Un conseiller d'Obama contraint à la démission pour avoir soutenu les théories du complot

Slate.fr, mis à jour le 06.09.2009 à 10 h 09

Surnommé le «gourou des emplois verts», Van Jones a finalement démissionné samedi 5 septembre tandis que montait une polémique sur son soutien à une organisation développant la théorie du complot sur les attaques du 11 septembre 2001 contre New York et Washington. Il lui est reproché aussi d'avoir utilisé des termes offensants et des insultes contre les Républicains dans des discours prononcés avant d'entrer dans l'administration Obama.

Ce conseiller du président Barack Obama, spécialisé dans les questions environnementales, a démissionné «pour des initiatives inappropriées et des déclarations passées jugées offensantes», a annoncé tôt dimanche 6 septembre la Maison-Blanche.

Van Jones, membre du Conseil présidentiel sur la qualité de l'environnement, travaillait plus particulièrement sur les «emplois verts» et avait convaincu Barack Obama du potentiel qu'ils représentent pour l'économie américaine dans les prochaines années. Mais il avait flirté avec des organisations croyant à la théorie du complot au sujet des attentats du 11 septembre et avait signé en 2004 une pétition qui accusait l'administration Bush «d'avoir pu délibérément permettre aux attaques du 11 septembre de se produire, peut-être pour avoir un prétexte afin de faire la guerre».

Cette démission intervient à un moment délicat pour Barack Obama qui est affaibli politiquement et tente actuellement de reprendre la main dans le débat sur son projet de réforme de l'assurance-maladie aux Etats-Unis. En grande difficulté sur ce dossier, y compris auprès des élus démocrates, il doit prononcer le 9 septembre un discours au Congrès qui s'annonce déterminant.

«A la veille de combats historiques pour la couverture maladie et l'énergie propre, les adversaires de la réforme ont monté une campagne diffamatoire contre moi»,  déclare M. Jones dans un communiqué accompagnant l'annonce de sa démission. «Ils recourent au mensonge et la déformation des faits pour détourner l'attention du public et semer la division. Je ne peux pas avec bonne conscience demander à mes collègues de consacrer un temps et une énergie précieux à me défendre ou expliquer mon passé. Nous avons besoin de tput le monde sur le pont pour se battre pour l'avenir».

Le conseiller, qui s'est publiquement excusé à deux reprises pour ses déclarations passées, avait averti que si ces propos avaient offensé quiconque, il démissionnerait de ses fonctions.

[Lire l'article complet sur le Washington Post]

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Image de une: Van Jones Reuters

 

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