Ce que j'attends du G20
La réunion ne doit pas être un sommet diplomatique parmi d'autres, avec ses vœux pieux à la fin.
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La plupart des responsables politiques et des observateurs s'accordent pour dire que nous vivons une crise systémique d'une ampleur sans précédent. Que cette crise est une remise en cause brutale des dogmes du «laisser-faire». Qu'elle signe l'échec de la loi de la jungle dans la sphère financière. Je partage cette analyse.
De Paris à Washington en passant par Brasilia ou Moscou, tous les chefs d'Etat des grandes puissances économiques n'ont pas de mots assez durs pour dénoncer les abus qui ont conduit à cette impasse: pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'économie mondiale sera en récession cette année! J'entends les discours sur la nécessité d'une nouvelle régulation de la finance se multiplier dans toutes les instances internationales. Il semble que l'on sort enfin d'une période pendant laquelle le politique n'osait pas assumer un discours de fermeté par rapport aux déséquilibres de certains mécanismes économiques.
Je trouve que c'est une excellente disposition... à condition que nous n'en restions pas aux incantations. A mon sens, rien ne serait pire que d'invoquer la nécessité du changement sans passer à l'acte. De ce point de vue, l'heure de vérité approche avec le G20 de Londres.
Est-ce que les dirigeants auront suffisamment pris conscience des ravages de la crise pour manifester une volonté réelle de mettre fin aux dysfonctionnements? Est-ce qu'ils auront suffisamment saisi l'attente extrêmement forte de toutes les opinions publiques à travers le monde, qui ne supporteraient pas un retour au «business as usual» après la tourmente? Je le souhaite très sincèrement même si les premières divergences entre l'Europe et les Etats-Unis sur l'ordre du jour de ce sommet me laissent un peu perplexe. Il faut à tout prix éviter que le G20 se réduise à un combat «Relance vs Régulation.»
Outre-Atlantique, la priorité est visiblement de mettre d'abord à l'agenda la relance budgétaire. Pris dans la nasse de l'effondrement du crédit, les Etats-Unis sont obligés de dépenser des milliards pour sauver l'industrie financière, pour alimenter l'investissement et pour maintenir la consommation intérieure. Ils attendent que les autres pays en fassent autant, avec des plans de relance à 5% du PIB.
En Europe, on considère qu'on en fait déjà beaucoup avec les mesures ponctuelles décidées au cours des derniers mois. Ces mesures venant s'ajouter à des transferts sociaux très importants qui stabilisent automatiquement nos économies. La France et l'Allemagne sont en pointe pour exiger que soient revues les règles du jeu, afin de sortir la finance de sa bulle spéculative pour la remettre au service de l'économie.
C'est l'approche que je partage : on ne peut pas considérer que les différents plans de sauvetage ont suffi à régler les problèmes dans la sphère financière. D'une part, il reste beaucoup de risques, avec des actifs pourris mal identifiés dans les bilans des banques, des assureurs, des fonds d'investissement... Cela bloque le retour à la confiance et la relance du crédit. D'autre part, tant que les grandes puissances économiques ne se seront pas entendues sur une régulation saine, on retrouvera tôt ou tard les mêmes excès, avec les mêmes conséquences, quel que soit le niveau des plans de relance. En clair, sans changement des règles, pas de retour de la confiance. Et sans confiance, pas de retour à la croissance.
Plusieurs puissances émergentes, notamment le Brésil, semblent partager cette volonté de changement des règles. City oblige, à Londres, on hésite mais Gordon Brown paraît prêt à faire des efforts. Avec des objectifs de départ différents, les dirigeants de la planète arriveront-ils à des résultats convergents? A mes yeux, on pourra juger du succès de ce G20 selon les points d'accord obtenus sur les priorités suivantes:
• Des marchés plus transparents: avec un « boycott » des pays qui refuseraient de respecter les règles de transparence (les fameux paradis fiscaux).
• Des échanges mieux supervisés: avec les mêmes règles prudentielles pour tous les acteurs financiers. Les hedge funds ne doivent plus s'exonérer des contraintes qui pèsent sur les institutions bancaires. Sinon, chaque nouvelle règle pour les banques continuera d'être immédiatement contournée.
• Des instruments financiers qui retrouvent leur raison d'être: la titrisation et la vente à découvert doivent être encadrées pour ne plus être utilisées comme des outils de spéculation pure.
• Des normes comptables plus équilibrées: l'évaluation des actifs «à la valeur du marché» a montré ses limites. Il faut redéfinir des standards internationaux moins dangereux.
• Une information plus fiable: les agences de notation devraient respecter des cahiers des charges très strictes, avec une supervision beaucoup plus rigoureuse des autorités de marché.
• Des instances internationales plus musclées: le FMI doit retrouver un rôle moteur, avec une capacité d'intervention renforcée.
