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La chronique inaugurale de François Hollande

La division est un combat. Le PS n'a plus d'alliés, que des concurrents.

François Hollande tiendra son blog sur Slate.fr. En attendant ses billets, il ouvre le bal par une chronique inaugurale.

 

François Hollande

L'histoire de la Gauche française est faite d'une succession de désunions et de rassemblements. Certes, le parti Socialiste a réussi depuis 1981 à devenir la force principale; pour autant, il n'en a jamais été l'expression unique. Il a toujours eu besoin d'alliés pour créer la dynamique et surtout conquérir une majorité électorale. En 1981, voire en 1988 avec le Parti communiste et les radicaux. En 1997 avec la gauche plurielle. Et si ses victoires les plus emblématiques coïncident avec des aspirations unitaires, ses défaites les plus cruelles sont le produit de sa dispersion.

Aujourd'hui, en matière d'alliances, le Parti socialiste n'a guère l'embarras du choix, il ne dispose pas du luxe de l'hésitation, il n'a même plus la chance de nourrir en son sein des débats stratégiques entre ceux qui regarderaient plus à gauche et d'autres plus au centre.

En fait il n'a pas d'alliés. Il n'a que des concurrents.

Je ne parle pas ici du Parti communiste, du PRG ou du MRC de Jean-Pierre Chevènement qui, au delà des fluctuations de leur comportement, restent les partenaires pas toujours dociles mais naturels du Parti socialiste, discipline républicaine comme partage des responsabilités obligent!

Les Verts s'étaient depuis plusieurs années associés, bon gré, mal gré, à ce processus, non sans en tirer des bénéfices, si j'en juge par le nombre de leurs élus locaux. Ils assumaient leur ancrage à gauche et refusaient l'écologie apolitique. Leur rassemblement pour les prochaines Européennes avec les amis de Nicolas Hulot mais aussi avec ceux de José Bové les remet dans une logique d'autonomie et donc de compétition avec le Parti socialiste. Et celui-ci serait bien imprudent s'il estimait que, sans effort majeur, sur le plan programmatique et sans contrepartie en matière de circonscriptions législatives, un accord de gouvernement avec les écologistes irait nécessairement de soi.

Mais quand bien même le PS y parviendrait-il, il aurait toujours en face de lui, bien plus qu'a ses côtés, deux formations politiques, le NPA et le Modem, qui sont désormais dans une logique d'affrontement a son égard. Et même de dépassement puisque telle est leur perspective assumée à plus ou moins long terme.

Le NPA n'est pas un nouveau parti communiste visant à créer un rapport de force au sein de la gauche pour obliger les socialistes à garder le cap ou à donner un coup de barre. Il ne veut pas le contraindre à l'union comme dans les années 70 autour d'un programme commun. Il n'entend pas négocier avec lui pour des ministres NPA dans un gouvernement de front populaire. Pas d'avantage pour soutenir sans participer. Non, le NPA ne veut rien à voir avec le PS. Il exige de ses possibles renforts, notamment de Jean-Luc Mélenchon, qu'ils abjurent pour leurs relations passées avec la sociale démocratie et qu'ils renoncent, la main sur les œuvres complètes de Karl Marx, à entretenir tout rapport même platonique, c'est à dire électoral, avec le Parti socialiste.

Bref, le NPA veut la division de la gauche, en deux fractions irréconciliables. Et tant pis si une telle stratégie peut conduire à faire perdre - au bénéfice de la droite - des régions en 2010 par le maintien de ses listes. Il refuse de donner toute consigne de vote au second tour pour les élections au scrutin majoritaire y compris la présidentielle.

Si cette orientation prévalait dans l'extrême gauche française, ce serait une rupture historique par rapport «au front ouvrier» et à un retour à la stratégie «classe contre classe» du PCF des années 20 quand il s'agissait de «plumer la volaille socialiste».

Dès lors, chercher à séduire le NPA relèverait de la part du PS d'une désarmante naïveté, elle aboutirait à légitimer les thèses et les mots d'ordre de l'extrême gauche sans aucune contrepartie, c'est-à-dire à élever son score de 1er tour sans espoir d'en bénéficier en totalité au second.

Est-ce à dire que le salut du PS se trouverait alors du côté du Modem?

