Taxe carbone: Ségolène a raison par Eric Le Boucher
La taxe carbone est bel et bien anti-sociale. Si l'on veut que les comportements changent, il faut taxer sans compenser.
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Haro sur Ségolène Royal après ses déclarations contre la taxe carbone qu'elle juge anti-sociale. On l'accuse de revirement (lors de la campagne présidentielle, elle a signé la chartre de Nicolas Hulot qui comprenait une telle taxe) et de populisme (ne réclame-t-elle pas comme alternative de taxer Total, ce qui est hors-sujet puisque cela ne réduirait en rien les émissions de CO² de la population). Ces critiques sont, certes, justifiées. Mme Royal a senti l'impopularité de cette mesure et elle tourne pour être portée par le vent.
Mais sur le fond, il reste qu'elle met le doigt là où çà fait mal: la taxe carbone est bel et bien «anti-sociale». Elle frappe les péri-urbains qui doivent prendre leur voiture tous les jours et plus encore les ruraux qui se chauffent au fuel, doivent posséder deux voitures par ménage et faire 15 ou 35 km quotidiens pour aller travailler. Elle est beaucoup plus indolore pour les habitants des centre-villes, qui se trouvent être les plus riches.
Est-il possible de le démontrer? Existe-t-il des études qui calculent les coûts comparés pour les différentes catégories sociales de la taxe carbone? On se reportera à une analyse de Corbett Grainger et Charles Colstad sur le site Vox qui donne, sur les ménages américains, l'impact des droits d'émission contenus dans le projet sur l'énergie de Barack Obama. Les droits d'émission sont différents de la taxe carbone mais le surcoût économique est totalement équivalent, payé par les utilisateurs finaux que sont les ménages.
Que concluent ces économistes? Que pour un prix de 15 dollars par tonne de CO² (le gouvernement français table sur 14 euros), la ponction de pouvoir d'achat atteint 4,5% du revenu annuel d'un ménage qui gagne moins de 10 000 dollars, que cette ponction se réduit à 2% pour un revenu de 70 000 dollars et seulement 1% les plus de 250 000 dollars.
Sans doute, un ménage américain est beaucoup plus «énergivore» qu'un ménage français. Le poids de la ponction sera donc moindre en France. Mais pas sa répartition! Un ménage riche est moins touché, non seulement parce que ses équipements sont en général plus modernes et donc moins consommateurs, mais surtout parce que l'énergie représente une part plus faible dans l'ensemble de ses dépenses. Bref, CQFD, Mme Royal a raison. Et sans doute plus encore qu'elle le croit tant la ponction apparaît fortement inégalitaire: le pauvre est 4,5 fois plus touché que le riche.
Tout cela n'empêche pas de défendre le principe d'une taxe carbone sur lequel tout le monde s'accorde comme le meilleur moyen et le plus logique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais il ne faut pas se voiler la face: socialement, cette taxe est fortement régressive. Annoncer comme certains à gauche que son montant sera redistribué aux faibles est un non-sens: si l'on veut que les comportements changent, il faut taxer sans compenser. N'est concevable qu'une compensation plus large ou sur un autre chapitre fiscal. Bref, la taxe carbone pousse à réviser la fiscalité d'ensemble pour trouver à compenser son caractère anti-social.
D'une façon générale, la déclaration de Mme Royal ne fait que souligner publiquement l'immense problème posé à la gauche: le social et l'écologie s'opposent par nature (si l'on peut se permettre). Les Mercedes neuves polluent moins que les vielles 207 et les riches peuvent facilement acheter plus cher «bio» quand les pauvres ont des budgets qui le leur interdisent. Les écologistes ont longuement nié ce biais anti-social de leurs politiques. Ils le reconnaissent aujourd'hui et répondent qu'il faut consommer moins. C'est le thème de « a décroissance».
Mais d'une part, les pauvres, en général, ne l'entendent pas de cette oreille. Ils veulent consommer plus! C'est vrai en France, c'est vrai au niveau international: l'Inde refuse de réduire ses émissions en expliquant qu'elle le fera une fois son rattrapage achevé, une fois atteint un niveau de vie équivalent à celui des Occidentaux. D'autre part, la décroissance est une politique contraire à l'ADN historique de la gauche «de progrès». S'en défaire pour adorer le «consommer moins» ne se fera pas sans douleur.
