Le temps de la Tablette
Ce que la fureur « netbook » révèle sur le futur des ordinateurs portables
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Les fabricants de PC voient ces machines comme John McCain a vu le gouverneur de l'Alaska : un moyen simple de redonner un coup de jeune à une gamme de produits qui s'essoufflait. Asus avait une longueur d'avance, mais en 2008 la plupart des principaux fabricants de PC dont Dell, HP et Lenovo, avaient lancé leur propre netbook (voire plusieurs). Les derniers modèles de netbooks devaient être les vedettes du CES (Consumers Electronics Show) de Las Vegas, et des rumeurs complètement infondées prétendaient qu'un netbook allait être présenté au Macworld, le salon consacré à Apple à San Francisco. Il est difficile de dire si les ventes de la saison représentent une tendance ou juste une lubie – l'expérience utilisateur que proposent les netbooks est loin d'être parfaite; certains regretteront sans doute leur achat et se feront la promesse de dépenser plus la prochaine fois. L'essor des netbooks pourrait aussi nuire à l'industrie du PC. Comme l'a prédit cette année un cadre chez Sony, ces machines bon marché pourraient entraîner «un nivellement (des prix) vers le bas», réduisant encore plus les bénéfices déjà maigres des fabricants de PC.
Mais les ventes de netbooks démontrent le besoin encore réprimé d'une machine qu'aucune société n'a encore réussi à fabriquer – une machine qui, selon moi, entraînera le prochain boom du PC. Pour le moment, le marché des ordinateurs portables est dominé par deux types d'engins : des netbooks bon marché mais qui ne savent pas faire pas grand chose, et des laptops Apple, chers, qui savent faire beaucoup de choses, et les font très bien (7 des 25 meilleures ventes de portables sur Amazon.com sont des MacBooks).
Je pense que le fossé entre ces deux extrêmes, c'est de l'or en barres : le succès des netbooks prouvre qu'il y a un véritable désir de posséder un second PC, un ordinateur qu'on utiliserait dans le canapé ou dans le train, plutôt que sur un bureau. Leur popularité va de pair avec l'appétit grandissant des consommateurs pour des gadgets plus sobres, moins tape à l'œil. Le netbook est la caméra Flip des ordinateurs, un appareil dont les innombrables limites ne semblent pas en diminuer l'intérêt, mais plutôt l'augmenter. Il faut une machine de ce genre, mais en mieux : quelqu'un doit fabriquer un ordinateur portable séduisant, facile à utiliser, pas complètement hors de prix, et qui ferait une seule chose très bien : surfer sur le web.
Il y a énormément d'améliorations à apporter aux netbooks: premièrement, ils sont laids – la plupart font plus de 2,5 cm d'épaisseur, ce qui est plutôt normal pour un portable standard, mais un peu bizarre sur un modèle réduit. Ensuite, plusieurs défauts les empêchent d'exceller dans ce pour quoi ils sont faits, c'est-à-dire la navigation web version ultraportable. Plus précisément, ce qu'il manque à la plupart, c'est un accès aux réseaux mobiles – si on veut se connecter au Net loin d'un hotspot Wi-Fi, il faudra utiliser une carte spéciale ou connecter son téléphone portable à son ordinateur (cependant, quelques modèles récents – comme l'Acer Aspire One – ont une puce 3G intégrée).
Plus important encore, les netbooks devraient tourner sous de meilleurs systèmes d'exploitation, en particulier un système qui serait mobile, permettant ainsi de télécharger et d'installer des applications à la volée, en over the air. (NDLT : Over The Air, abrégé OTA, désigne un système de transmission de données qui se fait via le réseau cellulaire et non via un câble).
Tout cela peut ressembler à un plaidoyer pour qu'Apple fabrique un netbook. Mais ça n'en est pas un. Pendant des années, les gens ont encouragé Apple à construire des ordinateurs moins chers, une demande qui ne fait qu'augmenter en cette période de crise. Mais son PDG Steve Jobs a constamment rejeté cette idée, à peu près pour la même raison citée par le cadre de chez Sony – le nivellement vers le bas pour finir par fabriquer de la camelote.
Plus important encore, les partisans d'un netbook Apple ont tendance à oublier que la marque commercialise déjà un ordinateur ultraportable et moins puissant : le MacBook Air. Si Apple lançait un portable plus petit et bon marché, les consommateurs se demanderaient sûrement que faire de cet autre petit portable bien plus cher ?
