Culture

Comment ont été fabriqués les robots rigolos du film «Interstellar»

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 27.03.2015 à 12 h 39

Repéré sur YouTube, WIRED

Il n'était pas question d’utiliser trop d’effets numériques, TARS, CASE et KIPP existent bel et bien.

Parmi les personnages du dernier film de Christopher Nolan, Interstellar, beaucoup de spectateurs ont retenu la très belle performance, non pas d’Anne Hathaway, mais bien du robot TARS. Grâce à son humour et à la voix de l’acteur Bill Irwin, TARS (CASE et KIPP dans une moindre mesure) sont vite devenus des personnages «cultes».

Une vidéo publiée par Warner Bros. le 26 mars vient lever le voile sur le processus de création de ces robots. Comme l’explique le réalisateur, ils «devaient être très fonctionnels, avec un design pur, un gros bloc», tout en lui laissant une part d’humanité.

Scott Fisher, le responsable des effets spéciaux, raconte que Christopher Nolan et son directeur artistique Nathan Crowley «avaient cette idée selon laquelle tout avait déjà été fait par ordinateur quand il s’agissait de robots, donc nous avons voulu faire en sorte qu’il soit théoriquement réalisable dans la réalité».

Ils ont donc construit une marionnette métallique dont ils ont confié les commandes à l’acteur Bill Irwin, qui interprétait son texte sur le plateau, caché derrière le robot. Une fois les problèmes de matériaux, de poids, et de maniabilité réglés, TARS a pu trouver sa place sur aux côtés des autres acteurs.

Même lors de la scène sur la planète aquatique, lorsque TARS se transforme en roue et se met à courir, un quad accompagnait son mouvement afin de conserver un effet de mouvement le plus naturel possible.

Ce choix de la mécanique plutôt que du numérique est classique chez Christopher Nolan, qui tient à limiter autant que possible les effets spéciaux réalisés par ordinateur dans ses films.

Dans une interview accordée au site WIRED il y a quelques mois Nathan Crowley expliquait que «les gens ont oublié les autres façons de faire des effets visuels. […] L’avantage de ne pas feindre est que vous pouvez le ressentir».

Evidemment, les effets spéciaux étaient conséquents dans Interstellar. Mais dans le dernier volet de la dernière trilogie Batman, la scène d’introduction, où l'on voit le méchant Bane éventrer un avion en plein vol, a été réalisée sans trucage numérique.

Même chose pour une des scènes les plus célèbres du film Inception, où Christopher Nolan a réussi à jouer avec la gravité sans l'aide d'un ordinateur.

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