Comment sortir la Guadeloupe de l'ornière?
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Un syndicaliste a été tué à la Guadeloupe, dans la nuit du 17 au 18 février, à proximité d'un barrage. Christian Vainqueur, le secrétaire régional de l'UNSA-Police en Guadeloupe, met en garde dans le Monde contre une situation proche de la «guérilla» que les forces de l'ordre ont de plus en plus de mal à maîtriser.
Pointe-à-Pitre est devenue la nuit pour le reporter du Point une ville fantôme en proie aux violences. La presse internationale, de Aljazeera au Hindu en passant par le Edmonton Sun canadien, la BBC ou Voice of America s'inquiète. La députée de Guadeloupe, Jeanny Marc (app. PS), a appellé à l'aide mercredi 18 février sur France 2. «Si en Bourgogne ou dans l'Oise, il y avait une crise de cet ordre, je crois que le gouvernement n'aurait pas traité la population de la même manière qu'en Guadeloupe», a-t-elle déclaré.
Comment sortir de la crise et que faire pour reconstruire le tissu social à la Guadeloupe et aussi à la Martinique? Nous sollicitons vos avis et vos commentaires.
Les témoignages ci-dessous de la Martiniquaise Tatie danièle et du Guadeloupéen Jatem — qui se présentent comme tels en tout cas — sont une bonne amorce pour un débat que nous souhaitons tolérant, ouvert et constructif.
Merci
La rédaction de Slate.fr
-Par Tatie danièle, le mer, 18/02/2009 - 15:44.
» Je suis Martiniquaise et je suis totalement contre l'autonomie et, pire, l'indépendance, parce que justement nous finirons, à titre d'exemple, comme Haïti, Madagascar ou la RD du Congo.
» Je souhaite que, vous les métropolitains arrêtiez de nous considérez comme sous merdes encombrantes. Si la crise qui touche actuellement mon île et la Guadeloupe, s'était installée dans un département sur le territoire métropolitain, je suis certaine que celui qui est censé être le Président de la République Française dont fait partie des DOM TOM aurait réagi plus vite. Et ne vous méprenez pas, peu importe ce qu'il aurait dit, mais qu'il réagisse lui qui, dit-il, doit s'occuper de tout.
» La vie ici est très très chère. J'ai eu l'occasion de vivre en Métropole et j'étais, pour ainsi dire, comme une enfant dans un magasin de jouets, quand j'allais, notamment faire mes courses.
» Tout ce que nous demandons c'est d'être logé à la même enseigne qu'en Métropole, concernant les prix, les salaires, les loyers, le prix de l'essence, etc.
» Les loyers sont élevés même pour un studio. Et touts comptes faits (loyer, charges fixes, nourriture) je ne peut me le permettre. Pourtant je ne suis pas gréviste. Je travaille, j'économise parce que je sais qu'il y a bien pire que moi.
» Une chose que je vous accorde. Je souhaite vivement que les Antillais se mettent au travail au lieu de tout le temps réclamer de l'argent "gratuitement" et qu'ils arrêtent cette consommation effrénée de biens de consommation tellement futiles.
» J'ajoute qu'on ne choisit pas forcément d'être une femme seuie et souvent avec enfant.!!!
» Enfin, je pense comme beaucoup, qu'il faut arrêter cette histoire de la relance par la consommation.
IL n'y a pas que les bagnolles dans la vie, les portables, les téléviseurs, etc.
» Travaillons au lieu de cultiver ce culte de l'apparence, du signe extérieur de richesse. (ici y'en a qui roule en 4*4 et qui ne touche que le RMI, travaille au noir donc ne cotise pas ou bénéficient d'aides diverses. Moi je suis Assistante de Direction et j'espère garder ma voiture de 12 ans et 124 000 kms encore longtemps.)
» Arrêtons de vivre au dessus de nos moyens. Arrêtons d'envier ce que les autres peuvent s'offrir et pas nous.
