ECONOMIE
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- Par Jacques Attali
- Jacques Attali est un des fondateurs de Slate.fr. Economiste, écrivain, éditorialiste à l'Express, Président de Planet Finance. Il est l'auteur de nombreux essais et romans dont récemment La Crise et après ?
- DU MÊME AUTEUR
Jacques Attali
Jacques Attali est un des fondateurs de Slate.fr. Economiste, écrivain, éditorialiste à l'Express, Président de Planet Finance. Il est l'auteur de nombreux essais et romans dont récemment La Crise et après ?
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Le pire est encore à venir
La machine économique mondiale est en train inexorablement de s'enrayer
Pourquoi personne ne veut-il voir que le pire est sans doute encore devant nous ? De très nombreux pays, qui vivent sur des financements étrangers, ont le plus grand mal à les trouver ; de très nombreuses banques internationales manquent cruellement de ressources, sans même savoir à quelle échéance la réalité de leurs bilans va les frapper ; de plus en plus d' entreprises industrielles ont de plus en plus de mal à obtenir le renouvellement de leurs crédits et approchent de l'asphyxie. Au total, la machine économique mondiale est en train de s'enrayer rapidement.
Chacun devrait l'accepter et réagir. Même les observateurs les plus optimistes d'antan commencent à le reconnaitre : selon l'agence Bloomberg, en Asie, seulement un prêt sur huit fait en 2008 sera refinancé en 2009. Et, selon Moody's, 17% des crédits faits dans la région seront en défaut en 2009, soit une proportion très supérieure à celle qu'on a connu en 1929.
Si ces menaces se matérialisent, aucun actif financier, aucune créance, aucun compte bancaire, n'aura plus de valeur ; seuls les actifs réels conserveront un prix ; on assistera au développement du troc. L'économie s'effondrera par pans entiers, avec d'immenses problèmes juridiques sur la propriété des actifs et sur la validité des réclamations des créanciers multiples.
Le monde entier ne sera alors plus très loin de la situation de blocage que connut la Russie, pour des raisons voisines, en 1992. A la seule différence qu'alors, tous les actifs appartenaient à l'Etat, ce qui réduisit les risques de contentieux et permit à quelques-uns de faire fortune. Aujourd'hui, la situation est à l'échelle de la planète beaucoup plus complexe. Et partout, des cabinets d'avocats se préparent avec délectation à gérer des contentieux innombrables dans lesquels chacun contestera la propriété de tout le monde. Une situation que l'un de ces cabinets, basé à Hong Kong, nomme cette semaine, non sans un certain cynisme : «perfect storm» (tempête parfaite).
Si ce genre de désastre se produit, tout notre système social, fondé sur la propriété privée et le respect des contrats de prêts sera remis en cause par la contestation généralisée de la valeur des biens et des titres. L'économie réelle s'effondrera, en flux comme en stock.
Peut-on encore l'éviter ? Plus par les méthodes traditionnelles ; elles ont échoué. Plus par les méthodes nationales ; elles sont pires que le mal. Il faut agir d'un grand coup. En fournissant aux entreprises et aux ménages les moyens de ne pas s'effondrer, le temps de réduire les montagnes de dettes, au détriment sans doute, des actionnaires nécessairement consentants. Dans cette situation, certains en viennent à penser qu'il ne serait pas déraisonnable de permettre aux banques centrales de prêter directement aux entreprises et aux États (c'est le cas de la Réserve fédérale (Fed) aux États-Unis). Mais cela ouvre la voie à une émission monétaire incontrôlée et donc à une inflation bien trop massive, qui dévalorisera tous les actifs, ruinera les détenteurs de rentes financières, et en particulier les retraités. Le prélude à une crise sociale sans précédent.
