Guerre à la crise
L'heure doit être à la mobilisation générale contre la crise du siècle.
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Nous vivons la pire récession depuis l'après-guerre. Et nous faisons semblant de croire qu'en 2010 la croissance reviendra comme par enchantement. Nous feignons de penser que, si tôt atteint le fond de la piscine, l'économie mondiale jaillira d'un bond. Nous psalmodions les mêmes refrains macro-économiques, comme pour nous convaincre qu'une fois le bilan des banques apuré et les liquidités revenues, les affaires vont reprendre comme avant.
Et pourtant, c'est le même scénario noir, le pire donc, qui chaque jour se vérifie et les chiffres deviennent effrayants: le taux de chômage aux Etats-Unis comme en Europe est déjà supérieur à 8%, et avoisinera 10% l'année prochaine, les déficits publics dérivent à un rythme jamais connu: 12% du PIB aux Etats-Unis et déjà 6% en Europe, les indices boursiers tombent à des minimas historiques, les pays d'Europe de l'Est affrontent un risque majeur d'insolvabilité et n'aspirent plus qu'à la protection de l'euro et à l'intervention du FMI pour échapper à la faillite, avec des conséquences encore incalculables sur l'Ouest!
Alors jusqu'où peut aller la crise? Qui peut assurer que la déflation générale, celles des prix des actifs, mais aussi des matières premières comme des produits finis, ne va pas submerger le monde sans faire cesser la récession? Qui peut prétendre que les plus grandes entreprises automobiles seront encore là d'ici la fin de l'année? Qui peut dire que les banques sont hors d'eau, alors que les fuites - même colmatées - se révèlent chaque jour comme des trous béants?
Bref, on raisonne comme avant, on invente le monde d'après. Mais on oublie de régler le présent, faute de l'appréhender dans toute sa gravité. De ce point de vue, la préparation du G20 ressemble tellement à un exercice convenu, où rivalisent les propositions de réforme du système monétaire international et où reviennent les mêmes bonnes résolutions, les mêmes louables intentions, les mêmes actes de contrition: promis, juré, la crise sera la dernière, les gouvernements - comme le corbeau de la fable - avouent honteux et confus qu'on ne les y reprendra plus.
Et, pendant ce temps, les entreprises cherchent vainement du crédit, les ménages des signes de confiance et les Etats de l'argent pour financer des plans qui n'ont de relance que le nom, faute d'être suffisamment concertés et consistants! Ainsi, les dettes publiques s'ajoutent aux dettes privées. Et de se demander qui finira par payer.
La lucidité devient suspecte, voire dangereuse. Elle contribuerait à assombrir encore les anticipations et à aggraver le mal plutôt que de le prévenir. Et pourtant, l'heure est venue, si on partage ce pronostic, d'en terminer avec les demi-mesures et les faux-semblants: partout où les banques sont en grave difficulté, la nationalisation temporaire s'impose et le système de la «banque poubelle» doit être érigé. Ce sont les conditions pour assainir, une fois pour toutes, le système financier et pour abaisser le coût du crédit. C'est la pression qu'il faut encore exercer sur la Banque Centrale Européenne, laquelle devra en outre «monétiser» une part des dettes publiques. Les prêts des entreprises doivent être garantis pour retrouver un niveau d'investissement indispensable à toute reprise. Une politique fiscale redistributive doit être mise en place pour corriger les inégalités, retrouver de la recette publique et stimuler la consommation. Et une limitation des hautes rémunérations doit être érigée.
Enfin, le traitement social du chômage retrouve toute sa légitimité et son opportunité, dès lors que les jeunes et les précaires sont les plus exposés. Et que l'économie marchande est pour le moment impropre à créer des emplois.
Le débat n'est plus de savoir s'il convient d'attendre stoïquement le réarmement de l'offre ou d'espérer naïvement la réactivation de la demande. Pas davantage de s'interroger sur le montant à consacrer encore à la relance. La récession n'est déjà plus ce qu'elle était il y a trois mois. Il nous faut, coûte que coûte, rentrer dans une économie de guerre. Il faut que Europe, Etats-Unis et Asie établissent un plan de salut mondial. Un plan d'urgence. Un plan de mobilisation générale contre la crise du Siècle. Celui de tous les excès.
