Boire & manger

Fini le lion ou le python: les vrais explorateurs mangent des insectes

Temps de lecture : 2 min

Tout du moins, lors du très chic cocktail annuel du Club de Explorateurs.

Criquet/ Cynthia L. McLaughlin via Flickr CCLicence By
Criquet/ Cynthia L. McLaughlin via Flickr CCLicence By

La semaine dernière avait lieu à New York le 111e dîner annuel du Club des Exploreurs, une société américaine fondée en 1904, qui a pour membres des astronautes, des astrophysiciens, des archéologues, et toutes sortes d’explorateurs contemporains.

Cette année, pour nourrir l’astronaute Buzz Aldrin, l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson ou l’exploratrice et biologiste marine Sylvia Earle, le Club a fait appel à David George Gordon, surnommé le «chef des insectes», raconte LiveScience. Ce cuisinier très spécialisé a notamment écrit une bible de recettes entomophages, avec de belles photos très appétissantes. On a déjà servi de croquantes bestioles lors de la réunion annuelle des fameux explorateurs, mais là, ce fut «la première fois dans l’histoire de l’événement que le cocktail [fut] constitué uniquement d’insectes».

Le budget de ce gigantesque apéro entomophage se tenant au Musée Américain d’Histoire naturelle? 15.000 dollars (13.740 euros), rien que pour les insectes et autres arthropodes. Il a fallu dénicher entre autres 4 livres (1,8 kg) de nymphes de criquets bio, 350 blattes ou encore 200 tarentules. Pour David George Gordon, c’est probablement «le plus grand événement avec des insectes à manger de l’histoire du monde».

L’année dernière, commente encore Livescience, les convives s’étaient régalés de python, d’autruche, de testicules de bouc, ou encore d’alligator rôti. En 1907, il y avait de la soupe à la moelle d’élan. La légende raconte même qu’en 1951, des morceaux d’un mammouth laineux vieux de 250.000 ans et fraîchement découverts ont atterri dans les assiettes des grands explorateurs...

Depuis 1998, le spécialiste des aliments «exotiques», Gene Rurka, gérait ce dîner à la pointe. Il vient de passer le relais à David George Gordon, qui n'a bien sûr mijoté que des amuse-bouches à base d’insectes, comme des tarentules frites, des brochettes de sauterelles enroulées dans du bacon, des canapés aux cafards sur lits de chèvre et d’endives… Certains grands explorateurs de l'inconnu auraient quand même fait la grimace en goûtant les fins mets du chef.

Selon LiveScience, «pour le Club des Explorateurs, ce menu riche en insectes marque une tentative de s’éloigner des aspects fantaisistes des aliments exotiques, et d’aller vers un message de développement durable».

Depuis quelques années, la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) ne cesse en effet de recommander l'élevage et la consommation d'insectes, pour leurs qualités nutritives et leurs faibles impacts sur l'environnement.

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