Il vaudrait sans doute mieux, tant qu'il en est encore temps, tenter d'offrir de l'argent public aux pays en très grande difficulté en utilisant pour cela un mécanisme prévu par les statuts du FMI (Fonds monétaire international) : l'émission de Droits de Tirage Spéciaux (DTS), qui présente l'avantage de ne pas être comptabilisé dans la dette extérieure des États, et donc de limiter les risques de dévaluation monétaire. Ce mécanisme, que propose depuis longtemps Georges Soros, et qui a été très peu utilisé jusqu'ici, permettrait en théorie à chaque pays membre du FMI, sans exception, de disposer de ressources nouvelles et d'en faire un usage de relance qui n'accroitrait pas le déficit budgétaire ni, en principe, la masse monétaire.
Cependant, dans l'état actuel de l'économie mondiale, et malgré l'effondrement qui menace, c'est impossible. D'abord parce que l'émission de DTS suppose l'approbation des États-Unis, qui en raison de leur quote-part de 16,79% disposent d'un droit de veto de fait sur les principales décisions du FMI prises à 85%. Ensuite parce que, même si l'administration Obama approuvait un tel projet, il serait surement bloqué par le Congrès, qui l'a déjà refusé en 1997 et qui le refuserait surement une nouvelle fois car, cette allocation étant automatiquement accordée à tous les pays membres du FMI, le Zimbabwe et le Soudan, deux pays soumis à des sanction financière des États-Unis, en bénéficieraient. Enfin, à supposer même qu'on puisse franchir cet obstacle, l'allocation de chaque pays étant proportionnelle à sa quote-part, ces DTS seraient accordés en priorité aux pays les plus riches !
Pas de meilleure preuve de la nécessité de changer profondément et urgemment les statuts du FMI, bien au-delà de la réforme de mars 2008, pour modifier les quotes-parts de vote de chaque pays et réformer les mécanismes de prise des décisions les plus importantes, en particulier celles de l'attribution des DTS. Et pour émettre, rapidement, des DTS à l'attention des Etats les plus lourdement endettés.
Naturellement, les États-Unis et la Grande-Bretagne ne le voudront pas. Ni maintenant, ni dans deux mois. Et la prochaine réunion du G20 à Londres en avril, sera un échec, sur ce sujet comme sur presque tous les autres.
Les pays les plus pauvres, et tous les victimes de la crise en tireront alors les conclusions qu'ils ne doivent désormais plus rien attendre ni des institutions internationales ni des plus riches. Chacun d'entre eux voudra se protéger seul ; et pour cela émettre de la monnaie nationale en grande quantité, subventionner ses exportations, se fermer aux importations, pour tenter de reconstituer des réserves. Cela ne pourrait qu'entrainer une accélération de l'engrenage de la récession, des faillites et du chômage.
Nous voilà donc très clairement rendus au pied du mur : sans réforme majeure, urgente, radicale, des institutions multilatérales, pour en faire de véritables institutions supranationales, capables de prendre en charge la réduction massive de la dette mondiale et le soutien des emprunteurs les plus fragiles, le pire devient de plus en plus vraisemblable.
Jacques Attali
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Comments
Votre responsabilité
M. Attali,
J'ai de l'estime pour vous. Vous êtes assurément quelqu'un d'intelligent. Et par conséquent vous n'ignorez pas la composante (une parmi d'autres) psychologique de cette crise.
En supposant que vous ayez raison (tout le monde peut se tromper), ne serait-il pas plus productif, pour l'intérêt général, et plus malin aussi, de ne pas délivrer ce genre de discours apocalyptique à tout va ?
Ce que vous demandez n'est ni plus ni moins qu'une instance politique mondiale. Sur ce point je suis d'ailleurs en total accord avec vous, comme pas mal d'entre nous je crois. Mais vous savez également que cela ne peut se faire raisonnablement en deux mois, non ? Et que fait-on pendant ce temps ? On ne sort plus de chez soi ? Rien ne vous empêche d'y travailler, à cette instance supra-nationale.
Vous êtes une personne publique écoutée, M. Attali, n'oubliez pas la responsabilité qui est la vôtre.
Très cordialement.
Le bigbang planétaire
C'est un tableau particulièrement sombre de notre avenir qui est dressé.