La barre est placée haut et la franchir est un défi considérable. Il faut arriver à mieux réguler sans casser les chances de reprise à cause de règles trop paralysantes. Il faut arriver à définir des normes internationales alors même que les tentations de repli sur soi s'affirment dans chaque pays.
Ce G20 sera-t-il un sommet diplomatique parmi d'autres, avec ses vœux pieux à la fin? Sera-t-il la première étape d'une refondation historique de l'économie mondiale pour mettre enfin sur pied une finance durable? Bien malin qui peut le dire aujourd'hui. Lorsque les banques menaçaient de s'effondrer, pour une fois, ce n'est pas l'Amérique qui est venue au secours de l'Europe mais l'Europe qui est venue au secours du monde, avec un plan coordonné et massif. Espérons que, sur sa lancée, notre continent saura peser intelligemment dans les échanges et convaincre largement les autres géants. A suivre...
Jean-François Copé
Mis à jour le 27/03/2009 à 23h50









































A paraître : "Demain,, je passe à l'action". par J.-F. Coppé,
2009, aux Editions du Pouvoir. Préface de N. Sarkozy.
Pourquoi attendre ?
Pour savoir ce qui se passeras au G20 il vous suffit d'écouter et lire la déclaration de Mr Tim Geithner: l'administration a définit les nouvelles régles il s'agit principalement d'avoir un contrôle sur les institutions financières de trés grosses tailles, car elles portent les risques systémiques ( to big to fall), ce contrôle doit entre autre pouvoir vérifier les niveau de "leverage" supportable et évaluer des échelles de risques, c'est purement technique. Aprés c'est "business as usual" et aux politiques de faire que les organes de contrôle fassent leur travail, ca c'est leur responsabilité. Voilà ce qui se cache derrière le mot "transparence".
Oubliez votre rêve franco-francais pour profiter d'essayer d'imposer notre système jacobins au reste de la planète personne n'en veut.
Boucler les paradis fiscaux ne donnera pas de travail au gens ce serait même le contraire. Controler les sociétés de cotation ne préservera pas l'abaissement de la note de la dette francaise si les choses venaient à se dégrader un peu plus.
Ce que vous essayer de proposer pour le G20 c'est que les autres adoptent nos travers, c'est incroyablement vaniteux de croire la chose possible ! Ou bien vous essayez de sauver les meubles ce qui serait pire encore.
Ho ho, le patron de la World Company n'est pas d'accord,
manque juste le lien où récupérer les conclusions de ce G20
qui n'a plus lieu d'être puisque la messe vient d'être dite.
Décidément, il est bien ingrat de tenter de s'affranchir
trop tôt de la puissance dominante, même quand
elle implose sous ses propres contradictions.
Le mot d'ordre est : "Rentrez dans le rang !"
A moins que commenter en ligne
n'implique pas d'avoir l'esprit
très très clair
mais ça,
non !
(Et pour cause ;> )
Votre billet, Jean François a le mérite d'être clair et bien écrit, sans aucun doute pensé et réfléchi.
Vous émettez 6 idées interessantes mais qui relèvent de l'angélisme béat.
Mettre fin au paradis fiscaux: Cela fait 30 ans que j'en entends parler, trop de gens puissants ont trop interêt à ce qu'ils demeurent. Javéliser des pays comme le Lischenstein, les Iles Caimans, Panama,... c'est cautère sur jambe de bois ! Il y a en gros une quarantaine de territoires paradisiaques pour nos capitaux dissimulables, assainissez-en un, un autre apparaitra. Et que dire de Macau, Hong Kong, territoires sous souveraineté chinoise. Vous voyez des fonctionnaires internationaux aller contrôler la jungle chinoise ? Pas moi.
Des échanges mieux supervisés: Supervisés par qui ? des fonctionnaires internationaux? Par les acteurs mêmes du jeu financier, juges et parties, et qui supervisera les superviseurs?...
L'évaluation des actifs «à la valeur du marché» a montré ses limites: mettre en place de nouvelles règles comptables ? Poudre aux yeux, il suffit juste de respecter les règles comptables qui existent déjà, un point c'est tout. Et tant que les experts comptables seront payés par ceux-là même qu'ils sont censés contrôler..
Une information plus fiable: Encore une fois, vous avez raison. Mais vous rêvez encore, information, désinformation, intox font partie, hélas, du jeu et de la guerre économique.
Des autorités de marché plus rigoureuses: Qui dit rigueur, dit règles. Ces règles existent depuis longtemps et la première d'entre elle, la probité n'est que très, très rarement respectée. Plus que de rigueur, c'est d'honnêteté, de droiture, de bon sens dont ont besoin les marchés et l'économie. Mais alors, là, du rêve, on passe au fantasme, c'est au choix.
