Culture / Histoire

Le créateur de Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle, victime d'une conspiration policière

Temps de lecture : 2 min

Sir Arthur Conan Doyle window at The Sherlock Holmes pub Bill Smith via Flickr CC License by

Des lettres d’archives dévoilant que le créateur de Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle, a été la victime d’une conspiration policière ont été mises aux enchères mercredi, relate The Guardian.

Après avoir rencontré le succès avec ses romans, «Conan Doyle a été invité à contribuer à de réelles enquêtes criminelles», explique le LA Times. Il a notamment travaillé sur l’affaire de George Edalji, un avocat condamné à la prison en 1903 pour avoir envoyé des lettres de menaces et mutilé des chevaux.

Une fois libéré, après trois ans d’incarcération, Edalji a fait appel à Conan Doyle pour l’aider à rétablir sa réputation. «George Edalji était l’enfant d’une mère britannique et d’un père indien et était convaincu que ses origines lui avaient porté préjudice», poursuit le LA Times.

«Conan Doyle s’est engagé dans cette mission avec tellement d’enthousiasme qu’il s’est fait mal voir du directeur de police du comté de Staffordshire

Les lettres montre que ce dernier, GA Anson, a admis avoir tenté de discréditer Arthur Conan Doyle à l’aide d’une «ruse élaborée», explique au Guardian Sarah Lindberg de la maison d'enchères Bonhams. Les lettres mises aux enchères mercredi montrent ainsi qu’Anson avait créé une série de fausses lettres et de faux informateurs pour induire en erreur Conan Doyle et le faire passer pour incompétent, relate le LA Times.

Anson aurait été «incroyablement irrité par cette affaire, depuis longtemps résolue» selon lui, explique Julian Barnes, auteur du livre Arthur et George, cité par the Guardian.

Cette manigance a, à son tour, contrarié Conan Doyle, qui dans une lettre, aurait répondu ainsi à son détracteur: «Votre lettre est une série d’inexactitudes mêlée à une bonne dose d’impolitesse», relève the Guardian.

«Bien qu’ils étaient tous deux des gentlemans britanniques», Conan Doyle et Anson «ont fini par se livrer bataille comme deux cerfs en rut», note Julian Barnes.

Le créateur de Sherlock Holmes est jusqu’au bout resté convaincu de l’innocence de George Edalji. En 1934, un homme, Enoch Knowles, a d’ailleurs confessé être l’auteur des méchantes lettres imputées jusqu’alors à George Edalji. «Mais l’identité du mutilateur de chevaux reste inconnue», souligne The Guardian.

Slate.fr

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