» Mais apprenons aussi à partager. Il serait stupide de ne pas comprendre qu'un directeur gagne plus que l'ouvrier. Mais Il est normal qu'un salarié qui a participé à la création de richesse de son entreprises en tire également des bénéfices.
Bonne après-midi!»
-Réalité
Par Jatem, le mer, 18/02/2009 - 17:58.A travers ces commentaires on peut voir que la plupart passent à cotés des réelles revendications. Ils ne demandent pas la charité mais que l’on respecte leur droit. Ils sont devenus français, ce sont battu pour elle participant même à sa libération en 45, sans oublier tout ce qui a été fait auparavant pour enrichir leur pays. Aujourd’hui encore, il continue à défendre les couleurs de leur pays dans tous les domaines ou ils le peuvent. Cependant sous prétexte que leur liberté fut accordée, on a omis de faire partager la fraternité et l’égalité.
Le manque de fraternité se voit encore chez certains français qui au lieu d’essayer de comprendre leur problème préfèrent adopter une attitude réactionnaire en réclamant en se débarrassant de ces colonies en donnant leur indépendance. Sauf que la Guadeloupe n’est pas une colonie mais un département donc elle est la France, on ne se sépare pas de la France comme, la République doit rester une et indivisible, essayons donc de trouver une solution en agissant comme si c’était un n’importe quel autre département français.
Ensuite, l’égalité a été oublié pour d’obscur raison la justice social n’est pas respecté. Le problème là ce n’est pas que dans les D.O.M. que ce phénomène subsiste, étant noir aussi que l’on puisse aller dans les études on ne pourra pas accéder au plus haut poste de le société sauf dans la fonction public car la progression hiérarchique se fait sur concours donc impartialité. En Guadeloupe, la situation est d’autant plus visible que contrairement au reste de la France, la population majoritaire est noire et qu’elle ne détient pas les fils de son économie. Apparemment, des rapports démontrent que des certains (ça tombent mal, blancs) se gavent sur le dos des guadeloupéens. Mais contrairement à ce que l’on peut voir sur les médias le conflit n’est pas racial mais juste le respecte de la justice sociale. Les Guadeloupéens ne sont pas racistes, je suis noir guadeloupéen, j’ai grandi avec des blancs, j’ai été à l’école avec eux et en j’en compte évidemment parmi mes amis. Si vous avez besoin d’autres preuves, vous n’avez qu’à observer le nombre de mariage avec des métropolitains. Néanmoins comme partout, il y a des cons donc des racistes et la population guadeloupéenne n’y échappe pas mais de là à en faire une généralité, c’est exagéré. Pour conclure, les revendications sont d’ordres sociales économiques donc laissez les dans la sphères sociales et économiques, la population réclament des réelles dynamiques économiques, et pas que le tourisme qui en soit ne suffit à assurer une économie viable, et simplement que l’on permettre de vivre décemment en favorisant entre autre leur progression sociale.
Vos avis et vos commentaires.
Mis à jour le 19/02/2009 à 16h15











































Ces dernières semaines de revendications en Guadeloupe ne doivent pas être déconnectées des précédents soubresauts ayant eu lieu en Outremer. En effet, La Réunion a donné le ton fin 2008 avec une paralysie totale des axes de communication durant presque 3 semaines, revendiquant une baisse significative du carburant. La Guyane lui a emboîté le pas, avec une victoire de 50 centimes de moins à la pompe. Les Domiens de tous les océans (hors TOM) semblent s'être soudainement dotés d'une prise de conscience, induite par LA crise. Enveloppée dans un drap économico-identitaire en Guadeloupe, ou teintée du plus fort taux de chômage de France à la Réunion, ces revendications ont pour dénominateur commun un ras-le-bol de la population des abus avérés d'une politique de fixation des prix résultant de positions monopolistiques et d'ententes illicites entre enseignes.