Des instances internationales plus musclées: l'ONU n'est pas fichue de garantir la paix dans le monde, le FMI n'a pas vu grand chose venir, l'OCDE non plus, L'UE devient si grasse a 27 (c'est selon) qu'elle a la réactivité d'un diesel première génération, non, de ce coté là, nous sommes mal barrés. Il y a autant de chefs que d'indiens dans ces institutions.
Non, Mr Copé, j'ai une autre idée, toute simple à soumettre au G20: Le Bon Sens dans la gestion au quotidien des afffaires du monde ! Tout simplement. Bien, me direz-vous, qui dit bon sens, dit droiture, honnêteté, probité, altruisme, solidarité, bref, une haute idée de l'Homme et du Bien Commun (voila que je me prends pour Roger !).
Mais là, je délire, je ne rêve plus, j'ai carrément sombré dans l'utopisme. Et à vrai dire dans l'immédiat, je n'attends pas grand chose du G20, j'espère juste garder mon taf et mon salaire
Cordialement et bon G20,
Qu'y a-t-il de nouveau dans cette chronique hormis des voeux pieux qu'on a entendu rabâcher par les uns et les autres, vingt fois, cinquante fois, cent fois tous ces derniers temps.
Voilà ce que c'est que d'accorder une chronique à des hommes politiques.
Mais quitte à lui faire de la peine, il faut quand même que quelqu'un dise à monsieur Coppé, que le G20 se fiche comme d'une guigne de ce qu'il en attend !
Drôle d'impression, de déception, de vacuité exprimée aussi par les autres commentateurs? Un peu comme s'il s'agissait de l'article informé d'un journaliste spécialisé mais pas d'un leader politique. De là le déphasage ressenti. La confusion du politique et du technique, même avec une pointe de morale c'est le vide politique. Quelle vision du monde inspire vos projets, vos propositions à la nation. Quelle vision de l'homme et du devenir humain au moment de cette mutation de civilisation qui est déjà en marche? Quelle transformation de nos représentations, de nos enjeux de nos façons de vivre à un nouveau stade de conscience humaine? Vos interventions antérieures n'en disent rien. Mais peut-être est ce là la différence entre ce qui a du sens (ce que vous dites est sensé) et ce qui a du Sens (n'est ce pas corto74) et qui implique le coeur de l'homme. C'est d'ailleurs pour cela que le Sens du bien commun, celui d'une communauté de Sens n'est pas une simple rationalité systémique ou même la définition rationnelle de l'intérêt général telle que la Jeremy Rifkin nous la sert un peu pus loin.
La refondation du politique, il est temps de s'y mettre. Un question de Sens plus que de représentations!
Parce c'es Samedi, parce que j'aime bien comprendre ce qui est écrit, parce que j'ai envie d'être plus intelligent ce soir, je vous propose un petit travail à faire à la maison.
Vous trouverez ci-après un extrait du post de notre collègue-Slater, Roger.
En quelques phrases simples et claires, en moins de 25 lignes, essayez de clarifier et d'expliquer la pensée de l'auteur.
" C'est d'ailleurs pour cela que le Sens du bien commun, celui d'une communauté de Sens n'est pas une simple rationalité systémique ou même la définition rationnelle de l'intérêt général. "
Il n'y a pas de bon point à gagner juste ma compréhension à éclairer. Merci d'avance.
Cordialement, bon G20 et bon courage à tous :)
Analyse :
Il suffit de comprendre intuitivement les termes principaux
Sens du bien commun : orientation commune vers un objectif désirable
communauté de Sens : des gens qui vont ensemble dans la même direction
rationalité systémique : ça doit être lié à la "crise systémique" qui imposerait sa logique de système
définition rationnelle de l'intérêt général : cela pourrait être par exemple une série de mesures techniques comme celles de l'article
Conclusion:
Une interprétation logique :
Il vaudrait mieux que les gens (communautés) se donnent ensemble des objectifs qui aient du sens pour eux (bien commun), plutôt que de s'en remettre à des mécanismes techniques abstraits, au nom de l'intérêt général.
Peut-être l'opposition entre une sorte de démocratie et une technocratie calculatrice.
Voilà une hypothèse mais il y a peut-être plus.
Et bien voila, gràce à Hercule j ai tout compris ! pourquoi faire compliqué et alambiqué quand on peut faire simple.
Ce n 'est pas parce que Slate nous offre une fenêtre sur nos opinions et un boulevard pour nous exprimer qu'il faut couper les cheveux en 4...
Amis Slaters, soyez simples dans vos commentaires qu'on puisse au moins les commenter:)
Cordialement,
Je dois avouer que je lis volontiers le début des commentaires de Nifle, mais que je zappe dès que je vois apparaître "Sens" écrit avec une majuscule.