Il aurait été utile que J.Attali précise le fond sa pensée quand il évoque que « le pire est à venir» !
L’Europe et à fortiori le monde pourra t’il résister aux tensions internes et externes, ou assistera t’on a l’implosion d’un système et l’explosion des civilisations conduisant à une nouvelle guerre ?
Des pans entiers de la société, de nos sociétés sont en train de s’écrouler devant nos yeux, pourtant c’est toujours avec la même arrogance que les nantis continuent d’agir comme ils l’on toujours fait !
Peux touchés par les difficultés matérielles, les gouvernants on oubliés qu’ils ont été élus par le peuple et pour le peuple. Ils sont incapables de reconnaitre lorsqu’ils se sont trompés qu’il vaut mieux faire machine arrière, au risque de trahir son carcan idéologique et les siens, plutôt que de continuer dans une voie qui mène à la catastrophe.
Nos sociétés du « travailler plus pour gagner plus » ont oubliées la place de l’humain dans la valeur travail au bénéfice de la valeur profit et rentabilité.
L’humain complexe et composé de ses multiples modes de raisonnements d’un individu à un autre. C’est cette diversité qui a été remplacé par un raisonnement binaire, standardisé…C’est la robotisation de la pensée !
Malheur à celui qui à une autre vision du monde et plus généralement de sa place dans la société. Pour peu qu’il ne rentre pas dans le schéma normatif, il sera stigmatisé, marginalisé plutôt que valorisé. C’est peut être d’un raisonnement marginal que viendra la solution à la situation actuelle, pour peu que l’on sache écouter et en tenir compte…Surtout si cela peut éviter le pire !!!
Jen
pas top
bonjour,
dur de commenter ce ci ...
mais une chose est sure il faut sortir un lapin du chapeau du magicien pour changer ceci.
et sa passera forcément par de nouvelle technologie, ou de nouveau espace (internet en fut un "espace").
internet et les portable ont concidérablement dopé l'économie.
pourquoi pas l'écologie?
pourquoi de nouveau média?
qui aurait pensé avoir un téléphone portable il y a 20 ans?
qui aurait pensé que des syndicaliste exigeraient tout et n'importe quoi il y a 20 ans?
de nouvelles techno relanceront l'économie.
mais pour sa il faut aider la recherche privée...
Le pire devant nous, et après ?
Les pré-résultats des grandes banques à venir pour la mi 2009 et les premières faillites en domino induites risquent en effet d'entraîner le système que l'on connaît depuis l'après guerre dans un grand tourment. Pas sûr que même en réformant dès à présent le FMI et en accordant à tour de bras des chèques en blanc non comptabilisés, les états ne se replient pas drastiquement sur eux mêmes. Chacun pour soi, un un pour tous et que ceux qui n'ont pas eu le temps de prendre leur place dans la galère avant qu'elle ne soit complète nagent dans son sillage.
Et après tout... Pouquoir vouloir absolument maintenir un système globalisé dérégulé, puisqu'il a lui même prouvé, en même pas le temps d'une génération, depuis la chute du mur, qu'il est un système non viable ? Ne vaudrait il pas mieux accélérer le processus afin de laisser émerger une nouvelle gouvernance économique ? Remettre l'homme et toutes ses facettes (écologie, social, natalité, santé...) au centre de l'économie et non plus les profits devra rester la priorité du post-crise, et c'est vers quoi les politiques des instances internationales devraient tendre.
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http://chat.ibigin.com
Soit les propos de Mr Attali
Soit les propos de Mr Attali sont visionnaires et dans ce cas ils sont totalement irresponsables car susceptibles d'engendrer au minimum un pessimisme extrême voire la panique qui ne manqueront pas d'accélérer la crise.
Soit son analyse est totalement incongrue - on peut facilement le croire vu les erreurs économiques phénoménales de Mitterand alors que son "sherpa" le conseillait et le remplacait même au G7 - et dans ce cas on ne peut que souhaiter qu'il prenne une retraite sans doute très dorée le plus rapidement possible.
