France

Marine Le Pen: «Si nous atteignons les 25% des européennes, ce sera un triomphe»

Slate.fr, mis à jour le 19.03.2015 à 18 h 41

Roselyne Febvre (France 24) et Jean-Marie Colombani (Slate.fr) interviewaient dans l'émission «Politique» le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux, et la présidente du FN.

Le magazine hebdomadaire de France 24 Politique, diffusé tous les jeudi à 17h10 et coanimé par Roselyne Febvre (France 24) et Jean-Marie Colombani (Slate.fr), accueillait ce jeudi 19 mars Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée nationale (première partie) et Marine Le Pen, présidente du Front National (deuxième partie).

A quelques jours du premier tour des élections départementales pour lesquelles le PS est en mauvaise posture, Bruno Le Roux a considéré que si ses partenaires avaient accepté l’union au premier tour, la gauche serait gagnante. «Je regrette la division» avec les partenaires du PS, s’est désolé le député. «Nous avons recherché l’unité pendant 6 mois.» Pour lui, les autres forces de gauche ont choisi «d’aller au suicide, c’est à dire de disparaître dimanche soir des élections départementales et en même temps d’empêcher le parti socialiste de garder les départements».

Dans la deuxième partie de l’émission, Marine Le Pen s’en est prise à la décision de Nicolas Sarkozy d’intervenir en Libye et au soutien de la France aux rebelles en Syrie, causes selon elle de la montée du terrorisme dont l’attentat de Tunis est la dernière manifestation sanglante. «Aujourd’hui c’est la Tunisie qui subit les conséquences» de cette politique», a-t-elle affirmé.

Sur les départementales, le FN présente des candidats dans plus de 1.900 cantons et les sondages lui promettent un résultat élevé:

«Si nous passons la barre des 20% dans une élection locale, ce qui serait tout à fait historique et inédit pour le Front national […] ce sera un succès, si nous atteignons les 25% des européennes, se sera un triomphe».

En cas de duel UMP-PS au second tour, la présidente du FN ne donnera pas de consigne de vote à ses électeurs: «De toute façon je considère qu’ils mènent la même politique».

Concernant le «troisième tour», elle refuse de faire voter ses futurs élus pour un candidat UMP ou PS à la présidence d’un département si le parti est en situation d’arbitre. Mais «un certain nombre de cadres de l’UMP» partagent des points essentiels avec le FN selon elle.

La vidéo est disponible sur le site de l'émission «Politique».

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