Tech & internet

Meerkat et Periscope, des apps que les politiques vont adorer

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 27.03.2015 à 11 h 41

Repéré sur The Washington Post, Slate.com, BuzzFeed

Hillary Clinton utilise son smartphone dans un avion entre Malte et la Libye, le 18 octobre 2011. REUTERS/Kevin Lamarque

Hillary Clinton utilise son smartphone dans un avion entre Malte et la Libye, le 18 octobre 2011. REUTERS/Kevin Lamarque

A peine quelques jours après l'arrivée de Meerkat, une application qui permet de diffuser une vidéo à ses abonnés sur Twitter, le réseau social a répondu ce mercredi 26 mars en lançant Periscope, «son propre service de live-stream», résume Le Monde.

Et pour le Washington Post, cette arrivée pourrait faire plaisir... aux politiques. Notamment parce qu'avec Periscope, contrairement à Meerkat, on peut sauvegarder ses vidéos. Et au final, cela «pourrait aider à tuer les conférences de presse»:

«Les candidats vont periscoper leur campagne. Les parlementaires vont periscoper leurs insta-déclarations en direct du Capitole. Même les conférences de presse –quoique non. Avec Periscope, ils pourront se passer de la presse. Et cela pourrait être le plus gros avantage.»

C'est d'ailleurs ce que BuzzFeed reproche à l'utilisation par les politiques de Meerkat. Le public risque de ne pas être au rendez-vous:

«Tout ceci laisse de côté un élément clé des événements politiques. Beaucoup sont chiants. [...] Mais si les politiques peuvent révolutionner Meerkat, il est dur de voir comment l'inverse est possible. La plupart des gens ne veulent pas attendre que les choses se produisent. Si vous demandez à quelqu'un de regarder quelque chose en direct, vous devez lui donner une raison. Il doit y avoir une urgence ou on doit s'attendre à quelque chose se produise, et vite.»

C'est d'ailleurs ce que résume John Dickerson sur Slate.com, lorsqu'il évoque le souci du contenu sur Meerkat –un constat que l'on peut étendre à Periscope:

«C'est juste un joli communiqué de presse qui peut vite ressembler à du spam.»

Oui, cela permet de faire croire que l'on maîtrise les dernières technologies et que l'on vit avec son temps, mais l'autre problème, explique-t-il quelques lignes plus tôt, c'est que nous allons recevoir trop d'informations de leur part.

«Le défi ce n'est pas seulement de devoir gérer cette irritation due à cette hyperstimulation, mais le fait que plus vous parlez, moins les gens vous écoutent. Comme l'avait expliqué Mat Honan dans Wired, ceci est devenu une inquiétude croissante dans les services qui veulent envoyer une alerte push lors de nouvelles informations à ceux qui se sont inscrits sur leurs apps. Ce n'est pas parce que vous avez demandé à les recevoir que vous le voudrez quand les emails vont arriver.»

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