faisons une brève incursion dans l'histoire réunionnaise contemporaine (puisque je suis réunionnais). 1946 : lois de départementalisation. La Réunion bénéficie alors d'un transfert massif de crédits issus de la solidarité nationale, sous l'impulsion de Michel Debré. S'ajoute à cela l'intégration de la Réunion, à l'instar des autres DOM, à l'Europe en qualité de Région Ultra-périphérique Européenne (RUP). La Réunion connaît alors les bienfaits des financements européens : infrastructures routières, hospitalières, agricoles, aéroportuaires, dispositifs de formation professionnelle, etc. En moins de 40 ans, l'on passe ainsi d'une société sucrière (coloniale) à une société post-moderne de consommation, financée par l'Egalité sociale promise et acquise avec la Gauche en 1981. C'est ainsi qu'aujourd'hui, les minima sociaux (RMI et API) représentent 4 fois le budget du Conseil général de la Réunion. Les 50 000 bénéficiaires du RMI réunionnais vont donc faire leurs emplettes dans des franchises de grande distribution nationale, trop heureuses de s'emparer de ce formidable marché régulé tous les 5 du mois, date de paiement des prestations familiales.
Comment faire alors pour s'en sortir quand des économies insulaires ne possèdent ni industries, ni technologie, ni population formée convenablement ? Comment faire vivre sa famille décemment quand toute notre économie repose sur des milliers d'hectares passés progressivement aux mains des grandes familles tantôt propriétaires fonciers, tantôt aux mains des promoteurs immobiliers venus en masse de métropole, trop heureux de s'engouffrer dans les lois de défiscalisation ? Les domiens ne savent trop que signifient ces milliers d'appartements ou bateaux prétexte à une incroyable défiscalisation qui a pour conséquence désastreuse un véritable pillage de nos terres, ainsi que la destruction de notre habitat traditionnel par l'imposition de prix de vente ou de location identiques à certains arrondissements parisiens ! Alors le résultat est sous nos yeux aujourd'hui : impitoyable comme les prix pratiqués dans les DOM ! Alors comment s'en sortir ? Les DOM, ces confettis de l'Empire, n'auront de cesse de subir leur insularité et leur isolement tant que la passivité des pouvoirs publics perdurera. Certes l'emploi ne se décrète pas, mais tant que l'ananas réunionnais ou la banane de Guadeloupe vaudra plus cher que sur un étal de Métropole, il faudra recourir à l'appareil législatif afin de lisser les écarts. Dernier exemple en date, l'actuel amendement déposé par un sénateur de la Réunion portant sur 100 produits de 1ère nécessité dans le cadre de la future loi d'orientation de l'outre-mer ! Amendements contre économie de marché. Les Domiens ne pèsent pas bien lourds...
Merci à vous deux(Tatiie Danièle et Jatem)et ici en Guadeloupe à toutes celles et ceux qui veulent vivre en paix...
...mais en effet le problème n'est pas racial,il est économique et social comme en métropole.Il est le reflet d'une société du paraître et du consumérisme démodé.La solution n'est pas dans la violence mais dans de nouveaux rapports ,de nouveaux échanges.L'avenir est au durable et à l'équilibre,pas au rapport de force et au bling bling.
Si nous voulons survivre aux défis de demain,il est temps de se mettre autour des tables et de définir ce que nous voulons réellement pour nous et les générations à venir.Les critères d'hier ne peuvent être ceux de demain...les états sont capables de dépenser des milliards pour sauver un système démodé...aux citoyens et citoyennes que nous sommes de dire et de construire le monde que nous souhaitons et pas celui que l'on nous impose et qui a montré ses limites depuis ces trente dernières années.
L'avenir est à l'humanisme et au respect de l'autre,l'économie doit accompagner les nouveaux choix de sociétés...ou bien nous sombrerons dans le chaos et avec nous ceux et celles qui se croient à l'abri derrière leurs murs et leurs comptes bancaires.