Je suggère plutôt que ce nous appelons aujourd'hui netbook devrait être toute autre chose : une tablette tactile qui gèrerait tout ce qui est photos, musique, films, e-mails, jeux vidéo, et qui permettrait aussi de surfer sur le web. Il y aurait une mémoire interne moindre, puisque les ressources de l'ordinateur dépendraient principalement du nuage Internet. Pourquoi l'absence de clavier? Pour que l'engin soit considéré comme un simple appareil, c'est-à-dire pour qu'on en aie une utilisation passive : lire ses mails ou des pages web, regarder des photos, partager des documents en réunion... On pourrait l'avoir sur les genoux et traîner sur Facebook en regardant la télé, ou lire les infos dessus, au lit, avant de se coucher. On consulterait ses mails dans le bus en allant au travail, avec la possibilité d'y répondre en utilisant le clavier tactile, et une fois au bureau, on y connecterait un clavier USB.
Bientôt des tablettes Apple, Sony, TechCrunch ?
Apple pourrait évidemment fabriquer ce genre d'appareil. Ce dont je vous parle, c'est d'un sous-iPhone ou un sous-iPod Touch – en fait, un qui fasse 7 pouces au lieu de 3,5 et possède un processeur un peu plus puissant, et qui serait vendu 400 ou 500 dollars, soit 300 ou 400 euros (plus l'achat d'un contrat de données). Les fans d'Apple réclament depuis longtemps que la société fabrique un ordinateur-tablette, mais d'autres que Jobs pourraient tout aussi bien lancer un tel produit – Sony, Samsung, Nokia et Motorola, par exemple. Ou bien une startup : l'été dernier, TechCrunch a lancé un appel pour les aider à développer en crowdsourcing leur propre projet de fabrication d'une tablette web pas chère ; pour l'instant, ils ont déjà un prototype assez sommaire. Les entreprises qui fabriqueraient un tel appareil n'auraient même pas à soucier des logiciels : l'industrie informatique a maintenant accès à Android, la plateforme open source de Google, qui en plus de posséder une interface élégante, plus intuitive et tactile, propose un kiosque d'applications externes. Evidemment, Google bénéficierait énormément de la multiplication de tels appareils conçus spécialement pour fonctionner en réseau, et qui ne vous laisseraient pas décrocher du web quelle que soit la pièce de votre maison dans laquelle vous vous trouvez. Il y a en effet tellement de bénéficiaires potentiels à ce genre de projet – Apple, Google, Intel, les opérateurs de téléphonie mobile, et bien sûr vous et moi, complètement possédés par le web – que je serais bien étonné de ne pas voir apparaître une tablette web géniale en 2009. J'ai vraiment hâte.
Mis à jour le 08/02/2009 à 14h22














































Il me semble que votre article analyse très mal les déterminants du succès des netbooks. Les gens recherchent un deuxième ordinateur bon marché, simple maniable, qui est adapté à leurs besoin et pas un nouveau gadget de geek. Pour comparer avec le secteur automobile, Le succès du netbook doit être rapproché de celui de la Logan, pas de la Mini. Le netbook c'est le juste prix pour des taches simples. Apple est donc complètement à contre courant de cette tendance : un design qui justifie que l'on paye le double d'un PC aux configurations équivalentes, de l'esbroufe pour des ordinateurs pas si pratiques. Conclusion : est-ce une chronique ou une publicité pour Apple ?
Je touve l'analyse netbook pertinente. J'ajouterais aux raisons du succes de ces machines celle d'un pouvoir d'achat en baisse. A la question: combien de temps cela va durer ? Pas plus d'un an je pense. Autant dire un feu de paille qui beneficie aujourd'hui d'un bel effet d'annonce. Le PDG d'Apple affirme que l'on ne peut pas fabriquer un bon ordinateur a moins de 500 US$. Les cadres de chez Sony semblent confirmer cette affirmation.
