Culture

Disparition de l'humoriste Sim

Temps de lecture : 2 min

Sim est mort dimanche 6 septembre au matin à Saint-Raphaël des suites d'une embolie pulmonaire à l'âge de 83 ans. Le comédien et humoriste avait été hospitalisé quelques jours auparavant.

De son vrai nom Simon Berryer, né à Cauterets dans les Pyrénées Orientales, Sim a commencé sa carrière en 1946 comme opérateur de cinéma. L'humoriste se moquait volontiers de son physique très éloigné des canons de beauté qu'il a su transformer en atout et de sa «petite tronche». «L'erreur est humaine, regardez-moi», aimait-il à dire. «J'ai touché à tout: au porte-à-porte, à l'immobilier, puis à l'armée, jusqu'au jour où je me suis regardé dans une glace. Je me suis rendu compte que ma tête était un fonds de commerce possible».

Il se lance à la conquête de la capitale dans les années 1950 mais ses débuts seront difficiles. Son talent pour les grimaces et son humour lui ouvrent les portes des cabarets de Paris où il présente à partir de 1953 un tour de chant comique. Il joue ses sketches en compagnie de Fernand Raynaud, Philippe Clay, Gilbert Bécaud ou Charles Aznavour.

C'est la télévision et la radio qui lui permettront de s'imposer et devenir l'un des comiques français les plus populaires. Découvert par Jean Nohain, l'un des pionniers de la télévision, il devient un fidèle de l'émission «36 chandelles». Surtout, «la baronne de la Tronche en biais», personnage burlesque qu'il incarne travesti en femme, lui vaut la célébrité.

Vétéran de l'émission de radio culte de Philippe Bouvard sur RTL «Les Grosses Têtes» à partir de 1979, Sim était aussi connu pour une multitude de petits rôles au cinéma comme dans «Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause» de Michel Audiard (1970) ou «Pinot, simple flic» (1984). Il avait également tourné dans des œuvres plus intimistes comme «La Voce della luna» de Federico Fellini (1990). Son dernier personnage sur grand écran avait été celui du vieillard Agecanonix dans l'adaptation de «Astérix et Obélix aux Jeux olympiques» (2008).

Sim s'est aussi illustré pour ses nombreux duos ou chansons burlesques, comme le quasi tube «Je n'aime pas les rhododendrons» ou la parodie de Grease «Où est ma chemise grise» avec Patrick Topaloff.

Jacques Balutin, qui a été son camarade dans l'émission «Les Grosses Têtes», lui a rendu hommage ce dimanche sur RTL. Bouleversé, il a évoqué un homme «bon et gentil» qui s'était imposé comme «un grand acteur, un grand comédien, un grand comique».

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Image de Une: Sim

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