François Hollande
Mis à jour le 05/03/2009 à 14h07













































Je suis heureux d'être d'accord sur l'essentiel avec François Hollande, tant sur le diagnostic que sur les propositions. Deux bémols, toutefois:
1) Je ne suis pas convaincu que la création d'une "banque poubelle" soit la panacée au problèmes des actifs toxiques. Il me semble qu'un débat devrait s'engager sur ce point car
- ou bien ces actifs ne valent plus rien, et, dans ce cas, il suffit de les retirer des bilans, en autorisant leurs détenteurs à ne pas passer de provisions - mais au grand dam des actionnaires et, plus généralement, de l'épargne
- ou bien ils valent encore quelque chose et les "banques poubelles" pèseront pendant des années, voire des décennies, sur les économies, comme la Caisse d'Amortissement vouée à l'apurement de la dette contractée pour payer à l'Allemagne les cinq milliards de francs or après la guerre de 70.
2) Renonçons au sport, si français, de tir au Trichet. La BCE ne dispose que d'un mandat limité par les textes. On lui a refusé les pouvoirs reconnus à la Fed (peut-être est-ce mieux ainsi, lorsqu'on voit ce qu'en ont fait Greenspan puis Bernanke!). Admettons que la BCE va avoir, dans les années qui viennent, suffisamment de travail pour aider à lutter contre l'inflation, de plus en plus inévitable, et maintenir un peu de stabilité monétaire, sans qu'on la charge, en outre, de tout et du reste..
Pour le reste, François Hollande devrait adhérer au PS (y a-t-il songé?) et y faire prévaloir ses idées - ce qui nous changerait des bisbilles sur les listes de candidats aux européennes, et ferait progresser le débat démocratique.
Guerre à la crise, c'est l'évidence, mais peut-on lutter efficacement contre la crise sans en comprendre et en reconnaître les causes profondes? Des causes qui dépassent de beaucoup les subprimes, les rémunérations de dirigeants et autres Madoff... tous épiphénomènes ou boucs-émissaires commodes! Il est hallucinant de constater à quel point cette crise est peu comprise et le peu d'efforts déployés pour l'analyser au delà des poncifs convenus. Il n'y a pas que les créances qui soient toxiques, les miasmes de la politique faillie de l'offre, qui inspire encore certains gouvernements dont celui de la France, le sont bien davantage...
La nationalisation temporaire des banques s'impose mais ce n'est pas une option facile. La question est de savoir qui va payer la note d'un sinistre déjà estimé à 2000 milliards de dollars pour les seules banques US et qui dépassera probablement de beaucoup ce montant. Il est significatif de ce point de vue que la nouvelle administration n'ait pas souhaité dépasser le seuil de 80% du capital de l'assureur AIG qui l'aurait obligé à prendre en charge la totalité du passif de ce dernier. Alors que 180 milliards de dollars ont déjà été consacrés à ce seul dossier, cette prudence est révélatrice du caractère colossal du sinistre potentiel.
La banque poubelle n'est pas une option car elle aboutirait à faire apparaître de manière immédiate des pertes qui ne peuvent être gérées que dans la durée. La monétisation de la dette publique serait une facilité aux conséquences redoutables, à terme, sur l'inflation. Les mesures à prendre sont connues ou elles devraient l'être. Une réduction drastique des inégalités de revenu, effectivement par une grande politique de redistribution dans un premier temps. Un rééquilibrage des échanges extérieurs avec les pays massivement excédentaires d'Asie du Sud-Est. Par une fermeture là aussi temporaire des marchés, si ces pays ne se résolvent pas à ouvrir rapidement les leurs.
Vous dites:
"Et, pendant ce temps, les entreprises cherchent vainement du crédit, les ménages des signes de confiance et les Etats de l'argent pour financer des plans qui n'ont de relance que le nom, faute d'être suffisamment concertés et consistants!"
Ce que je comprend par "il faut faire encore plus pour la relance" (et si j'ai bien vu la proposition socialiste, faire de la relance de la consommation, ce que les américains viennent de reconnaître comme inefficace car cela ne fait que se transformer en épargne).