Ceci dit vivement que notre petite communauté initiale de commentateurs se dilue, et que (rêve insensé je sais) les commentaires apportent des informations au lieu d'être une occasion bénie d'exposer à l'univers nos conceptions du monde, que nous étions bien chagrinés jusque là de devoir garder pour nous ou pour nos blogs (ah ces "zéro commentaire" sur nos articles de blogs les plus fulgurants, quelle pitié).
Je vous trouve bien dur avec Mr Cope! Qui aurait imagine qu'il puisse ecrire en introduction "Que cette crise est une remise en cause brutale des dogmes du «laisser-faire». Qu'elle signe l'échec de la loi de la jungle dans la sphère financière..." ? Cela aurait ete impossible il y a seulement 6 mois! Et comme beaucoup semblent penser qu'on ne sortira pas de la crise avant d'avoir traite les racines du probleme (root causes), il faut encourager ce type de reflexion
Pari de Pascal: Suggestion d'amelioration
Est ce qu'on demande aux seducteurs de determiner si leur "victime" etait consentante? Bien sur que non! Car le laissez faire ne marcherait pas ...pas plus que l'autogouvernance des grandes remunerations! (SVP, ne me repondez pas que les actionnaires determinent leur niveau de remuneration, ce serait une hypocrisie de proportions bullesques!)
Alors pourquoi autorisent on les dirigeants de grandes entreprises a determiner leur remuneration? Il ne faut pas s'etonner alors qu'ils pratiquent l'arbitrage du cout du travail (nivellement par le bas) sur une base globale (la mondialisation) sans se soucier des problemes de desequilibres induits pour leurs employes et que, quand ils determinent leurs remunerations, on assiste a un "nivellement par le haut", un phenomene sans fin grace a de grands pionniers (quand il s'agit de piocher dans la caisse) . Pourtant, la limitation de leurs remunerations augmenterait automatiquement la "shareholder value" (retour pour les actionnaires)!
Une suggestion de reglementation qui preserve l'interet des parties prenantes (stakeholders) et ameliore l'alignement entre les "patrons", la compagnie et la societe:
- Que la partie fixe du salaire d'un dirigeant soit plafonne par exemple a n fois (si possible n< 8) le salaire moyen des salaries (exit les avides et leurs conflits d'interet)
- Que la partie variable (puisqu'ils ont besoin de cela pour travailler) soit liee aux dividendes des actionnaires (octroi de stock options temporaires c'est a dire pendant le mandat du dirigeant et non negociables, elles seraient transferrees au successeur en fin de mandat, tant il est vrai qu'une fois que la performance est terminee, il n'y a plus de justification a la recompenser...ou meme a recompenser un arriere arriere petit fils pour le travail de son arriere arriere grand pere...)
Si vraiment on veut ameliorer la performance du capitalisme, voila des mesures simples qui aligneraient l'interet des dirigeants a celui des employes et des actionnaires. On pourrait aussi ajouter un lien avec la performance environnementale et avec un indice de satisfaction de la clientele (impact sur le coefficient multiplicateur ou sur le nombre de stock options temporaires)...mais peut etre plus difficile a mettre en oeuvre, donc a traiter separement afin d'eviter de bloquer la reforme.
Quand a la bulle financiere? Il est maintenant clair (c'etait deja le cas il y a 5 ans ...mais enfin...personne ne voulait le voir) que ces activites (derives, options, hedge funds...) entrainent forcement une augmentation
- de l'endettement (combien de compagnies prudentes victimes d'OPA? Combien de private equity dont le seul business model est le leverage financier et la diminution temporaire du working capital ...)
- de la volatilite (entrainant une dynamique des marches divergente destructrice de valeur) et ne sont pas correles aux besoins de fluidite des marches.
Ces augmentations sont automatiquement generatrices d' instabilite, de crash et de destruction de valeur. Il convient d'y remedier. Il existent aussi des solutions simples (taxes sur les transactions, interdiction de certains produits, nullite des produits derives si une des parties est insolvable ce qui forcerait les "parieurs" a verifier la solvabilite de la contrepartie et eviterait de faire payer le contribuable en cas de probleme...).
L'interet general est donc de rationaliser cette sphere (en diminuant de facon radicale sa taille) en mettant en place les mesures necessaires a un redeploiement des resources de qualite (ENA, Business schools, ingenieurs grandes ecoles, ...) misalloues a ce secteur contreperformant.
Comme on le voit, il ne s'agit pas de morale (comme nos medias bien pensant voudrait le faire croire) mais d'amelioration de l'efficacite du systeme et de sa survie! La responsabilite en incombe aux politiques (d'ailleurs les elites economiques repetent a souhait qu'elle ne souhaite qu'optimiser leur bottom line (sans qu'on soit sur de laquelle...). Bien sur, ce sera difficile avec l'equilibre actuel des pouvoirs...
Salutations