Le problème serait idéologique si le parti de François Bayrou situait ses exigences sur ce terrain-là. Mais telle n'est pas sa démarche. Il ne se place sur le champ des programmes et des idées. Il ne demande pas à confronter les positions respectives du PS et du Modem sur la relance, la fiscalité, la protection sociale ou la maîtrise de la dette, pas davantage sur l'Europe ou la laïcité. Non l'extrême centre veut occuper tout le terrain de l'opposition. Plus gaulliste que les derniers chiraquiens, plus laïque que les anciens de la FEN, plus révolté que les vieux amis d'Arlette, plus anti-sarkoziste qu'aucun ancien balladurien comme lui ne pourra jamais l'être, François Bayrou veut être tout pour être le premier de l'opposition - non pour contractualiser avec le PS mais pour le dominer et donc le briser.

François Bayrou n'est pas un ennemi de la gauche - il peut même indirectement travailler pour elle, il n'en est qu'un ersatz. Une apparence, une illusion.

Voilà le faux dilemme que rencontre le PS aujourd'hui. Il n'a pas à choisir entre le Modem et le NPA. Il a à être le plus fort pour contraindre l'un et l'autre. Et pour y parvenir, il n'a pas à être dans la surenchère, le mimétisme ou la diabolisation.

Simplement à être lui-même, le parti de la social-démocratie, du mouvement, de la justice, de la modernité. Bref la gauche qui veut agir, changer, transformer. Et gouverner.

François Hollande

François Hollande bloguera sur Slate dans quelques jours.

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Comments

Ouaip

Pas grand chose à ajouter à la suite de cette élégante autocritique, aboutie par une pirouette d'espérance convenue.

En effet, à ne pas avoir réussi à étouffer les tirs à balles réelles entre les hyper-égos de la sociale-démocratie paracentriste de ceux de la sociale-camaraderie rose foncée, le PS dirigé par François Hollande a fini par lasser, mais alors d'une force... Les SoDem font chambre à part chez Royal, voire Bayrou, si vous voyez une différence ; les SoCal se rallient péniblement, si tant est, à Aubry, mais beaucoup fuient vers des cieux plus extrêmes.

S'allier avec l'un deux ? Non ! plutôt la guerre, on est les plus forts, tout' manières.

Bon vent au blog. Pussiez-vous profiter de votre petit désert Hollandais (mille excuses) pour - vous aussi - vous changer et vous transformer. Inévitable pour gouverner ;-)

La France est en crise

Je n'ai pas de style d'écriture, aussi je ne jugerais pas le votre même si, dans le milieux politique il faut être suspicieux et ne pas oublier que certains écrivent pour d'autres.

Je remarque l'absence du mot "crise", que vous chantiez à tue-tête devant le parlement pendant que la France allait "bien" (comparativement à maintenant), est-ce une forme de "je vous l'avais bien dit" ou plutôt s'agit-il d'un antagonisme d'adolescent qui dit le contraire de ce que pensent tous les autres pour se démarquer?

Oh pardon, vous parliez des problèmes du parti de la social-démocratie, le PSD, qui n'existe pas.

Vous devriez, Monsieur Hollande, vous rappeler que le socialisme est la phase de transition depuis le capitalisme vers le communisme, et que personne ne s'intéresse a un parti qui, jusqu'à son propre nom, n'a aucune raison de continuer d'exister.

Cordialement.

Pourquoi le PS se perd

Pourquoi le PS se perd toujours en calculs, analyses, critiques alors qu'il serait plus juste qu'il adopte une ligne de conduite claire, un programme avec du contenu plutôt que de brasser du vent et de se perdre dans de telles diatribes...

vous êtes a la fois

vous êtes a la fois perspicace quand vous dites que le ps n'a que des concurrents, mais en plein deni quand vous oubliez de dire que le ps est en pleine concurrence avec lui même avec deux clans , deux candidates et toujours zero programme. cela aura votre faute historique personnelle d'avoir ete a la tete de ce parti pendant onze ans sans avoir produit une seule ligne de programme. PAS UNE SEULE, vous etes donc coupable de sa chute, et toutes vos analyses n'y changeront rien. pendant onze ans vous avez ete le parti contre celui qui n a jamais rien propose, mais qiui a trouve que tout ce que faisaient les autres était nul et mauvais. Et aujourd'hui le ps traine derrière les manifs alors que vous devriez savoir que la politique se fait au parlement, programme contre programme, parce que nous sommes une démocratie représentative et non pas un peuple de gueulards. C est indigne, je vous le répète, il n'existe pas dan toute l'Europe d'exemple pareil, vous devriez mourir de honte d'avoir failli ainsi à vos devoirs démocratiques et d'avoir fait de l'opposition d'une pétaudière.

