Tech & internet / Culture

Le premier film hyperlapse date de 1995 et il est génial

Temps de lecture : 2 min

Des hyperlapses en très haute résolution de villes comme Paris, Amsterdam, et Singapour ne sont jamais loin sur Internet (Instagram a même une application entièrement consacrée à l'Hyperlapse), et c'est assez dingue.

Les hyperlapses —c'est-à-dire des timelapses dans lesquels l'appareil photo bouge entre chaque temps d'exposition— donne une perspective inhabituelle sur le monde, une perspective que nos yeux seuls ne peuvent pas vraiment atteindre. Mais avant l'émergence de la photographie numérique, ces hyperlapses étaient très difficiles à faire.

A la fin des années 1980 et au début des années 1990, le réalisateur Guy Roland fut un pionnier de la technique, sur de la pellicule Super 8, et réalisa en 1991 un court-métrage intitulé Pace, à Montreal, au Québec.

Mais le film qui suivit Pace en 1995, Pacer (la vidéo ci-dessus) est considéré comme le premier vrai film en hyperlapse –même si le terme n'a été inventé qu'en 2012. Roland a tourné le film avec une caméra Bolex 16mm, mais le négatif original a disparu.

La seule copie de Pacer qui a résisté est une version de basse qualité, qui était inclue dans une édition de 1996 d'un magazine de cassettes vidéos, appellé Channel Zero. (Des magazines de vidéo! Mais bon, c'était les années 90.) En 2014 cette copie de Pacer a reproduite en résolution 2K et remasterisée cette année. Roland a ensuite réalisée Spacer en 2004, par la suite renommé Kino Citius.

Pacer a l'aspect d'un film des années 90, le grain de l'image très prononcé, mais il contient aussi des morceaux d'hyperlapse qui ont un impact visuel comparable aux hyperlapses les mieux produits que l'on trouve aujourd'hui.

Cette technique est une manière fascinante de découvrir n'importe quelle ville, mais voir ainsi la ville sidérante de Montréal, en 1995, ça a vraiment de la gueule.

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