Oui, je le sais: on va dire: " Ces Corses, que veulent-ils encore, toujours à se plaindre, avec ce que la France leur donne!...". Mais n'en déplaise à ceux là, moi, retraitée corse et en corse, je leur dis que notre sort n'a rien à envier à nos compatriotes guadeloupéens, avec un avantage sur eux : la proximité avec le Continent et plusieurs avantages en moins: pas de prime de vie chère, pas de transport pris en charge pour les plus bas salaires, pas d'hôpital digne de ce nom, chômage des jeunes et j'en passe...
Je m'explique:
D'une part, la population corse est majoritairement composée de petits retraités dont les moyens diminuent encore. Or, le coût de la vie dépasse de 20 à 40% celui du continent: loyers, essence, denrées alimentaires (Ajaccio a été récemment "élue ville la plus chère de France!...) et que dire des voyages vers le continent si souvent nécessaires?...Mais je vais y venir. Seules les cigarettes sont moins chères (pour peu de temps encore d'ailleurs, mais c'est tant mieux) et quant aux droits de succession que nous ne payons pas, que chacun se rassure: cela cesse en 2011mais si l'on savait pourquoi cette "faveur" nous avait été accordée en son temps (en fait, sans m'étendre car cela serait trop long, il faut simplement savoir que cette décision venait compenser , après bien des démarches et des plaintes portées contre le fait du prince, l'appropriation par l'état français de toutes le forêts et terrains de nos pères , en dehors de toute légalité, sans aucun recours possible...), on comprendrait mieux que cela n'était que justice rendue à des gens humbles qui furent spoliés de leurs terres ancestrales, sans que cela ne soulève ni protestation ni indignation à l'époque.
D'autre part, l'accès aux soins est limité: par exemple, mon mari n'a pû se faire traiter pour un cancer de la vessie à Bastia et il a dû se rendre pour cela sur le continent à ses frais au prétexte que ces instillations pouvaient être effectuées à Ajaccio. Oui mais...Un seul urologue le fait et donc les délais de rendez-vous empêchaient un traitement rapide et de plus, le col de Vizzavona ayant été plusieurs fois fermé cette année, il n'aurait pû se rendre à bon port. Donc, mon mari va à Nice chaque semaine, sans prise en charge. Quant à ma maman, elle est allée mourir loin de chez elle pour se faire opérer du coeur, il y aura un an le 22 mars. Aucun de ses déplacements n'a été pris en charge alors qu'à 85 ans, non imposable et veuve depuis un an, elle ne pouvait assumer seule ces dépenses. Il faut aussi vous dire que si l'on veut accompagner nos proches, il nous faut louer parfois pour une longue durée une chambre d'hôtel ou un studio, et nous mettre en congé ou en disponibilité. Je pense que ces "détails" échappent à la plupart d'entre vous.
Alors, à quand des primes de vie chère pour nous aussi? A quand des prises en charge périodiques pour nos voyages, que nous soyons malades ou pas, d'ailleurs (je rappelle ici que s'il existe des "tarifs résidents", il nous en coûte tout de même 250 euros pour un aller-retour Bastia-Paris...).
Voilà, c'était juste une mise au point...
Laurence
La Guadeloupe (et les autres DOM) devrait selon moi enfin être traitée comme les autres départements français métropolitains : sans particulier favoritisme (réservé bien trop souvent à ceux qui sont déjà des nantis) mais avec une attention en profondeur ..
Il me paraît particulièrement scandaleux que le gouvernement ait ainsi laissé "pourrir" la situation avant d'intervenir ! C'est du bout des lèvres, et à la fin de son enième allocution que Sarkozy a daigné évoquer ce problème brûlant qui aurait dû depuis bien des jours requérir son intérêt ! Lui qui passe son temps à s'emparer de toutes les crises, à courir dans tous les sens pour être le premier au combat, et tenter, par la vertu de sa présence de régler rapidement les frictions naissantes , a été bien silencieux, bien trop "discret" pour une fois en déléguant à Yves Jego le pouvoir d'intervenir sur place ! Quel fiasco !