Au fait, lui qui croit au retour de troc, qu'Ã t-il fait de ses biens ?
Trop prévisible ?
M. Attali ne cesse de noircir un tableau économique qu'il n'avait pas du tout vu venir. Cf son rapport rendu en 2008 à M. Sarkozy. Pas un mot de la crise à venir.
Certes, la crise financière est loin d'être terminée alors que la crise économique commence ses ravages.
Faut-il pour autant prévoir le cataclysme ?
Je ne sais pas mais il y a toujours quelque chose de positif dans l'adversité et il semblerait bien que M. Attali ne voit rien d'une émergence dans quelque domaine ou pays que ce soit. Ceci expliquerait son grand pessimisme qui j'espère, s'avérera faux car on dit bien que le pire est toujours décevant.
oups
Heureusement, malheureusement
Hier on pouvait encore éviter la catastrophe, aujourd'hui le pire est à venir. J'aime beaucoup Jacques Attali, mais si on demandait par exemple à Jean Ziegler ce qu'il en pense. Ca nous changerait et peut-être que ça vous évitera éventuellement des suicides.
Marianne Arnaud
jacques Attali
Faut -il dire la vérité, toute la vérité ?
Les Français ont-ils tous compris que nous étions passés à côté d'un krach boursier fin 2008 ?
Les états n'ont pas démérité dans cette première phase.
Malgré tous les efforts, la tartine va t'elle tomber du bon côté ?
Cette crise a le mérite de nous amener à repenser notre société. J'espère une seule chose, c'est que l'on ne va pas jeter le bébé avec l'eau du bain !
Le seul risque, c'est de céder aux élans révolutionnaires.....
isabelle b lyon
2 remarques sur les commentaires précédents
D'abord à ceux qui critiquent M. Attali pour n'avoir pas prévu la crise, voilà ce qu'il disait en décembre 2007 (soit presque un an avant la faillite de Lehman Brothers...) :
"Plus aucune banque ne prête à une autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. "
Quant à ceux qui disent que puisque les perspectives sont mauvaises il faudrait ne rien dire, c'est ridicule. C'est le propre des activités intellectuelles que d'analyser la réalité en tant que telle et de livrer clairement ses analyses. Et c'est aussi pour ça que nous traînons sur slate.fr... Si c'est pour lire des billets qui cachent la vérité ou disent des mensonges c'est pas la peine.
Le mur
Oui, J. Attali avertit et ce n'est pas nouveau ! il suffit de le lire ou le relire ou le réécouter! Dire "danger" ce n'est pas être pessimiste, mais avertir pour espérer la manoeuvre de survie!
Si on croit aux vertus de la raison, la crise a une cause originelle que des experts et personnalités de plus en plus nombreuses reconnaissent publiquement ou non, et que, il y a longtemps, J. Rueff et le général de Gaulle avait dénoncé: la création monétaire sans contrôle du dollar devenu "notre problème" collectif aujourd'hui. Le choix est entre une émission monétaire sans limite de la première puisssance mondiale qui aboutit à la situation de surendettement mondial que nous connaissons aujourd'hui et une régulation de la création monétaire par une instance de coordination et de contrôle, une banque centrale des banques centrales, fonction actuellement trés partiellement assumée par la Banque des Réglements Internationaux (BRI); encore doit-elle détenir un mandat politique du G x : sinon, effectivement, on va dans le mur, tant la montagne de dettes accumulées dévalorise tout actif, toute valeur et donc la notion même de propriété, générant des conflits incalculables !
JPJM
Revoir les institutions internationales
Peut-être que les Etats-unis auraient intérêt compte tenu de leur déclin à lâcher du leste sur les institutions onusienne afin de redorer leur blason et de sortir de la crise la tête haute. C'est sans doute ce rôle de gendarme du monde que l'on attend de Barack OBAMA. Car enfin cela n'a plus de sens tous ces droits de véto qui leurs sont acquis dans ces institutions. Le multilatéralisme est désormais roi. Ils ne doivent plus être seuls à décider de tous dans leur coin. Ils doivent mettre tout le monde autour de la table et même s'ils mèneront le jeu encore un bon moment, un rapport d'égalité doit peu à peu s'instaurer entre les acteurs du G20. Cela apaisera les esprits, et créera un embryon de confiance qui petit à petit relancera la machine.
