Parents & enfants

Passer plus de temps avec ses enfants n'est pas si important que ça

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 31.03.2015 à 10 h 41

Repéré sur Washington Post

En revanche, la «qualité» de ce temps est importante.

Take my hand / Stephan Hochhaus via FlickrCC License by

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En 2011, une étude de l'Insee révélait qu'un tiers des élèves du primaire en France ne retrouvent pas leurs parents à la sortie de l'école, un taux qui monte à 42% lorsque les deux parents travaillent. Si certains parents s'inquiètent de l'impact négatif potentiel de ces absences, une étude américaine vient de montrer qu'en soi la quantité d'heures passées avec ses enfants n'est pas un facteur aussi essentiel qu'on pourrait croire.

Dans leur étude à paraître dans le Journal of Mariage and Family, une équipe de sociologues a analysé les emplois du temps d'un échantillon représentatif d'enfants âgés de 3 ans à 11 ans en 1997, puis en 2002 lorsque ces même enfants avaient entre 12 ans et 17 ans, rapporte le Washington Post. Les auteurs ont ensuite regardé des données sur la réussite scolaire et le bien-être émotionnel de ces enfants, et elles n'ont pas trouvé de corrélation entre un meilleur état général et la quantité d'heures passées avec les parents.

C'est seulement à l'adolescence que les sociologues ont trouvé un impact positif –moins de délinquance– pour les jeunes qui passaient en moyenne six heures par semaine en temps familial.

L'étude indique en revanche que le temps passé avec un parent trop stressé et fatigué peut être mauvais pour l'enfant.

L'idée selon laquelle le temps que les mères passent avec leurs enfants est «sacré» et «irremplaçable» a conduit de nombreuses femmes à sacrifier leur bien-être, expliquent les sociologues. Alors que le nombre de mères américaines qui travaillent a considérablement augmenté depuis les années 1960, elles passent aujourd'hui en moyenne plus de temps avec leurs enfants qu'il y a cinquante ans. Or, les parents qui sacrifient leur sommeil et/ou leurs loisirs pour être plus présents avec leurs enfants font parfois des efforts contre-productifs.

Ce constat est particulièrement important dans le contexte américain, où beaucoup ont tendance à pratiquer l'hyperparenting, c'est-à-dire la volonté d'être un hyper-parent qui contrôle tous les aspects de la vie de ses enfants.

«Idéalement, cette étude permettra d'atténuer le sentiment de culpabilité des parents par rapport au nombre d'heures qu'ils passent avec leurs enfants», explique la sociologue Melissa Milkie.

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