La défense selon Kouchner

Slate.fr, mis à jour le 09.02.2009 à 18 h 10

 

Bernard Kouchner ne pouvait pas rester silencieux après la parution du livre qui l’attaque, Le Monde selon K., de Pierre Péan (critique du livre et les réactions des politiques sur Le Monde, chronique assassine de Stéphane Guillon sur Inter).

Dans une interview exclusive accordée au NouvelObs à paraître jeudi et déjà publiée sur le site de l'hebdomadaire, le ministre se défend. Extraits.

Sur les factures africaines et ses relations avec le Gabon:

«J’ai toujours agi dans la légalité et la transparence (...) Je n’ai jamais signé un seul contrat avec un Etat africain. Jamais. J’ai été un des consultants d’une entreprise française – Imeda – dans un domaine que je connais : celui de la médecine et de la santé publique. J’ai travaillé à un projet auquel je tiens : l’assurance maladie pour les africains, qui permettra aux indigents d’être pris en charge. Au Gabon, une loi de janvier 2007, votée à la suite de mon travail qui a duré trois ans, instaure un "régime obligatoire d’Assurance maladie" et j’en suis fier. (…) [Après mon arrivée au Quai d’Orsay], Je suis venu dire [à Omar Bongo] que je ne pouvais plus m’occuper du système gabonais d’assurance maladie.»

Sur ses sociétés de consultants:

«BK Conseil et BK Consultants que j’avais créées ont été fermée pour la première et mise en sommeil pour la seconde lorsque j’ai été nommé au Quai d’Orsay.»

Sur les conflits d’intérêts avec Christine Ockrent, son épouse, et ses accrochages avec les journalistes de France24:

«Ma femme a été nommée directrice, pas par moi, sur ses qualités professionnelles largement reconnues. J’ai aussitôt annoncé que s’il y avait conflit d’intérêt avec Christine Ockrent, c’est moi qui démissionnerais. (…) Je n’ai jamais été mêlé à aucun licenciement et sanction d’un journaliste de l’audiovisuel extérieur.»

Sur Total et la Birmanie:

«Ma conclusion était que je n’avais pas constaté de travail forcé chez Total. Quant à ma rémunération pour ce rapport je l’ai donnée à trois ONG : Emmaüs, Aide médicale internationale et la Chaîne de l’Espoir.»

Sur le Rwanda et son « ami » Paul Kagamé:

«Il y a une chose que je n’admets pas : c’est la thèse du double génocide. Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu de "massacres de revanche" de la part du FPR ou de groupes tutsis contre les hutus. Mais il n’y a pas eu des deux côtés la même planification, le même systématisme et le même nombre de victimes.»

  • Mise à jour:

La réponse de Pierre Péan ne s'est pas fait attendre. Dans une interview donnée à Marianne2, il dénonce les amalgames de Bernard Kouchner et du Nouvel Obs.

Photo Flickr fablibre

Vous souhaitez proposer un autre lien que vous jugez plus pertinent ou complémentaire? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte