France

Affaire Clearstream: Imad Lahoud mouille Dominique de Villepin

Slate.fr, mis à jour le 05.09.2009 à 11 h 28

Dans le procès-verbal d'un interrogatoire réalisé par le juge Jean-Marie d'Huy et révélé samedi 5 septembre par le Journal du Dimanche (JDD), l'informaticien Imad Lahoud reconnaît avoir ajouté le nom de Nicolas Sarkozy dans les faux listings Clearstream. Mais il avoue cette fois l'avoir fait «à la demande de Jean-Louis Gergorin», ancien haut responsable d'EADS, et «sous la connaissance de Dominique de Villepin».

«J'ai fait ce travail à la demande de Jean-Louis Gergorin», reconnaît M. Lahoud dans ce procès-verbal en date du 9 décembre 2008 et jusqu'alors secret. «J'ai en effet recopié en février ou mars 2004 des noms soit de Nagy Bocsa ou Bocsa Nagy (éléments du patronyme de Nicolas Sarkozy, NDLR), je ne me souviens plus dans quel ordre... C'est Gergorin qui m'avait donné le modèle manuscrit et je n'ai fait que recopier sur une feuille Excel le modèle", précise-t-il.

Selon l'informaticien, l'objectif était de «monter une cabale contre Nicolas Sarkozy», qui lui avait été présenté comme une personne «dangereuse pour la France... Je savais que Jean-Louis Gergorin était en contact avec Dominique de Villepin et que la cabale contre Nicolas Sarkozy était montée sous la connaissance de Dominique de Villepin», poursuit Imad Lahoud.

Il indique par ailleurs qu'il a effectué ce travail, non pas dans les locaux d'EADS mais «dans le bureau d'Yves Bertrand (ancien directeur central des Renseignements généraux) au ministère de l'Intérieur, place des Saussaies, et en présence d'Yves Bertrand et de Jean-Louis Gergorin».

Tous deux cités dans ce procès-verbal du 9 décembre 2008, Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin ont réfuté les accusations d'Imad Lahoud.

Le 21 septembre doit s'ouvrir devant le tribunal correctionnel de Paris le procès de l'affaire Clearstream, au cours duquel l'ex Premier ministre Dominique de Villepin ainsi que MM. Gergorin et Lahoud comparaîtront pour des faits allant de «dénonciation calomnieuse» à «faux et usage de faux» liés au trucage de listings bancaires de la chambre de compensation internationale. Parmi les 42 parties civiles figure l'actuel président de la République Nicolas Sarkozy.

[Lire l'article complet sur le Journal du Dimanche]

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Image de une: Dominique de Villepin  Regis Duvignau / Reuters

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