Patrick
Vous dites "Pourquoi personne
Vous dites "Pourquoi personne ne veut-il voir que le pire est sans doute encore devant nous ?"
Erreur, il suffit de faire ses courses chez Lidl et de regarder les mines déconfites pour se rendre compte que cette idée est largement entrée dans les inconscients. Les rayons sont encore pleins mais chacun sait que demain, il pourront être vides.
Ce sentiment tangible dans le peuple l'est aussi chez les puissants, qui pour la plupart s'interdisent d'en faire état.
Le problème est que les uns sous-estiment les capacités d'entendement des autres, et inversement. Tous en sont au même point de vulnérabilité ; entre une semaine de résilience au tsunami ou quelques mois, c'est pareil.
Bref, l'heure de parler vrai a sonné. Il faut basculer d'un seul coup dans un autre monde:
C'EST LA FIN DU TRAVAIL, C'EST LE RENOUVEAU DE L'HOMME
Mettons-nous tous - à droite, à gauche, riches ou pauvres - à travailler sur cette idée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle
A venir Avenir
Et bien moi, je trouve que M. Attali a bien raison de nous brosser ce tableau. Toute personne sensée peut se rendre compte que le système ne peut plus fonctionner comme par le passé, et qu'effectivement, il existe un risque non nul de voir un scénario se dérouler comme décrit. Quant à ceux qui nous disent qu"il est inutile d'affoler les populations avec des prédictions catastrophiques, ils ne font que le jeux des gouvernants qui souhaitent nous voir asservis par une information manipulée. S'attendre au pire, c'est aussi tout faire pour l'éviter.
Tout et le contraire de tout
Jacques Attali écrit tout et le contraire de tout. Dans trois ou quatre ans, il pourra donc en choisissant ses références expliquer quel prophète il avait été. C’est déjà le cas aujourd’hui puisqu’il prétend avoir prévu la crise. On lit pourtant dans l’introduction de son rapport sur la croissance : « Le monde est emporté par la plus forte vague de croissance
économique de l’histoire, créatrice à la fois de richesses inconnues et d’inégalités extrêmes, de progrès et de gaspillages, à un rythme inédit. L’humanité en sera globalement bénéficiaire.
La France doit en créer sa part. Cette croissance économique n’est pas une abstraction. » Cette prédiction visionnaire date de janvier 2008. Bravo, Monsieur Attali.
Il y a une semaine, Jacques Attali donnait une interview au Télégramme. Il y explique doctement : « Pour ce qui concerne la récession actuelle, je pense qu'il faudra au moins deux ans pour en sortir. »
Et aujourd’hui, il nous sort cet article où il prévoit quasiment l’Apocalypse. De toute façon, il aura raison d’une façon ou d’une autre. Soit cela ira mieux (mais pas tout de suite, même lui doit pouvoir voir ça), soit ça ira de mal en pis.
C’est la méthode Elisabeth Teissier.
Surprenant J. Attali!!!
prendre comme références des agences de notation comme Blomberg ou Moody qui ont fait la preuve de leurs incompétences est pour le moins surprenant d'un homme de l'intelligence de J. Attali!!!
Ces agences auraient été bien inspirées de prévoir la crise actuelle quand elles avaient en main les éléments comptables des banques qui ont failli. Au lieu de quoi elles jouent les Cassandre aujourd'hui sur l'air de "on vous l'avait bien dit"!!! Sauf qu'elles n'ont rien dit...
De même Mr Attali lui non plus n'a rien vu venir. Alors méfions nous de tous ces gens qui jouent les prophètes de l'Apocalypse aujourd'hui, alors qu'hier leurs silences face aux folies des banques et des assureurs étaient assourdissants!!!
claudeb.