La droite aussi est partagée sur la taxe carbone comme sur l'écologie mais, pour elle, le problème est qu'il s'agit d'une taxe, encore une en France, dans le pays champion des prélèvements obligatoires. Plus ou moins d'autres baisses d'impôts, voilà le débat à droite. A gauche, il est beaucoup plus clivant, la contradiction vert-rose est fondamentale. Ségolène Royal a divisé son parti en l'anticipant. Nicolas Sarkozy en lançant le sujet a bien joué.
Eric Le Boucher
Image de Une: Ségolène Royal Stephane Mahe / Reuters
Lire également sur le même sujet: Taxe carbone: trop tard pour pinailler, Taxe carbone: la France ne doit pas y aller seule et La taxe carbone remet le duel Sarkozy-Royal au goût du jour.
Mis à jour le 07/09/2009 à 16h46









































On peut aussi s'interroger sur l'utilité de taxer à 81% un produit qui est déjà taxé à 80% ? Il est probable que cette affaire avait initialement une autre finalité (faire porter sur les ménages la réforme de la taxe professionnelle) si non, je ne vois qu'un "intérêt": donner des gages aux écolos. Sarko restera comme le président des usines à gaz (sic) qui ne servent à rien : heures sup, pub TV publiques, régimes spéciaux de retraite, RSA, taxe carbone.
Les considérations dites écologiques qui ne prennent pas en compte le social sont vouées à l'échec. Il faudrait plutôt considérer que l'écologie est la gestion des interdépendances en général et qu'elle implique nécessairement une nouvelle organisation sociale. Mais là, c'est vrai, on se retrouve à regarder la taxe carbone comme il se doit, c'est à dire comme une taxe orientant l'industrie qui ne servira guère (parce que c'est la décision de servir le moins possible qui a été prise bien avant d'en trouver le moyen).
Votre article doit dater de quelques jours:
de retour de vacances le President s'est empresse de desavouer, une fois de plus son premier collaborateur.
europe-ecologie se trouve en porte a faux, DCB se fait discret et 73 % des francais desaprouvent cette taxe d'initiative gouvernementale.
bien joue ?
pour SG probablement et au passage ne repetez pas des contre-verites sur l'accord avec Hulot.
Quant au grand schisme structurel entre les idees de progres du PS et celles d'economie des ressources de EE ca divise peut-etre les electeurs de gauche mais ca ne les rapproche pas de la droite.
Cette taxe est fondamentalement de la poudre aux yeux, un alibi ecologique a la mode, totalement inefficace.
Je ne connais pas vos pronostics sur la realite de la reprise mais soyez sur que si elle a lieu les prix du barils seront en hausse. Certains parient sur un baril a 250 $ un an apres. Les gens payeront donc beaucoup plus cher, a moins que l'etat ne baisse ses % de taxes.
Enfin se profile a l'horizon la decroissance des ressources en petrole, malgres des decouvertes comme celle de BP dans le Golfe du Mexique, et la la justice sociale en prendra un coup . Les solutions seront forcement des economies d'energie et une mutation radicale des societes industrialisees.
autant s'y preparer.
Si en Europe et notamment en France nos voitures consomment moins que les américaines c'est grâce à notre taxe carbone aussi appelée TIPP. Si on estime qu'elle est trop faible l'état n'a pas besoin de créer une nouvelle taxe avec de nouveau cout de gestion un décret suffit. Oui le coût de l'énergie modifie les comportements mais inutile de créer une nouvelle taxe pour le vérifier.
Pour le chauffage domestique il faut moduler la hausse en fonction des investissements en matière d'économie d'énergie.