KLINGSOR

Adversaire

Les principal adversaire du PS aujourd'hui est lui même. Les honteuses luttes internes ont favorisées l'émergence du NPA (cette période de crise lui est par ailleurs naturellement propice) et la légitimité du MODEM, chacun de ces partis attirant les plus extrêmes et les plus modérés. Le PS a alors tenté d'exister par le spectacle mais la majorité des citoyens n'attendent pas cela d'un parti de gauche (l'UMP excelle en ce domaine, laissez-le faire).

Hier, en m'inscrivant sur ce nouveau site, je me demandais quelle en serait la ligne éditoriale. Depuis un moment, je me demande quelle est la ligne politique du PS : vous en proposez une en fin d'article mais j'ai le sentiment que personne n'y croit plus. Et c'est dommage.

Non-sens

Comment pouvez-vous évoquer la modernité alors que vous parlez toujours et encore ici comme un vieil apparatchik, François Hollande ?

La modernité, ne vous en déplaise, se situe aujourd'hui aux côtés du NPA, du PDG, ou du Modem, la modernité, c'est avant tout abandonner cette primauté de la défense du parti pour construire autre chose en adéquation avec la société actuelle. Pensez-vous que Besancenot ou que Bayrou n'avaient rien à perdre en abandonnant respectivement la LCR (avec un score aux présidentielles non négligeable) ou l'UDF ? Ils ont pourtant osé ce que vous êtes incapables d'oser.

Il faut d'urgence renverser la pyramide. Il vous faut arrêter de compter sur les apparatchiks, sur leurs alliances et leurs coups bas pour revenir à la base, au peuple de gauche qui ne se reconnaît plus dans le PS parce que le PS ne lui parle plus ou, plutôt, ne lui dit plus rien. Il faut stopper la logique programmatique des propositions pour se concentrer sur le sens et les valeurs. Il vous faut travailler sur la citoyenneté de gauche pour mieux la porter en exemple, avouer enfin publiquement que le politique n'est rien sans le citoyen sur lequel il se base et qu'être citoyen ne se limite pas à mettre une ou deux fois par an un bulletin dans une urne.

Responsabilisez le peuple de gauche, dites-lui qu'il y a des attitudes citoyennes concernant l'éducation, la fonction publique, le travail, l'entreprise, etc. sans lesquelles un gouvernement de gauche est juste impossible. Brisez l'individualisme qui a ruiné notre société, notre citoyenneté. Reformez enfin le peuple plutôt que réformer le parti.

ça fait quoi d'etre en dehors

m. Hollande, vous paraissez etre un homme d'a propos quand vous vous situez en dehors d'un systeme. mais que n'avez vous fait lorque vous etiez le secretaire general ? on se le demande sauf de savoir dans l'etat ou le ps est ! vous me direz que ce n'est plus vous le pilote, mais vous avez tout fait pour celui ci soit ce qu'il est avec vos amis et neanmoins faux semblants. et si votre coeur vous avait ouvert les yeux en 2007, nous n'en serions pas ou nous en sommes, pardi ! et maintenant vous ne faites que promouvoir le gropuscule de besencenot alors que celui ci n'est porte que par notre president et certains afin d'affaiblir le ps. serait ce pour des vues personnelles sur 2012 ? pauvres de nous. et en restant dans la politesse je tiens a remercie a votre meme titre les aubry, hamon, fabius, dsk, delanoe, emmanueli, allegre, rocard, lang, montebourg, la fine fleur du ps.

pjj7734

petit travail svp!

Je n'ai, quant à moi d'autre question que celle là (posée aux dirigeants socialistes):
Qui sera notre Obama?
Ce n'est pas à la veille des élections qu'il faudrait le décider mais dès maintenant:
vous n'aurez plus le temps de vous battre
il faut choisir aujourd'hui
il faudra peut-être éliminer les taîtres avant
(j'en compte au moins quatre ou cinq- suivez mon regard!!)
garder les meilleurs
écarter les ringard(e)s
constuire une large coalition sans faille
(avec ou sans Bayron, je ne sais pas...)
choisir peut-être Cohn-Bendit
et le soutenir avec ardeur
il faudra de la répartie
choisissez les plus vifs esprits pour les débats!
étudiez les failles de Sarkozy

Merci de faire ce petit travail pour moi
pour nous, vos électeurs
car Sarkozy m'agace sérieusement
merci

Zeta
http://preview.tinyurl.com/bydxxr

MU

très bonne analyse

en terme politique et électoral, c'est subtile, réaliste et juste. Mais dès lors une question s'impose : pourquoi cette justesse d'analyse et cette lucidité s'arrêtent dès qu'il s'agit de .... gouverner ? Par quel mystère parvient-on à la lucidité quand il s'agit du parti et à l'aveuglement quand il s'agit de la nation ? Et même plus largement : pourquoi penser le parti et jamais la nation ? (et ainsi priver le pays de vos compétences)

Bayrou, la balance...

