Il faut stopper Barroso
Commençons par une alliance socialistes/écologistes pour créer une dynamique - Par François Hollande.
- Jose Manuel Barroso, Président de la Commission européenne Sebastien Pirlet / Reuters -
Daniel Cohn-Bendit a proposé une alliance, lors des élections européennes, à tous ceux qui le veulent sur le mot d'ordre «Stop Barroso». Il a raison. La responsabilité du Président sortant de la Commission est, en fait, triplement engagée. Il a d'abord soutenu l'intervention de George W. Bush en Irak. Certes, lorsqu'elle fut décidée, il n'était pas en responsabilité européenne mais Premier ministre du Portugal. Il n'empêche. Barroso ne l'a jamais dénoncée.
Il a, ensuite, amplifié la dérive libérale de l'Europe. Du projet de directive Bolkenstein jusqu'à l'assouplissement des règles en matière de durée du travail, sans oublier l'application orthodoxe des règles en matière de concurrence au détriment des services publics.
Enfin, Barroso a été d'un aveuglement coupable face aux causes mêmes de la crise financière : indifférence devant les dérèglements des marchés financiers ; passivité à l'égard de toute action sur les paradis fiscaux en Europe ; incapacité à élaborer des normes prudentielles communes. Et que dire de la mollesse de la réaction de la Commission quand il s'est agit de mettre en œuvre un plan de relance à l'échelle de l'Europe.
Mais, soyons justes. Ces décisions et ces non choix ne relèvent pas de sa seule autorité. La Commission est une instance collégiale et la politique de l'Union européenne est d'abord définie par les Chefs d'Etat et de gouvernement, et largement influencée par les initiatives comme le contrôle du Parlement européen. C'est une majorité d'Etats et une majorité de députés européens qui sont co-responsables de l'état actuel de l'Europe.
Et, de ce point de vue, le vote qui doit être prononcé à l'occasion des élections européennes est - pour reprendre l'expression de Daniel Cohn-Bendit - un double stop : à Barroso, mais aussi à Sarkozy et à tous les Chefs de gouvernement libéraux.
Mais, une alliance ne peut pas simplement être fondée sur un empêchement, un refus, un rejet. Elle doit porter une alternative. Pas seulement sur un nom, mais sur un projet.
Aussi, faut-il aller au-delà du stop, franchir la ligne et ouvrir le passage. Il revient à tous les progressistes européens et aux écologistes de se mettre d'accord sur un candidat à la Présidence de la Commission européenne et sur le programme qu'il aurait à porter pour 5 ans. Il leur appartient de fixer les priorités essentielles : la relance, la recherche, les économies d'énergie, l'espace social, la régulation financière et la lutte contre les paradis fiscaux.
La tâche est difficile. Déjà au sein du PSE. Je constate avec consternation le ralliement de Gordon Brown à la candidature de Barroso. Mais aussi du côté de la gauche de la gauche, la tentation de se mettre hors jeu. Enfin, le centre -en France comme en Europe- sera mis devant le dilemme qui le tourmente depuis toujours : choisir.
Commençons par une alliance socialistes/écologistes pour créer la dynamique.
Au stop de Cohn-Bendit, répondons chiche.
François Hollande
Mis à jour le 17/03/2009 à 9h39








































Si on vous écoutait Mr Hollande, il faudrait plus de service public en Europe , plus de fonctionnaires, plus plus et plus, aprés avoir fait des dettes en France pour les 30 prochaines années, vous voulez reproduire le modèle au niveau européen.
Gardez ces discours pour vos électeurs , c'est vraiment démago. il faut convaincre avec des vrais arguments. D'accord vous n'aimez pas les blibéraux, mais vous ne proposez rien, en dehors d'un cri antilibéral, on nage dans le vague et l'inconsistant, dans le mou.
vous vous trompez dans votre argumentaire ; si vous vous rapportez sur les études, graphiques etc sur la dette française vous remarqueriez qu'elle est une ouvrage de la droite française amenée à son paroxysme par les quatre derniers gouvernement : Raffarin/Raffarin/Villepin et Sarkozy.
C'est un œuvre de longue halène, ils l'ont commencé en 1978 (voyez qui je les exempte de responsabilité pour 74, avec la crise pétrolière ils se sont dit ne rien pouvoir faire, et ils n'ont rien fait, comme aujourd'hui? mais ils ont persisté en 86 et Bazlladur entre 93 et 95 a fait un tour de force en la changeant de niveau.