Je crois que là, Sarko a vraiment manqué de "flair" . Selon moi, c'était cette flambée de la Guadeloupe dont il aurait dû s'occuper, se préoccuper en premier ces temps-ci ! Il ne s'agit pas ici seulement de crise économique mais de crise identitaire, les Guadeloupéens ayant l'impression qu'on les traite en citoyens de seconde zone .. Remontent alors toutes les blessures profondes venues du passé !
Respecter l'autre, qu'il soit à 7000 kms ou au sein de la France métropolitaine, aurait dû être, devrait être selon moi LA priorité .. Que notre gouvernement ne le comprenne oas...trop tard !!
Nous sommes au pied du mur pour le choix de gestion des DOM TOM car on ne peut plus gérer à coup de réformettes et de subvention des territoires français lointains.
Il n'est plus à démontrer la cherté de la vie dans les DOM TOM. Les raisons sont nombreuses et politiques.
Il y a d'abord les Blancs, tous mis dans le même panier, accusés de détenir les terres, les commerces, les meilleurs postes dans la fonction publique.
Il y a les Noirs, qui se revendiquent descendants d'esclaves et blessés dans leur fierté, floués tant par l'histoire que par l'Etat et les Blancs.
Nous remarquons que les demandes ont été satisfaites sans que pour cela la grogne diminue. Pourquoi ?
Malgré le statut particulier, malgré les aides, le malaise est omniprésent. Il y va d'une ultime demande sous-jacente : déposséder les propriétaires Blancs comme juste paiement de l'esclavage des ancêtres. Que les fonctionnaires en place soit prioritairement des autochtones et que les métropolitains soient affectés en fonction des places restantes et payés comme les autres fonctionnaires.
Nous en sommes là. Comment satisfaire les Blancs propriétaires qui ont autant de droit que les non propriétaires Noirs? Là est le challenge car d'une part les élus locaux sont restés bien passifs et bien silencieux et d'autre part, les Français accepteront-ils des faveurs alors qu'eux se débattent dans des difficultés et acceptent sans rechigner sur leur sol les habitants des DOM TOM ?
Le statut doit évoluer mais avec un référendum de l'ensemble des Français.
Tant va la cruche au porte-monnaie, vous connaissez la fin de l’histoire.
Le désamour ne se monnaye pas (ou porte-t-il un nom ?)
Déjà finie l’épopée du fier « peuple » karukéren ? Finies les envolées lyriques ethno-identitaires pour 200 euros tombés dans la sébile ? La mémoire historique ne remontait, en fait qu’à « l’allocation braguette » ? Seulement petit jeu d’enfant boudeu’ et Papasky wancunyé ? La phase terminale des petits règlements de compte locaux entre amis va bientôt s’achever.. Qui profitera du tassement des salaires vers le bas pour toucher les 200 euros de prime ?
Profitasyon et combinasyon souquent dans le même bateau.
Le féroce d’avocat sauce chien me reste sur l’estomac, mais 2009 c’est en 2009 ! Et EN 2009 celui qui n’a pas les NOUVELLES cartes ne peut plus jouer au poker menteur.
Proverbe : avant de flanquer un coup de pied dans les braises regarde d’où vient le vent.
Proverbe : casse ta charrue si elle est trop grosse pour tes boeufs.
Une tyboun (bounty blanc) de Marseille. (à suivre)
Je m’étonnais de ne pas voir le président SARKOZY incriminé dans les récentes catastrophes météorologiques du sud-ouest, c’est fait avec la Guadeloupe (commentaires de LYZA).
La pensée d’Aristote : « plus on est haut plus on est responsable et plus on est responsable plus on est coupable » ne peut qu’être galvaudée quand on y mêle la rancœur dénigrante et le délit de sale gueule.
Les calamités de la Guadeloupe, c’est à dire celles des DOM/TOM, méritent autre chose qu’un conflit de personnes où le dépit et l’amertume le dispute à la haine, excluant le fond.
Mais, en tout état de cause, comment accéder au fond alors que nous sommes dans un système politique obsolescent qui, toutes couleurs politiques confondues, ne peut produire qu’un pouvoir grabataire dont le discrédit s’approfondit de plus en plus.
