Culture

Disparu à 106 ans, Manoel de Oliveira avait tourné son premier film, «Douro, faina fluvial», en 1931

Temps de lecture : 2 min

La première œuvre du maître du cinéma portugais était un documentaire muet sur les ouvriers du port de sa ville natale.

Il était le plus vieux cinéaste en activité: le réalisateur portugais Manoel de Oliveira est mort, jeudi 2 avril, à Porto. Il aurait eu 107 ans en décembre. Comme l'expliquait en décembre dernier Libération, il attendait de boucler le montage financier d'un nouveau film, après avoir présenté à la Mostra de Venise 2014 le court-métrage O Velho do Restelo.

Celui-ci restera donc son dernier film, tourné 83 ans après son premier, Douro, Faina fluvial (Le Douro, fleuve du labeur), sorti en 1931 (l'année des Lumières de la ville de Chaplin, de Tabou de Murnau ou de M le maudit de Lang...).

Un documentaire muet qui montre le Porto ouvrier le long du fleuve Douro, dont il avait raconté la genèse à Libération en 2002, puis en 2003:

«[En 1929], [...] je commence mon premier film, Douro, Faina fluvial, avec un opérateur, Antonio Mendes, qui ne pouvait pas travailler très souvent car il était pris par d'autres films, et une caméra payée par mon père. C'est aussi mon père qui fournit la pellicule. Je fais le montage sur une table de billard, dans la maison de mes parents.»

«Je détestais à l'époque les documentaires, très plats, qui montraient les choses sans vie, mais lorsque j'ai vu Berlin, symphonie d'une grande ville de Walter Ruttmann, j'ai pensé que c'était possible. [...] Du film de Ruttmann, j'ai retenu la technique, une forme de film total, opératique, sur une ville considérée comme un personnage. Et j'ai tenté d'insuffler davantage d'humanité. Car Douro n'est pas qu'un hymne à la ville, c'est aussi une oeuvre dirigée contre la discipline militaire, une critique de la police, du pouvoir, de la violence dans le Porto de l'époque.»

Slate.fr

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