"François Bayrou n'est pas un ennemi de la gauche - il peut même indirectement travailler pour elle, il n'en est qu'un ersatz. Une apparence, une illusion." écrit F.Hollande.

Sauf que "l'illusion" tourne souvent au miroir aux alouettes, et à gauche , on aura besoin d'une balance, au propre comme au figuré, pour rééquilibrer les forces de gauche défaillantes ...

La nature, toute la nature, rien que la nature.

Que tout cela est joliment dit!

Votre analyse me parait extrêmement claire, François Hollande, d'une écriture fine et précise. Il n'y manque peut-être qu'un brin de votre célèbre humour de tribun. Non, ici, vous êtes sérieux, point d'envolées lyriques, point d'effets de manches, point d'humour potache, juste une réflexion d'honnête homme cultivé. C'est, contrairement à l'acharnement au delà de la limite de la sénilité de Lionel Jospin, une magnifique autocritique.
Mais pourquoi donc en êtes vous le promoteur? Pourquoi avoir amené le Parti socialiste à un tel niveau de désagrégation? Pourquoi l'avoir rendu aussi faible, alors que la France avait besoin d'une opposition forte et rassemblée, non seulement maintenant, mais au moment de la désertion de Lionel Jospin en pleine campagne électorale, depuis cette désertion et dans toute la campagne présidentielle contre Nicolas Sarkozy, quand les soit-disantes "réformes" se préparaient et non maintenant qu'elles sont en application en tant que véritables régressions de fait?
Le Parti socialiste, nouvellement ancré à gauche - ce qui sous-entend qu'il ne l'était pas vraiment de votre temps - ne fait, pour l'instant, que de la récupération de colères populaires en se les réappropriant assez honteusement, il faut bien le dire. Il semble croire que faire quelques apparitions dans la rue va lui suffire à consolider son ancrage médiatisé. Il reste pourtant ce parti d'apparatchiks qui se veut un parti de "représentants" du peuple dont l'aptitude à gouverner voudrait qu'il ne débatte qu'à l'Assemblée où il est tellement minoritaire qu'il ne peut faire autre chose que d'en quitter l'hémicycle en chantant la Marseillaise! Quand c'est le Peuple qui est dans la rue, la place du Parti socialiste est d'être à ses côtés en le soutenant et non pour le récupérer en termes de vulgaire marketing. Que ne l'avez-vous compris dès la faillite jospinienne? La rue n'eut elle pas été le meilleur endroit de rassemblement d'un Parti socialiste fort, plutôt que le panier où vous avez laissé les crabes s'entretuer et se saborder, en les laissant s'enfoncer dans la volaille socialiste à plumer du début des années 2000?

Philoup

Intérêt limité

Cet article très clair a un intérêt limité car il n'apporte vraiment rien de très nouveau au niveau des concurrents et surtout des opposants très déterminés du PS. Il fait également l'impasse, peu surprenante, du rôle accablant du PS dans son manque criant d'opposant vigoureux, et rigoureux du président et de son gouvernement fantoche. Finalement un article un peu hors sujet en cette période de crise. Il omet bien évidemment l'image détestable donnée par le PS au congrès de Reims et encore bien présente à l'esprit de beaucoup de gens.
Le pays s'enfonce dans une crise durable, préoccupation primordiale des français, et les réponses apportées par le PS répondent assez mal aux défis actuels même si, globalement, les mesures préconisées de relance de l'activité économique sont très nettement supérrieures à celles, médiocres, suggérées par des dirigeants français n'ayant pas voulu prendre en compte l'ampleur de la crise. Il reste donc beaucoup à faire afin de redonner confiance par des propositions volontaristes, non démagogiques et l'action plus dynamique d'un parti plus uni et respectueux de chacun. il serait très utile au PS d'analyser convenablement les raisons profondes de la faible attirance de leur parti à une époque ou le président Sarkozy est tant décrié et impopulaire.

brasero

François hollande

Votre analyse est correcte. Vos solutions sont parfaites. Mais pourquoi donc ne les avez-vous pas mises en pratique quand vous étiez aux commandes?

césar

Pourqui chercher le PS ?

On dirait que Monsieur Hollande se retrouve, encore, à la recherche du temps passé !

De mon point de vue, Monsieur Hollande est un homme politique modéré. Et, par conséquent, un homme de carisme et de grand talent.
Son intelligence brille bien au-dessus de la moyenne de ses "camarades" qui ont des attitudes simplistes en vociférant des attaques irresponsables à l'égard de la réalité politique concernat la situation financière, économique et social française...

