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La Russie envisage de construire une route reliant Londres à New York en passant par Moscou et l'Alaska

Temps de lecture : 2 min

Il s'agirait de la plus longue route du monde.

Trans Siberian Boccaccio1 via Flickr CC License by
Trans Siberian Boccaccio1 via Flickr CC License by

Lors d’une réunion à l’Académie des sciences de Russie, le directeur de la compagnie de chemins de fer russes Vladimir Yakounine a présenté son projet de construire la Trans-Eurasian belt Development: une voie qui permettrait de connecter la Russie au continent nord-américain en coupant la mer de Béring, rapportait le 23 mars the Siberian Times dans un article cité par CNN.

Le projet prévoit la construction d’une imposante voie rapide traversant la Russie en longeant l’actuelle route du Transsibérien et reliée à diverses routes existantes en Europe de l’est et en Asie.

La Trans-Eurasian belt Development rejoindrait l’Alaska en passant vraisemblablement près de la ville de Nome, rapporte CNN. Une ville «relativement isolée» car «aucune voie ne la relie au reste du système routier alaskien».

Carte issue de l'article de la CNN.

«Si l’on part du principe qu’une route partant de Nome soit construite (l’idée a été étudiée par l’Etat d’Alaska), un road trip imaginaire de Londres à New York couvrirait quelque 20.777 kilomètres», estime CNN.

Nous avons calculé que si, sur la totalité de cette distance, un conducteur roule à 130 kilomètres par heure (et qu’il ne fait pas de pauses) il lui faudrait approximativement 160 heures pour réaliser ce trajet, soit plus de six jours.

Vladimir Yakounine considère que le coût de construction de la Trans-Eurasian belt Development s’élèverait à trois milliards de dollars mais que cette somme serait vite rentabilisée, relate the Siberian Times. En effet, si le projet devait être réalisé «10 à 15 nouvelles entreprises devraient être créées, ainsi que de nouvelles villes et un grand nombre d’emplois».

La Trans-Eurasian belt Development ferait de la Russie «le nouveau centre du monde pour la création et le développement d’industries high-tech», affirme le président de la compagnie de chemins de fer mentionné par the Siberian Times.

Slate.fr

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