Je pense qu'a terme et pour une utilisation grand public, l'ordinateur n'existera plus: il sera dematerialise et remplace par un espace de stockage (serveur distant ou disque dur personnel), et une multitudes d'objects clients comme le telephone portable, la voiture, la tele, le PC du bureau ... et tout ce beau monde partagera le meme contenu (agenda, mails, carnet d'adresse, musiques, films, documents ...) en synchronisation pernamente (internet, 3G, ...). Chacun de ces objects seraient a la fois support de contenu mais aussi source de diffusion de contenu.
Apple est a ma connaissance la seule entreprise qui a vraiment reussi a multiplier les supports de diffusion de contenu. Je peux par exemple ecouter/visonner des podcasts aussi bien sur mon ordinateur (Mac ou PC) que sur ma chaine HiFi, TV, iPod, iPhone ... chez moi, dans une voiture ou dans le metro et le tout, tres simplement. Le maillon faible est que je dois encore passer par mon ordinateur pour diffuser ce contenu.
Alors pourquoi pas des tablettes ? Oui, mais il ne s'agit que d'un support de diffusion de plus.
Je pense qu'il serait nécessaire pour Slate de revoir sa ligne editoriale : des articles tels celui-ci, qui ne sont que des traductions de publications deja faites aux Etats Unis ne cadrent pas forcément avec un environnement Européeen, voire Franco-francais ...
Je m'explique : l'auteur nous dit par exemple que beaucoup d'utilisateurs ont été décus après l'achat de leur netbook. Cela me semble normal, vu la tendance qu'ont les americains a se ruer sur la nouveauté, juste pour être "in" (eh oui c'est la civilisation du paraitre, du "show"). Si, comme sur notre bon vieux continent ils avaient fait preuve d'un peu de pragmatisme et s'étaient documentés, ils se seraient bien rendus compte que leur nouveau jouet n'était pas forcement aussi fantastique qu'ils l'avaient imaginé. Cela n'a pas été le cas, d'où leurs taux de retour élevé (ce qui n'est pas le cas en Europe).
Ensuite, et comme l'a déja fait remarquer un lecteur, qu'est ce que c'est que cette publicité faite pour Apple ? (Je n'ai rien contre cette entreprise, bien au contraire, puisqu'une de mes premières machine était un Mac II). Il me semble qu'un journaliste se doit d'être neutre dans ses jugements, et ne doit pas prendre cause pour qui ou quoi que ce soit, hors on est bien loin de ce cas de figure ici ...
Pourquoi ne pas mentionner Linux comme système d'exploitation ? Une distribution telle qu'Ubuntu sait faire exactement les mêmes choses (certes vous serez un peu perdu au début....) mais ne coûte quant a elle pas un centime ... C'est peut être cela le problème pour votre magazine : il faut continuer a faire tourner le business model U.S. qui nous mêne a notre perte, quitte a vendre votre âme au diable ...
Orange dévoile Tabbee, une tablette Internet tactile
Le tactile est à la mode, probablement pour longtemps. Emboîtant le pas de son concurrent SFR qui a présenté l'an dernier sa tablette SFR M! Pocket 3G+ réalisée par Archos, la cellule R&D de Orange a dévoilé son Tabbee, un MID (Mobile Internet Device) qui sera commercialisé en avril 2009 à un prix inférieur à 300 euros.
Une démo en vidéo est disponible sur cette page.
Source:http://www.numerama.com
et
source:http://money.unblog.fr/index.php?s=orange
Certes, c’est bel et bien un article US… d’où l’image ultra positive d’Apple, qui est communément acceptée là bas, et juste le fait des fans de la pomme ici.
Ce qui me gêne davantage, c’est que je ne vois pas le lien entre l’analyse du marché, netbook d’un côté et macbook de l’autre, et l’aboutissement au tablet comme synthèse des deux, alors qu’enlever le clavier qui consiste juste à limiter l’usage.
Hors de la question du tactile, il me semble que cette machine décrite, bon deuxième ordi, nomade, beau, simple, et raisonnablement efficace, s’appelle le Vaio P.
Bonjour, je suis assez surpris du manque de connaissance de l'état actuel du marché: un ecran 7" tactile serait revolutionnaire: cela existe déja et une société francaise en commercialise un, exemple de l'Archos 7 ou va en commercialiser (ex. du futur Tabbee d'Orange). Seuls les systeme d'exploitation Apple et Windows sont mentionnés, quid des autres (ex. Linux, Unix, android (bientôt), webOs de Palm (bientôt)...). Bref, c'est dommage car j'attendais de la version francaise des petits plus.