En tepms de crise, soyons critiques mais responsables. Evitons la politique du feu-follet ! Laissez, malgré tout, à l'extrème gauche le soin de démoraliser ceux qui n'ont jamais cru en l'exitence réelle de leur temps.

Aussi, il est inutile de rappeler sans cesse le passé et les années Miterrand, Marchais ou Chevènement. Les époques changent et le monde évolue.

Actuellement, vos amis nous rabattent les oreilles avec l'effet Obama. C'est curieux !!!
Avant on regardait plutôt vers l'Est. Maintenant, on 'perd" son temps d'atenne à faire l'appologie d'une politique américaine qui n'a pas encore fait ses preuves!
Vous savez bien que les français ne sont pas si naïfs que certains (ir)resposables socialistes veulent bien nous le faire croire.

Mais comme vous n'êtes pas de ceux-là, Monsieur Hollande, revenez et créez votre PSDF (Parti Social-Démocrate Français).

Oublions les utopies. Persistons sur le pragmatique. Démontrez au monde qu'il y a une nouvelle forme de faire de la politique pragmatique à la française et bie de chez nous. Beaucoup de françaises et de français vous en seraint reconnaissants.

Oui. Si Obama peux "can", vous pourrez, vous aussi !!!

Petithomme

@Justino Da Costa

A gauche, le temps n'est plus à la division. Et puis quel serait la ligne politique de votre PSDF ? Certainement une ligne proche du PS. Sa gauche est déjà plus que comble (dans l'ordre PS/Verts/PG/PC/NPA/FO/PT). Et à droite ? Le PRG a montré l'inefficacité d'une politique de centre-gauche reste ... le MODEM.
Le vrai coup politique serait de rejoindre le tout nouveau, tout beau, Parti de Gauche de Mélanchon et retrouver une parole qui soit véritablement sociale. Et retrouver une véritable unité avec le parti communiste qui a tout à gagner à une collaboration avec un grand parti de gauche.

Petite pensée pour finir : "Le Parti Socialiste veut le pouvoir pour ne rien changer, les partis d'extrême gauche ne veulent pas le pouvoir pour n'avoir rien à changer."

La nouvelle opposition

La nouvelle opposition ne serait-ce pas de tourner le dos à certaines tentations... entrainant certaines dérives, très graves.

Ainsi, lorsque Axel Kahn commente sur LCI...
"En entendant le chef de l'Etat parler de son "approbation du décret" modifié sur les enseignants-chercheurs, être "devenu blême".
"Ce n'était pas très correct de me prendre à témoin"...

Pourquoi pas si Axel Kahn pense que cette réforme n'est pas bien... mais non ce n'est pas pour ça, il explicite :

"de plus c'était dangereux pour moi car aujourd'hui (...) être considéré comme le garant du président de la République dans ce milieu universitaire, c'est la certitude de n'avoir plus aucune possibilité d'agir.

Aujourd'hui les questions "d'opposition" ne sont plus : une réforme est-elle bonne pour la France et les Français ? en un mot le projet fait-il avancer les universités... Mais le sentiment exprimé va-t-il dans le sens du gouvernement et pire encore du Président...

Très grave et c'est l'objet de cette réflexion : "aujourd'hui être considéré comme le garant du président de la République dans ce milieu universitaire, c'est la certitude de n'avoir plus aucune possibilité d'agir."

La gauche n'invente-t-elle pas un "Mc Cartysme à rebours ? " Si ce n'est pas le cas.. ne devrait-elle pas le dire haut et fort et crier son indignation devant le climat qui plane sur le monde universitaire... où ailleurs.... Merci

Blond du bord de l'eau

le schisme

Le parti socialiste est à la recherche de la sociale démocratie du 21 ème siècle. En cela, il souffre du schisme qu'entretient savamment Ségolène Royal.

Vous n'abordez pas ce point important dans votre article. Sa propulsion au devant de la scène politique dès son élection à la présidence de Poitou-Charentes a été le début d'une confusion destructrice.

Le discours changeant au gré des évènements, une surmédiatisation, une pipolisation ont fait croire à une modernisation du parti alors qu'en réalité, tiraillements et immobilisme n'ont cessé de grossir et de brouiller les cartes.

Comment peut-on justifier un programme de campagne présidentielle puis le renier ? Comment peut-on admettre qu'une campagne des municipales ne soit basé que sur le pouvoir d'achat plutôt que sur la bonne gestion d'un maire, de son programme ? Comment peut-on admettre qu'un congrès se passe dans une atmosphère de putsch, haineux et violent ?