Puis vous dites :
"Ainsi, les dettes publiques s'ajoutent aux dettes privées. Et de se demander qui finira par payer."
Donc vous êtes contre le grossissement de la dette publique, puisqu'il faudra un jour la payer.
Ce genre de contradiction n'est il pas le reflet de l'incapacité de nos politiciens à imaginer "autre chose" ?
Savez vous que certains économistes préconisent quelque chose de simple, de juste et qui serait sans doute plus efficace que de faire tourner la planche à billet ?
Puisque le problème est lié au manque de fonds propres des banques, et aux risques de créances douteuses, il serait possible de transformer une partie de l'ensemble des créances des banques en actions, et donc de résoudre 2 problèmes d'un coup. On diminue la quantité de créances, et on renforce les fonds propres. Et en plus, ça ne coute pas un sous au contribuable.
Bien sur, les actionnaires des banques seraient dilués, mais ce n'est pas vous qui allez les défendre ? Alors, si vous voulez regagner en crédibilité, défendez des nouvelles idées plutot que de ne sortir que de vielles idées qui ont déjà prouvées qu'elles sont mauvaises !
Les images sont terribles! Après l'article de F.Hollande et deux commentaires, le titre:"Lever la main ne coûte"presque"rien!"
Après l'apocalypse dépeinte par Mr Hollande, l'orgie et la suffisance du "propriétaire" d'objets issus d'un pillage d'armées d'occupation.
Essayons de rassurer Mr Hollande sur "les conséquences incalculables " de la crise. Vous avez dit "la crise"? Moi, j'ai dit "la crise"?
Cette vente aux enchères, pour ne citer que cela, me choque plus que la crise et ces objets a qui l'on attribue des valeurs sans commune mesure avec la raison même m'interpellent au moins autant que la déflation, la chute du prix du thé ou le fait de savoir s'il va encore rester des entreprises automobiles d'ici la fin de l'année, car enfin, qui peut croire que la richesse colossale créée par des générations de travailleurs, souvent au profit d'une minorité, vient de s'évanouir comme par enchantement! Qui souffre de la crise?
A entendre tous ces bons docteurs qui se préciptent au chevet de l'économie, le monde entier est au bord du gouffre et il faudrait "un plan de salut mondial" alors que cette Terre croule sous la richesse, que les hommes et les femmes, tous les jours travaillent et contibuent à augmenter ces richesses qui sont toujours aussi mal partagées! Qui se préoccupe de ceux qui vont subir cette "crise"? A mes yeux, ceux qui vont perdre leur emploi ou ceux qui ne vont pas trouver leur premier emploi, c'est à dire les chômeurs et les jeunes. A les entendre, tous nos dirigeants, nos hommes politiques, mais que font-ils pour changer les choses?
"Les indices boursiers tombent à des minima (un minimun, des minima?) historiques". Fichtre! Qui perd le plus dans l'affaire celui qui avait trois millions et qui n'en a plus qu'un et demi ou celui qui avait dix mille euros et qui n'en a plus que cinq? Pourquoi trouve t-on odieux, ridicule, envieux, impossible...de dire qu'une plus juste répartition des richesses suffirait à régler le problème? Pourquoi n'arrive t-on pas à trouver odieux, ridicule le fait que les trois quarts de la population mondiale vive dans la difficulté pendant que l'autre quart vit dans l'oppulence et qu'en France, pour ne parler que de nous, ne trouve t-on pas impossible de rétribuer le travail d'un homme, parfois et plus rarement celui d'une femme, mille, dix-mille fois ce qu'on rétribue le travail d'un autre homme ou d'une autre femme?
Là est la vrai crise, dans cette inégalité de traitement, dans ce mépris de l'humanité, dans cette honte qui nous a conduit à donner plus de valeur à deux horreurs en bronze plutôt qu'à la vie de cet enfant qui meurt de faim ou du Sida!
"...Il faut que Europe, Etats-Unis et Asie établissent un plan de salut mondial. Un plan d'urgence." écrivez-vous.
