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Internet ne cause pas les troubles du déficit de l'attention, mais peut en renforcer les symptômes

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 27.03.2015 à 9 h 48

Repéré sur The Washington Post

Laptop  / Hillary via FlickrCC License by

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Aux Etats-Unis, un nombre croissant d'enfants sont diagnostiqués comme souffrant de troubles du déficit de l'attention et hyperactivité (TDAH): le taux était de 7,8% des jeunes en 2003, et il est passé à 11% en 2011. Pendant la même période, Internet est devenu beaucoup plus présent au quotidien, notamment avec l'arrivée des smartphones, et des réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Twitter. 

Il pourrait être tentant de voir un lien de cause à effet entre incapacité chronique à se concentrer et utilisation croissante d'Internet, source potentielle d'infinies distractions. Mais les chercheurs n'ont pas mis en évidence de causalité, rapporte le Washington Post. 

Le psychologue américain Michael Pietrus a récemment évoqué la question lors du festival South by Southwest à Austin au Texas. 

«Nous ne disons pas qu'Internet et les réseaux sociaux causent directement les TDAH [... mais Internet] peut affecter nos comportements d'une façon qui exacerbe nos problèmes de concentration sous-jacents.»

A l'Université de Chicago, Michael Pietrus est responsable du diagnostic et du suivi des étudiants atteints de ces troubles. Au niveau national, le diagnostic de troubles de l'attention concerne environ 20% de la population étudiante américaine, et beaucoup prennent de la Ritaline pour gérer les symptômes.

Les personnes diagnostiquées ont moins de récepteurs de dopamine que la moyenne, ce qui veut dire qu'une activité normalement intéressante a tendance à leur paraître ennuyeuse. 

Ceux qui souffrent de ces troubles ont donc tendance à rechercher constamment la nouveauté, et les comportements en ligne typiques –avec possibilité de cliquer sur quelque chose de nouveau toutes les 20 secondes– ont tendance à renforcer ces symptômes.

Pendant son intervention au festival d'Austin, Michael Pietrus a donné quelques conseils pour combattre le genre d'hyperactivité et d'impatience souvent renforcées par Internet: travailler de manière intense pendant 90 minutes avant de faire une pause de 20 minutes, et diviser les tâches à effectuer en une série de micro-tâches plus simples.

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