Monde

Starbucks veut que ses cafés deviennent des lieux de discussion sur le racisme aux Etats-Unis

Temps de lecture : 2 min

Starbucks / Nicola via FlickrCC License by
Starbucks / Nicola via FlickrCC License by

Cette semaine, le PDG de Starbucks Howard Schultz a lancé une campagne pour que ses cafés américains deviennent des lieux de discussion sur les inégalités raciales aux Etats-Unis.

Les baristas sont encouragés à écrire les mots «Race Together» sur les gobelets des clients afin de lancer une potentielle conversation sur le sujet, rapporte le magazine Fortune. Ce slogan (qui est aussi un hashtag sur Twitter) est un jeu de mot: «race» veut aussi dire «course», donc il s'agit de «courir ensemble», et de parler ensemble des relations entre blancs et noirs.

L'idée semble complètement absurde: le sujet est complexe, controversé, et on ne voit pas très bien comment parler brutalité policière et stéréotypes raciaux en faisant la queue pour son café du matin. Bonjour, un frappuccino... et au fait, vous avez lu le dernier rapport sur Ferguson?

Beaucoup se sont déjà moqués de l'initiative sur Twitter, avec notamment, un concours de nouveaux noms de boissons, comme le MalcolmXpresso.

Juste un jour après le lancement de la campagne, le vice-président de la communication globale de Starbucks avait déjà effacé son compte Twitter pour faire cesser l'avalanche de critiques.

Mais Howard Schultz, le PDG, a l'air d'y croire. Quelques mois après les événements de Ferguson et la mort d'Eric Garner, l'entreprise avait organisé plusieurs forums de discussion sur les questions raciales avec les employés du groupe, dont 40% sont issus de minorités ethniques. Howard Schultz avait trouvé l'expérience très enrichissante, et RaceTogether est un peu la suite de ce débat.

Pour encourager les gens à parler, Starbucks a même créé une petite brochure sur les questions raciales aux Etats-Unis, en partenariat avec le quotidien USA Today. Elle sera disponible dans les cafés du pays à partir de vendredi, et on pourra y trouver des questions censées faciliter les conversations, comme:

«L'année dernière, combien de fois avez-vous été dans la maison d'une personne qui avait une couleur de peau différente de la votre?»

Encore une fois, difficile d'imaginer comment ce genre de questions pourrait mener à des échanges fructueux. The Guardian a interviewé quelques clients dans un café de New York pour vérifier, et sans surprise, ils venaient plutôt chez Starbucks pour acheter du café que pour parler de sujets difficiles avec des inconnus.

Mais la stratégie de Starbucks ne s'arrête pas aux conversations: Buzzfeeed note que le PDG de la chaîne va aussi annoncer un plan d'embauche visant particulièrement les jeunes noirs et latinos non diplômés.

Slate.fr

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