Aujourd'hui, le P.S. se remet lentement de trois ans de discours discordants, de manque de discipline. Mais l'idéologie n'est toujours pas en rénovation. Il n'y a qu'à écouter les propositions du plan de relance d'un autre âge !

Parallèlement, nous devons écouter les interventions décalées de Mme Royal, ses écarts entre le MoDEM et le parti des altermondialistes, son train de vie, ses voyages qui ne sont pas en relation avec ses discours.

Non M. Hollande, tant qu'il y aura de la friture sur les ondes du P.S., tant que la voix discordante de Mme Royal provoquera le doute chez le Français moyen, le P.S. restera inaudible et absolument pas crédible.

oups

Entre lucidité et illusions

F. Hollande fait preuve de lucidité dans cette chronique en constatant que le PS "n'a pas d'alliés . Il n'a que des concurrents" . En revanche, on peut-être dubitatifs lorsqu'il affirme que le PS "n'a pas à choisir entre le MoDem et le NPA . Il a à être le plus fort pour contraindre l'un et l'autre ." . Il est permis de douter de la capacité du PS - transformé en champ de bataille, décimé par la guerre des Deux-Roses (entre la blanche Ségolène et Martine la rouge, posant volontiers, ces derniers temps, en passionaria de gauche), en cimetière des éléphants - à s'imposer face à ses "concurrents" . On est également sceptiques lorsqu'il présente le PS comme le parti "du mouvement, de la justice et de la modernité", car il semble illusoire d'imaginer la "vieille maison" incarnant "le mouvement" et "la modernité". F. Hollande qualifie F. Bayrou d'"apparence" et d'"illusion", signifions lui que s'il est dangereux, pour un homme politique, de se fier aux apparences, il l'est plus encore de se bercer d'illusions .