Pour l'électricité, si son prix n'est pas en adéquation avec les couts de production et l'impact écologique réflechissons à une augmentation graduelle dans l'esprit de ce que demandait Mr Gadonneix en nous assurant que cet argent ne soit pas utilisé pour faire des emplettes à l'étranger. Il était inutile de crier au scandale quant à la demande d'augmentation de l'électricité par le PDG d'EDF pour ensuite rajouter une taxe sur cette même énergie.
Quant à la fameuse ligne de défense : "Mais ce n'est pas un impôt nouveau, l'argent sera totalement redistribué ou compensé". Mais n'est ce pas la définition même de l'impôt que d'être redistribué sous forme de service ou d'aide? On pourrait dire c'est bien un nouvel impôt puisque qu'il va être redistribué.
En matière d'équité je rejoins parfaitement l'article de Mr Le Boucher Une taxe sur l'énergie pour être efficace ne saurait être proportionnel au revenu elle ne peut-être que proportionnelle à la consommation d'énergie. Sinon, comme l'explique Mr Le Boucher, il serait scandaleux de demander à l'Inde ou à la chine de faire des efforts avant que le revenu par habitant dans ces pays ne soit au moins égal à la moitié du notre.
Mais en quoi cela pourrait-il vous étonner ?
Qui vote Verts et PS ? Les ouvriers ruraux ou les citadins bobos ? Mr. Le Boucher le dit par ailleurs fort bien ! Tout le monde ou presque se contre-fichent des pauvres, les citadins profitent déjà en abondance des transports en commun, c'est normal qu'ils approuvent cette taxe. Et en plus elle est verte, donc attention on critique pas. Et c'est pas un épiphénomène, souvenez-vous de la volonté des Verts parisiens d'imposer un droit d'entrée payant pour les automobilistes dans la capitale au nom, une fois encore, de l'écologie... c'est la même démarche, on taxe les pauvres qui peuvent pas habiter en centre-ville et qui ne peuvent utiliser QUE leurs véhicules. Très, mais alors TRES social ça, hein ?
Et le pire dans tout ça, c'est que, pour une taxe imposé par un gouvernement de droite, on n'envisage même pas de réduire les cotisations sociales pour ne pas ruiner (s'il est encore possible) la compétitivé de notre pays...
1- Pas d'impact notable sur les émissions, voici pour l'aspect technique. Il s'agit donc simplement d'une taxe supplémentaire.
2- Taxe sociale injuste: Oui, 75% des français la juge comme telle et n'ont pas attendu l'avis de S. Royal portée par le vent mauvais d'une attitude politique sans intérêt (la voilure de toute façon est maintenant insuffisante sinon inexistante). On se dirige tout droit vers une usine à gaz impossible à gérer, essayons de faire simple, une mini-taxe par exemple sur tout revenu quelqu'il soit, à taux identique pour tous. Allez Mr Fillon, Mme Lagarde et autres gouvernants, à vos calculettes en oubliant l'objectif avoué de cette taxe.
Quelques résultats importants issus d'enquêtes récentes devraient être versés au débat sur la taxe carbone, au-delà de vagues idées reçues couramment diffusés ces derniers temps :
- l'étalement urbain est essentiellement dû aux classes moyennes et non aux classes populaires : celles-ci résident plutôt dans les 1ères couronnes, alors que les classes moyennes sont attirées par des secteurs plus lointains pour se payer ce fameux rêve franco-américain de la maison individuelle la plus éloignée possible de ses voisins.
- les plus hauts revenus peuplent les centres-villes puis un ensemble de communes de banlieues "spécialisées" dans leur accueil, et généralement mal desservies en TC (cf ouest parisien ou beaucoup de communes sont très mal desservies ; ouest lyonnais ou les maires rivalisent d'imagination pour limiter leur traversée par des non-résidents ; etc.).
Contrairement à ce que l'on croit généralement, les quartiers populaires sont mieux desservies en TC que les banlieues plus riches (on va bien plus vite en TC entre Sarcelles et Châtelet, que de Velizy à Châtelet. Même si le service réel (confort, sureté, image de la ligne...) est très différent : c'est un autre problème, important).