LA CRISE vaste question
Ne nous faisons pas d'illusions le crise est la est pour un moment. Mais se n'est ps d'aujourd'hui tous gouvernement a connu sa crise Mitterrand la sienne qui nous a conduit la ou nous sommes pour une grande partie chirac par son inactivité , sarkosy par son hyperactivité , ses reformes a tout va et du social injuste . Je ne sais qui le conseil mais une chose est les conseilleurs ne sont pas les payeurs et lui va le payer très cher. Moi je suis de droite mais la j'avoue que c'est trop , notamment pour les couches sociale les moins aisées. La crise est la pour au moins quatre ans ,sachant qu'une crise national dure en moyenne deux ans du début jusqu'à la fin. La fracture sociale était un slogan de chirac ,sarkosy l'a fracturé réellement il n'y a pas ue de différence social aussi marquante depuis qu'il est au pouvoir. je crois qu'il ne peut plus reculer devant une grande décision son maintient au pouvoir. La majorité des Français en ont marre alors un peut de courage . Plus personne ne croie en nos politiques ou pacotille de politiques . Notre président qui n'a plus le sens des valeurs , qui en oublie les principes de la république vis avis du citoyen . La critique ne vient pas que de nous les français méme a l'étranger il est critiqué . que se soit sur sa politique pro américains , sur son sens de la diplomatie , les tchèques , les anglais , les américains , les colombiens, les venezueliens , la roumanie et combien se plaignent d'un president s'occupant si peut de son pays en ruine et donne des leçons au monde entier. Charité bien ordonné commence par soit méme. Ou balaye devant ta porte avant de balayer chez les autres.
SIL54
Et si on réfléchissait à une nouvelle civilisation
Je ne suis pas un économiste et je suis loin d'avoir les connaissances de la majorité des intervenants sur ce site ; ce qui ne m'empêche pas d'essayer de réfléchir à notre avenir. J'ai récemment ouvert ce diaporama qui, je crois, interpelle : http://dastmande.unblog.fr/files/2009/02/genslm0209v2.pdf conçu par Jean Gadrey, professeur à l'Université de Lille.
Qu'en pensez-vous ?
prophétie
après 1939, on se retrouve en 1949 avec les prophéties autoréalistrices. Ceci est un exemple de prophétie autodestructrice.
Personne ne sait ce qui va se passer dans le futur et prédire l'apocalypse ne peut être que bénéfique en mobilisant les forces pouvant l'empécher. Et si elle se produit effectivement, on aura été un visionnaire parfait.
Mais la situation est un peu plus compliquée que celle du bug informatique de l'an 2000.
et aprés
si tout cela se passe ,
il faut écrire une nouvelle page et non se lamenter.Mais pour écrire il faudrait que les peuples aient la possibilité d'y participer.Il ne faut pas laisser quelques dirigeants décider de l'organisation du monde de demain sans que les peuples puissent s'exprimer.Le risque étant de se faire voler une autre fois leur avenir.Les spécialistes en toute chose savent bien que le cynisme économique qui nous à conduit ici avait pour ultime but de profiter à quelques uns .
Il faut dire quel type de société nous voulons , mais nous a t-on demandé cela ? Notre cher président à été élu pour un monde qui s'est écroulé avec ses recettes périmées.
Une démocratie représentative ou le peuple serait spectateur ?
alain 12
les références
M. Attali qui a été conseiller SPECIAL de M. Miterrand patron d'une banque où les PB de plancher étaient plus importants que le développement, je pense que le sujet principal de M.Attali est de s'écouter car il est bien seul, peut -être avec un autre personnage très "conseiller" mais combien à côté de la plaque M. Minc.
Allons Messieurs un peu de sérinité l'éconmie d'hier celle que vous avez prônée meurt place à la nouvelle mais également aux nouveaux économistes.
MAYOMBE
Attali Jacques
Jacques Attali souhaite que l'on parle de lui, de lui il souhaite que l'on parle Jacques Attali.