Cordialement,
Espringale
Je crois que l'avenir du portable est à l'écran "projeté".
En effet le principal obstacle dans le développement d'appareils de plus en plus petits est que l'écran devient de moins en moins confortable, et l'image beaucoup trop petite. Qui préfère regarder une video ou une photo ou encore travailler sur un écran de téléphone portable plutôt que sur un 24" par exemple?
Oui à une miniaturisation de l'ensemble des composants, mais non à la réduction de la diagonale de l'écran ! La vision humaine ne changera pas, elle...
Imaginons un instant qu'un appareil complet tenant dans la paume d'une main ou de la taille d'un téléphone portable puisse projeter sur une surface plane variable, mur blanc, feuille de papier, écran pliable, etc. l'image de l'écran d'un pc ou d'un mac.
Je suis convaincu que l'avenir est dans ce type de configuration.
On peut même imaginer qu'un jour (prochain) un appareil puisse créer un écran "immatériel" dans l'espace environnant l'intéressé, sorte de plan électromagnétique réglable à volonté sur laquelle se projetterait l'image. Oulala, je rêve...
Dès ce moment là nous serons affranchis du principal problème des appareils actuels, à savoir une image de plus en plus petite et inconfortable.
Parions même que le coût d'un tel système sera bien moins élevé que celui d'un système actuel ...
Voilà de quoi vous ravir :
Lien
C'est même un peu plus qu'un écran projeté, je vous laissez découvrir ...
Je trouve cet article parfaitement incohérent. Il promet de parler des netbooks pour passer par une longue pub Mac (qui ne vend pas de Netbooks) pour finir par l'opinion personnelle de l'auteur sur l'avénement selon lui inéluctable des "tablettes". Qui n'ont par ailleurs rien à voir avec les netbooks.
Je voulais lire l'article pour voir ce qui se passait dans le monde des netbooks; moi-même j'ai le petit Acer Aspire One avec disque dur de 120GO et Windows XP; je m'en sers tous les jours au travail et le soir sur mon canapé pour surfer et répondre à mon courier. Prof en fac, je trouve mon netbook de 1kg extrèment pratique pour consulter mes mails entre les cours, et pour faire des présentations en classe (nous avons des projecteurs dans les salles de classe dans ma fac).
J'ai des ordis de bureau puissants dans mon bureau à la fac et chez moi. Le netbook est un petit ordinateur pratique pour prendre des notes, faire mon courier ... choses qui seraient quasiment impossibles avec une tablette. Mes collègues qui ont opté pour des tablettes au lieu de portables classiques pensent s'en débarrasser, le format plus traditionnel de clavier et pavé tactile étant bien mieux adapté à L'utilisation que nous faisons de nos ordinateurs. Juste parce que c'est nouveau..ne veut pas dire que c'est mieux pour ce qu'on en fait.
Si, comme le cite fièrement l'auteur, «7 des 25 meilleures ventes de portables sur Amazon.com sont des MacBooks», il est cependant utile de remarquer qu'en revanche 18 des meilleurs ventes de portables sur Amazon sont des PC. Non pas parce que les PC sont "cools" ou "jeunes" ou même beaux, mais qu'ils marchent plutôt bien et sont bien moins chers que les produits d'Apple. Mon modeste netbook avec son processeur Atom fonctionne aussi bien qu'un ordinateur portable classique d'il y a deux ans, et ce pour $300 chez moi aux US. Pour le prix d'un MacBook Air (qui n'a ni lecteur de cartes, seulement une prise USB, pas de sortie VGA ni entrés ethernet) je pourrais me payer 6 netbooks, ou un bon ordinateur de bureau avec écran 24" et toujours avoir assez pour me payer 4 netbooks avec le reste.
Le phénomème netbook s'explique par le fait que la plupart des gens qui en achète un ont déjà un "vrai" ordinateur qu'ils ne peuvent pas transporter facilement. Le netbook, avec sa portabilité, son bas prix et sa fonctionnalité est un "gadget" finalement très utile. Un netbook ne prend pas de place dans un cartable qu'un livre; tout le monde qui sait taper sur un clavier trouve ce mode d'entrée de données bien plus rapide et pratique que le gribouillage sur une tablette.