A Paris, les derniers résultats montrent que la majeure partie de la pollution automobile est dû aux classes moyennes et aisées franciliennes qui traversent la ville : plus de voiture par ménage, usage plus systématique de celle-ci, habitat en moyenne plus loin du centre. Les "riches" font nettement plus de kilomètres que les "pauvres", d'autant qu'ils utilisent aussi massivement la voiture le WE (d'ailleurs la pollution liée à ces déplacements de loisirs du WE serait presque aussi élevée que celle liée aux déplacements domicile-travail, du fait de la longueur des trajets de vacances).
Si la taxe carbone ne s'applique pas aux personnes qui habitent dans un secteur sans TC et se sont rendues"dépendantes de leur voiture", on va renforcer les processus déjà à l'oeuvre ou les classes moyennes sont poussées très loin du centre et on va en dispenser les plus hauts revenus qui habitent dans des secteurs huppés de banlieue, sans TC ! Il vaudrait mieux attacher la taxe au prix d'achat du bien : +10% du prix d'une voiture diesel par exemple, reversés au fonctionnement du réseau de TC.
Tout ça pour dire que le débat mériterait d'être éclairé d'analyses sérieuses sur les processus déjà à l'oeuvre dans les choix résidentiels et énergétiques des ménages de chaque catégorie, et sur ceux que l'on souhaite impulser par une nouvelle taxe.
"il faut taxer sans compenser."
"Mais n'est ce pas la définition même de l'impôt que d'être redistribué sous forme de service ou d'aide? On pourrait dire c'est bien un nouvel impôt puisque qu'il va être redistribué."
Taxer/impôts, le couple sexy de la rentrée.
AU commencement..taxer était une action, et la taxe une perception opérée à l'occasion de la fourniture d'une contrepartie individualisable (service public, au départ).
L''impôt était le résultat de l'imposition, perception sans contrepartie identifiable, destinée à couvrir les charges publiques. Le gouvernement a complètement ravagé sa communication en employant des mots dans tous les sens.
"Contribution", qui ne veut rien dire, sauf en matière de saisie (répartition des sommes provenant d'une saisie) est effectivement parfait et il ne fallait pas en bouger.
In vino veritas, je garde mes vices, tous, si l'Etat me les rembourse, compense, pardon.
Ecrire que l'impôt est redistribué sous forme de service ou d'aide ce n'est pas écrire que l'impôt doit m'être rembourser ou compenser personnellement. L'état rend des services collectifs et corrige des inégalités en ce sens il redistribue. A ce titre , je voulais souligner que l'argument de Mr Fillon n'était pas pertinent.
Cela fait bien longtemps que la distinction entre taxes et impots n'est pas dans l'usage mais dans le mode de perception.
Nous ne sommes pas sous l'ancien régime, les charges publiques sont des fonctions au service des citoyens non d'une caste ou d'un système. Nous élisons des responsables pour assurer ces fonctions en notre nom.
"les péri-urbains qui doivent prendre leur voiture tous les jours et plus encore les ruraux qui se chauffent au fuel, doivent posséder deux voitures par ménage et faire 15 ou 35 km quotidiens pour aller travailler. "
- Pourquoi se chauffer au fuel en milieux rural periurbain alors que le tout electrique revient moins cher. Comment se chauffe donc le citadin ?
- Qu'est ce qui pousse quelqu'un a habiter a la campagne et a faire 35 km en voiture
pour aller travailler au lieu d'habiter pres de son lieu de travail ?
sinon a echapper a la pollution en ville qu'il crée lui et ses congeneres par ses aller-retour en voiture
« On devrait construire les villes à la campagne, l’air y est tellement plus pur ! »,
Henri Monnier
j'ai peut être mal compris le second degré de votre propos mais ...
en prenant au premier degré ce que vous dites, il y a quelques points que vous ne prenez pas en compte,
faire 35 Km (voire plus) pour aller travailler résulte souvent simplement de la chance d'avoir réussi à trouver un emploi. Pour ma part c'est encore plus de Km. L'état le prend en compte avec la gestion des frais réels dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Peut être auriez vous souhaité que mon épouse démissionne de son emploi pour que je me rapproche de mon nouveau lieu de travail. Vous m'auriez alors versé au nom de l'écologie une somme certaine pour compenser le prix l'écart très important de prix du foncier entre mon domicile actuel et la ville dans laquelle je travaille. Sans parler des frais de déménagement etc etc ....