Zenon

PS Toujours dans le XXème siècle

Bonjour,
Mr Hollande, vous écrivez « Simplement à être lui-même, le parti de la social-démocratie, du mouvement, de la justice, de la modernité. Bref la gauche qui veut agir, changer, transformer. Et gouverner. »
Vous avez raison, mais je pense que le PS est resté dans le XXème siècle et n'a pas su évoluer comme la droite l'a fait. Cette évolution est du fait que les électeurs, avec les nouvelles technologies et la grande diversité des médias, ont accès à l’information d’eux-mêmes, peuvent se faire eux-mêmes leurs propre opinion, en bref, il faut prendre conscience que le votant n’est pas un imbécile naïf !
Il y a quelques années de cela, la question se posait si la différence droite et gauche existait encore ! La réponse a cette question eu été Oui sauf que la vrai réponse était Oui mais que la répartition traditionnaliste des électeurs a changé et que Gauche et droite devaient évoluer en conséquence. L’électeur est conscient que la politique, peu importe le gouvernement (or extrêmes), accompagne l’économie mais ne l’a gouverne pas. Fini le temps où la gauche représentait l’intérêt des travailleurs oppressés, et où la droite représentait le patronat et le financier.
Aujourd’hui, il y a de plus en plus de personnes indécises qui ne votent plus par tradition mais en fonction d’un programme qui leur semble le moins pire pour eux-mêmes. S’ils ne trouvent pas satisfaction, ils se réfugient dans les extrêmes, sans automatiquement partager tous les idéaux de ces partis. Cela, chacun le sait, mais tout le monde en tient-il vraiment compte ? Il semble que le PS, malgré quelques bonnes volontés, ne s’est pas adapté à cette nouvelle donne contrairement à la droite.
Le PS ne doit pas faire d’alliances externes, mais plutôt des alliances internes. Il devrait se reconstruire, non pas en fonction des idées du passé, mais en fonction de la réalité Française, Européenne et Mondiale.
La modernité doit commencer par le comportement de certains membres du parti : Arrêter de faire de la politique politicienne, du populisme, de la critique sans idées. Tout n’est pas que blanc et noir !
Certains membres du PS font de la critique populiste, dont le but est uniquement de façonner leurs images en vue des prochaines échéances électorales, principalement 2012, mais ils ne disent pas que s’ils étaient en fonction au niveau national, le populisme ne sert qu’à convaincre mais que cela n’est que fausses promesses car un gouvernement ne gouverne pas pour chaque individu, mais pour un ensemble, un peuple. Pour preuve, beaucoup de ces Orateurs populistes sont eux-mêmes souvent en fonction (au niveau Régions, Département, Communes….) mais leurs idées miraculeuses sont-elles mises en place, tout au moins en partie ?
Lors de la dernière campagne présidentielle, il m’est arrivé de conclure avec exagération, que certains candidats feraient des lois sur tout ce qui peut affecter les Français : interdire les virus, les bactéries ainsi plus personne ne serait malade ; travailler ou non, il y aura de l’argent pour chacun ; en bref, une loi pour chaque problème de chaque individu… et après ? Des lois pour obliger la nature à cesser les sécheresses, les inondations, les tempêtes… ?
Et suite au résultat du vote du peuple sur la présidentielle, des membres du PS s’affichent en constante victime, parfois à la limite de la paranoïa ; ils ne font que se plaindre du manque de soutien. Et lorsque des opportunités se produisent et qu’un nouvel échec les frappe, ils se plaignent de complots, trucages… à leurs encontre.
Quand à l’actualité, beaucoup de membres de l’opposition critiquent systématiquement le pouvoir, si ce dernier fait ou dit blanc, forcément le mieux à faire ou dire aurait été noir, et inversement. Le drame dans cela, c’est que cette pratique de la critique systématique s’applique au sein même du PS.
En regardant comme spectateur, cela devient un feuilleton très risible, les médias cherchent les petites phrases assassinent, les blobs internet se multiplient, de nombreux livres apparaissent, les caméras font même le tour du monde pour accompagner ces membres du PS qui ne font qu’être présent là où il y a une actualité, soit disant pour acquérir une expérience internationale, en réalité pour se distinguer des autres, se construire une image….
En regardant cela comme un électeur, quel drame, quel spectacle déplorable ! Où est l’auto critique constructive dans tous ces déballages médiatiques ? Où est le programme du PS ! Si le pouvoir actuel fait de mauvais choix, quels sont les bons qu’il aurait dû choisir ?....
Mesdames, Messieurs du PS, s’il vous plaît, arrêtez les enfantillages ! Arrêtez de ne penser qu’aux prochaines élections ! Arrêtez de ne penser qu’à vos ambitions personnelles ! Soyez intelligent, le résultat des élections, les prises de pouvoir personnelles ne sont pas des objectifs, mais des conséquences, des récompenses à ce que vous aurez su faire pour convaincre les électeurs à voter pour vous. Il faut commencer par le commencement.
Le PS a des membres différents qui ont des idées, tendances, convictions différentes, voir même divergentes parfois (idem à l’UMP) Cela est tout à fait normal, il y a le PS tendance très à gauche, le PS et le PS tendance centre. Beaucoup de femmes, d’hommes sont très compétents dans leurs domaines. Commencez par effacer les idées reçues, par prendre conscience que les recettes du passé ne sont plus adapter au présent, par être réaliste, par comprendre l’évolution de notre monde. Ensuite, réunissez vous, discutez, débattez pour construire un projet, un programme et de cela découlera un ou plusieurs candidat(e)s pouvant porter au mieux ce projet, place ensuite au militants pour choisir qui se présentera devant le peuple ! Ne vous inquiétez pas pour vos ambitions personnelles, Il restera toujours des places dans les différents ministères et 5 ans passent très vite ! Mais si certains membres refusent systématiquement tout compromis, ne fait qu’accentuer la désunion au sein du parti, soyez radical, faîtes le ménage ! Il ne faut pas avoir peur de créer une nouvelle concurrence avec un nouveau parti ou une autre union par les exclus, l’expérience des années antérieures prouvent que cela abouti toujours sur l’échec.
C’est ainsi que commence la modernité, par le courage, l’union et le compromis, et si besoin, par le ménage ! Et ensuite le PS pourra retrouver l’ambition de redevenir un parti de gauche qui pourra « agir, changer, transformer. Et gouverner». Sinon, vous continuerez à n’être qu’un parti où lors des élections autres que Présidentielles et parlementaires, vous représenterez uniquement la contestation.

Didier Finistère

le PS au futur

le PS a t il un futur?
Les divisions en son intérieur semblent trop fortes et trop tenaces .C'est très triste et on ne sait vers qui se retourner . Dommage
J'ai peur qu'il faille attendre très longtemps trop longtemps pour revoir le PS à la barre de l'état ?

navalja

et sin rêvait un peu

vous êtes un homme habile et intellige,nt, je suis de droite et oui cela existe aussi! mais mon re^ve , comme nombre de mes amis, et de voir se créer en France une vraie sociale démocratie!! alors pourquoi ne pas profiter de cette crise, pour laisser de côté les vieux principes archaïques et démagogique sd'une gauche dépassée? profiez de cette crise pour participer par vos compétences et analyses au redressement de la France, adhérez à cette union nationale tant attendue!! après cette crise vous sortirez grandi et naitra ainsi une vraie sociale démocratie, et vous laisserez à BESANCENOT et MELANCHO une gauche archaïque!! et pourrez rassembler une majorité social démocrate même avec des gens de "droite"!! arrêtez cette guerre "civile" arretons cette stupidité de clivage qui contribue et vous le savez trés bien j en suis certain à la ruine de la France!! pour vraiement redresser ce pays pour nos enfants il faudra au minimum 5 ans de Gouvernement d'union!! vous allez répondre il faut être deux: je vous assure qu'ils sont prêts à vous écouter !!VOI ià je me suis permis de fair un rêve en sachant que l'espoir fait vivre!! merci!!

