Sports

Le PSG et le FC Barcelone ont bien changé en vingt ans

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 20.03.2015 à 16 h 01

Repéré sur Lequipe.fr, Sportune

Joueurs étrangers, formation, budget, coefficient UEFA: petite comparaison entre les deux équipes et leurs devancières des quarts de finale de la Ligue des champions 1995.

David Ginola et Albert Ferrer lors de la rencontre FC Barcelone-PSG, le 1er mars 1995, en quart de finale de la Ligue des Champions. REUTERS/Desmond Boylan.

David Ginola et Albert Ferrer lors de la rencontre FC Barcelone-PSG, le 1er mars 1995, en quart de finale de la Ligue des Champions. REUTERS/Desmond Boylan.

Pour cette édition 2015 de la Ligue des champions, le PSG et le FC Barcelone vont se disputer une nouvelle fois un billet pour les demi-finales, vingt ans après un inoubliable duel remporté par les Parisiens (1-1, 2-1) et deux ans après une cruelle élimination du club de la capitale en quarts de finale (2-2, 1-1). En 2013, nous vous proposions déjà un comparatif historique de ces deux équipes à l’aube d’une nouvelle confrontation: cette année, quelles comparaisons peut-on dresser entre le PSG-Barça 1995 et le PSG-Barça 2015?

Joueurs étrangers: l'arrêt Bosman a tout changé

Tout d’abord, l’effectif. Comme nous le notions il y a deux ans, le PSG comptait en 1995 dans le sien quatre joueurs étrangers sur 22, soit 18%, et le FC Barcelone 6 étrangers sur 25, soit 24%. C'était l'époque, avant l'arrêt Bosman, où il n'était possible d'en aligner que trois sur la feuille de match: pour le PSG, les Brésiliens Valdo et Raï et le Libérien Weah, pour le FC Barcelone, le Russe Korneev, le Néerlandais Koeman et le Bulgare Stoïchkov.

Aujourd’hui, le rapport est bien différent. Sur les 29 joueurs parisiens, on compte 14 joueurs étrangers de sept pays différents, soit 52 %. Le Barça compte de son côté 18 joueurs étrangers sur 35, soit 54% de l’effectif.

Lors du match retour des huitièmes de finale 2015 face à Chelsea, le PSG ne comptait qu'un Français parmi ses titulaires (Blaise Matuidi). Face à Manchester City, trois joueurs espagnols étaient titulaires en début de match pour le FC Barcelone (Gerard Pique, Jordi Alba, Andres Iniesta). 

Formation: le Barça reste le roi

En revanche, le Barça reste le «roi» de la formation des jeunes joueurs, comme le notait l’Equipe en octobre dernier. Alors qu’en 1995, le PSG comptait 6 joueurs formés au club (soit 27% de son effectif) mais qui n’étaient pas titulaires réguliers, les Barcelonais en avaient 10. Aujourd’hui, 13 joueurs du Barça ont été formés à la Masia, dont Xavi, Iniesta ou le jeune Marc Bartra…

Le PSG a régressé puisqu’il n’y a plus dans son équipe que 5 joueurs formés au club. On peut aussi noter que 30 joueurs évoluant dans le Big 5 (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) ont été formés par le FC Barcelone, qui surclasse ses rivaux.

Des budgets décuplés

Pour ce qui est du budget alloué à chaque équipe, l’évolution est sensible depuis 2013, et mirobolante depuis 1995. Le PSG disposait d’un budget de 260 millions de francs (54 millions d'euros) à l'époque, lorsqu’il était encore la propriété de Canal+. Un budget presque décuplé vingt ans plus tard après le rachat par un fond souverain qatari: il serait de 485 millions d’euros pour cette saison et les dirigeants envisageraient de dépasser les 500 millions pour la prochaine saison. Le FC Barcelone reste néanmoins devant pour l’instant avec un budget estimé à 509 millions d’euros cette saison, contre «à peine» 7.000 millions de pesetas de l'époque (60 millions d'euros d'aujourd'hui) en 1995.

Stades: le Camp Nou a «rapetissé», pas le Parc

À la différence du Barça, le PSG a pu maintenir la même affluence pour une raison simple: le Camp Nou, qui accueillait 120.000 personnes au match aller en 1995, ne peut plus en accueillir que 99.000 suite à des travaux de rénovation des tribunes. Le Parc des Princes, qui a de son côté conservé sa capacité de 46.000 places, prévoit de la faire passer à 60.000 après l’Euro 2016.

En revanche, le changement est substantiel en ce qui concerne le prix des places. En 1995, il fallait débourser entre 80 francs et 900 francs pour assister à un match au Parc, soit de 16 euros à 186 euros. Il fallait en débourser 30 à 250 pour assister à PSG-Chelsea le 17 février dernier, selon la qualité de la place.

Le coefficient UEFA: le PSG a progressé, pas la France

Le coefficient UEFA des deux équipes, calculé sur les cinq dernières saisons, a lui aussi bien évolué. Au milieu des années 1990, le PSG pointait à la 25e place du classement pendant que le club catalan occupait la seconde place du podium, juste derrière le Real Madrid.

En 2015, le Paris Saint-Germain semble rattraper peu à peu son retard, notamment grâce à ses deux dernières saisons, puisqu’il est le premier club français du classement, à la 11e place. Le haut du tableau reste néanmoins le même, avec le Barça talonnant de près le club de la capitale espagnole. Et cette réduction de l'écart entre les deux clubs ne reflète pas l'écart de palmarès, puisque pendant que le PSG remportait une Coupe des coupes (1996) et atteignait deux fois les quarts de finale de la Ligue des champions (2013, 2014), le Barça devenait le plus grand club des années 2000-2010 en remportant trois fois la «Coupe aux grandes oreilles» (2006, 2009, 2011).

Le classement UEFA par pays s’est en revanche inversé en vingt ans. Au milieu des années 1990, la France profitait du titre de l’Olympique de Marseille (1993) pour se hisser sur la troisième marche du podium, juste devant les Espagnols. Mais aujourd’hui tout a changé: les deux clubs vedettes du foot espagnol permettent à leur pays de trôner sans partage en tête pendant que la France, qui n’a pas accédé à une finale depuis 2004 et l’AS Monaco, doit se contenter de la 6e place, derrière le Portugal et à la lutte avec la Russie.

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