me chauffer à l'électrique ? cher monsieur, à moins de raser la plupart des maisons anciennes ou d'y engager des travaux colossaux en matière d'isolation et de gestion du chauffage (estimés pour ma maison ancienne de centre ville à 100 Keuros) je ne vois pas pourquoi je quitterais le gaz.
il y aurait des moyens de transports organisés en efficaces en province, des parkings relais, des bus en sortie de gare pour aller d'un endroit à l'autre, il y aurait du travail partout, les couts de la rénovation et des matériaux associés seraient moindre, il y aurait ... on pourrait en faire des économies d'energie !!!! pour l'instant je pollue, je n'ai pas les moyens de faire autrement et je vais me faire taxer pour cela. J'assume mais les choses ne sont pas forcément simples et les choix des individus sont au moins autant subis que voulus.
Cordialement
Le degré de ma réponse c'est comme celui du réchauffement climatique : c'est comme vous le sentez :-)
Donc votre choix d'habitation est comme le mien, meme si les raisons sont differentes : pour convenance personnelles financieres et familliale. plutot que par soucis écologique : Pour ne pas déménager vous préférez être pollueur...effectivement cette taxe pourrait encourager les gens à emménager plus facilement.. c'est pas vraiment ce que propose les socialistes -ni Fillon d'ailleurs- si j'ai bien compris
Pour le mode de chaufage : je relevais simplement que l'auteur de l'article semblait dire que les ruraux polluaient plus que les ciadins et sur ce point je ne comprend pas en quoi : vous confimez qu'en habitant en centre ville vous polluez autant qe n'importe habitant d'une zone rurale...
Ceci dit...rien n'est simple...et je serais plutot de l'avis d'Allegre qui n'est pas si manichéen qu'on veut le faire croire dans la gentry écolo
(voir son talk anti-verts sur le figaro.fr)
mais il faut bien commencer un jour !
"des moyens de transports organisés en efficaces en province, des parkings relais, des bus en sortie de gare pour aller d'un endroit à l'autre"...voire il existe tout ça à Grenoble et les embouteillages sont les memes car nos concitoyens préférent quand meme les bagnoles
Faudra t'il rétablir un octroi en plus des péages pour rentrer en ville en voiture ?
Je ne vois aucune mesure accompagnant des solutions potentielles, comme le télétravail (il doit y en avoir d'autres), il n'est question que de mesures répressives et c'est dommage. Avec mon employeur il faudrait en fait que je négocie la refacturation totale de cette taxe carbone (officiellement sur les transports en commun inexistants sur mon lieu de travail: "plaignez vous à votre député"), sachant que mon travail ne nécessite en fait pas particulièrement ma présence quotidienne sur le lieu de travail. Cela dynamiserait l'économie avec de nouvelles organisations dans le travail, de nouvelles relations sociales, des plans de développement et de gestion du territoire ambitieux (télétravail ne veut pas dire travailler chez soi, des régions dépeuplées ou victime de la mono-économie du tourisme pourrait revivre en créant des pôles de télétravail, des communautés...). Moi je vois là-dedans bien mieux qu'une taxe carbone qui va continuer de soumettre les employés dans les faits.
En réalité l'écologie est une partie de la redéfinition de liens sociaux. Si on ne prend en compte que les comportements individuels l'impact va être limité. Il va forcément falloir un jour qu'on se penche sur le travail tel qu'il est mis en pratique, comme étant d'abord une exploitation (quand bien même elle serait bien vécue ou même de notre propre fait).