J'ai trop de respect pour vous pour vous classer dans la secte des "Y'a qu'à-Faut qu'on", mais je ne peux m'empêcher de rire aux éclats quand on sait que dans cette petite République française, (vous savez ce pays où les réformes ne sont pas possibles), la Gauche qui reconnaît qu'il s'agit de "la crise du Siècle", n'est même pas capable de sceller un pacte de cessation des petites querelles avec la Droite, au point de chanter ridiculeusement la Marseilllaise en pleine séance....et vous voudriez un plan entre l'Europe, les Etats-Unis, l'Asie !!!
Vous êtes un délicieux plaisantin, M.HOLLANDE !
Ne faites pas semblant de croire que nous (?) faisons semblant de croire qu'en 2010 la croissance reviendra comme par enchantement.
Personne, aucun responsable politique digne de ce nom ne l'a dit ni ne le pense. L'entame de votre billet, votre présupposé est donc fallacieux. Le refrain que vous nous servez a déjà été mille fois entendu, par une pléthore d'économistes plus ou moins auto-proclamés sur le mode apocalyptique. La vérité est que personne, je dis bien personne, ne sait ce qui peut, ce qui va se passer. Les pronostics que nous faisons ont une chance sur deux de se réaliser. Cà passe ou çà casse. C'est pile ou face. Madame Soleil ne procédait pas autrement.
Personne ne prétend rien, contrairement à ce que vous dites. J'ai la faiblesse de croire que partout dans le monde, des dirigeants, entourés d'éminents conseillés, disposant de chiffres et statistiques alarmants, font de leur mieux pur tenter d'enrayer une crise sans précédent.
Que toutes les décisions prises jusqu'alors n'aient pas été idéales et sufisamment efficaces, je vous l'accorde bien volontiers. C'est dire la difficulté du problème. Combien de milliards de dollars censés aider à la relance dilapidés, partis en fumée. C'est ce qui devrait amener chacun à l'humilité et à la modestie, quant aux solutions "clefs en main" préconisées ici ou là.
Je suis d'accord avec vous pour penser que l'heure doit être à la mobilisation générale. Et même si le temps presse, il faut accepter les différences de vue sur la question. Personnellement j'ai confiance dans le fait qu'une convergence peut s'esquisser entre Obama, Brown, Merkel et Sarkozy sans parler des autres pays du G20. Question de temps. Patience. Il faut garder la tête froide et ne pas céder à la facilité de la panique, qui ne résoud rien, bien au contraire.
Nous sommes condamnés à faire confiance aux gens qui nous gouvernent et qui tiennent entre leurs mains le sort de notre monde. Par chance, cette fois, à priori ce ne sont pas les pires.
Notre solidarité doit être sans faille.
La crise que nous vivons a été pensée depuis longtemps, entre autres par André Gorz en France, et par Richard C. Cook aux Etats Unis. Les politiques dont êtes Monsieur Hollande font mine de la découvrir...
Les remèdes sont aussi connus aussi depuis belle lurette. LA mesure phare, la seule qui permettra de ramener les confiance et d'établir dans les faits le droit inconditionnel de chacun à l'existence selon les termes de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, est l'instauration du Revenu Universel. Il s'agit de rompre avec la "fiction du travail" et du plein emploi, fiction entretenue à droite comme à gauche pour conforter les illusions de leur clientèle respective. Il faut revoir de fond en comble le système des aides sociales (RMI, RSA, allocations, chômage, retraite, etc.) dont les coûts de gestion sont astronomiques en regard des montants redistribués, et qui de fait s'apparente à un système de contrôle social, et le remplacer par un Revenu Universel cumulable avec le salaire, suffisant pour assurer le quotidien, versé de manière inconditionnelle à chacun tout au long de sa vie.
Certains imaginent que cela est impossible, ou bien dans un avenir lointain, c'est faux. C'est tout de suite! Nous n'avons plus le choix. Vous n'avez plus le choix.
Le financement du Revenu Universel n’est pas une question de capitalisation - terme qui n’aura vraisemblablement sous peu qu’un sens très relatif - mais simplement une question de souveraineté.
Le système de création de la valeurs est depuis des siècles laissés aux bons soins des banques par le système du crédit, système qui s’apparente globalement à une sorte de chaîne de Ponzi dont Monsieur Madoff n’est finalement que l’un des plus doués serviteurs. Ce système de création de la valeur, sous peine de s’effondrer totalement, doit laisser une place à un autre système radicalement nouveau, à savoir celui du Revenu Universel.
