Chronique de la Sarkozie
Le président a vraiment du mal avec la langue de Shakespeare.
C'était il y a quelques jours, aux vœux de l'ambassadeur de Grande-Bretagne en France. Tony Blair était de passage. D'une petite phrase, avec cet humour so british qui fait tout passer, il a salué en public les progrès linguistiques de «Nicolas Sarkozy, avec qui je parle en français et qui répond maintenant en anglais!».
Nicolas Sarkozy est président de la République française, il est (assez) jeune, et il ne parle pas (bien) la langue la mieux partagée du monde. Nicolas «l'Américain», lorsqu'il rencontrera Barack Obama, aura besoin d'un interprète, reconnaissent, un peu gênés, ses conseillers. Nicolas Sarkozy, lorsqu'il côtoie les «grands» dans les sommets, est privé de «small talks». Nicolas Sarkozy doit renoncer, contrairement à sa nouvelle épouse ou... à Jacques Chirac, à se produire sur CNN ou ailleurs.
Carla Bruni-Sarkozy s'en moque régulièrement. Il y a quelques semaines, lors d'une raclette-party à l'Elysée, elle imite à table l'accent français de son mari. «Quand même!, rétorque son président de mari, maintenant ça va mieux en anglais, j'arrive à parler et à me faire comprendre!». Et Patrick Balkany, ami et convive du soir: «C'est pas un exploit, ça fait trente ans que tu prends des cours particuliers!».
C'est le cas depuis 1995, en effet. Il faut dire qu'il revenait de loin: étudiant, il avait raté son diplôme de Sciences-Po à cause de notes éliminatoires en anglais, a raconté sa biographe, Catherine Nay.
Il faudra dire au Président que les temps ont changé. Lorsque son conseiller en communication Pierre Giacometti est venu il y a peu plancher devant les étudiants de cette même école, décortiquant pour eux les leçons de la dernière «net-campagne» américaine, tout l'amphi Boutmy a éclaté de rire lorsque ... on a osé leur proposer de leur traduire les discours d'Obama.
A suivre
Mis à jour le 12/02/2009 à 20h09





































Aura t-il finalement besoin de plus de 3 mots ? "I screwed up" ... as a conclusion.
Au final, la Présidence de la République est peut être le seul poste de cadre à vocation internationale où l'on exige pas un anglais parfait :)
Cette indiscrétion en dit long sur le niveau général de notre grand homme. Des cours d'anglais depuis 1995, après avoir étudié l'anglais pendant sa scolarité, et toujours pas capable de s'exprimer ! Je comprends mieux, c'est un petit mec, c'est bien ce qui me semblait !
l'anglais pour un président de la république française, qu'il le parle ou non, n'a aucune importance pour moi.
Il y a des traducteurs pour cela, et eu égard au mode de recrutement à l'union européenne concernant les traducteurs, à moins d'être né dans une famille bilingue, il est pratiquement impossible d'avoir un anglais parfait.
MOI CE QUI M'INTERESSE C'EST QU'IL FASSE DU BON BOULOT, LE RESTE JE M'EN FOUS, C'EST SA VIE PRIVEE. Et je crois que l'on ne se rend pas compte, la presse ne s'en fait véritablement trop peu l'écho, qu'il a à faire fasse à un challenge aucun président avant lui n'a eu à faire fasse depuis la seconde guerre mondiale.
Je serais peut-être le dernier sarkoziste, alors que je n'ai même pas voté pour lui, que j'étais plutôt contre lui au début de sa présidence, peu importe. Les discours anti-sarkoziste, que j'ai lu jusqu'à présent était sans fondement, et d'une sottise sans nom. On en est encore a parler de sa montre, et de je ne sais qu'elle autre stupidité. Dites les gars, vous avez rien d'autre à faire, rien d'autres à dire !!!
On en est tous à se demander la couleur de la montre de sarko pour apprécier le contenu de sa politique !!!
Dire que je n'étais pas du tout pro sarko au début de sa présidence, et je trouve qu'avec la crise, il a appris à une vitesse grand V, il a fait un volte face sans précédent et il s'est transcendé.
Je ne pense pas que le fait que le Président soit capable ou non de parler anglais relève de la vie privée, il est tout de même à la tête de l'État... De plus, je ne vois pas ce qu'il y a "d'anti-Sarkozy" dans cet article, certes un peu léger mais modérez un peu votre récent et lyrique engouement.
Par ailleurs, ne pensez-vous que son atlantisme décomplexé risque d'en souffrir ?
PS : De quelle couleur est sa montre ? Je viens de me rendre compte en vous lisant que je n'en avais aucune idée.
Ne pensez-vous pas qu'un dialogue en direct entre 2 hommes sans traducteur-témoin serait possible s'ils maîtrisaient la même langue, et que dans ces conditions, des propos "off" seraient possible et fertiles ?