Aujourd'hui Sarkozy a fait de cette dette un bidule impayable à 68 % du PIB avant la crise !!! les bonnes langues du OCDE donnent + 5 % avec la crise (ce qui est très gentil) donc 73 % du PIB.
La Gauche de François Hollande et Jospin avait réduit de 51 % du PIB à 48 %, sans récession !!!! et sans démagogie surtout
Je pensais François que ta nouvelle liberté de parole et cette chronique te permettraient de secouer le cocotier du conformisme socialiste de ces dernières années
Cette proposition n'en est pas le signe, non pas parce qu'elle est inopportune, mais tout simplement parce que Barroso va avoir le soutien du labour et sans doute des sociaux démocrates allemands et qu'elle fleure bon le slogan simplificateur, j'ai presque envie de dire sarkozyste
Ensuite et là je te prends au mot, qu'attendons nous, nous socialistes pour demander leur démission au directeur du FMI qui impose à la Hongrie et à la Lettonie la baisse des rémunérations des fonctionnaires ( cohérence avec les positions du PS) ou au directeur de l'OMC (responsable plus que barroso des dérives de la mondialisation financière)
François,
je reprends le vouvoiement car là, vous me faites très très peur ! Une alliance avec les Verts passe encore; une alliance avec Cohn Bendit, non. Ou, bien, avant de signer les termes de cette entente impossible, relisez le livre de ce Cohn Bendit, Le Grand Bazar !
Vous y découvrirez la permissivité du personnage et le danger que représenterait une alliance avec Dany le Rouge ! Certes ce livre date, je crois de 1975, mais si les paroles s'envolent ( on a l'habitude avec les politiques ), les écrits restent.
Mais, bon, vous sentez vous donc si seul pour souhaiter pareille entente ?
Cordialement,
Décidément, monsieur Hollande est de plus en plus créatif. Après ''tout sauf Sarko'' c'est maintenant ''Stop à Barroso". Quelle imagination ! Quant à sa force de proposition, on peut en constater la pénurie dans ce billet, pas une seule suggestion avancée pour parvenir à l'alliance souhaitée avec les Verts. Au fait, la première des choses à faire, ne serait-elle pas de reconstituer un minimum de cohérence au sein du PS lui-même ?
Et quelle bonne idée de renforcer les services publics improductifs en période de crise de la production !
Il faut, il faut !
Camarade consterné,
commence donc par promouvoir l'orientation soutenue
par le Parti Socialiste Européen dans son manifeste,
s'il te plaît !
La vision de l'Europe y est assez différente
de celle qui a conduit à la situation que l'on connaît pour,
sinon condamner, plomber le bilan de l'actuelle présidence
et ouvrir une perspective d'alternance démocratique
Lorsque l'on est gouverné par des convictions,
la désertion de tel ou tel, le talent médiatique de tel autre
ne sont que des incidents de parcours !
Que gagne-t-on à les mettre en exergue, à s'y arrêter ?
Où donc est ton talent de tribun ?
Bon sang, ton premier commentaire par "Mr Jones"
(intéressant film avec Richard Gere au demeurant)
se conclut sur un adjectif pitoyable : "mou" !
De quoi a-t-il donc peur, alors, Mr Jones ?
Son assise branle-t-elle, et le sent-il ?
Qu'il serait dommage de le décevoir
et de le priver d'une vraie cause de frissons
en n'étant pas les adversaires politiques
précis, consistants et résistants
qu'il souhaite,
et qu'il mérite avec sa position
qui ne conduit à rien d'autre
qu'à se cogner la tête
dans le mur à l'envi.
Salutations, camarade !
L'article de Monsieur Hollande évoque pour moi des questions proches de celles de PETER JONES.
Lisons la dernière phrase « ...pour créer la dynamique. Au STOP de Cohn-Bendit répondons chiche » Ben ça va booster l'Europe c'est sûr!
Mais j'ai une autre inquiétude de quoi s'agit-il quand vous parlez de Services Publics?
S'agit-il d'entreprises ou d'organisations monopolistiques d'Etat? Privées ou publiques les organisations monopolistiques ont toutes exactement les mêmes logiques de puissance et de prédation, matérielle ou intellectuelle. Quand elles passent d'un statut à l'autre ça ne change rien (particulièrement dans un pays où ce sont souvent les mêmes dirigeants)
S'agit-il d'organisations qui assurent les infrastructures matérielles de base qu'un pays s'est donné comme normes (routes, transports, télécommunications, eau, electricité, accès internet) En quoi ce service public est-il dépendant du statut de l'organisation qui l'assure, étant sous contrat avec l'Etat?