On pourrait aussi réfléchir à des monnaies plus ou moins locales. Par exemple une monnaie hyper-locale qui ne pourrait servir qu'à se loger et à faire vivre le quartier, et indexer le change de la monnaie locale de l'employeur en monnaie locale de l'employé avec un rapport kilométrique. Réfléchir à une monnaie locale, définie par rapport au contexte géographique, liée à l'alimentation pour favoriser les approvisionnements locaux... C'est toute une reconstruction globale de la société qu'on pourrait penser. Là il s'agit encore d'une foi dans la régulation par le marché et on sait que d'un point de vue macroscopique ça ne conduira qu'à la création d'une nouvelle spéculation sur des volumes et des transferts de taxe.
Quatrième de couverture
La civilisation des chiens bruisse de mythes. Fondateur, celui de l'homme est le plus répandu : on le raconte aux chiots pour les distraire, mais certains le considèrent intrinsèquement lié à l'apparition de la race canine. Qui sait ? L'éventuelle présence de l'homme sur Terre dans un lointain passé donne lieu à des spéculations et sert de base à huit contes formant suite sur l'évolution des canidés depuis que les hommes ont abandonné leurs cités…
La présente édition propose pour la première fois a nous autres chiens, du monde entier, huit récits hautement symboliques qui, depuis des millénaires, sont l'objet de débats au sein de notre société. Leur origine même est un mystère. Que faut-il voir a travers la figure emblématique de "l'Homme"? Que recouvrent des concepts aussi étrangers à notre culture que ceux de "cité" ou de "noyage dans les étoiles"? Quoi qu'il en soit, il est indéniable que la transmission de ces récits aura marqué de son empreinte notre civilisation canine. Il nous a donc semblé indispensable de coucher enfin par écrit la tradition orale. Mythe ou réalité, la question reste entière. Dans sa sagesse, le lecteur tranchera.
Beaucoup des commentaires disent vrai : ajouter une petite taxe à un gros TIPP frôle le ridicule. Mais suggérer que se sont les "pauvres" qui sont obligés d'utiliser leurs voitures pour se déplacer en ville est aussi ridicule. On n'est pas pauvre quand on roule en 4X4 au centre de Paris! 75% des immatriculations dans les rues sont de la proche banlieue très bien servit par les TC.
Les banlieusards ont toujours fait ça et ils n'ont aucune envie de changer de comportement. Les Français automobilistes ont toujours payé un TIPP énorme et même l'essence à $150 le baril ne les a guère fait changer d'attitudes. C'est pareil dans les autres pays développés.
Mais en attendant on suffoque! Le nombre de cancers liés à la pollution augmente. Les hôpitaux spécialisés dans le traitement des cancers sont pleins. Je suis bien placé pour le savoir.
C'est un changement d'attitude et de comportement qui s'impose et le 'taxe carbone' a au moins le mérite de sensibiliser les esprits.
Comme le parti Europe Écologie lui même, c'est son seul utilité. Mais c'est déjà pas mal. Dans un tel contexte la réaction démagogique de SR équivaut le 'non' de Fabius dans le referendum. Tous les deux sont coupables de freiner de réels progrès pour des fins politiciennes personnels.
vous êtes sûrement dans le vrai iconoclaste. Avant même de savoir si c'était pertinent j'ai voulu dire que le projet était totalement illisible, d'où cette recherche sémantique un peu vaine (je n'ai pas avançé, sauf pour conclure que je ne comprenais toujours pas) et que ce désordre était insupportable : avant de lancer une taxe la moindre des choses aurait été de nous informer correctement sur un projet précis. Colère d'administré. Je garde quand même les réserves sur l'efficacé d'une taxe redistribuée : c'est cette image qui risque de s'imprimer dans l'esprit du consommateur.
Comment ne pas etre d'accord avec une taxe carbone afin de modifier progressivement mais fondamentalement nos façons de consommer. Je ne vois pas ce que Royal vient faire là...L'arithmétique est un peu spécieuse, si on admet que la taxe n'est pas un "impot de répartition", alors selon votre example américain le "riche" paiera 2500$ et le "pauvre" 450$ ce qui voudrait dire que le riche consomme environ 5,5 fois plus de CO2 que le pauvre?!
Cette mesure est impopulaire puisque ceux qui l'imposent ne donnent pas l'exemple.