Ainsi, il suffit que quelques milliers d’individus s’inscrivant mandataires de 400.000 guadeloupéens, brulent plus fort, cassent plus fort, vandalisent plus fort, nient plus fort le droit public, usent plus fort d’une coercition débridée envers leur compatriotes, pour que l’on requiert le président de la république d’aller s’agenouiller, sans aucune considération de la volonté générale de 64 millions de Français.
Autrement dit, entre le citoyen violemment mécontent et le président il n’y a rien. Il est étonnant qu’il n’est pas été requis à se rendre à la gare Saint Lazare lorsqu’une trentaine de conducteurs de train avaient réduit des centaines de milliers de voyageurs à l’état de zombies !
Mais pour en revenir au fond, c’est à dire, sur le sort des citoyens des DOM/TOM, comment peut-on continuer de les faire vivre, et de nous faire vivre, dans la fiction d’une nation Française qui, étant saupoudrée sur l’ensemble de la planète, est malgré tout entretenue dans le dogme de l’unité et de l’indivisibilité et de la devise chimérique de « Liberté, Egalité, Fraternité » ?
Comment nier, dans la nature intrinsèque des DOM/TOM, un héritage d’autant plus pernicieux de l’empire colonial qu’il est sournoisement et constamment sédimenté, depuis la départementalisation de 1946, par d’habiles arrangements politico/technocratiques à base d’apparences et de faux semblants ?
L’avenir de toute nation étant de plus en plus scellé par des adhérences avec d’autres nations d’affinités géographiques et économiques concordantes, telle qu’en témoigne l’Europe, en se plaçant hors du carcan colonial, que viennent faire, par exemple, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane dans l’Union Européenne ?
Comment ignorer qu’une union économique de ces trois communautés avec les autres pays des bassins Antillais et Caraïbe, en partenariat avec les Etats-Unis et certains pays d’Amérique du sud, comme par exemple le Brésil, générerait un épanouissement d’autant plus grand que cet ensemble se situe au sein d’un prodigieux gisement touristique ?
Mais ces questions se heurtent à l’indigence de notre système politique qui doit être refondé.
En attendant, quoi faire ?
Il est certain que ce ne n’est pas la poursuite des manipulations politico/sociaux/technocratiques du passé, accompagnées d’une distribution de pourboires, même améliorés, que la question sera réglée au fond !
Les guadeloupéens, ainsi que les autres citoyens des DOM/TOM, doivent se convaincre qu’ils ont à prendre eux-mêmes leur destin en mains.
Je pense que les Domiens sont a l'oree d'un moment historique la constitution d'une nouvelle societe au sein de la France, une societe juste et viable sans perfusion hexagonale. La solution? Au Domien de choisir entre un consumerisme qui engendre les inegalites sociales et economiques et les catastrophes ecologiques et sanitaires, prenez l exemple du chlordecone et le tout a l egout qui se deverse dans la mer a proximite des plages et des villages de pecheurs qui pechent pas tres loin de ces eaux polluees.
Il va falloir etudier l impact de l activite economique humaine sur son milieu directe puisque sur ces iles je parle surtout de la Guadeloupe et de la Martinique, la superficie n est pas enormes et les repercussions seraient catastrophiques et immediates, et je donnerai encore une fois de plus l exemple du chlordecone et ses implications sur la sante des Domiens.
Donc une nouvelle societe au diapason de ce qui est possible de faire dans les limites de l environnement et de sa preservation pour une vie saine et decente pour tous, creer des richesses ne doit pas etre synonime de destruction de l habitat naturel des Domiens qui sont leurs iles.
L'autonomie économique et financière pour tous les DOM-TOM qui peuvent gèrer au plus près leurs besoins, l'arrêt immédiat des subventions qui vont toujours aux mêmes, tout miser sur le tourisme et le tertiaire (informatique, call centers, etc...) qui ne provoquent pas de problèmes d'environnement.