Jacques dit tout et le contraire de tout,
Patrice GEORGES
la crise
En réponse à l'analyse réaliste ou "alarmiste" de M. ATTALI, je vous cite une phrase de M. Thomas Jefferson (3ème président des USA 1801-1809) en 1802 : "je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banque privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques, priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis".(letter to the Secretary of the Treasury Albert Gallatin)
A méditer
so what?
Une "REFORME MAJEURE, URGENTE ET RADICALE DES INSTITUTIONS MULTILATERALES" serait déjà un vaste défi pour une poignée de nations responsables , alors à l'échelle planétaire, disons clairement que c'est IMPOSSIBLE! Donc, Jacques Attali, quel est le plan B? et s'il n'y a pas de plan B, une seule issue, la guerre! Ou va t-elle commencer?
dest
Le pire est encore à venir
POUR UN NOUVEAU MONDE
Merci Monsieur Attali de votre analyse économique réaliste et courageuse.
Sur un autre plan, cette crise était devenue inexorable et elle va entrainer beaucoup de bouleversements au niveau de l'ensemble de la planette. A mon sens, ce sont les prémices de tout un monde qui s'effondre... et un nouveau monde va renaître qui sera nécessairement plus équitable, plus respectueux de l'individu et où la haine sera remplacée par l'amour. C'est par l'élévation de sa conscience que l'homme atteindra cette dimension supérieure. Ce sera dûr mais atteignable pour ceux qui le voudront. Les autres continueront à vivre la dualité sur la même dimension, jusqu'à ce qu'ils comprennent un jour!
L'espoir est au bout du tunnel.
JPA
Nous y serons bientôt
"C'étaient de très grands vents sur la terre des hommes - de très grands vents à l'oeuvre parmi nous,
Qui nous chantaient l'horreur de vivre, ah! nous chantaient et nous chantaient au plus haut faîte du péril,
Et sur les flûtes sauvages du malheur nous conduisaient, hommes nouveaux à nos façons nouvelles.
C'étaient de trés grandes forces au travail, sur la chaussée des hommes - de très grandes forces à la peine.
Qui nous tenaient hors de coutume et nous tenaient hors de saison, parmi les hommes saisonniers, et sur la pierre sauvage du malheur nous restituaient la terre vendangée pour de nouvelles épousailles."
Saint-John Perse
Nous y serons bientôt...
JPJM
Pompiers supranationaux
Bonjour Monsieur Attali,
Votre analyse de l'économie mondiale tend à démontrer qu'il n'y a pas de salut à la crise ni au niveau des banques centrales (risque d'inflation), ni au niveau du FMI (blocage probable de l'émission de DTS pas les USA et attribution en priorité aux pays riches). Vous proposez donc une modification des institutions multilatérales actuelles en institutions supranationales « capables de prendre en charge la réduction massive de la dette mondiale et le soutien des emprunteurs les plus fragiles ».
Pour ce qui est de ce dernier point les états peuvent immédiatement le faire au niveau des individus. B. Obama vient de donner l'exemple en décidant d'aider les propriétaires immobiliers en difficulté à reformuler leur emprunt afin d'éviter les saisies immobilières. Madame Royal s'est inspiré de cette exemple pour faire une proposition pour la France, et j'espère qu'elle ne sera pas jetée au panier au nom du bipartisme stupide dont souffre notre pays.
On voit bien que la réduction de la dette de nos industries automobiles pose des problèmes aux autres pays européens au nom de la concurrence. N'est-il pas temps d'avoir en Europe une Politique Industrielle Commune, analogue à la PAC ?
Quant à la dette des banques européennes nous découvrons tous les jours qu'elle devient abyssale, puisqu'elles ont participé au miracle économique des pays d'Europe de l'Est en leur prêtant 1700 milliards de dollars. Il s'agit donc d'éviter la faillite imminente des entreprises de l'Est. Comment une institution supranationale peut-elle y arriver ?