Si mon netbook a un écran de 8.9" , la tendance est vers l'écran à 10" ou plus, et batteries longue durée. La taille et le poids du netbook en pâtissent, et la nouvelle génération prend de l'embonpoint, ce qui rapproche ces nouveaux netbooks commencent à rejoindre les "notebooks" ... il faudra que les fabricants observent bien les préférences des utlisateurs, et surtout que les utilisateurs s'expriment clairement par rapport à ce qui constitue une taille et un poids maximums...
J'espère que Slate.fr trouvera des journalistes qui sont capables d'adresser le sujet même de leurs articles et qui sauront s'abstenir de parler de tout et de n'importe quoi sauf le sujet même annoncé par le titre.
notez bien que les 18 portables windows qui figurent parmi les 25 meilleures ventes son quasi tous des netbooks equipés de windows Xp...
l'article me parait très pertinent, mais je suis un utilisateur de mac "pas pratique", donc considerez mon intervention comme étant probablement une publicité déguisée...
«notez bien que les 18 portables windows qui figurent parmi les 25 meilleures ventes sont quasi tous des netbooks equipés de windows Xp...»
Vous avez parfaitement raison,en ce qui concerne les ventes sur Amazon, statistique qui se doit d'être cautionnée par les particularités démographiques des acheteurs sur Amazon et par internet en général. Mais cela ne change rien au fait que si 65% des ordinateurs (de bureau, serveurs, portables, tablettes et netbooks) tournant sous Windows utilisent encore XP (Statistiques de décembre 2008) les ordinateurs tournant sous un OS PC/Windows constituent quasiment 89% de la base installée, alors que ceux sous Mac OS n'en représentent que 9%, le reste de la base installée étant constituée de Linux, BeOS et autres OS peu utilisés.
Ah, mais les Mac ne souffrent pas de virus.
Et alors ?
Ça n'a strictement rien à voir avec les netbooks et les tablettes.
Mac ne fabriquant ni netbooks ni tablettes, ceci semblerait suggérer que le texte dithyrambique vantant les vertus indéniables de Mac OS n'ait aucune place logique dans cet article, pas plus que de parler des vertus des filtres à particules pour moteurs diesel. Etant donné qu'on ne trouve aucun moteur diesel (avec ou sans filtre à particules) dans les netbooks ou les tablettes, pas plus que de Mac OS, il me semble que l'article est mal fait.
Remarquez que je ne critique aucunement les Mac, seulement l'article qui n'adresse véritablement ni les raisons du succès des netbooks ni l'aspect peu pratique (pour ceux qui font du texte) des tablettes, sujets plus directement liés au sujet de l'article que ne l'est la section vantant Mac OS.
Est-ce trop demander que l'auteur respecte tout simplement le sujet de son article ? Il aura bien l'occasion de vanter ses Macs adorés à d'autres occasions, par exemple quand Apple se mettra à fabriquer des netbooks ou des tablettes.
Effectivement, cet article n’est pas convaincant. L’avoir publié hors d'un blog ne peut que porter atteinte à la crédibilité de votre site puisque la responsabilité principale d’un responsable de rédaction, quel que soit son titre, consiste justement à passer des commandes judicieuses et à contrôler la qualité du contenu publié sous son égide.
De tête, très rapidement, en résumé :
Lancés effectivement par Asus fin 2007, les netbooks sont issus de la conjonction de plusieurs facteurs, en particulier de l’initiative de l’ordinateur à 100 dollars (OLPC) lâchement plagié par Intel avec son Classmate, de la baisse du coût + production toujours + massive des écrans LCD et, surtout, du lancement du processeur Atom d’Intel. Ce dernier est non seulement nettement meilleur marché que les processeurs bicoeurs Core Duo équipant les notebooks classiques, mais la carte mère correspondante est nettement plus compacte. Les constructeurs peuvent ainsi la glisser sans autre dans la carcasse de leurs netbooks. En outre, Atom est destiné à une vaste gamme d’appareils (téléviseurs, serveurs de données, routeurs, etc.). Sans oublier les smartphones et les MIDs (Mobile Internet Devices) qui, contrairement aux netbooks, se manient d’une main. Les investissements intellectuels consentis par les constructeurs peuvent donc être rentabilisés sur de nombreux projets ou équipements.