Tout ça pour ça...

"Chronique Inaugurale" , ça sonne comme "Leçon Inaugurale", nous voici instantanément transportés au Collège de France. Dans nos esprits, François Hollande est invité à côtoyer les grands penseurs de la science et des arts de nos jours et à nous transmettre le savoir (caché?) accumulé pendant tant et tant d'années de pratique de son art personnel. La barre est haute, comme on dit.

Seulement, voilà, qu'y a-t-il de neuf dans cette chronique? Qu'y a t il que nous n'ayons déjà entendu, lu et relu? Tout ça pour ça...
Et dire que ça s'appelle "Chronique"; ça va dire que ça va durer?

Inthesky

merci professeur pour la leçon

pas franchement pertinente en ces temps de crise et surtout erronée quand aux espèrances d'alliance.
Mon petit doigt vient de me sussurer à l'oreille que le MRC de JP Chevennement faisait alliance avec les listes de Debout la République de N Dupont Aignan, des listes franchement Gaulliste si mes informations sont exactes, pas franchement orientées vers le ps
Mais....mon petit doigt ne me dit peut être pas tout

gbr

ps

le PS a ignoré ses partenaires sous la direction de FH. il investitssait des élus déja titulaires de mandats multiples et cumulant des dizaines d'années de mandats sans aucun partage. Rien ne pouvait amener le PS en général et FH en particulier alors à comprendre que c'est quand on est fort qu'il faut préparer les alliances pour les temps maigres. Aujourd'hui , le PS est affaibli et cerné de toutes parts . Ses élus sont vieux et usés . Saura t-il faire un vrai contrat de gauche pour toutes les échéances jusqu'en 2014 et au delà avec un partage respectueux des autres composantes de la gauche? c'est le défi qui attend Martine Aubry. FH a échoué alors qu'il a disposé de 10 ans pour construire l'arche de la gauche.

direct

Le Parti Socialiste a-t-il des alliés?

Le vocabulaire politique emprunte beaucoup au vocabulaie militaire c'est à dire à celui de la guerre: allié, stratégie, ennemi, offensive etc,etc. On peut le regretter mais c'est ainsi. Que François Hollande l'utilise, qui peut s'en offusquer. Et je trouve très pertinente son analyse qui est très proche de celle que je me suis faite. Ni le MODEM ni le NPA aujourd'hui ne veulent s'allier avec le PS car tous deux ont besoin de s'affirmer pour éxister, et l'intérêt de la France peu leur chaut. Ce n'est pas leur problème. C'est donc la responsabilité historique du PS de mener l'opposition à Sarkozi, à son slogan "Travailler plus pour gagner plus" qui ne veut rien dire, à son style qui n'en a pas. Plus tard, quand certains médias seront revenus à plus de serénnité dans leurs commemtaires, il pourra être dit que le Congrès de Reims aura été celui d'un sursaut identitaire - le PS a une Histoire, une doctrine, des statuts et n'a pas à rougir de ceux ci, tout au contraire- et celui d'un renouvellement des cadres. Pour la petite histoire il aura été aussi celui d'une tentative de petits califes qui auraient voulu être califes à la place des califes et qui étaient prêts à tout y compris à dénaturer l'essence même de leur engagement pour y arriver et briller sous les sunligths des estrades de la République. Il n'y a qu'à les voir maintenant faisant des circonvolutions oratoires pour demander "halte au feu". Ce qui en dit long sur leur courage politique. Et puis enfin, un peu de modestie camarades Royal, Peillon, Dray, Resbamen, Bianco: les militants lors du vote sur les motions ont donné 29% pour la motion E soutenu par Ségolène Royal, pas 50%+1voix. Les motions A, C, et D, elles, additionnées ont donné 69%. Pourquoi dans l'instance de désignation de la direction Nationale ne retrouve-t-on pas ce pourcentage? C'est qu'il existe un hiatus persistant entre le vote des militants et celui des responsables qui obéissent à d'autres lois. Dommage, car on aurait pu faire l'économie du spectacle qui nous a été donné.

Raystanlail

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