Sur cette base, une économie pourra renaître, à laquelle chacun aura naturellement le désir de participer comme il l’entend, pour améliorer son sort bien entendu, mais aussi parce qu’il n’y est pas contraint, qu’il est simplement libre. Ainsi les forces de chacun pourront se mobiliser pour surmonter les défis collectifs qui nous attendent.
André Gorz : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/
Richard C. Cook : http://www.marketoracle.co.uk/Article8673.html
celle là est pas mal ...
mais allez pas "trop vite" ?
pour monétiser les dettes il faut que les système puisse les absorber et pour l'instant c'est pas la cas.
ensuite la "bad banque" est une idée dangereuse non?
reléguer aux calendes grecques le risque en espérant un jour combler les déficits.... ça ressemble au trous de la sécu sa.
tant que les actifs à risque continueront de pouvoir circuler aucune chance de mettre fin au problème et la" bad banque" deviendrait elle même obèse et exploserait.
les idées sont bonnes mais pas dans l'ordre je pense.
a) réglementer le non réglementer
b) ré instaurer un système ou les liquidités circulent
c) empocher les dividendes
d) monétiser des dettes
e) bad baque à mettre ici ou entre a et b.
pour le traitement "social" désolé mais quand un phénomène devient de masse les politique s'en occupe.
il vaut mieux pour la france baisser impôt et charge que baisser généralement la tva.
baisser les impot augment le pouvoir d'achat et solvabilité,
baisser les charge le cout de la main d'œuvre
si les impots ET charge baisse c'est le caddi français qui se remplit......
Ce n'est pas au contribuables, aux fonds publics, de venir en aide aux banques qui ont mal géré leurs affaires.
Privatiser les gains et socialiser les pertes est un scandale qui, quand décidé par des pouvoirs publics, semble ajouter la colusion à l'infamie du racket. Il semble que l'histoire du Crédit Lyonnais n'a pas servi de lecon: les contribuables ont du payer, et deux fois même (une fois en intérêts, une seconde en renflouement).
Créons plutôt une "good-bank" d'état, qui jouera le jeu du dépot et du prêt solvable et non plus celui de wall-street, des traders avides de bonus et des banquiers arrogants (avec l'argent des autres).
Et ne me dites pas que les petits épargnants perdraient trop si les banques faisaient faillite. Les petits épargnants ont quelques livrets, protégés par le gouvernement, mais surtout... des dettes!
Et il est parfaitement immoral de prendre les impôts de ceux qui ont beaucoup perdu aujourd'hui et de leurs enfants demain, pour aller renflouer les instutitions en faillite par la faute de leurs gouvernants, même si ces derniers sont des amis du pouvoir.
Cette crise, c'est l'occasion de se débarasser des canards boiteux et de faire le tri entre le bon grain et l'ivraie. Cette remarque s'applique aussi aux secteurs non essentiels, comme l'automobile.
pour mobiliser les français il faudrait d'abord que notre classe politique s'applique à elle même les remèdes qu'elle compte administrer aux français les plus défavorisés et n'ayant aucun privilège.c'est à dire la majorité. Un signal fort serai d'abroger les privilèges des hommes politiques et des élus quelques ils soient , régimes spéciaux et conditions de retraite par exemple , de limiter les cumuls et la durée des mandats électifs à 2fois , car à peine élus ils pensent déjà à leur réélection.il ne se trouvera donc pas une majorité de députés pour voter les lois allant dans ce sens? Bien sûr que non, et la transparence qu'en fait-on en FRANCE?Pour donner des conseils aux autres nous sommes trés forts mais quand il faut se les appliquer à nous même c'est une autre histoire.Jaurai aimé entendre les élus de tout poil et de tout bord parler de faire des économies,d'arrêter les gaspillages,de réduction du train de vie de l'Etat, du train de nos institutions, du train de nos régions ,du train de nos départements, du train des agglomérations de communes et du train de certaines de ces communes,( surtout les plus riches) Quand les avis de la cour des comptes seront suivi de véritables sanctions envers les responsables de toute nature pour leur mauvaise gestion, quand tous ceux ci ne seront plus"responsables mais pas coupables"quand je verrai la disparition du Sénat,quand je verrai tout cela plus ce que j'ai oublié,traduit dans les faits plutôt que faire marcher la planche à billet comme le préconise la plupart de nos responsables politiques et économiques,(pas la peine d'avoir fait de grandes études ,pour rajouter à la dette d'autres dettes même si elles sont justifiées par l'urgence sociale).il y a d'autres moyens pour y remèdier. Jai 64ans et cela fait 40ans que j'entends le même refrain, mon seul regret et de ne pas avoir eu le courage de me révolter et de penser que d'autres pourraient le faire par les temps qui courrent.Pour ne pas en arriver à cette extrèmité ce n'est pas à moi de changer mais à la classe politique Elle sait ce qu'il faut faire pour éviter le chaos mais en aura t-elle le courage?that is the question.Mais une chose est certaine nous aurons la classe politique que nous mériterons.