Initialement, les netbooks étaient des appareils d’appoint destinés à alléger les allées et venues des pigeons voyageurs dans les corridors des aéroports. Pour paraphraser Gianfranco Lanci, PDG d’Acer, c’était « la vespa sur laquelle on saute pour aller au cinéma ou acheter du pain, mais qu’on n’aurait pas idée d’employer pour faire 1000 km avec une copine, deux sacs à dos, une tente de camping et un surf sur le dos ».
A partir de l’été 2008, la concurrence entre les constructeurs jointe aux exigences de ces managers a tiré cette gamme d’appareils (et leur prix) vers le haut : écran 8,9 voire 10 pouces, disque dur de 120 ou de 160 Go, clavier à 90% (Aspire One) ou à 93% (HP Mininote), caméra vidéo, puce 3G pour certains. Au final, des appareils aptes à s’acquitter des tâches de bureautique courante (email, messagerie internet, calculs, présentations), de retouche de photos et même de montage de petites vidéos (avec des logiciels grand public). Donc pouvant servir de poste principal à des étudiants, à des utilisateurs occasionnels ou peu exigeants et servir de portable privé à des utilisateurs professionnels. Ils ne s’en sont pas privés puisque plus de 10 millions de netbooks devraient avoir trouvé preneur en 2008 et qu’on prévoyait, avant la crise, des ventes de l’ordre de 25 millions d’unités pour 2009.
Voilà qui a beaucoup contrarié Intel, cela d’autant que son processeur Atom n270 a été employé aussi pour équiper des bataillons de desktops d’entrée de gamme à usage privé ou professionnel et un nombre non négligeables de micro-ordinateurs de salon nettement moins encombrants que les modèles classiques. En unités, les ventes d’Intel ont donc progressé l’an dernier, mais en termes de valeur, elles ont chuté bien au delà des prévisions.
Evolution pour 2009
Dès lors, Intel fait désormais tout ce qu’elle peut pour freiner l’essor des netbooks. Ainsi, sans explication, elle a reculé d’au moins 6 mois, la sortie de son processeur Atom n280, qui devait prendre le relais à partir de Pâques et être plus efficient que son prédécesseur sur le plan énergétique. Elle va très probablement réduire aussi la vitesse d’horloge pour l’aligner sur celle du processeur actuel, se contentant d’augmenter la largeur du bus de données. En d’autres mots, à moins que les constructeurs lui mettent la pression pour la rentrée scolaire--et ils n’y ont pas énormément d’intérêt eux non plus--, les netbooks lancés sur le marché cette année n’offriront ni davantage de puissance ni une autonomie moins minable (à peine 2 heures avec une pile 3 cellules neuve) que ceux achetés avant noël. La principale innovation proviendra, à nouveau, d’Asus qui prévoit de lancer un netbook avec un écran tactile pivotant muant l’appareil en tablette graphique. Sera-t-il imité par ses concurrents ? Pas sûr. Ils ont très, très peu investi dans cette catégorie d’appareils pendant ces 5 dernières années arguant systématiquement que ce n’était qu’un minuscule marché de niche plutôt qu’en prenant la peine de réétudier leur concept et le rapport prix/performance de leur offre. A 500 ou 600 euros au lieu de 2000+, pas de doute que l’intérêt des consommateurs pour ce type d’appareil va changer du tout au tout, mais on peut parier aussi que l’offre sera lente à suivre le mouvement. Enlever le clavier ? Ca viendra mais c’est prématuré, au vu de la qualité actuelle de la reconnaissance de caractères et des exigences matérielles de la reconnaissance vocale. Vous n’êtes pas convaincu ? Allez donc voir cette petite vidéo http://www.youtube.com/watch?v=9BnLbv6QYcA&NR=1. Très drôle.