Et après quelques années d'autonomie réelle, organiser un réferendum pour voir si ces territoires et départements souhaitent l'indépendance.
Pour sortir les DOM de la situation actuelle, ne serait-il pas temps de remettre à plat l'organisation territoriale, de casser les monopoles, de payer les fonctionnaires comme en métropole et de dynamiser une économie locale sous perfusion ?
Il faudrait, me semble t-il, investir massivement en formation pour permettre aux Domiens de se tourner vers les pays proches.
Je me souviens d'une conversation avec une étudiante Réunionnaise de 3 ème cycle universitaire, ou je lui disais que l'avenir de la Réunion serait peut-être de coopérer et commercer avec l'Afrique de l'Est et Madagascar, qui me répondit que c'était Paris !!!!
J'entends parler de pouvoir d'achat, de négociation avec le patronna, d'aides de l'Etat mais non des OCTROIS DE MER qui ont un impact non négligeable sur les prix des produits "importés" de France (jusqu'à 30% sur certains produits).
Seul hic, cette taxe est définie et encaissée par les départements.
Le diminuer permettrait de faire un pas vers l'amélioration du pouvoir d'achat dans les DOM....
Il est tout de même très étonnant (ou cela m'a-t'il échappé) que personne n'en parle.
Pour exemple, ce lien vers le tarif de l'octroi de mer en Martinique :
http://www.cr-martinique.fr/francais/politiques/deveco/ANNEXE-DELIB-04-1915.pdf
---Simple !
---Que le patronat mette la main dans sa poche pour sortir ces 200 euros, qu'il peut largement payer sans l'aide de l'état !
---Que l'état fasse sa part , qu'il ne renit pas son engagement prit , par l'intermédiaire de Mr Yves Jégo !
---Il y a trop longtemps que les Guadeloupéens subissent ces coups de vie chère exorbitants !
---Les négociations ont repris aujourd'hui !
---La place centrale aurait du être occupée par Mme Alliot-Marie !
---Les médiateurs présent ont découvert la Guadeloupe en posant les pieds à Pôle Caraïbes !
---On nous prend pour des c...!
Si Mme Lucette MICHAUX-CHEVRY, légèrement « perdue » lors d’une interview monte sur le marchepied du dernier wagon, ce n’est pas bon signe. Sent-elle quelque chose de grave arriver ? Tremblement de terre, cyclone, révolte sanglante. La boussole s’affole, Il y a des signes maintenant qui se confirmeront plus tard. Cette île est tourmentée, surtout grande terre, Je sentais cela quand j’y étais....L’avenir le dira. Si d’autres personnes l’ont senti aussi sur place, j’aimerais le savoir, la géobiologie est mon dada (en amateur).
Les îles aiment se protéger et être indépendantes par principe de survie. Le Cap Vert rattachée à Guinée Bissau après le départ des Portugais à obtenu la séparation d’avec Guinée pour être un état à part entière malgré son extrême pauvreté.
L’éloignement territorial ne peut se concevoir qu’en complète dépendance de la « maison-mère » ce qui engendre un sentiment d’impuissance existentielle assez étouffant, devenir pour les uns et accepter pour les autres la mise en place d’une « filiale » géographiquement autonome et partenaire libre des voisins de la région caraïbe demande une telle lucidité des deux partenaires que cela semble irréalisable......
Reste le projet de paradis fiscal, de base militaire ou prendre un autre partenaire financier (les candidats ne manquent pas).... avec en contrepartie ??? Mieux ou pire que la France ?.
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Je consomme à toute allure leur nectar de goyave Mont-Pelé que j’adore et que je trouve depuis environ 3 mois aux galeries Lafayette : alors ? béké pas béké. Médaille d’or et créateur d’emplois.
J’ai craqué pour du raisin blanc d’Afrique du sud (cher !) A QUAND LES RAISINS DE TABLE ANTILLAIS TOUT L’ANNEE / ENVOYEZ BALADER Napoléon et son décret !
Eclairez ma lanterne..grand merci d’avance.