Il lui faudra aussi gérer les 4900 milliards de créances sur les marchés émergents, dont 74 % sont détenus par les européens, qui se trouvent avec les mêmes problèmes que nous (la production automobile au Mexique a chuté de 51% en janvier).
A. Evans-Pritchard, dans un article paru sur contrinfo.info (d'où sont tirés les chiffres que je cite), conclue : « Nous en sommes réduits à attendre et à observer ces dangereux feux de brousse qui se rapprochent ». Pensez-vous réellement que les pompiers peuvent être dans une institution supranationale ?
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » a dit Lavoisier. Le problème est que, par la magie de la titrisation, nos financiers ont transformé rien en titres...
En attendant le troc des produits de nos jardins nous avons encore celui de nos idées. Profitons-en !
Jacpol
Perfect Storm
Un article très clair de 2005 sur ce thème de tempête parfaite (en anglais) http://www.writingshop.ws/html/perfect_storm.html#Peak
(traduction automatique ici http://translate.google.fr/translate?u=http%3A//www.writingshop.ws/html/perfect_storm.html&hl=fr&langpair=auto|fr&tbb=1&ie=ISO-8859-1)
Délectation
Récession, faillites, chomage... pays explosés, cata généralisée. Attali se délecte. Pense-t-il ainsi rattraper son retard à l'allumage ?
Il n'avait pas prévu et maintenant il prophétise. Cet homme n'a pas ma confiance. Il cause pour lui-même. Dans le genre noir, je préfère mille fois Roubini qui analyse les causes et donne à ses jugements de vrais fondements. Ce n'est pas tout d'être pessimiste, il faut argumenter et cesser de se complaire dans la généralité. Attali ? Incorrigible.
pavlo
Mondialisme, Ô mon Sauveur
Jacques Attali corrobore ici la thèse défendu par quelques un d'entre nous, commentateurs fidèles de Slate.fr, et cela depuis l'ouverture du site.
Quand la mondialisation (économique) a fait trop de mal,'heure est au mondialisme. Un mondialisme politique fort et démocratique sera la clé du futur de l'économie globale. Et c'est bien là le problème avec le FMI : le déficit démocratique de la plus grande organisation économique mondiale.
Or le futur ne se fera sans les peuples et éluder la question en l'ignorant est un peu décevant, même de la part d'un économiste. Le monde doit certes se doter d'organisations supranationales mais ces organisations doivent refléter la volonté des peuples et non pas les snober en évoquant toute la complexité de la crise. Il s'agit donc de créer une nouvelle organisation supranationale dans une logique pure d'intégration aux prérogatives fortes s'accompagnant d'une structure démocratique exemplaire.
Et il n'y a là aucune difficulté à contraindre, même les pays les plus autoritaristes, à cette nécessité de démocratie. La seule condition étant que l'initiative doit venir des grands pays démocratiques : Etats Unis, France, Royaume Uni, Allemagne - voire, mieux, UE - Japon ... La résolution de la crise ne peut être ascétique et chacun aurait trop à perdre en refusant de participer à une grande initiative mondiale. Sans compter le vecteur de paix et de prospérité que pourrait représenter la création d'une telle organisation.
Mieux vaut admettre qu'on a un gros probleme
C'est le sens de ce court article. Un blog comparait l'action des gouvernements et autres organismes souverains au renflouement d'une cuve percee, ou encore a la croyance que l'on peut reparer une breche dans un barrage avec de l'eau. Les banquiers ont les poches percees, rien de sert de gaspiller de l'argent dont on a pas des reserves infinies! Mieux vaut a la limite repriser leurs poches. Le combat qui se joue en ce moment a coup de centaines de milliards de dollars est cruciale car c'est le coeur meme de la lutte qui s'y joue, en ce moment!! Le transfert de dettes privees en dettes publiques est un phenomene dont on n'expliquera jamais assez la nature injuste et pyramidale. Qui va dans le mur... Mieux vaut qu'on s'en rende compte avant que les gouvenants et leurs copains s'envolent dans leur cannot de sauvetage en or massif, en laissant des regime exsangues a la merci des bandits et des desequilibres...