Un écran projeté ? Musique d’avenir. Voilà des lustres qu’une société israélienne a présenté son premier clavier projeté qui n’a toujours pas vu le jour. Ce serait déjà un miracle si quelques netbooks étaient pourvus, cette année, d’un écran transréflectif (sans parler d’un OLED qu’on nous fait miroiter depuis quasiment 5 ans) plutôt que d’un LCD illisible au moindre rayon de soleil. La technologie est au point, les coûts doivent être supportables puisque l’OLPC à 200 dollars y a droit. Mais l’inertie…
La position d’Apple
Et Apple dans tout ça ? Steve Jobs a déclaré publiquement être incapable de produire un netbook à moins de 500 dollars qui ne soit pas de la camelote. Mais sans apport d’éléments chiffrés à l’appui, on n’est pas obligé de le croire… En réalité, il retarde le plus longtemps possible le lancement d’un portable à moins de 1000 dollars, qui forcément cannibaliserait les ventes de ses Macbooks dont il tire des marges plus que confortables pour ne pas dire indécentes, l’écart avec le prix d’une configuration PC équivalente s’accentuant chaque année davantage. Il va donc ruser et chercher, effectivement, à faire plutôt grandir son iPhone tout en lançant, sans doute l’été prochain, un modèle bon marché (99 $) pour accroître le plus rapidement possible ses parts de marché dans la téléphonie mobile.
Impact sur les notebooks
Si les ultraportables, qui figurent dans le segment de prix le plus élevé, souffrent inévitablement de la concurrence des netbooks, les autres catégories de notebooks sont touchées aussi mais ne vont pas disparaître pour autant, quantité de gens préférant le confort d’un clavier standard et d’un écran de taille respectable aux compromis d’un poids-plume. Question budget, par ailleurs, l’écart de prix entre les netbooks tournant sous Windows XP et les notebooks d’entrée de gamme s’amenuise tant en Europe qu’il ne peut plus être un facteur de choix décisif. Par ailleurs, bon nombre d’utilisateurs ont besoin d’une machine plus puissante qu’un netbook pour effectuer leur travail quotidien au rythme requis, que leurs applications principales soient lourdes ou qu’ils doivent jongler entre nombre d’entre elles. D’autres, enfin, se servent de leur appareil comme téléviseur/lecteur DVD et privilégient l’affichage, d’où le succès grandissant des modèles 17 pouces parmi les jeunes et des 18,4 pouces dans les foyers plus fortunés.
Force est toutefois de constater que ces dernières années, les améliorations portées sur l’esthétique ont tendance à primer sur les évolutions techniques. L’autonomie de ces appareils stagne dans la médiocrité, les caméras vidéos, pourtant bien utiles pendant les conférences, restent de piètre qualité, les ports de sortie vers les moniteurs externes sont, pour la plupart, de simples VGA analogiques datant d’un quart de siècle. Les lecteurs Blu-Ray, tout comme les disques SSD, ne font encore que de timides apparitions. La guerre des prix et la standardisation l’ont emporté sur l’innovation.
P.S. : L’OS téléchargeable (OTA) ? Aux coûts actuels du roaming, jolies factures en perspectives… Cela dit, il est certain que les fournisseurs vont chercher à imposer ce mode de fonctionnement durant ces prochaines années, d’une part pour simplifier leur logistique, d’autre part pour percevoir des émoluments récurrents. Pour que la formule passe la rampe, il leur faut, préalablement, mettre au point un système permettant de travailler off-line si nécessaire comme le propose déjà partiellement Google avec Google Apps.
En conséquence, ceux qui tiennent à leur indépendance, ont intérêt à s’intéresser de plus près à Linux (et/ou bientôt peut-être à Android) et à investir un peu d’énergie pour se former aux principes de base de cet OS et à l’installation d’applications.
Transmission sur Internet : y découvrir une œuvre.
Un auteur c'est une voix. Il y aura toujours des voix qui se feront entendre, et force est de constater que ces voix choisiront dans un proche avenir, d'autres médias, d'autres supports que le livre et le papier.
On parle de tablettes de lecture numérique aussi confortables que le support papier ; nul doute que la lecture sur écran concernera une autre lecture pour une autre littérature, le contenu étant indissociable de son support.
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Transmission par le son et l’image : quand tout n'est pas perdu.
Pensons un instant à ce que le cinéma apporte à l'œuvre de Shakespeare. Le cinéma est un fabuleux moyen de nous faire entendre la parole de cet auteur, dans sa langue et au plus près de l'acteur. Nul doute : le cinéma rend justice au soliloque shakespearien ; l'acteur n’a plus besoin de hurler pour se faire entendre. Et ça tombe plutôt bien : ce qu’il a à nous confier, ne s’y prête pas.
En ce qui concerne Shakespeare, voilà que c'est le cinéma qui nous restitue la parole, la voix de cet auteur !
