le vin et l’alcool en général, même en petite quantité, comme le confirme l’Institut National du Cancer, est néfaste à la santé. Le vin n’a jamais fait partie de la boisson des mammifères de toutes les espèces. Le premier verre de vin que nous avons goûté dans notre vie, n’a jamais eu bon goût au premier abord.
Ce monsieur, (Dom. Léger) qui prétend que la plupart des femmes enceintes sont suivies médicalement et ne boivent pas d’alcool, me fait réagir. Les avertissements sur les étiquettes sont tout à fait justifiés. Doit-on oublier les personnes qui sont, malheureusement, très nombreuses à méconnaître le syndrome d'alcoolisation fœtale?
Les gens ont-ils la liberté de boire et de faire ce qu‘ils veulent de leurs vies ? On ne peut rien dire s’ils ne gênent personne, s’ils ne sont plus en âge de procréer. Mais ils devront un jour être pris en charge par la société, et c’est là qu’un problème se pose à notre système de santé.
Les boissons alcoolisées sont une affaire de santé publique et les élus agissent mollement du fait des pressions des hobbys des producteurs comme des amateurs de "bons vins", des consommateurs alcooliques (qui s’ignorent souvent) ou ceux convaincus des bienfaits du vin.
Que de chemin reste à parcourir !…
Assez d'hypocrisie ! (enfin est-ce possible en France aujourd'hui...)
Grand amateur de vin, je n'ai rien contre la mise au même plan de l'alcool, du tabac, et d'une autre drogue considérées par certain comme plus douce, et bien moins dangereuse d'un point de vue purement médical.
Cela implique une réglementation adaptée, la vente surveillée et soumise à de bonnes pratiques de ces produits, et l'interdiction totale et absolue de toute forme de publicité.
Maintenant, l'alcool est "un patrimoine français" (lol ! je crois me souvenir que la France importait son vin d'Italie, au temps de la Gaule... mais je digresse). Donc exception. Le tabac a pris tout ce qu'il pouvait decemment prendre (heureusement, Espagne et Luxembourg ne sont jamais loin), et la troisième drogue, considérée par certain comme plus douce, sert de bouc émissaire aux conservateurs qui ont quand même besoin de ne pas trop se couper de la population des votants du 3e âge.
Hypocrisie, hypocrisie, mais le monde Politique n'est-il pas le monde des masques...
Je crois surtout que ce qui est nuisible pour notre santé c'est la shizophrénie de nos scientifiques qui pondent tous ces rapports contradictoires d'une part, et la faiblesse mentale de nos politiques qui absorbent ces denrées pseudo-scientifiques jusqu'à l'over-dose. Le mélange semble produire des effets secondaires tout aussi toxiques : des lois, des décrets, et des interdictions iatrogènes !
Ainsi diabolise-t-on les aliments, les boissons, les drogues. Mais je puis vous assurer que les drogues les plus dures n'ont aucun effet sur moi, l'alcool pas davantage, et plusieurs big-méga-giga-top burgers non plus ! Pourquoi ? Et bien parce que cela ne me tente pas. Rappelons alors ce simple constat de bon sens que ne sont pas les produits qui sont dangereux, mais les comportements. Les interdictions systématiques ne font que déplacer ailleurs le problème, en poussant à d'autres comportements à risque tels que des addictions diverses : les jeux vidéos qu'il faudrait interdire je suppose, les casinos qu'il faudrait fermer sans doute... Le problème est que l'on prend souvent les conséquences pour les causes.
Je suis toujours surpris des positions tranchées et se limitant au binaire ; oui / non ; pour / contre ; bien / mal.
Souvent, ceux qui énoncent de telles positions " c'est comme ça, ce n'est pas bien, c'est mal, il faut faire, il n'y a qu'à ... " me paraissent rigides dans leur vision ou ne tiennent pas compte du contexte.
L'excès en toute chose est mauvais alors que la consommation modérée ne l'est pas. De plus en plus, nous vivons dans une société qui se veut sécuritaire, avec un risque zéro. Ce n'est pas possible.
Je ne pense pas que le vin soit mauvais - modérément - mais par contre, tous les pesticides dont certains arrosent leurs vignes me font plus peur. Et j'ai constaté qu'entre un vin avec sulfites et un vin sans sulfite, non seulement, il y a une énorme différence de goût mais l'un me brûle l'estomac et pas l'autre. Je pense que ce point devrait interpeller les viticulteurs.
On critique le vin mais qui parle du gluten dans le pain et de ce qu'il provoque chez certaines personnes ? Et qui parle des risques que le lait fait courir à forte dose ? Je trouve surprenant que les mammifères, une fois sevré, ne boivent plus de lait et que l'homme, lui, continue à en boire.
Je lis dans un commentaire voisin: pourquoi [je résiste aux drogues] ? Et bien parce que cela ne me tente pas. Le problème est que nous sommes très inégaux de naissance devant certaines tentations. Moi aussi j'ai la grande chance de n'avoir jamais pu devenir dépendant du tabac, car la troisième cigarette me donne des nausées; idem pour l'alcool. Je remercie le Ciel tous les jours, je n'ai aucune raison de vanter mon comportement. En dehors de ce témoignage personnel (excusez-moi) il y a quantité d'études sur le phénomène de la dépendance qui toutes soulignent notre inégalité. Lorsqu'on propose une petite dose de morphine à des rats en récompense d'un exercice, tous semblent trouver la chose agréable et sont prêts à faire ce qu'il faut pour obtenir à nouveau la récompense; ensuite l'expérience consiste à rendre l'exercice de plus en plus difficile et la récompense de plus en plus rare, et l'on voit la plupart des rats décrocher les uns après les autres, sauf quelques-uns qui sont prêts à répéter l'exercice mille fois pour avoir leur dose.
Le plaisir de boire et toutes les souffrances qui en découlent devraient nous faire réfléchir à la société que nous souhaitons aux générations futures. Laissons tomber un peu notre égocentrisme pour penser un peu plus aux autres.
Est-ce une atteinte aux libertés que de vouloir interdire la publicité des boissons alcoolisées ? Obligation de soins aux alcooliques ayant commis des délits ? Enseigner à l’école les ravages de l’alcool et des autres drogues ?
Nous devons lutter contre les fléaux qui ne peuvent qu’aboutir à la disparition de notre espèce. L’alcool en fait partie, mais n‘est malheureusement pas la seule cause, ni la plus importante.