Nous faisons semblant de croire qu'en 2010 … on raisonne comme avant, on invente le monde d'après. Qui sont " nous " et " on " ?
Les affaires vont reprendre comme avant … Ceux tenant les commandes l'espèrent. Qu'avez-vous changé à votre situation personnelle ? Toujours député de la 1re circonscription de la Corrèze et président du conseil général de la Corrèze ? – Cumuleriez-vous 2 salaires ? – Pourquoi ne pas laisser votre place à un chômeur, ça ferait 1 consommateur de plus ! Consommeriez-vous pour 2 ?
Qui peut prétendre que les plus grandes entreprises automobiles … Pensez-vous que nous voulions les mêmes voitures qu'avant ? Dommage que vous ne lisiez pas les messages écrits.
Nous en parlons entre amis et collègues ; le discours majoritaire : attendre les nouvelles technologies pour ne pas garder des moteurs thermiques sur les bras ! Nous savons que le pétrole va bientôt re grimper ! Au lieu d'aider les entreprises à redevenir comme avant, si les Etats favorisaient la recherche ?
Idée brute : que se passerait-il si pendant le temps nécessaire, la recherche prenait le pas sur la fabrication des produits existants (dont nous ne voulons plus car ils sont déjà obsolètes et nous le savons) pour inventer la consommation et le mode de vie de demain ? Et les états aideraient les salaires à dû proportion !
Une politique fiscale - re distributive - doit être mise en place pour corriger les inégalités … Vous renoncez quand à un de vos mandats pour re distribuer ?
Et une limitation des hautes rémunérations doit être érigée … Ne pensez-vous pas que des consommateurs puissent être dégoutés du système et refusent de continuer à enrichir ceux qui nous ont mené à la situation actuelle ?
Il faut ….. Un plan d'urgence. Un plan de mobilisation générale contre la crise du Siècle. Celui de tous les excès.
Excès, justement, trop d'excès des dirigeants, politiques et autres. A trop tirer sur la corde …
La sortie de crise repose avant tout sur la confiance et celle-ci ne peut se restaurer en amplifiant sans retours d'investissement probables de nouveaux déficits publics. Les banques françaises sont plutôt moins menacées et doivent revenir à des métiers plus sages que la spéculation et cela n'exclut surtout pas le capital risque dans l'innovation industrielle.
Ainsi quelle croissance future pourra combler sans troubles pour nos économies les déficits exigibles aux USA ? Il s'agit d'alimenter des contre-feux structurels pour protéger notre monnaie et notre économie dés à présent. Et la France dispose de la latitude d'exemplarité et d'entraînement vis-à-vis des autres pays européens.
Des solutions envisageables :
1) Basculer rapidement 14 pts de charges sociales patronales sur 2 pts de C3S au-delà des plafonds de l'autoentreprise et en les rendant exigibles mensuellement ; cette contribution sociale "intermédiaire" demeure à charge des entreprises mais s'applique sur une assiette très large constituée de la production intérieure, importations (Chine, produits des délocalisations...) et exportations. Le coût de main d'œuvre industrielle et des services (dont les HCRestaurants) s'abaisse de manière très compétitive avec un maintien du niveau du budget social. Il faut mettre à profit la désinflation actuelle pour prélever mieux sur la consommation et non vider les caisses de l'Etat en baissant la TVA qui demeure le seul impôt "rentable" (50 % des recettes fiscales), sauf à déstabiliser encore plus le budget public.