S'agit-il d'organisations distributrices de services aux publics? Si on en voit les règles et les enjeux qui doivent satisfaire aux exigences communautaires du bien commun on ne voit pas pourquoi les statuts joueraient un rôle décisif.
S'agit-il de services de proximité, des facilités de vie, qui réclament une proximité humaine avec les gens et qui ne peuvent être assurés que par des personnes qui font partie des communautés de vie de proximité. Leur statut n'a pas d'importance en dehors de l'engagement de service pris avec la communauté locale (ou toute communauté de proximité comme il y en aura de plus en plus sur internet).
S'agit-il de services de l'Etat? Où public ne désigne plus le public mais la chose publique à laquelle l'Etat décide de s'identifier?
S'agit-il de fonctions régaliennes de l'Etat ou même d'administration des affaires de la Nation?
S'agit-il de la fonction publique, un corps social bien vaste aux nombreux statuts, au service de l'Etat (ou des collectivités locales) et pris en charge par lui en retour. On ne voit pas le rapport avec le service du public qui ne réclame pas par nature l'intervention de l'Etat sinon pour établir les règles.
S'il s'agissait de confondre tout cela on ne pourrait s'empêcher de penser que l'amalgame sert des intérêts particuliers qui ne sont pas ceux du public malgré la bonne volonté certaine sinon le dévouement émérite des uns ou des autres, indépendamment de leur statut.
Pour comprendre la politique que vous voulez proposer (ou défendre), pouvez-vous nous éclairer la-dessus et aussi sur l'échelle européenne et le service universel?
"Aussi, faut-il aller au-delà du stop, franchir la ligne et ouvrir le passage. Il revient à tous les progressistes européens et aux écologistes de se mettre d'accord sur un candidat à la Présidence de la Commission européenne et sur le programme qu'il aurait à porter pour 5 ans. Il leur appartient de fixer les priorités essentielles : la relance, la recherche, les économies d'énergie, l'espace social, la régulation financière et la lutte contre les paradis fiscaux."
on dirait presque le programme de sarkozy. Sauf votre respect en quoi vous différez de la droite?
juste le libéralisme? ou juste la relance par la tva ?
en cherchant sur google on peut lire de-ci de-là votre programme dans leS discourS de sarkozy .........
Que vous ayez encore peur de Dany le Rouge, c'est hallucinant ! Je l'ai écouté hier sur France Inter http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=77558
et tous ses propos me semblaient bien raisonnables, frappés au coin du bon sens comme on me dit.
Qu'il faille se débarrasser de Barroso à la tête de la commission, c'est une évidence, et cher François Hollande, c'est aussi l'un des enjeux de cette élection : avoir des élus de gauche en France (PS, Verts etc.) capables d'imposer à leurs petits camarades social-démocrates tièdes et mous du parlement européen une autre vision de l'Europe : plus unie (plus fédérale ?), moins frileuse et repliée, plus sociale, moins libérale. Et qu'on jette justement à la poubelle de l'Histoire toutes ces directives néo-libérales qui ont miné l'assise sociale européenne. J'ai voté pour le traité de Lisbonne, pour remplacer celui de Nice, mais pas pour garder le statu quo libéral.
S'il y avait une vraie détermination chez les socialistes français à changer le ron-ron européen, voilà qui me rassurerait. Car, face à la crise, face à la montée des périls, face à l'incertitude géopolitique (et je pense notamment à l'incertitude russe), point de salut hors de l'Europe. Alors, j'espère que nos futurs élus seront réellement présents à Strasbourg, et déterminés !
Je suis étonné que personne ne parle du prix que les socialistes allemands ont dû payer pour avoir le soutien des écolos : l'abandon du programme nucléaire. Pour faire bon poids Cohn-Bendit s'est en outre allié à José Bové. Le PS et tous ses courants + les anti-nucléaires + José Bové, en voilà une promesse d'avenir pour la France et un beau programme cohérent ! Ceci dit nous aurons ainsi une chance de quitter notre honteuse cinquantième place dans un glorieux classement où les Allemands sont loin devant [edit] damned le modérateur m'a sucré la référence, ce qui rend la dernière phrase peu compréhensible : liste des pays par émissions de dioxyde de carbone par habitant (wikipedia)