De plus, la prise de conscience ne peut se faire ; les mesures sont établies pour 2015 ou 2020. Bref, loin. Ceux qui les prennent ne seront plus en place. L'urgence, c'est maintenant, pas 2020.
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Il ne s'agit pas de consommer moins mais de consommer autrement et mieux. A quoi sert-il de consommer à outrance et en parallèle, de mal vivre, mal manger, mal dormir, de subir bruits, pollution, " incivilités en tous genres " puis de se gaver de médicaments, anti dépresseurs, anti graisse, anti stress. Nous vivons sans réfléchir ni remédier aux effets plutôt que s'attaquer aux causes. Face à une difficulté, la solution, c'est la pilule anti au lieu de se remettre en question.
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Ne peut-on aller d'une société de consommation basée sur la possession physique à une société prônant l'immatériel et autant que possible, la location de services en ligne(via internet par exemple, à grand échelle), ou la multiplication des services à la personne ?
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Les transports en commun sont pratiques sur les grands axes déjà existants. Mais, a contrario, en région parisienne, essayez de faire Antony-Vélizy en autobus ! Bon courage aux heures de pointe ! 55 minutes pour 12 km. Une seule ligne de bus au trajet immuable, très fréquenté. Est-il réellement impossible à la RATP de mettre des lignes directes de bus par l'A86 comme Antony – Vélizy – Pont de Sèvres ? Ce n'est qu'un exemple.
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Peut-être la location de petits véhicules similaires au Vélib serait-elle une amorce de solution de banlieue à banlieue ? Quand on voit l'état des vélos Vélib à Paris, on peut y réfléchir à deux fois pour mettre des petites voitures en libre service.
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Il faudrait éduquer la population à respecter les choses, les gens, la vie. Qui sont ceux qui ont supprimé les cours de morale même si ce mot fait ringard ? Combien de personnes cèdent encore leur place aux personnes âgées, aux femmes enceintes.
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Je trouve amusant " qu'on " ait immédiatement et uniquement pensé à taxer les porte-monnaie au lieu de mener plusieurs actions en parallèle en même temps : éducation, implication, sensibilisation dès l'école, réintégration de la famille avec toutes ses composantes et recréer un noyau familial, au lieu de créer des familles de plus en plus nucléaires.
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Quand à parler de détermination chez un politique, elle n'existe que pour la défense de ses intérêts. Il suffit de voir l'indécence de Roselyne Bachelot qui s'accroche et s'arc-boute pour cumuler ses mandats. Que ces gens sont indispensables !
Enfin, si les gouvernements avaient une réelle volonté de développer l'écologie, les déductions fiscales seraient étendues à toutes les constructions et non limitées aux résidences principales.
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La finalité c'est ne rien changer, taxer et récupérer de l'argent par tout moyen. Après eux, le déluge.
Je trouve déplorable de la part des décideurs et autres politiques, face à une question à régler, ils n'ont qu'une seule action, un seul angle d'approche au lieu de réfléchit et mesurer en amont avant toute décision intempestive tant les difficultés que les complexités présentes. Se contenter de taxer permet à celui qui a payé de dire : j'ai le droit, j'ai payé ! Par contre, rajouter la prise de conscience, l'envie de participer, de s'intégrer et de se sentir concerné en plus de participer financièrement, ce serait une autre approche et permettrait un changement de comportement. Personne ne change personne ; chacun change s'il a envie, s'il le veut et s'il y voit un avantage.
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Pour qui ne comprends pas entre je veux et je dois : je dois payer mes impôts et je veux partir en vacances.
Combien de personnes ont déchanté en constatant que leur conjoint, une fois marié, ne changeait pas ! Les pénalités financières, la prison n'empêchent pas que des gens continuent ou fassent pareil sinon les prisons seraient vides. Si taxer faisait changer les comportements, cela se saurait. Pour changer, pour que ça change, il faut éduquer au préalable ; mais c'est trop subtil et surtout trop long pour en voir les résultats pour les politiques de tous bords, obsédés du court terme pour être ré élu et donc ils sont convaincus d'avoir LA solution, la leur.