2) Supprimer progressivement les allègements de charges sociales sur les bas salaires supportés par l'Etat du fait de cette nouvelle assiette à haut rendement contributif et participer ainsi fortement à l'équilibre du budget de l'état ; la suppression des allègements de charges contribuera à la suppression incidente des trappes à bas salaires et à la relance progressive de ces salaires "contenus" depuis trop longtemps.
3) Equilibrer les comptes de l'assurance maladie en rétablissant les honoraires flottants, la stabilité des enveloppes hospitalières dans la forme exceptionnelle des Dotations globales annuelles et en révisant rapidement le coût aberrant de distribution du médicament (47 %).
4) Relancer rapidement de nombreux pôles de compétitivité sur la base du large succès des précédents (+ de 60 % de réussite sur 71 pôles) en priorisant les "productions environnementales" dont l'autodéplacement à faible empreinte écologique et l'autonomie énergétique : exploitation du méthane, des ressources hydrauliques trop négligées (se rappeler des "martinets" de la métallurgie naissante disposés le long de nos fleuves et rivières) ...
5) Reconsidérer le projet du PS à l'élection présidentielle sur l'accès à la propriété des logements HLM par leurs occupants à partir d'un certain nombre d'années de versement de loyers (25 ou 30 ans ; soit un avantage de retraite performant et des économies en puissance sur les aides futures au logement) en couplant nécessairement cette mesure avec des mesures d'exception sur la libération ou création rapides de surfaces constructibles ; ce sont des surfaces constructibles qui font cruellement défaut pour que des promoteurs institutionnels qui ne manquent pas et qui aujourd'hui doivent prendre le relai des ménages devenus légitimement frileux, relancent le bâtiment à très haut niveau. Les questions de financement du logement social ne se posent aucunement puisque l'épargne des livrets A est aujourd'hui surabondante.
6) Délivrer, via les CAF, des chèques alimentaires aux bas revenus : RSA, AAH, Invalides, minimum vieillesse, fin de droit chômage, titulaires de l'APL(dont nos enfants étudiants qui s'alimententent mal faute de moyens) ... et servir les allocations familiales au 1er enfant ; si les restos du coeur ont ouvert la voie en ce domaine, l'Etat "fraternel et libéral" de la révolution française a un devoir d'ingérence et de solidarité en la matière (rappelons que 40% des "Rmistes" ont des enfants à charge et mal nourris). C'est aussi, au-delà de l'humanitaire, une action inéluctable de santé publique.
7) La CSG, prélèvement social devenu indigne, doit être soumise à progressivité et les planchers relevés pour redonner du pouvoir d'achat aux plus défavorisés. Ou bien transférer progressivement ce prélèvement sur la C3S précitée ; il s'avère que les impositions indirectes démontrent, à l'analyse, une parfaite corrélation et progressivité aux revenus.
8) Introduire dans les négociations sur les retraites complémentaires le transfert progressif de la gestion des prestations du régime Arrco (et non de l'instance décisionnelle paritaire de ce régime qui peut perdurer) au régime général qui est aujourd'hui apte à assurer cette gestion devenue inutilement redondante en organisation (gain permanent escompté : ~4 % des avantages complémentaires servis sous plafond pour mieux en maintenir le rendement).
9) S'interroger sur les 725 millions d'heures supplémentaires subventionnées qui représentent potentiellement la bagatelle de 453 000 emplois temps plein !!!
La situation économique exceptionnelle exige des mesures exceptionnelles et originales au-delà des corporatismes étroits et au seul bénéfice de l'intérêt collectif ; prenons-en conscience avec détermination et gravité.
Ce n'est pas donné à tout le monde d'être plagié par Mr F. Hollande, et pourtant... Dans sa dernière chronique, à laquelle il est difficile d'apporter un quelconque crédit, Mr Hollande réclame la mobilisation générale !
Aurait-il lu le commentaire que j'avais posté suite à une de ses dernières chroniques ?