On peut aussi mentionner Proust dans le film de Raoul Ruiz "Le temps retrouvé" et l'édition DVD de ce film.
Là, maintenant, je pense à Bergman qui est tout simplement un des hommes les plus intelligents de la seconde moitié du XXe siècle. Que le cinéma ait pu rallier à lui un tel esprit, c'est tout à son honneur.
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Héritage.
La littérature : celle qui nous transmet Homère en héritage et qui poursuit son petit bonhomme de chemin avec des auteurs tels que Cervantès, Shakespeare, Diderot, Sade, de Nerval, Poe, Lautréamont, Baudelaire, Rimbaud, Breton, Kafka, Brecht, Beckett, Bernanos, Bataille, Ionesco, Perec, René Char, Dario Fo, Jean-Edern Hallier, Sollers...
La transmission, c'est encore par les livres qu'elle doit se faire puisque c'est dans les livres que l'on trouve les plus grandes voix de ce siècle et des siècles passés. Et si ces voix sont ignorées, à partir de quoi, de qui, de quelle œuvre , on raisonne, on crée, on fait entendre une autre voix ? A quoi ressembleront les grandes voix de demain, lesquelles auront superbement ignoré les grandes voix d'hier ?
Est-il possible d'être à la hauteur d'un héritage dont on ne soupçonne pas l'existence ? Peut-on hériter à son issu ? Ou alors, une pensée spontanée, une voix, une œuvre ... partie de rien ou bien, de si peu, mais... pour quel résultat ?
Il n'est pas dit que les besoins de demain soient identiques à ceux d'hier. De quelles voix les générations à venir, de quel espace de réflexion, de quelle conscience de soi, des autres, de la réalité auront-elles besoin ? Jusqu'où l'espèce humaine aura-t-elle besoin qu'on l'élève, qu'on la porte ? Quelle ascension pour elle ? Le mont Ventoux, l'Everest ? Il n'est pas certain que cette humanité de demain ait besoin qu'on l'élève si haut que ça.
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Il faut bien se résoudre à la conclusion suivante : si aujourd'hui on rencontre des problèmes de transmission d'héritage, Internet, le son et l'image n'y sont pour rien, et la télé non plus.
La société, c'est de la C(c)ulture, de l'économie et de la politique.
D’aucuns, alarmistes, se précipitent pour nous pour dire qu'avant, c'était mieux, bien mieux, beaucoup mieux même. Comprenez : "Avant, la transmission avait lieu".
A tous ces Cassandre, on leur conseillera de regarder du côté de l'économie et de la politique et de cesser de confondre les effets avec les causes, même si cela demandera toujours plus de courage de s'adresser aux causes plutôt qu'aux effets.
Qui peut douter que seul nous est donné à consommer ce qui est distribué ou diffusé ?
Les forces de production, qui sont bien évidemment des forces de diffusion, ne raisonnant qu'en terme de consommation, nous donne t-on ou pas de la littérature, des auteurs, des oeuvres à consommer... et quelle littérature, quels auteurs et quelles oeuvres ?
Qu'est-ce qu'on nous a donné et nous donne et nous donnera à consommer hier, aujourd'hui et demain ? Qu'est-ce qui sera produit ? Qui décide de ce qui sera donné à consommer ?
On ne peut pas tout consommer. Consommer demande du temps ; et l'on manque tous de temps ; et fatalement, consommer une chose, c'est aussi ne pas en consommer une autre. Et si cette autre chose qu'on ne consomme pas, faute de temps et puis, parce qu'on ne nous la donne pas à consommer, s'appelle Proust, Char, Lautréamont... ou Levinas... ou plus simplement Baudelaire, Rimbaud... la réponse s'impose d'elle-même.
***
Se cultiver, c’est être capable de faire des choix. Mais alors, à partir de quel choix, si la panne de transmission d’héritage se confirme ?
Visiblement, on a encore un train de retard sur le Japon et la Coree, pays ou l'on peut se passer de PC pour jouer et communiquer car les telephones mobiles y sont faits pour ca.
Dans notre beau pays, l'oligopole des telecoms mobile propose des telephones ridiculement primitifs avec des prix de communication outrageusement chers... Ca changera peut-etre avec l'arrivee de free dans la danse, revons un peu.