Il y a quand même un certain problème dans votre propos. Loin de moi, l'idée que la "peoplisation" serve la démocratie, mais dans le cas présent (à savoir son aptitude à parler anglais) il me semble que c'est tout de même une question centrale dans l'exercice de la fonction.
Si on part sur cette voie me direz-vous, il n'y a rien de plus people qu'une élection à la présidence de la république. Qu'est ce que la plupart des électeurs prennent en compte au moment de leur vote ? Les discours de campagne, les programmes à la limite (s'ils les ont lus ...), le personnage. Quid de la compétence du candidat ?!?
Se pose t-on la question de savoir si le candidat est un bon négociateur - propre à servir les intérêts de sa nation ? Combien parle t-il de langues ? A t-il de bonnes qualités relationnelles ? A t-il suffisamment de culture économique pour comprendre l'ensemble des enjeux de la patrie ? Lis t-il des livres ou bien méprise t-il "la Princesse de Clève" ? A t-il lu Marx, Weber, Bourdieu, Attali, Keynes, Friedman, Machiavel, La Boétie ? A t-il ne serais-ce qu'une compétence en économie, en sociologie, en droit ou se fait-il tout souffler par ses conseillers ?
Autant de questions qui relève certes du domaine de compétence privé du candidat mais qui auront une influence sur sa manière de gouverner, sur sa manière d'appréhender sa fonction voir même plus de faire son travail correctement. Autant de question qui sont, à mon avis, primordiale et qui ne tendent pas à la peoplisation de la fonction.
Quand à savoir si Nicolas Sarkozy s'est "transcendé" face à la crise ... Il parait en tout cas satisfait de lui même ...
Il est mauvais en anglais, comme en économie, et comme en politique étrangère. Il ne doit bien en connaitre que la plupart des gros mots, comme nos gamins de 14 ans.
Il ne fait aucun doute que c'est le plus mauvais Président que la France ait connu.
Sarkozy ne parle pas anglais ? Oui, ce n’est hélas pas la seule de ses incompétences majeures. L’avez-vous vraiment écouté ? On ne peut pas dire que ça soit un bon orateur en français. Je ne parle pas seulement de ses fautes de grammaire, mais de sa difficulté à parler simplement et clairement. Il est visiblement perturbé par deux facteurs qui nuisent à ses propos. Primo, il faut toujours qu’il parle de lui, qu’il ramène tout à lui-même, y compris sur les sujets qui ne le concernent pas directement. Secondo, c’est un politicien démagogue. Chacun de ses discours est infesté de ce virus. Il croit jouer avec le langage populaire alors qu’en réalité, il est le plus souvent vulgaire.
On apprend avec votre article qu’il a jadis échoué à Sciences-Po. On savait déjà qu’il avait fait des études secondaires médiocres. Incapable de comprendre les idées abstraites, il est passé à côté de la philosophie et même de la littérature, d’où son aversion célèbre pour « La princesse de Clèves ». Il se vante encore de ne jamais lire de livre ! Ensuite il a fait la filière du bac SES où il n’a rien compris à l’économie ni à la sociologie, d’où une nouvelle détestation et ses récents propos tonitruants sur le thème «le bac éco, ça sert à rien ».
Faut-il s’étonner de l’entendre raconter n’importe quoi sur la crise économique actuelle et se contredire d’un discours à l’autre ? Et pourquoi donc beaucoup de français le trouvent-il si peu convainquant sur les sujets sérieux ? Oh, bien sur, tous ses électeurs ne se l’avouent pas encore. Dans les commentaires à cet article, il y a même un « pom » qui le juge transcendant !
le président Sarkozy maitrise mal l'anglais? La belle affaire! Il aura besoin d'un interprète, certes, mais il faut savoir qu'il y a toujours un interprète dans les réunions entre chefs d'état! Au fait, le président Obama parle t'il le français?
Cela me rappelle une anecdote personnelle: je vais à NYC et aux USA assez souvent depuis une quinzaine d'années et je m'y suis fait pas mal d'amis américains. Mon anglais est très moyen et il me reste encore du chemin à parcourir pour très bien le maitriser. Un jour que je discutais avec un groupe d'américains et que je m'excusais de mon faible niveau de connaissance de leur langue, il m'a été répondu par une femme, en anglais: "Claude, votre anglais est bien meilleur que notre français et le sera toujours car nous ne parlons pas un mot de votre belle langue." dont acte!!!
C'est la première fois que je viens sur ce site et j'ose espérer qu'il aura autre chose à nous servir que les potins de commères receuillies dans les soirées parisiennes....
Le lundi 01 septembre 2008, Xavier Darcos déclarait sur TF1 : "Je proposerai, pour les élèves de lycées, aux vacances de février, début juillet et fin août, des semaines de stages d'anglais oral intensif."
Oui, il faut donner l'exemple.