" A tous les économistes de France et de Navarre, à tous les pourfendeurs de Sarkozy, à tous les thuriféraires des solutions politiciennes, à tous les encartés syndicalistes de mauvaise foi, à tous les objecteurs par nature, à tous les alarmistes par ambition, aux socialistes efficaces (oups !), à tous les y-a-qu-a-faut-qu-on, à tous les détendeurs d'une carte Gold, à tous les fonctionnaires qui ne savent pas ce que c'est que le chômage, à tous ceux qui ne connaissent pas les distributions des Restos du Coeur, à tous les bénéficiaires de rentes de situation, à tous ceux qui mangent correctement à chaque repas, à tous les journalistes grimant trop souvent la vérité…
Laissez-moi vous dire qu'en période de crise dramatique telle que celle que nous vivons, il n'y a qu'une chose à faire: la mobilisation générale ! "
J'écrivais aussi, mais peut-être n'a-t-il pas lu jusqu'au bout:
" Mobilisation des idées et des esprits généreux, mobilisation des intelligences et des forces vives, mobilisation des énergies réformatrices, mobilisation des solidarités, mobilisation des richesses créatrices d'emplois, mobilisation des gens de bonne foi, mobilisation des politiques de tout bord,…."
Oui, mobilisation des politiques de tout bord, Mr Hollande. Je ne suis pas sûr que les joutes politiciennes nous soient d'un grand secours. L'heure, Mr Hollande, est avant tout à la critique constructive, à la confrontation positive et enrichissante des idées. Ne parlons pas d'union nationale - cela sent mauvais - parlons juste de mobilisation générale en effet, non pas en vue de reconquérir les palais dorés, juste pour que l'on puisse essayer de s'en sortir !
Cordialement,
celui qui n'a pas le droit de signer...
D’accord avec vous. La banque poubelle ne transforme pas le plomb en or, ou, pour rester sur la métaphore, l’ordure en or vrai. Mais elle a l’avantage de cantonner des actifs qui aujourd’hui sont dépréciés, voire toxiques, pour les nettoyer et les revendre demain. La formule du CDR pour le Crédit Lyonnais, même si elle ne fut pas parfaite, avait finalement permis de sauver la banque et de valoriser les actifs qui y avaient été classés.
D’accord avec vous aussi pour éviter la diabolisation commode de la BCE. À y regarder de près, la banque fédérale américaine est bien plus coupable en ayant, avec Greenspan, laissé les subprimes se développer en raison de taux d’intérêts tellement bas que l’endettement en était nécessairement stimulé.
Enfin toujours d’accord pour adhérer au PS, c’est ce que j’ai fait cette année encore !
Pour ne pas laisser en déshérence les débats. Comme pour M.Bachelay, beaucoup de littérature sur la situation actuelle, et pas grand chose sur le fondamental (ou le systémique) Et voir mon parti toujours ressasser les mêmes torrents d'eau tiède me lasse.Alors les oublis:
1. Politique fiscale, qui doit assumer le coût de la crise ( la charge de l'endettement futur) et celà va au delà du paquet fiscal et doit intégrer un impôt européen pour éviter le dumping
2. Gouvernance de l'entreprise? Comment introduire le moyen et long terme dans la gestion de l'entreprise et comment revivifier le dialogue social ( Royal avait fait certaines avancées pendant la campagne)
3. Services Publics; Pourquoi toujours évoquer le statu quo et le toujours plus plutôt que d'accepter le redécoupage des services publics intégrant les nouveaux services à la personne qu'il faut privilégier et ne pas laisser au secteur privé ( scandale des maisons de retraite)
4. Protection de l'épargne. Qui met en avant aujoud'hui l'affaiblissement des petis épargnants ( les vrais) qui voeint fondre par exemle les PEA
5. Comment éviter le retour ou la continuation de l'assistanat.Pourquoi ne pas redéfinir la politique sociale en ouvrant des droits à tous et en supprimant les mille et deux prestations sectorisées? et celà en échange d'une augmentation des impôts progressifs
6. Politique européenne? Avançons avec le couple franco-allemand, y compris sur la sortie corrélée de la crise ( voir proposition Royal)
7.Quels sont les axes stratégiques de croissance faible permettant un développement de l'emploi? Quelles ressources mobiliser pour une économie durable et fondée sur la consommation collective et individuelle de services plutot que de biens?
Allez François encore un effort